📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Romains 8, 18-25
DE LA LETTRE AUX ROMAINS
Texte
18 J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.
19 Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu :
20 si elle fut assujettie à la vanité - non qu’elle l’eût voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise - c’est avec l’espérance
21 d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement.
23 Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps.
24 Car notre salut est objet d’espérance ; et voir ce qu’on espère, ce n’est plus l’espérer : ce qu’on voit, comment pourrait-on l’espérer encore ?
25 Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec constance.
Commentaire
1. Situation
La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul.
Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l’Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l’hérésie du moine Pélage : l’homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome).
C’est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi.
Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n’a jamais mis en doute son authenticité.
Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d’avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile.
En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C’est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l’événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L’Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique.
Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l’Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l’une doctrinale (1 - 11), - l’autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16).
La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l’Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l’Evangile comme force de justice pour qui l’accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n’est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36)
A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d’être indiqué, on peut tout aussi bien n’y voir, d’un bout à l’autre que le développement, en trois temps successifs, d’une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d’Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15).
Selon le premier découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, Paul développe ensuite une 2ème série d’arguments autour d’un 2ème thème : L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39).
Ce thème est successivement : annoncé (le chrétien, justifié par la foi, réconcilié à Dieu, sera sauvé : 5, 1 - 11), puis expliqué (la vie chrétienne apporte une triple libération : du péché et de la mort, en 5, 12 - 21, de l’homme lui-même, désormais uni au Christ, en 6, 1 - 23, de la Loi, en 7, 1 - 25), enfin développé (la vie chrétienne est vie dans l’Esprit, destinée à la gloire, selon la force de l’Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu, dont nous devons chanter l’amour indéfectible : 8, 1 - 39).
Avec cette page nous continuons notre avancée dans le 3ème et dernier aspect de cette 2ème série d’arguments.
Il nous y est donné maintenant de découvrir la qualité extraordinaire du don de Dieu qui nous est proposé dans l’Esprit Saint que nous avons reçu, et que nous présente tout ce chapitre 8, qui est incontestablement le “sommet” de cette Lettre de Paul aux Romains.
La vie chrétienne est une vie dans l’Esprit et elle est destinée à la gloire. En un premier temps, Paul a montré que c’est bien l’Esprit qui donne puissance et dynamisme à une existence selon le Christ (8, 1 - 13).
Dans le 2ème temps de ce chapitre 8, où se situe la plus grande partie de notre page, Paul nous annonce la transformation radicale qu’opère en nous l’Esprit, qui nous fait devenir enfants de Dieu (8, 14 - 30).
Viendra ensuite le temps de la conclusion sous la forme d’une hymne à l’amour de Dieu, révélé par le Christ, manifesté pour nous dans l’Esprit (8, 31 - 39).
2. Message
L’action du Christ ressuscité, dans l’Esprit Saint qu’il transmet à ceux qui se remettent à lui dans la confiance totale de la foi, s’opère en deux temps ou deux moments reliés cependant dans une même dynamique : le “déjà-là” de notre transformation bien inaugurée dans cotre existence historique au coeur de ce monde, et le “pas encore” de notre participation achevée à la gloire de Dieu dans la gloire du Christ ressuscité.
Ce que nous avons déjà reçu dans le don de l’Esprit Saint et la présence mystérieuse en nous du Ressuscité, demeure en tension vers le moment ultime de la fin définitive des temps, car tout nous est accordé “en espérance” par l’Esprit Saint en ce temps où épreuves et souffrances sont encore notre lot. Epreuves et souffrances dont Paul veut nous montrer en cette page que leur ampleur ne souffre aucune comparaison avec la grandeur au-delà de toute imagination, de la gloire qui nous sera révélée et communiquée dans l’avenir de Dieu.
Mais ce qui est commencé en nous, et qui crée l’espérance de son propre achèvement, est une force victorieuse de toute difficulté ou souffrance du temps présent.
En effet, la présence du salut de Dieu accompli en, et par, Jésus Christ est si forte que l’univers entier de la création est associé à notre propre transformation inaugurée et en cours, dans un enfantement cosmique : tout ce que Dieu a créé doit entrer dans la création nouvelle sur laquelle et à travers laquelle rayonne la gloire de Dieu.
3. Decouvertes
Selon le texte du livre de la Genèse, 3, 14 - 19, la nature elle-même a été corrompue par le péché de l’homme, et souffre à sa façon des conséquences du péché. Le jardin d’Eden a bel et bien disparu.
