📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Romains 14, 7-12
DE LA LETTRE AUX ROMAINS
Texte
7 En effet, nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même ;
8 si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.
9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
10 Mais toi, pourquoi juger ton frère ? et toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu,
11 car il est écrit : Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu.
12 C’est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
Commentaire
1. Situation
La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul.
Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l’Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l’hérésie du moine Pélage : l’homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome).
C’est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi.
Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n’a jamais mis en doute son authenticité.
Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d’avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile.
En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C’est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l’événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L’Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique.
Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l’Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l’une doctrinale (1 - 11), - l’autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16).
La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l’Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l’Evangile comme force de justice pour qui l’accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L’amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n’est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36)
A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d’être indiqué, on peut tout aussi bien n’y voir, d’un bout à l’autre que le développement, en trois temps successifs, d’une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d’Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15).
Selon le découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, notre passage se trouve dans la 2nde grande partie de ce document de Paul, appelée “partie exhortative” (12 - 16), qui, avant d’aborder la conclusion de cette Lettre, au chapitre 16, nous présente les exigences de la vie droite que nous sommes conduits à mener si nous vivons dans une confiance totale au Christ Jésus qui nous rend justes par la foi et qui nous transforme par son Esprit Saint. (12, 1 - 15, 13). Et, suite à cette section exhortative, Paul conclut sa Lettre (15, 14 - 33), y ajoute un mot de recommandation pour une personne, Phoebé (16, 1 - 23), et termine par une doxologie ( 16, 25 - 27).
Cette exhortation développée traite successivementr de deux thèmes : - la vie chrétienne, vue comme culte spirituel que nous rendons à Dieu (12, 1 - 13, 14), - le respect dû aux membres plus faibles de nos communautés de disciples de Jésus (14, 1 - 15, 13).
Avecla lecture de ce chapitre 14, nous sommes entrés dans le 2ème thème de cette exhortation.
2. Message
Grand texte d’ouverture de Paul sur le respect des diversités dans les communautés des croyants et disciples de Jésus Christ.
Surtout quand les membres de la communauté font, selon leur conscience propre, des choix différents dans leurs manières concrètes de vivre.
La condition en est que chacun, dans la foi, ne vive plus pour lui-même, mais pour le Seigneur, d’une part, de façon générale et entière, sans aucune exception (ce que veut dire la phrase “nous vivons et nous mourons pour le Seigneur”), et, d’autre part, dans tous les divers aspects de nos comportements.
La raison profonde de cette ligne de vie indiquée par Paul est que nous appartenons tous au Seigneur, c’est-à-dire à Dieu, en et par Jésus, qui, en passant par la mort, puis de la mort à la vie en sa résurrection, a vécu le dépouillement complet de lui-même, et la recherche unique de la volonté du Père.
Nous n’avons donc pas le moindre droit de juger aucun frère ou aucune soeur, qui appartiennent au seul Seigneur, en nous en rendant maîtres et en prenant un quelconque pouvoir sur eux, pour cette raison même qu’ils appartiennent au Seigneur.
Dieu seul est l’unique juge de tous.
3. Decouvertes
Paul avait commencé cette section exhortative (12, 1 - 15, 13) en invitant les chrétiens de Rome à vivre dans l’unité, en faisant valoir ce qui conduit à la paix et à l’édification mutuelle.
Une controverse avait surgi à Corinthe sur la pratique qu’avaient certains chrétiens de manger des viandes quui avaient été préalablement sacrifiées aux idoles dans les temples paîens, avant d’être revendues au marché (1 Corinthiens, 8, 1 - 13; 10, 1 - 33).
Ce qui ne dérangeait guère Paul. Pour lui, qu’on mange ou non de cette viande ne changeait rien à notre situation (1 Corinthiens, 8, 8).
Néanmoins, il ne confondait pas la théorie avec les principes qu’on applique dans la vie concrète, ni les privilèges avec le droit, ni la connaissance avec la sagesse qu’elle ne saurait remplacer (1 Corinthiens, 8, 1).
