📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Éphésiens 1, 1-10
DE LA LETTRE AUX EPHESIENS
Texte
1 Paul, apôtre du Christ Jésus, par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus.
2 A vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
7 En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce?
8 qu’Il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence :
9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en lui par avance,
10 pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.
Commentaire
1. Situation
La Lettre aux Ephésiens est l’un des documents les plus attirants du Nouveau Testament, en raison de l’élévation spirituelle de son approche, et de son “climat” de prière, dans une totale confiance en Dieu. D’autre part, sa vision de l’Eglise aux chapitres 2, 4 et 5, a beaucoup enrichi les croyants et leurs communautés depuis les débuts du christianisme.
L’adresse de cette Lettre “aux Ephésiens” ne figurant dans la plupart des meilleurs manuscrits, cette “Lettre” ne semble pas avoir été destinée à une Eglise particulière.
La comparaison de cette “Lettre” avec l’épître de Paul aux Colossiens fait apparaître la grande similitude de nombreux passages. On en a conclu que l’auteur d‘“Ephésiens” a utilisé “Colossiens”, au moins en partie, pour écrire son texte.
Il est donc légitime de nous demander si nous nous trouvons devant une “lettre”, ou, de préférence, devant une belle méditation résumant le coeur de la pensée de Paul, qui aurait été mise artificiellement enforme de “lettre” par l’ajout d’une introduction et d’une conclusion épistolaires.
L’on s’accorde aujourd’hui pour penser que ce document n’a pas été écrit par Paul, et qu’il appartient à la 2ème génération d’écrits mis sous son nom. Un disciple et admirateur de Paul l’aurait donc rédigé, après la mort de l’apôtre, dans les années 70 ou 80, et en se servant de “Colossiens” comme canevas et modèle, pour célébrer la foi et le ministère apostolique de Paul.
Entre l’introduction et les salutations d’usage (1, 1 - 2) et la conclusion (6, 21 - 24), se trouvent 2 grandes parties : - une grande prière et une méditation (1, 3 - 3, 21)sur Dieu et son projet, centré sur le Christ et réalisé par lui, de nous donner d’avoir part à sa vie, dans la communauté écclésiale, - une partie exhortative (4, 1 - 6, 20), nous présentant l’Eglise sous l’image privilégiée de “Corps” du Christ, avec ses ministres, et sa manière d’être présente au monde par les croyants qui “marchent dans la lumière” du Christ ressuscité.
2. Message
Dans cette hymne de bénédiction par laquelle s’ouvre la 1ère grande partie de cette “Lettre”, suite aux salutations de l’auteur à ses “correspondants” (1, 1 - 2), tout le plan de Dieu nous est ramassé de façon complète et extraordinaire.
En concomittance avec le mystère de notre création, Dieu nous a choisis depuis toujours pour nous partager sa vie en Jésus Christ, en nous faisant, par lui, devenir ses fils.
Par le don absolument gratuit de son salut dans la mort et la résurrection de Jésus, il nous a libérés du péché, et ouvert le chemin de la sainteté, en nous faisant connaître la clé de voûte de tout son projet : tout unir et tout rassembler autour du Christ, et dans le Christ.
3. Decouvertes
Toute la 1ère partie de ce document (1, 3 - 3, 21) constitue un grand ensemble de prière et de méditation, qui s’ouvre par cette grande hymne de bénédiction, que beaucoup considèrent comme le plus beau passage de la Bible, et qui, dans le grec original, peut se ponctuer en une seule phrase (1, 3 - 14).
Nous lisons ici une bénédiction aux multiples aspects : - elle encadre tout l’espace du temps, depuis avant les orgines du monde jusqu’à l’accomplissement définitif en Christ, - elle nous révèle le mystère de Dieu, qui nous prédestine dans l’amour, nous fait part de son plan, dont le centre et le sommet sont la mission de Jésus, - elle nous situe tout ce projet de salut dans la volonté intime et la grâce de Dieu de nous saisir en lui, - elle concentre toute l’oeuvre de Dieu “en” ou “dans Jésus Christ” (formule répétée 5 fois), lieu unique de l’action dynamique et de la rencontre de Dieu.
A noter tout ce qui nous est offert, et ce pourquoi nous bénissons Dieu : le fait qu’il nous ait choisis ainsi, la sainteté dans l’amour, la filiation adoptive, la rédemption, la libération et le pardon des péchés, la connaissance profonde de son mystère par le don de sagesse et d’intelligence.
