📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Romains 9, 1-5

DE LA LETTRE AUX ROMAINS

Texte

1 Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens point - ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint -,
2 j’éprouve une grande tristesse et une douleur incessante en mon cœur.
3 Car je souhaiterais d’être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, ceux de ma race selon la chair,
4 eux qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses
5 et aussi les patriarches, et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ! Amen.

Commentaire

1. Situation

La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul.

Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l’Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l’hérésie du moine Pélage : l’homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome).

C’est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi.

Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n’a jamais mis en doute son authenticité.

Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d’avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile.

En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C’est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l’événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L’Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique.

Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l’Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l’une doctrinale (1 - 11), - l’autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16).

La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l’Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l’Evangile comme force de justice pour qui l’accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n’est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36)

A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d’être indiqué, on peut tout aussi bien n’y voir, d’un bout à l’autre que le développement, en trois temps successifs, d’une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d’Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15).


Selon le premier découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, Paul développe ensuite une 3ème série d’arguments autour d’un 3ème thème : L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (9, 1 - 11, 36).

Ce thème est développé successivement en quatre points :

  • Paul nous partage d’abord sa lamentation sur ses frères, les Juifs, dont il s’est séparé en suivant Jésus (9, 1 - 5),
  • Ce que vit maintenant Israël n’est pas en contradiction avec le Projet de salut de Dieu depuis Abraham, à travers l’histoire des hommes, (9, 6 - 29),
  • L’échec d’Israël vient de son propre refus du salut de Dieu en Jésus Christ (9, 30 - 10, 21).
  • Cet échec d’Israël n’est, en définitive, que partiel et temporaire (11, 1 - 36).

Notre page de ce jour traite du 1er de ces quatre points.

2. Message

Paul commence cette partie de sa Lettre aux Romains en nous faisant part de l’angoisse qu’il ressent devant le sort de ses frères Juifs, qui n’ont pas reconnu Jésus comme le Messie de Dieu.

Sa tristesse et sa souffrance sont d’autant plus poignantes qu’il est particulièrement conscient des prérogatives d’Israël, en sa qualité de peuple choisi par Dieu, peuple de la promesse, peuple de l’Alliance.

En exprimant ainsi son angoisse, il fait brièvement état des problèmes qu’il rencontre dans sa propre prédication de l’Evangile.

3. Decouvertes

Paul déclare, au verset 1, s’exprimer dans le Christ, c’est-à-dire en toute sincérité en tant que chrétien, sans ressentiment à l’égard des Juifs qui ont pu lui causer des difficultés ou l’accuser de manquer de loyauté vis-à-vis de son peuple d’origine (voir 2 Corinthiens, 2, 17; 11, 31; 12, 19).

Au verset 3, en souhaitant d’être kui(même “anathème”, soit “maudit”, il se déclare prêt à subir le pire destin (être séparé, coupé du Christ lui-même), si cela pouvait servir à améliorer la cause de ses coreligionnaires Juifs. En cela,,il fait écho à la prière de Moïse, disposé à se sacrifier pour son peuple indifèle à Dieu (Exode, 32, 32).

Notons que Paul mentionne ici sept prérogatives accordées par Dieu à Israël, qu’il nous décrit succinctement avec beaucoup de force et d’émotion..

Vietn ensuite une 8ème bénédiction ou faveur, celle d’être le peuple d’où est sorti le Messie authentique, le descendant par excellence de ce peuple élu de Dieu.

Le dernier membre de phrase du verset 5 donne lieu à 4 interprétations sur la relation du Christ à Dieu :

  • ” de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ! Amen.”
  • ” de qui le Christ est issu selon la chair. Que Dieu, qui est au-dessus de tout, soit béni éternellement ! Amen.”
  • “de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout. Que Dieu soit béni éternellement ! Amen.”
  • “de qui le Christ est issu selon la chair, et à qui appartient Dieu, lequel est au-dessus de tout. Amen.”

Beaucoup demeurent convaincus que la première traduction demeure la meilleure. C’est celle de la Bible de Jérisalem et de la TOB (TOB, Romais, 9, 5 , note “m”). Il est vrai, par ailleurs, que le texte grec de Paul ne comportant pas de ponctuation, il est possible de le lire de différentes façons, même si la 1ère interprétation se situe nettemnet mieux dans le contexte de ces 5 versets de 9, 1 - 5.

4. Prolongement

Certains pensent que les trois chapitres de Romains, 9 - 11 constituent le sommet de toute cette Lettre : considérée ainsi, la Lettre aurait moins pour objet de nous expliquer la justification par la foi au Christ en elle-même, que de nous expliquer que cette attitude de Dieu, qui nous rend justes par la foi, démontre la justice miséricordieuse du Seigneur, tout particulièrement à l’égard de l’Israël non chrétien.

