📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Romains 8, 26-30
DE LA LETTRE AUX ROMAINS
Texte
26 Pareillement l’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables,
27 et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.
28 Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères ;
30 et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
Commentaire
1. Situation
La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul.
Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l’Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l’hérésie du moine Pélage : l’homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome).
C’est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi.
Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n’a jamais mis en doute son authenticité.
Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d’avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile.
En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C’est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l’événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L’Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique.
Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l’Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l’une doctrinale (1 - 11), - l’autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16).
La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l’Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l’Evangile comme force de justice pour qui l’accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n’est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36)
A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d’être indiqué, on peut tout aussi bien n’y voir, d’un bout à l’autre que le développement, en trois temps successifs, d’une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d’Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15).
Selon le premier découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, Paul développe ensuite une 2ème série d’arguments autour d’un 2ème thème : L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39).
Ce thème est successivement : annoncé (le chrétien, justifié par la foi, réconcilié à Dieu, sera sauvé : 5, 1 - 11), puis expliqué (la vie chrétienne apporte une triple libération : du péché et de la mort, en 5, 12 - 21, de l’homme lui-même, désormais uni au Christ, en 6, 1 - 23, de la Loi, en 7, 1 - 25), enfin développé (la vie chrétienne est vie dans l’Esprit, destinée à la gloire, selon la force de l’Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu, dont nous devons chanter l’amour indéfectible : 8, 1 - 39).
Avec cette page nous continuons notre avancée dans le 3ème et dernier aspect de cette 2ème série d’arguments.
Il nous y est donné maintenant de découvrir la qualité extraordinaire du don de Dieu qui nous est proposé dans l’Esprit Saint que nous avons reçu, et que nous présente tout ce chapitre 8, qui est incontestablement le “sommet” de cette Lettre de Paul aux Romains.
La vie chrétienne est une vie dans l’Esprit et elle est destinée à la gloire. En un premier temps, Paul a montré que c’est bien l’Esprit qui donne puissance et dynamisme à une existence selon le Christ (8, 1 - 13).
Dans le 2ème temps de ce chapitre 8, où se situe la plus grande partie de notre page, Paul nous annonce la transformation radicale qu’opère en nous l’Esprit, qui nous fait devenir enfants de Dieu (8, 14 - 30).
Viendra ensuite le temps de la conclusion sous la forme d’une hymne à l’amour de Dieu, révélé par le Christ, manifesté pour nous dans l’Esprit (8, 31 - 39).
A partir du verset 18 du 2ème temps de ce chapitre 8, Paul commence de nous partager un triple témoignage sur la destinée des chrétiens, qui est une entrée définitive dans la gloire de Dieu et la résurrection du Christ, liée au mystère de la passion et de la mort de Jésus auquel nous avons part :
- d’abord le témoignage de la création qui connaît un nouvel enfantement (8, 18 - 22),
- ensuite, notre propre témoignage fondé sur l’espérance dans laquelle nous vivons, et qui est le fruit de l’Esprit déjà reçu en prémices, à la façon des premières gerbes d’une moisson (8, 23 - 26),
- finalement, le témoignage de l’Esprit lui- même, dont traite notre passage d’aujourd’hui (8, 26 - 30).
2. Message
Laissés à nous-mêmes, nous ne sommes que faiblesse, autant pour prier que pour vivre à la manière de Jésus.
L’Esprit que nous avons reçu dépasse donc notre faiblesse et intercède pour nous. nous rendant ainsi capables de dire vraiment “Père” à notre Dieu (Romains, 8, 15 et Galates, 4, 6), d’une façon que Dieu reconnaît, lui qui sonde notre coeur.
D’autre part, le plan de Dieu, qui est plan de salut et de partage de sa vie, est à l’oeuvre à travers tout ce qui advient dans l’existence des croyants.
Ce plan de Dieu nous est décrit, aux versets 29 et 30, selon une perspective divine, et présenté comme un projet qui se réalise dans la vie de ceux qui, ayant été l’objet de l’amour de Dieu, ont répondu à son appel.
Ceux-là, dont nous sommes, ont été prédestinés à reproduire l’image du Christ, Fils de Dieu. Ce qui se réalise dans une participation progressive et croissante à la résurrection de Jésus (Romains, 8, 17; 2 Corinthiens, 3, 18 et 4, 4 - 6; Philippiens, 3, 20 - 21).
Ce plan de Dieu nous est présenté comme un déploiement à ne pas interpréter pourtant à la façon d’une succession d’étapes dans le temps : appel, choix, prédestination, justification, et, finalement, glorification dans l’Esprit.
3. Decouvertes
Au verset 27, l’image de Dieu qui sonde les coeurs est une reprise de l’Ancien Testament (1 Samuel, 16, 7; 1 Rois, 8, 39; Psaume 7, 11; Psaume 17, 3 ; Psaume 139, 1). C’est bien au niveau le plus profond de notre coeur que Dieu reconnaît le langage de l’Esprit qui s exprime en nous.
Au verset 28, compte tenu qu’un certain nombre de manuscrits importants ajoutent ou omettent le mot “Dieu”, nous avons trois traductions possibles :
- Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment,
- Dieu collabore en tout pour le bien de ceux qui l’aiment,
- tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu.
Si les deux premières traductions ajoutent le mot “Dieu”, elles divergent dans l’interprétation du verbe “concourir”, entendu soit dans un sens transitif (Dieu fait concourir tout don), soit dans un sens intransitif (Dieu concourt en toutes choses avec ceux qui l’aiment).