Pour toutes ces bénédictions qu’il nous a données, que Dieu soit donc béni, car c’est son engagement sous toutes ses formes que nous célébrons !
4. Prolongement
On ne trouve guère de textes semblables dans l’oeuvre de Paul et tout le Nouveau Testament.
Quelques passages s’en rapprochent toutefois, d’une certaine manière :
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,
4 qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit.
5 De même en effet que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation.
6 Sommes-nous dans la tribulation ? c’est pour votre consolation et salut. Sommes-nous consolés ? c’est pour votre consolation, qui vous donne de supporter avec constance les mêmes souffrances que nous endurons, nous aussi.
7 Et notre espoir à votre égard est ferme : nous savons que, partageant nos souffrances, vous partagerez aussi notre consolation
8 Car nous ne voulons pas que vous l’ignoriez, frères : la tribulation qui nous est survenue en Asie nous a accablés à l’excès, au-delà de nos forces, à tel point que nous désespérions même de conserver la vie.
9 Vraiment, nous avons porté en nous-mêmes notre arrêt de mort, afin d’apprendre à ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu, qui ressuscite les morts.
10 C’est lui qui nous a délivrés d’une telle mort et nous en délivrera ; en lui nous avons cette espérance qu’il nous en délivrera encore.
11 Vous-mêmes nous aiderez par la prière, afin que ce bienfait, qu’un grand nombre de personnes nous auront obtenu, soit pour un grand nombre un motif d’action de grâces à notre sujet.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la Résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour une vivante espérance,
4 pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous
5 que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment.
6 Vous en tressaillez de joie, bien qu’il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves,
7 afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ.
8 Sans l’avoir vu vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une joie indicible et pleine de gloire,
9 sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le salut des âmes.
Prière
*Seigneur Jésus, ce que Dieu ton Père a prévu et accompli pour nous, par ta mission au milieu de nous, dépasse tout ce que nous pouvons imaginer où concevoir, et, ce faisant, il nous a révélé autant le mystère de ce qu’il est, que de ce qu’il nous appelle à être en lui : fais que jamais je ne detourne mon regard de cet insondable mystère, donne-moi de savoir le contempler sans cesse, de le mediter dans sa profondeur, d’y trouver le lieu de ma rencontre et de mon dialogue avec toi dans la prière, et de me laisser saisir, en acceptant que toute mon existence en soit désormais modifiee et transformée, dans la force de ton Esprit. AMEN.
17.10.2002.*
Évangile : Luc 11, 47-54
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
47 ” Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 ” Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 ” Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! “
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole.
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.
L’on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d’instructions que Jésus donne de diverses façons à l’ensemble de ses disciples :
- la 1ère série d’instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,
- la 2ème série de 13, 22 à 17, 10,
- la 3ème, de 17, 11 à 19, 27.
Toutes ces instructions ne visent qu’un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu’on appelle “la Voie” chrétienne, ou la “route avec le Christ” ?
Notre page d’Evangile fait toujours partie de la première série de ces instructions en paroles et en actes.
2. Message
Cette page est inséparable des deux qui l’on précédée dans nos lectures liturgiques d’Eglise Catholique Romaine. Elle fait partie du même épisode de la montée de Jésus vers Jérusalem.
Invité à prendre son repas chez un Pharisien, Jésus, après avoir reproché à son hôte et ses amis de ne s’intéresser qu’aux pratiques légales extérieures et non pas à l’attitude intérieure de leur coeur (11, 37 - 41), se met à les déclarer, à plusieurs reprises, “malheureux” (11, 42 - 54).
Il leur indique chaque fois la raison de cette qualification qu’il leur adresse :
- ils sacrifient des valeurs essentielles, telles que la justice et l’amour, alors qu’il appliquent la Loi dans le calcul de détails insignifiants,
- ils revendiquent partout les premières places,
- comme ils dissimulent leurs pratiques douteuses, il sont comme des tombeaux cachés qu’on ne remarque pas et auprès desquels on se souille,
- quand ils sont docteurs de la Loi, ils chargent les hommes de fardeaux accablants, qu’ils ne prennent pas eux-mêmes la peine de toucher du bout du doigt.