En conséquence, sans ces trois chapitres, la Lettre aux Romains souffrirait d’un grand déficit. Car, s’il ne nous était pas donné de lire la surprenante conclusion des derniers versets de la section 11, 25 - 36, on pourrait se demander en vérité si l’état actuel de l’Israël qui ne croit pas au Christ, ne constituerait pas un démenti grave de cette jsutice miséricorduieuse de Dieu.

D’autre part, suite à l’hymne grandiose de conclusion du chapitre 8, 31 - 39, si rien ne peut “nous” séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, pourquoi pareille tristesse de Paul ? Parce qu’Israël ne fait pas partie de ce “nous”, cet Israël qui s’est mis à l’écart de cet amour de Dieu.

Paul va donc, en se référant à l’histoire Juive, faire valoir deux arguments de base : d’une part, maintenant, comme dans le passé, seule une portion d’Israël vit dans la fidélité à Dieu, et, en conséquence, la situation présente, vue du point de vue de Dieu, comme de celui d’Israël, n’est pas exceptionnelle; d’autre part, cette situation ne trouvera une solution qu’au-delà du présent de l’histoire : lors du “retour” du Christ, tout Israël, y compris sa portion désobéissante et incroyante, sera sauvé (11, 25 - 36). Puisque Dieu est Dieu, il doit sauver son peuple Israël.

Prière

*Seigneur Jésus, toi qui as pardonné à tes bourreaux, après nous avoir déclaré : “aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent”, tu nous traduis bien, par ta Parole et toute ton attitude, que tu es venu afin que tous les hommes soient sauvés, et, du haut de ta croix, tu rassembles dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés : accorde-moi de laisser pénétrer jusqu’au plus prodond de moi-même cet engagement ultime que tu as pris pris en ton Heure de passage au Père, donne-moi d’en être le révélateur, par mes paroles et mes actes, auprès de tous les hommes et toutes les femmes de ce temps, qu’il m’est donné de rencontrer, et sans que je fasse la moindre discrimination de race, de culture, ou de religion à leur égard. AMEN.

31.10.2003.*

Évangile : Luc 14, 1-11

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

1 Et il advint, comme il était venu un sabbat chez l’un des chefs des Pharisiens pour prendre un repas, qu’eux étaient à l’observer.
2 Et voici qu’un hydropique se trouvait devant lui.
3 Prenant la parole, Jésus dit aux légistes et aux Pharisiens : ” Est-il permis, le sabbat, de guérir, ou non ? “
4 Et eux se tinrent cois. Prenant alors le malade, il le guérit et le renvoya.
5 Puis il leur dit : ” Lequel d’entre vous, si son fils ou son bœuf vient à tomber dans un puits, ne l’en tirera aussitôt, le jour du sabbat ? “
6 Et ils ne purent rien répondre à cela.
7 Il disait ensuite une parabole à l’adresse des invités, remarquant comment ils choisissaient les premiers divans ; il leur disait :
8 ” Lorsque quelqu’un t’invite à un repas de noces, ne va pas t’étendre sur le premier divan, de peur qu’un plus digne que toi n’ait été invité par ton hôte,
9 et que celui qui vous a invités, toi et lui, ne vienne te dire : “Cède-lui la place. ” Et alors tu devrais, plein de confusion, aller occuper la dernière place.
10 Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu’à son arrivée celui qui t’a invité te dise : “Mon ami, monte plus haut. ” Alors il y aura pour toi de l’honneur devant tous les autres convives.
11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. “

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.

L’on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d’instructions que Jésus donne de diverses façons à l’ensemble de ses disciples :

  • la 1ère série d’instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,
  • la 2ème série de 13, 22 à 17, 10,
  • la 3ème, de 17, 11 à 19, 27.

Toutes ces instructions ne visent qu’un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu’on appelle “la Voie” chrétienne, ou la “route avec le Christ” ?

Alors que Jésus continue sa montée vers Jérusalem,, et qu’il donne une 2ème série d’instructions à ses disciples (13, 22 - 17, 10), il a commencé par réinsister sur la nécessité pour tous de se repentir (13, 22 - 30). Il a, ensuite, réagi courageusement à une information selon laquelle Hérode chercherait à le faire mourir, en maintenant qu’il lui faut poursuivre sa route vers Jérusalem, même si cette ville est celle qui tue les prophètes (13, 31 - 35). Nous le retrouvons aujourd’hui invité de nouveau à prendre un repas chez un des chefs des Pharisiens. Ce qui va lui permettre de présenter le Royaume de Dieu sous l’image du banquet de la fin des temps, banquet dont lui-même sera l’hôte qui invite tous les hommes, élus ou non, Juifs qu païens, à participer (14, 1 - 24).