En 8, 18 - 39, Paul nous annonce, d’une certaine façon, mais autrement, le retour du Paradis. Dieu, en Christ, ne sauve pas seulement les individus, mais il sauve également toute la création en “engloutissant”, dans la victoire du Christ, tout ce qui été perdu en Adam.
C’est la résurrection du Christ (dont Paul a été témoin : Galates, 1, 16 et 1 Corinthiens, 15, 8) qui vient rendre pésente la fin de l’histoire et la “placarder”, pour ainsi dire, en son milieu.
Paul répond ici à l’objection de la souffrance toujours présente dans le monde après la résurrection de Jésus et la communication de l’Esprit Saint. Il précise donc, avec une forte insistance,que cette souffrance du temps présent est totalement disproportionnée à la gloire future qui concernera autant la dimension cosmique du monde que notre vie personnelle, ces deux dimensions étant pour Paul nécessairement liées.
Connaissant ainsi son origine ainsi que son terme, qui est achèvement dans la gloire de Dieu avec tout l’univers en gestation de création nouvelle, nous pouvons donc mieux supporter les épreuves et souffrances rencontrées, saisis que nous sommes par cet élan plein d’espérance qui anime notre vie de chrétiens ayant déjà part à la résurrection de Jésus.
La création en “travail” d’un monde nouveau nous renvoie à la malédiction encourue par Eve dans le récit de Genèse 3, ainsi que la promesse d’une victoire source de vie nouvelle qui lui est associée.
De même, nous qui sommes déjà devenus réellement des “enfants de Dieu”, avec un esprit d’adoption, nous demeurons dans l’attente de la dimension de plénitude de cette adoption, liée à la rédemption de notre corps appelé à la résurrection. C’est un fait : nous avons été sauvés, mais en espérance.
Ces versets 18 - 25 affirment à la fois la certitude de ce qui nous est donné et la profondeur de son absence.
Au verset 20, l’identité de celui qui a livré la création au pouvoir du néant ne nous est pas fournie : selon les uns et les autres parmi les commentateurs, il peut s’agir de Dieu, qu’il réagisse ou non ainsi au péché de l’homme, ou d’Adam lui-même, indirectement et en conséquence de sa faute.
4. Prolongement
Nous ne pouvons que rester éblouis par ce mystère de Dieu nous communiquant ainsi son salut, et confondus devant un si grand mystère, comme Paul lui-même l’a manifesté à plusieurs reprises en ses différents écrits :
33 O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles !
34 Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ?
35 Ou bien qui l’a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour ?
36 Car tout est de lui et par lui et pour lui. A lui soit la gloire éternellement ! Amen.
25 A Celui qui a le pouvoir de vous affermir conformément à l’Évangile que j’annonce en prêchant Jésus Christ, révélation d’un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels,
26 mais aujourd’hui manifesté, et, par des Écritures qui le prédisent selon l’ordre du Dieu éternel, porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi ;
27 à Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, à lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
20 A Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir,
21 à Lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen.
Raison de plus pour que nous lui témoignions une confiance totale, en nous remettant totalement à lui, dans la foi, avec le coeur de pauvre qu’il attend de nous, pour nous communiquer sa richesse infinie par le Christ, dans l’Esprit.
Prière
*Seigneur Jésus, plus nous croyons en toi et plus nous nous rencontrons le mystère ineffable du don de Dieu qui nous appelle, dès maintenant, à partager sa gloire, qui nous invite à le saisisr en nous laissant saisir, et en cherchant toujours plus à le saisir dans notre tension, en espérance, vers l’achèvement final de son Royaume pleinement accompli dans la communication de sa vie même, existence de Celui qui sera alors “tout en tous” : que ton Esprit continue de m’ouvrir à ce mystère de vie, de lumière, de vérité et d’amour, qui, seul, peut combler toutes nos recherches et aspirations, pour peu que nous acceptions de nous laisser conduire au-delà de nous-mêmes par Celui qui nous propose d’entrer dans sa création nouvelle. AMEN.
28.10.2003.*
Évangile : Luc 13, 18-21
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
18 Il disait donc : ” A quoi le Royaume de Dieu est-il semblable et à quoi vais-je le comparer ?
19 Il est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et jeté dans son jardin ; il croît et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s’abritent dans ses branches. “
20 Il dit encore : ” A quoi vais-je comparer le Royaume de Dieu ?
21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.
L’on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d’instructions que Jésus donne de diverses façons à l’ensemble de ses disciples :
- la 1ère série d’instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,
- la 2ème série de 13, 22 à 17, 10,
- la 3ème, de 17, 11 à 19, 27.
Toutes ces instructions ne visent qu’un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu’on appelle “la Voie” chrétienne, ou la “route avec le Christ” ?
Donc, au cours de cette montée vers Jérusalem (9, 51 - 19, 27), lors de la première série d’instructions qu’il donne à ses disciples (9, 51 - 13, 21), Jésus vient tout juste d’illustrer la nature de ce Royaume en guérissant le jour du sabbat une femme infirme et courbée depuis 18 ans (13, 11 - 17), femme qu’il appelle “fille d’Abraham”.
En effet, tous, sans différence de sexe ou de situation, sont appelés, et c’est la présence de cette dimension de compassion du Royaume que la pratique même du sabbat doit encourager et non pas empêcher.
Et Jésus de conclure, maintenant avec notre page, qu’en dépit des oppositions, le Règne de Dieu ne peut que grandir (13, 18 - 21).
2. Message
Ces 2 paraboles du Royaume, qui sont les seules à nous être ainsi transmises comme telles par Luc, et qu’on peut lire également ensemble en Matthieu, 13, 31 - 33, ne mettent pas d’abord l’accent sur le contraste entre la petitesse des débuts et la grandeur de l’achèvemenrt final.
L’accent porte ici nettement sur la croissance qui a lieu quoi que l’on fasse. Qu’on le veuille ou non, la graine de moutarde deviendra un arbre, et la pâte, dans laquelle le levain a été enfoui, va lever toute entière.
Or, comme dans le contexte immédiat (11, 13 - 13, 17), ou également dans les passages qui vont suivre (14, 1 - 24 et 15, 1 - 2), l’on constate l’opposition menée contre Jésus, ces 2 paraboles manifestent l’impuissance de ces oppositions qui n’empêcheront pas le Royaume de grandir.
3. Decouvertes
Au verset 19, il est écrit : “les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches”. Cette phrase, qui est une référence à la fois au psaume 104, 12 et à Daniel, 4, 9 et 18, fait allusion à la diversité des êtres humains qui trouvent refuge dans le Royaume de Dieu.
Ainsi, l’universalisme du Royaume se trouve une fois de plus manifesté, ainsi que la raison de l’opposition à Jésus : c’est parce qu’il accepte d’accueillir des exclus à sa table, symbolisant ainsi le banquet du Royaume de Dieu, qu’il a été et sera fortement contesté (voir 13, 28 - 29).
Au verset 21, il a paru étrange que, pour décrire le Royaume de Dieu, Jésus fasse appel à l’image du levain, qui est une substance impure et corrompue, que ce levain, ensuite, soit caché, et enfoui finalement dans la quantité de farine utilisée pour célébrer les manifestations de Dieu (voir Genèse, 18, 6 et, Juges, 6, 19).
De nouveau, et sans cesse, Jésus dépasse les catégories communes du pur et de l’impur (voir 8, 26 - 56). D’autre part, le Royaume de Dieu demeure caché aux sages et aux savants (10, 21), mais, en revanche, il devient manifestation de Dieu pour ceux qui ont ouvert leurs yeux et leurs oreilles.
En conclusion, il n’y a pas à s’y tromper, le Règne de Dieu est bien une force agissante qui atteindra son achèvement, selon son originalité et au delà de tous les obstacles.
4. Prolongement
Notre foi est certitude et conviction profonde de la victoire du projet de Dieu, qui se réalisera quelles que soient les difficultés. Voir Jean, 16, 32 -33 :
32 Voici venir l’heure - et elle est venue - où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul : le Père est avec moi.
33 Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde. ”
Mais notre foi nous fait déjà, dès aujourd’hui, entrer dans cette victoire même :
4 puisque tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde, Et telle est la victoire qui a triomphé du monde : notre foi,
5 Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
Prière
*Seigneur Jésus, la foi que tu attends de nous est confiance absolue en toi qui nous annonces ta victoire totale et définitive sur les forces du mal, sur toutes les oppositions au Règne de Dieu en nos vies, et cette confiance même devient communication de ta victoire, puisque tu es vraiment le Fils de Dieu, au sens fort de cette appellation : Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière : renouvelle en mon coeur cette conviction et cette certitude de ton écrasement des puissances maléfiques, ainsi que de la capacité que tu me donnes, si je me remets entre tes mains de Sauveur, de devenir moi-même fort de ta force en ton Esprit, face à toute situation ou adversité. AMEN.
28.10.2003*