Le fait que certains soient forts et n’aient pas de scrupules à manger de telles viandes ne doit pax nuire à l’unité de l’Eglise. Ce qui est nécessaire et primordial en ce domaine, c’est de ne jamais pousser un frère ou une soeur à agir contre sa conscience, et Paul est absolument net sur ce point (1 Corinthiens, 8, 13).
En Romains 14, Paul ne fait que reprendre et généraliser cette attitude qu’il avait déjà fortement conseillé aux Corinthiens d’adopter. Cependant, il n’identifie plus ici les “faibles” à ceux qui n’osaient pas manger des viandes, qui avaient été offertes aux idoles, par scrupule de conscience et par peur de pécher. Paul définir maintenant une règle de conduite qui peut s’appliquer à tout un ensemble de circonstances les plus variées (manger, boire, observer le sabbat pour des chrétiens d’origine Juive).
Il s’agit désormis de vivre devant Dieu avec foi et de se comporter face aux autres avec respect et considération (14, 5 - 9 et 22 - 23).C’est devant Dieu qu’il faut se situer en vérité (14, 4). Il faut vivre avec conviction (14, 5 et 22). Ce qui n’empêche pas que la communauté conserve une priorité morale, dont il faut toujours tenir le plus grand compte.
Reconnaître les différences, c’et faire grandir l’unité. Il faut donc toujours se situer à la fois face au Seigneur (14, 7 - 12) ainsi qu’aux besoins des frères et soeurs (14, 13 - 23). Il est donc nécessaire de continuer de chercher à plaire à Dieu et aux frères rencontrés, sans jamais chercher à se plaire à soi-même.
4. Prolongement
1 Pour ce qui est des viandes immolées aux idoles, nous avons tous la science, c’est entendu. Mais la science enfle ; c’est la charité qui édifie.
2 Si quelqu’un s’imagine connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faut connaître ;
3 mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.
4 Donc, pour ce qui est de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde et qu’il n’est de Dieu que le Dieu unique.
5 Car, bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux - et de fait il y a quantité de dieux et quantité de seigneurs -,
6 pour nous en tout cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.
7 Mais tous n’ont pas la science. Certains, par suite de leur fréquentation encore récente des idoles, mangent les viandes immolées comme telles, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
8 Ce n’est pas un aliment, certes, qui nous rapprochera de Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus.
9 Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.
Prière
*Seigneur Jésus, apprends-moi à découvrir en tout homme et en toute femme que je rencontre, à commencer par les membres de ton Eglise, non seulement l’image de Dieu qui les a créés, mais un frère ou une soeur pour qui tu es mort, et que je dois respecter en conséquence, sachant que, plus ils viennent à te rencontrer, et plus ils seront appelés, comme moi, dans la force de ton Esprit Saint, à reproduire ton image. AMEN.
06.11.2003.*
Évangile : Luc 15, 1-10
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : ” Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! “
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 ” Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! “
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 ” Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! “
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses dsiciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.
Alors donc qu’il continue sa montée vers Jérusalem, et qu’il donne une 2ème série d’instructions à ses disciples (13, 22 - 17, 10), il a commencé par réinsister sur la nécessité pour tous de se repentir (13, 22 - 30).
Il a, ensuite, réagi courageusement à une information selon laquelle Hérode chercherait à le faire mourir, en maintenant qu’il lui faut poursuivre sa route vers Jérusalem, même si cette ville est celle qui tue les prophètes (13, 31 - 35).
Puis, suite à un repas où il a été invité chez un chef de Pharisiens et qui lui a fourni l’occasion de bien situer les conditions d’entrée et l’ouverture universelle du Royaume des cieux (14, 1- 24), et une nouvelle invitation qu’il a lancée sur la nécessité de bien réfléchir au renoncement qu’exige la marche avec lui en qualité de disciples, Jésus se trouve maintenant contesté par des Pharisiens et des Scribes à propos de l’accueil qu’il donne aux collecteurs d’impôts (les publicains) et les pécheurs publics.