2. Message

Les versets 2 à 6 de ce chapitre 14 de Luc, nous relatent la guérison par Jésus, en ce jour du sabbat, d’un hydropique qui se trouvait justement là.

Cet épisode va déclencher la série de remarques que Jésus va ensuite formuler autour du thème du repas.

Outre la maîtrise de Jésus sur le sabbat, dont l’obligation passe après le service à rendre aux frères et soeurs dans le besoin, Jésus, par cette guérison, annonce déjà indirectement aux Pharisiens qui l’entourent qu’ils auraient dû inviter à ce repas des hommes aussi nécessiteux que ce pauvre homme qu’il vient de guérir.

Suite à cela, Jésus, l’invité d’honneur, va se livrer à un ensemble de critiques sur le comportement de ses co-invités et de son hôte, de façon à souligner la différence et l’originalité du Royaume des cieux :

  • il faut choisir la dernière place lorsqu’on est invité (14, 7 - 11 : fin de notre page),
  • il faut inviter les pauvres qui ne peuvent vous rendre votre invitation (14, 12 - 14),
  • il faut accepter l’invitation au banquet du Royaume comme une priorité à honorer, dès qu’elle nous parvient, tout en sachant que tous, même les non- invités officiellement, y seront finalement rassemblés (14, 15 - 24 : parabole des invités remplacés par des pauvres).

La remarque de Jésus, sous forme d’un bon conseil appelé ici “parabole”, aux invités qui se précipitent sur les premières places, et conseillant à chacun de choisir la dernière place, va bien au-delà de la sagesse de cette suggestion, qui a pour conséquence qu’on ne peut qu’y gagner dans la mesure où l’on peut toujours vous demander de monter plus haut.

Cette remarque porte un double message : d’une part, le banquet de Dieu est celui de la gratuité, on à tout à recevoir, on ne mérite rien. Dieu seul peut juger de la qualité des personnes.

D’autre part, Dieu n’est pas celui qui honore nos décisions de promotion personnelle. Tout est grâce, tous sont frères.

3. Decouvertes

Cet enseignement de Jésus prend ici la forme de directives de sagesse qu’il propose, lui, l’invité d’honneur du repas.

Les auteurs de l’ Antiquité racontaient volontiers les propos d’un maître de sagesse tenus à l’occasion d’un banquet. C’était un genre de présentation connu et prisé, dans lequel la quête des places d’honneur à un tel banquet était un thème souvent abordé.

Toujours choisir pour eux les premières places, voilà ce que Jésus reprochera aux scribes en 20, 46.

De fait, ces premières places étaient des lits ou divans, réservés aux invités d’honneur dans les repas solennels.

4. Prolongement

“Les premiers seront les derniers”… “Qui s’élève sera baissé”…, et inversement…, toutes phrases lapidaires et cinglantes de Jésus, qui nous invite sans cesse à ne pas nous juger ni nous apprécier nous-mêmes.

La seule attitude qui convient face au Royaume de Dieu est d’humilité (je ne mérite rien et n’y ai pas droit), et d’action de grâces (tout m’est donné gratuitement, comme un cadeau, par Dieu qui est Vérité et Amour).

Obéir à notre conscience éclairée est, pour chacune et chacun de nous, une obligation de vérité face à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Mais cela ne nous autorise pas pour autant à préjuger du jugement ou de la réponse de Dieu : voir Luc, 17, 10, sur le serviteur “bon à rien” ou “quelconque”, et 1 Corinthiens, 4, 4, sur l’appréciation que Paul refuse de porter sur lui-même, s’en remettant au seul jugement de Dieu.

Prière

*Seigneur Jésus, toi qui nous as dit : “je suis doux et humble de coeur”, toi qui n’as jamais rien demandé pour toi-même, même pas une pierre où reposer ta tête, te contentant de ne chercher que la volonté du Père dans l’accomplissemnt de la mission de salut qu’il t’avait confiée : renforce en moi l’humilité du serviteur, que tu me demandes d’avoir en toutes circonstances, rends-moi ainsi capable de témoigner de la gratuité du don de Dieu qui m’est fait dans ton Esprit Saint, ainsi quà tous ceux et toutes celles qui ont accepté d’essayer de te suivre avec l’ouverture d’un coeur de pauvre. AMEN.

31.10.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour