📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Malachie 3, 13-20

DU LIVRE DE MALACHIE

Texte

13 Vos paroles sont dures à mon égard, dit Yahvé. Pourtant vous dites : Que nous sommes-nous dit contre toi ? -
14 Vous dites : C’est vanité de servir Dieu, et que gagnons-nous à avoir gardé ses observances et marché dans le deuil devant Yahvé Sabaot ?
15 Maintenant nous en sommes à déclarer heureux les arrogants : ils prospèrent, ceux qui font le mal; ils mettent Dieu à l’épreuve et ils s’en tirent!
16 Alors ceux qui craignent Yahvé se parlèrent l’un à l’autre. Yahvé prêta attention et entendit : un livre aide-mémoire fut écrit devant lui en faveur de ceux qui craignent Yahvé et qui pensent à son Nom.
17 Au Jour que je prépare, ils seront mon bien propre, dit Yahvé Sabaot. J’aurai compassion d’eux comme un homme a compassion de son fils qui le sert.
18 Alors vous verrez la différence entre un juste et un méchant, entre qui sert Dieu et qui ne le sert pas.
19 Car voici : le Jour vient, brûlant comme un four. Ils seront de la paille, tous les arrogants et malfaisants; le Jour qui arrive les embrasera - dit Yahvé Sabaot - au point qu’il ne leur laissera ni racine ni rameau.
20 Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons; vous sortirez en bondissant comme des veaux à l’engrais.

Commentaire

1. Situation

“Malachie”, en hébreu se traduit par “mon messager”. D’où beaucoup en ont conclu aue ce livre est d’un auteur anonyme, que l’on appellerait ainsi, en référence à 3, 1, dans son texte.

On situe souvent ce livre dans la 1ère moitié du 5ème siècle, parce qu’il signale des abus qui seront réprimés par Esdras et Néhémie, qu’à la façon du Deutéronome, il ne fait pas de différence entre “prêtre” et “lévite”, et que les analyses linguistiques qui en ont été faites le rapprochent fortement des textes d’autour des années 480.

Néanmoins, vu que peu de choses sont connues de la société à l’époque Perse, certains estiment qu’on peut en dater la parution jusqu’en 350 avant JC.

Deux tendances s’affrontent sur le genre de ce livre : les uns le voient écrit par un prêtre, les autres, par un prophète “eschatologique” (de la fin des temps), pour défendre les aspirations des opprimés.

Ce qui paraît certains, c’est que le Livre de Malachie contient une série unique de dialogues où sont exprimées les plaintes et les craintes du peuple, et dans lesquels Dieu réprimande le peuple, répond à ses plaintes et l’invite à la fidélité :

  • 1ère discussion (1, 2 - 5),
  • 2ème discussion (1, 6 - 2, 10),
  • 3ème discussion (2, 11 - 16),
  • 4ème discussion (2, 17 - 3, 5),
  • 5ème discussion (3, 6 - 12),
  • 6ème discussion (3, 13 - 22).

Notre passage reprend la majeure partie de la 6ème discussion.

2. Message

Notre page présente d’abord une constatation que fait le Seigneur et qu’il partage à son peuple, qu’il trouve dur à son égard.

En effet, selon Dieu, le peuple estime que la fidélité au Seigneur, avec toutes les expressions qu’elle comporte et toutes les pratiques religieuses qu’elle anime, est, de fait, absolument inutile. Car ce sont les insolents et ceux qui font le mal qui sont heureux et prospères en ce monde.

Suite à ces remarques du Seigneur, les croyants de son peuple se mettent à délibérer, ce qui attire l’attention bienveillante du Seigneur, qui les écoute et leur fait savoir que cela vaut toujours la peine de lui faire confiance.

Ce qu’il leur faut regarder et attendre, c’est le Jour à venir du Seigneur, qui, alors, les traitera comme ses intimes, montrera visiblement qu’ils sont à lui, les considèrera comme des fils.

Ce Jour-là sera à la fois un grand Jour de vérité, de purification et d’accomplissement. La manifestation du Seigneur sera telle un feu qui consumera le mal et ceux qui s’y adonnent, et se fera soleil de justice et de guérison pour tous ceux qui craignent Dieu.

3. Decouvertes

Une fois de plus, le scandale de la réussite des impies et des méchants contraste avec les conditions d’existence précaires et difficiles de ceux qui craignent Dieu.

Il est vrai que n’était pas gaie la vie des anciens exilés maintenant rentrés dans leur pays : celui-ci était devenu pour eux une terre étrangère, dans la mesure où il était annexé à un empire extérieur et gouverné par une puissance occupante avec ses tracasseries en tous genres.

Le “livre du souvenir”, dont il est question au verset 16 et sur lequel sont consignés les noms de ceux qui sont destinés à recevoir la faveur de Dieu, figure déjà dans Exode, 32, 32 - 33; Psaume 69, 28; Isaïe, 4, 3; Daniel, 12, 1; et on le retrouvera dans l’Apocalypse du Nouveau Testament, 20, 12. 15 - 18.

“Être au Seigneur”, “être son domaine de choix”, comme l’indique le verset 17, renvoie aux textes fondamentaux de l’élection d’Israël (Exode, 19, 5; Deutéronome, 7, 6 et 14, 2; Psaume 135, 4). Le groupe de ceux qui sont ici déclarés être la possession du Seigneur est l’ensemble de ceux qui croient en lui, et non plus le peuple d’Israël, considéré comme un tout distinct des autres nations.

L’image de la “fournaise” des versets 19 - 21 rappelle les versets 2 et 3 de ce même chapitre. Il nous est précisé ici que seuls les méchants y seront brûlés, alors que les fidèles du Seigneur feront l’expérience de la douce chaleur porteuse de vie du “soleil de justice”.

4. Prolongement

Le psaume 73 exprime bien ce passage à effectuer dans la foi quand l’on s’interroge sur la souffrance des justes et la prospérité des impies en ce monde :

1 Mais enfin, Dieu est bon pour Israël, le Seigneur pour les hommes au cœur pur.

2 Un peu plus, mon pied bronchait, un rien, et mes pas glissaient,

3 envieux que j’étais des arrogants en voyant le bien-être des impies.

4 Pour eux, point de tourments, rien n’entame leur riche prestance;

5 de la peine des hommes ils sont absents, avec Adam ils ne sont point frappés.

6 C’est pourquoi l’orgueil est leur collier, la violence, le vêtement qui les couvre;

7 la malice leur sort de la graisse, l’artifice leur déborde du cœur.

8 Ils ricanent, ils prônent le mal, hautement ils prônent la force;

9 leur bouche s’arroge le ciel et leur langue va bon train sur la terre.

10 C’est pourquoi mon peuple va vers eux des eaux d’abondance leur adviennent.

11 Ils disent : “Comment Dieu saurait-il? Chez le Très-Haut y a-t-il connaissance?”

12 Voyez-le : ce sont des impies, et, tranquilles toujours, ils entassent!

13 Mais enfin pourquoi aurais-je gardé un cœur pur, lavant mes mains en l’innocence?

14 Quand j’étais frappé tout le jour, et j’avais mon châtiment chaque matin,

15 si j’avais dit : “Je vais parler comme eux”, j’aurais trahi la race de tes fils.

16 Alors j’ai réfléchi pour comprendre quelle peine c’était à mes yeux!

17 jusqu’au jour où j’entrai aux sanctuaires divins, où je pénétrai leur destin.

18 Mais enfin, tu en as fait des choses trompeuses, tu les fais tomber dans le chaos.

19 Ah! que soudain ils font horreur, disparus, achevés par l’épouvante!

20 Comme un songe au réveil, Seigneur, en t’éveillant, tu méprises leur image.

21 Alors que s’aigrissait mon cœur et que j’avais les reins percés,

22 moi, stupide, je ne comprenais pas, j’étais une brute près de toi.

23 Et moi, qui restais près de toi, tu m’as saisi par ma main droite;

24 par ton conseil tu me conduiras, et derrière la gloire tu m’attireras.

25 Qui donc aurais-je dans le ciel? Avec toi, je suis sans désir sur la terre.

26 Et ma chair et mon cœur sont consumés roc de mon cœur, ma part, Dieu à jamais!

27 Voici : qui s’éloigne de toi périra, tu extirpes ceux qui te sont adultères.

28 Pour moi, approcher Dieu est mon bien, j’ai placé dans le Seigneur mon refuge, afin de raconter toutes tes œuvres.

Jésus a nettement pris position sur cette question dans ses béatitudes, selon la version de Luc :

20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : ” Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.

21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.

22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d’exclusion et qu’ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme.

23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d’allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C’est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. ”

24 ” Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.

25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant ! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.

26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C’est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. ”

Depuis la résurrection de Jésus et le don de son Esprit Saint, nous sommes déjà transformés, devenus vraiment fils :

14 En effet, tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père !

16 L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu.

17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui.

Prière

*Seigneur Jésus, puisque tu as fait de nous de réels “fils” de Dieu, ton Père et notre Père, tu nous invites à vivre pleinement cette filiation en abandonnant toute pensée qui nous situerait encore dans une attitude d’esclaves : aide-moi à toujours me définir selon ce don gratuit de cette filiation divine, qui donne son sens défintif à tout ce que je suis et tout ce que j’exprime en paroles ou en actes, de façon à rayonner autour de moi cette existence nouvelle selon laquelle Dieu est tout pour moi, lui qui s’est donné à moi, par toi dans l’Esprit Saint qui habite mon coeur. AMEN.

09.10.2003.*

Évangile : Luc 11, 5-13

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

5 Il leur dit encore : ” Si l’un de vous, ayant un ami, s’en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : “Mon ami, prête-moi trois pains,
6 parce qu’un de mes amis m’est arrivé de voyage et je n’ai rien à lui servir”,
7 et que de l’intérieur l’autre réponde : “Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t’en donner” ;
8 je vous le dis, même s’il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d’ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin.
9 ” Et moi, je vous dis : demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; et à qui frappe on ouvrira.
11 Quel est d’entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent ?
12 Ou encore s’il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion ?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui l’en prient ! “

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses dsiciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.

L’on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d’instructions que Jésus donne de diverses façons à l’ensemble de ses disciples :

  • la 1ère série d’instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,
  • la 2ème série de 13, 22 à 17, 10,
  • la 3ème, de 17, 11 à 19, 27.

Toutes ces instructions ne visent qu’un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu’on appelle “la Voie” chrétienne, ou la “route avec le Christ” ?

Notre page d’Evangile fait toujours partie de la première série de ces instructions en paroles et en actes.

2. Message

Suite à la prière qu’il nous propose, Jésus continue de se situer dans la perspective de la tendresse miséricordieuse de Dieu sur laquelle nous pouvons toujours compter, si nous lui faisons confiance. Dies est prêt à aider ses enfants et à répondre à leurs besoins pour leur vie de croyants et leur cheminement historique dans la foi. Si un ami est capable d’aider son ami, si nous sommes capables de nous déranger pour avoir la paix quand on nous importune, si un père ne peut pas ne pas répondre aux besoins de ses enfants, a fortiori Dieu va-t-il aider les disciples de son Fils Jésus le Christ et leur donner ce qu’il a de meilleur pour leur salut.

Jésus explique cela ici par une parabole sur “l’ami qui se laisse fléchir”. Le contexte de cette parabole, et les conclusions qu’en tire Jésus, aux versets 9 et 10 (“demandez…, cherehez…, frappez…”) indiquent bien l’essentiel de son message : n’hésitons pas à prier avec persévérance.

Cette prière de demande doit, cependant, demeurer dans la ligne de la priorité du dessein de Dieu et de la confiance qu’il attend de nous, en ce sens que nous comptons qu’il fera toujours ce qu’il y a de meilleur pour nous, mais selon son projet à lui, qui peut différer du nôtre. Il est normal que nous lui fassions part de tous nos besoins, de toutes nos requêtes, car nous le reconnaissons comme notre Créateur.

Le témoignage de Jésus nous a révélé que des miracles-signes de sa part sont toujours possibles, même s’ils sont rares et doivent toujours être interprétés comme “signes” du salut total qu’il nous offre dans la résurrection. Cependant, Dieu ne peut être considéré par nous comme “le bureau des réclamations”, dans la certitude qu’il doit nous accorder toute demande, quelle qu’elle soit, que nous lui formulons pour nos problèmes humains.

Ce qu’il nous accordera toujours, c’est la capacité de vivre tout événement avec une qualité de vie qui avance vers son Royaume, et ce que, ou Celui que, Jésus appelle l’Esprit Saint, c’est-à-dire la mentalité de Dieu, la capacité de vivre comme lui, avec son regard, ses valeurs. La prière de Jésus à l’agonie de Gethsemani est exemplaire à ce propos : “Père.., s’il est possible, mais… que ta volonté soit faite” (Luc, 22, 42).

3. Decouvertes

La parabole de l’ami qui se laisse fléchir.

Cett parabole, aux versets 5 - 8, présente bien des aspects communs avec celle du Juge qui se fait prier longtemps, en 18, 2 - 5. L’ami, comme le juge, ne cède à l’impétrant que pour avoir la paix. A fortiori, Dieu, qui est juste et bon, répondra-t-il à nos demandes.

“L’Esprit Saint”.

En, réponse à la prière des disciples qui veulent prier, vivre et agir comme Jésus, Dieu leur accorde le don, lié à la résurrection de Jésus, de l’Esprit Saint. Ce don résume tout ce que Dieu peut donner et donne à la communauté de ceux qui suivent Jésus et lui appartiennent : la joie, la force, le courage de vivre et de témoigner. Ce don de l’Esprit est le “meilleur” de tout ce que Dieu peut nous donner.

4. Prolongement

Quelques textes qui illustrent au mieux les paroles de Jésus, sur ce que nous devons demander à Dieu, sur notre condition de “fils”, et sur la manière vraie d’implorer le Seigneur en ne doutant jamais de sa réponse, même si elle ne correspond pas directement à notre attente, comme ce fut le cas pour Jésus en sa prière d’agonie :

14 C’est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père

15 de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom.

16 Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur,

17 que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour.

18 Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur,

19 vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu.

20 A Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir,

21 à Lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen.

14 En effet, tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père !

16 L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu.

17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui.

18 J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.

7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,

8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;

9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous as laissé ta prière au Père pour que nous la fassions nôtre en toute vérité : pour cela apprends-moi à traduire dans ma vie quotidienne l’attitude que suppose cette reprise par moi de ton dialogue avec le Père : que je me comporte vraiment comme ce “fils” aimant que tu m’as donné d’être, que le Règne de Dieu compte d’abord en mon existence, et que ma confiance totale en Dieu ainsi que le service gratuit de mes frères et soeurs soient toujours ma première préoccupation. AMEN.

09.10.2003.*


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