Jésus reproche enfin aux docteurs de la Loi de manquer de cohérence : pourquoi se donnent-ils bonne conscience en bâtissant des tombeaux aux prophètes que leurs pères ont persécutés, alors qu’ils se révèlent, dans leur attitude vis-à-vis de lui, Jésus, aussi incapables que leurs pères à discerner les prophètes de leur temps, et incapables, de ce fait, de découvrir sa mission ?
Comme ils sont maîtres en Israël et se font des disciples, par leurs agissements et comportements, loin d’éclairer ceux qui les suivent et de leur donner la “clé” de la connaissance, ils les empêchent de marcher vers la vérité qu’ils recherchent, parce qu’ils ne l’ont pas eux-mêmes trouvée. (11, 47 - 54).
3. Decouvertes
En participant à ce repas chez ce Pharisien, Jésus anticipe la convivialité du Royaume de Dieu, et montre, par son enseignement, comment ces repas sont - ou ne sont pas -, vu le comportement des convives qu’il y rencontre, signes de ce repas de la fin des temps.
Même si Luc nous montre Jésus lancer ici ses plus vives critiques à l’encontre des Pharisiens, cela se fait directement en présence de ces gens concernés, à la différence de Matthieu, 23, où Jésus adresse de semblables propos très rudes contre les Pharisiens à la foule et à ses disciples.
Même si la fin de notre page fait état d’une réaction très agressive des Pharisiens à l’égard de Jésus après ce repas, la suite de l’Evangile de Luc nous indiquera que les relations entre Jésus et ces gens ne sont pas rompues, puisqu’il lui arrivera encore de manger à la table de Pharisiens (Luc, 14).
Jésus reproche aux Pharisiens leur double jeu lorsqu’ils construisent des tombeaux en mémoire des prophètes, dans la mesure où ils manifestent par ailleurs la même attitude qu’ils semblent ainsi reprocher à leurs ancêtres.
En ce sens leur rejet prochain de Jésus, sera le point culminant du rejet de tous les prophètes constaté dans toute l’histoire d’Israël, dont ils seront alors tenus pour responsables, pour l’avoir repris et assumé à son terme et à ce point.
4. Prolongement
Face à ces souvenirs de la manière dont Jésus fut accueilli par les hommes pieux et religieux de son pays qu’étaient les Pharisiens et les docteurs de la Loi, nous entendons Paul nous rappeler l’essentiel de notre démarche de foi, comme prise en compte avec un coeur de pauvre, de ce que nous avons reçu, à notre tour, du témoignage sur Jésus que nous ont transmis depuis 2000 ans, tous ceux qui, à la suite des premiers disciples et de Paul, l’ont suivi :
8 Que dit-elle donc (la justice qui vient de la foi) ? La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur, entends : la parole de la foi que nous prêchons.
9 En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
10 Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut.
11 L’Écriture ne dit-elle pas : Quiconque croit en lui ne sera pas confondu ?
12 Aussi bien n’y a-t-il pas de distinction entre Juif et Grec : tous ont le même Seigneur riche envers tous ceux qui l’invoquent.
13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
14 Mais comment l’invoquer sans d’abord croire en lui ? Et comment croire sans d’abord l’entendre ? Et comment entendre sans prédicateur ?
15 Et comment prêcher sans être d’abord envoyé ? selon le mot de l’Écriture : Qu’ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles !
16 Mais tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Car Isaïe l’a dit : Seigneur, qui a cru à notre prédication ?
17 Ainsi la foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ.
9 mais, selon qu’il est écrit, nous annonçons ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.
10 Car c’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit ; l’Esprit en effet sonde tout, jusqu’aux profondeurs de Dieu.
11 Qui donc entre les hommes sait ce qui concerne l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu.
12 Or, nous n’avons pas reçu, nous, l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits.
13 Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l’humaine sagesse, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles.
14 L’homme psychique n’accueille pas ce qui est de l’Esprit de Dieu : c’est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c’est spirituellement qu’on en juge.
15 L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et lui-même n’est jugé par personne.
16 Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l’instruire ? Et nous l’avons, nous, la pensée du Christ.
Prière
*Seigneur Jésus, tu nous appelles de nouveau chaque jour sur ton chemin de lumière, de vériité et d’amour : renouvelle sans cesse en moi la force de ton Esprit, qui me permet de te suivre vraiment dans la confiance toujours jeune du disciple qui vient de te redécouvrir dans ton originalité insurpassable et jamais totalement perçue, tellement elle nous dépasse en sa richesse unique. AMEN.
16.10.2003.*