4. Prolongement
Cette image du Christ à reproduire, nous l’avons reçue dans l’Esprit. Nous sommes donc la “visibilité”, au coeur du monde, de Jésus ressuscité, élevé dans la gloire de Dieu, et qui a quitté notre monde de l’histoire :
18 Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gJoire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est l’Esprit.
5 Car ce n’est pas nous que nous prêchons, mais le Christ Jésus, Seigneur; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de Jésus.
6 En effet le Dieu qui a dit: Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos coeurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ.
Notre “prédestination”, notre “mise à part par Dieu qui appelle tout homme”, est reprise dans cette belle hymne de la Lettre aux Ephésiens plus tardive :
3 Béni soit Je Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ.
4 C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour,
5 déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé.
Prière
*Seigneur Jésus, nous ne pouvons que demeurer confondus, et remplis d’une reconnaissance topujours insuffisante devant ce don incommensurable que Dieu nous fait, en toi, par ton Esprit Saint, car non seulement nous ne méritons rien d’un tel amour gratuit, mais encore nous sommes incapables d’en mesurer actuellement toute la portée : ouvre-moi à cette réalité inconcevable de ta présence en mon existence, de la transformation croissante que tu y opères, et donne-moi de vivre toujours au niveau de cette qualité suprême d’être et d’agir qui me vient de toi. AMEN.
29.10.2003.*
Évangile : Luc 13, 22-30
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
22 Et il cheminait par villes et villages, enseignant et faisant route vers Jérusalem.
23 Quelqu’un lui dit : ” Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? ” Il leur dit :
24 ” Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas.
25 ” Dès que le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte, et que, restés dehors, vous vous serez mis à frapper à la porte en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais d’où vous êtes. “
26 Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places. “
27 Mais il vous répondra : “Je ne sais d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice. “
28 ” Là seront les pleurs et les grincements de dents, lorsque vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et vous, jetés dehors.
29 Et l’on viendra du levant et du couchant, du nord et du midi, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu.
30 ” Oui, il y a des derniers qui seront premiers et il y a des premiers qui seront derniers. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses dsiciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.
2. Message
Interpellé de nouveau sur sa route vers Jérusalem, Jésus, sans répondre directement à la question qu’on lui pose, profite de l’occasion pour réinsister sur les enjeux du salut qu’il propose.
Avec lui, une porte unique est ouverte sur le Royaume de Dieu. Cette porte est dite “étroite” pour signifier que l’on doit, pour y trouver passage, s’adapter avec sérieux à ses exigences, de façon à pouvoir s’y engager résolument.
Cette porte une fois fermée, il sera trop tard pour essayer d’ entrer là où elle conduit, en invoquant un statut de familier, ou de sympathisant. La seule décision à prendre, c’est de répondre immédiatement, en vérité, à l’appel de Jésus, et de le suivre, dans l’urgence.
Ce que beaucoup d’étrangers, qui, à la différence des Juifs contemporains de Jésus, ne connaissent rien du passé d’Israël comme peuple de Dieu, sauront faire, et cela leur vaudra de rejoindre les grands patriarches et prophètes d’Israël dans l’unique Royaume de Dieu, dont Jésus est la porte.
3. Decouvertes
Jésus se présente comme “signe” unique du salut de Dieu pour ses contemporains, comme toujours pour nous aujourd’hui : il est le “signe” des temps par excellence.
Il explique l’urgence et l’exigence de sa mission pour le Royaume de Dieu par une parabole, dans laquelle les gens qui, invités, auraient pu entrer chez le Maître de maison et ne l’ont pas fait, ne discernent l’enjeu de cette démarche que lorsqu’il est trop tard. En vain invoquent-ils l’argument de leur proximité antérieure avec le Maître de maison, ce dernier ne les accueille pas pour autant.
Les contemporains de Jésus verront les Patriarches et les Prophètes d’Israël, rejoints, dans le Royaume des cieux, non par eux-mêmes, mais par des étrangers de toutes les nations. En ce sens, les derniers seront premiers, et réciproquement.
Tel est le défi que lance Jésus par sa mission.
4. Prolongement
Nous avons, à notre tour, dans l’Esprit Saint que Jésus nous a donné, et en tant que disciples de Jésus d’après la résurrection, non seulement à vivre constamment dans cette urgence du Royaume de Dieu inauguré par le Christ ressuscité, mais à partager cette urgence avec nos frères et soeurs, comme avait déjà su le faire Paul :
17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu.
1 Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
2 Il dit en effet : Au moment favorable, je t’ai exaucé ; au jour du salut, je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Prière
*Seigneur Jésus, il n’y a, sous le ciel, aucun autre Nom que le tien, offert aux hommes, qui soit nécessaire au salut, tu es donc le seul chemin à prendre vers le Royaume de Dieu, chemin qu’il nous faut choisir de suivre, non pas demain, mais aujourd’hui, et que, de plus, tu nous as demandé de signaler à nos frères et soeurs, lorsque nous les rencontrons : accorde-moi de me laisser conduire, par ton Esprit Saint, à vivre à chaque instant l’urgence du Royaume de Dieu, en acceptant que tu sois le seul maître de mon existence, à tous les moments de mon histoire personnelle, et donne-moi ainsi de devenir, pour le plus grand nombre possible de mes contemporains, un témoin vivant de la présence de ton salut. AMEN.
30.10.2002.*