Contestation à laquelle il répond par les 3 paraboles sur la miséricorde qui remplissent ce chapitre 15 : celle de la brebis perdue, celle de la drachme perdue, et celle du Père miséricordieux qui accueille son fils prodigue malgré les objections de son autre fils.
Notre page reprend les 2 premières de ces 3 paraboles.
2. Message
Dans ces 3 paraboles qui appellent d’abord, de notre part, un regard d’ensemble, Luc manifeste l’ampleur de la miséricorde de Dieu, telle que l’a annoncée et vécue Jésus.
Cette miséricorde va au delà de toutes les restrictions que nous serions tentés d’imposer plus ou moins à Dieu, concernant son attitude à l’égard des pécheurs, au nom de nos conceptions sur la rétribution, la justice et l’équité, ou d’un certain équilibre à garder dans nos relations communautaires.
La miséricorde de Dieu, en effet, est aussi “folle” et inattendue que celle d’un berger qui abandonne 99 brebis pour en sauver une seule, ou que celle d’une femme qui entreprend un grand et complet nettoyage de sa maison pour retrouver une petite pièce de monnaie sans grande valeur, ou encore que celle d’un Père Juif qui accueille, dans la joie et la fête, son fils perdu qui, de fait, est devenu païen.
En qualité de disciples d’un Dieu capable d’une telle miséricorde absolument insoupçonnable, nous pouvons suivre Jésus, dans une confiance absolue et une joie véritable, sur le chemin de Dieu où il nous conduit.
3. Decouvertes
Bien que Luc ne situe pas la critique des Pharisiens et des Scribes au cours d’un repas, Jésus se fait clairement attaquer ici pour accueillir à sa table justes et pécheurs sans distinction (15, 1 - 2).
La grande question qui sépare Jésus des Pharisiens est toujours pratiquement la même : y-a-t-il des gens qui se trouvent au-delà des limites de la miséricorde de Dieu ? Ou encore, le fait que Dieu soit en définitive le seul “juge” ne limite-t-il pas sa miséricorde ?
L’amour miséricordieux de Dieu est ici mis en scène dans ces 2 premières paraboles à travers les attitudes, présentées successivement, d’un homme et d’une femme.
Les 3 paraboles se terminent par une pressante invitation à se réjouir (voir versets 6, 9, 24, 39). Plusieurs accents caractérisent ces invitations à se réjouir :
- le salut de Dieu, proposé par lui et reçu par nous, est un événement personnel à partager à la fois en communauté de croyants et à tous les hommes sans distinction,
- la conversion au Royaume de Dieu est toujours source de joie,
- le bonheur authentique consiste à participer à la joie de Dieu qui sauve et divinise ceux qui acceptent de s’en remettre à lui,
- c’est par le ministère, l’engagement, la mort et la résurrection de Jésus que nous sommes appelés à entrer dans cet amour et cette joie de Dieu.
La miséricorde de Dieu ne tolère aucune perte (1 = 100) et n’exclut aucun risque qui serait à prendre pour le salut d’un seul homme ou d’une seule femme.
4. Prolongement
Chacun de nous est l’objet d’une telle attitude de miséricorde de la part de Celui qui se penche sur nous, prend pour nous tous les risques afin que nous puissions participer à la vie d’amour qu’il nous propose.
Dieu est ainsi capable d’être le plus proche à la fois de chacun ou de chacune dans son originalité, et de l’ensemble de tous ceux qu’il rassemble. Relire Ephésiens, 2, 4 - 8; Colossiens, 2, 13 - 14; 1 Jean, 4, 9 - 10.
Prière
*Seigneur Jésus, par ta Parole, tes gestes et signes d’acccueil, de prise en charge et de pardon, face à tous ceux et toutes celles qui se présentent à toi sur ton chemin, tu nous fais toucher du doigt le mystère de l’insondable miséricorde de Dieu, que tu nous as révèlé complètement en ta mort d’innocent rejeté et ta résurrection victorieuse : ouvre mes yeux, et fais que je comprenne les dimensions infinies d’amour, de don et de pardon, de Celui qui nous appelle à partager sa vie, en son Royaume de Lumière et de Vérité. AMEN
06.11.2003.*