📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Apocalypse 5, 1-14
DE L’APOCALYPSE
Texte
1 Et je vis dans la main droite de Celui qui siège sur le trône un livre roulé, écrit au recto et au verso, et scellé de sept sceaux.
2 Et je vis un Ange puissant proclamant à pleine voix : ” Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en briser les sceaux ? “
3 Mais nul n’était capable, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, d’ouvrir le livre et de le lire.
4 Et je pleurais fort de ce que nul ne s’était trouvé digne d’ouvrir le livre et de le lire.
5 L’un des Vieillards me dit alors : ” Ne pleure pas. Voici : il a remporté la victoire, le Lion de la tribu de Juda, le Rejeton de David ; il ouvrira donc le livre aux sept sceaux. “
6 Alors je vis, debout entre le trône aux quatre Vivants et les Vieillards, un Agneau, comme égorgé, portant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu en mission par toute la terre.
7 Il s’en vint prendre le livre dans la main droite de Celui qui siège sur le trône.
8 Quand il l’eut pris, les quatre Vivants et les vingt-quatre Vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints ;
9 ils chantaient un cantique nouveau : ” Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation ;
10 tu as fait d’eux pour notre Dieu une Royauté de Prêtres régnant sur la terre. “
11 Et ma vision se poursuivit. J’entendis la voix d’une multitude d’Anges rassemblés autour du trône, des Vivants et des Vieillards - ils se comptaient par myriades de myriades et par milliers de milliers ! -
12 et criant à pleine voix : ” Digne est l’Agneau égorgé de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange. “
13 Et toute créature, dans le ciel, et sur la terre, et sous la terre, et sur la mer, l’univers entier, je l’entendis s’écrier : ” A Celui qui siège sur le trône, ainsi qu’à l’Agneau, la louange, l’honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles ! “
14 Et les quatre Vivants disaient : ” Amen ! ” ; et les Vieillards se prosternèrent pour adorer
Commentaire
1. Situation
Ce livre de l’Apocalypse ou de Révélation, est un grand message d’encouragement aux communautés fortement persécutées àa fin du 1er siècle, écrit par un visionnaire qui transmet son message sous la forme de comptes-rendus de ses visions.
Il s’exprime dans le langage dit “apocalyptique”, langage d’écriture très pratiqué à cette époque, utilisant de fortes images caricaturales pour nous suggérer la victoire de Dieu et de son peuple sauvé par la mort-résurrection de Jésus Christ, et nous obliger, de ce fait, à un dépassement et une rupture dans les représentations courantes de notre imagination.
Ce Livre constitue donc un message sur la fin des temps inaugurée par le Christ ressuscité, à laquelle nous avons déjà part dans notre histoire, et qui s’ouvre sur l’accomplissement final victorieux de tout le plan de Dieu. Ce qui veut dire que les visions rapportées concernent autant notre vie de chrétiens dans l’Eglise de ce temps que l’entrée définitive de toute l’humanité dans le Royaume de Dieu.
Plusieurs structurations de ce livre nous sont possibles et ont été formulées par divers auteurs. Retenons pour le moment celle ci : après une grande vision, inaugurale, du ciel où Dieu trône en présence du Christ décrit comme un “agneau debout comme immolé” (4, - 5, 14), cette vision va se décomposer en 6 séries de 7 visions chacune, à partir des 7 sceaux du livre que tient entre ses mains le Christ-Agneau de Dieu :
- les 7 visions des 7 sceaux (6, 1 - 8, 6),
- les 7 visions des 7 trompettes (8, 7 - 11, 18),
- les 7 visions des 7 signes (12, 1 -14, 2),
- les 7 visions des 7 coupes de la colère de Dieu (15, 1 - 16, 21),
- les 7 visions de la chute de Babylone (17, 1 - 19, 5),
- les 7 visions de la consommation finale (19, 6 - 22, 5).
A noter que toutes ces séries de visions s’incrustent dans la série précédente et s’ouvrent à la série suivante.
Si l’on tient compte qu’après l’introduction du Livre (1, 1 - 8), la mission confiée par le Seigneur au visionnaire se fait également par l’intermédaire d’une vision préalable, dans laquelle l’auteur, qui y contemple le Christ en majesté, y reçoit la teneur de 7 lettres d’accompagnement qu’il doit communiquer aux 7 Eglises d’Asie Mineure, avec le message central qui leur rapporte toutes ses visions (1, 9 - 3, 22), nous constatons que ce Livre est composé de 7 septénaires de visions, avec, ici et là, quelques interludes non mentionnés ci-dessus.
2. Message
Cette 2ème partie de la “vision inaugurale” (4, 1 - 5, 14) fait suite à la présentation majestueuse de Dieu sur son trône, entouré de son “conseil” de 24 anciens qui gouvernent le Royaume des cieux par leur seule obéissance, dans une dépendance absolue, et des 4 “Vivants”, qui sont les prêtres du culte du Temple céleste et les grands adorateurs an nom de tout l’univers de la création animée. Dieu y est d’abord célébré comme le Créateur (4, 1 - 11). Il est maintenant introduit comme le Rédempteur qui a agi dans la mission du Christ.
En effet, cette 2ème partie de la vision est centrée autour du Christ, Sauveur et seul réalisateur du plan de salut de Dieu. Car lui seul, en raison de son obéissance jusqu’à la mort de la croix, et de sa résurrection victorieuse, est digne d’ouvrir les 7 sceaux du Livre que Dieu tient en sa main droite, et qui contient le plan secret de l’avènement de son Règne universel.
En 7, 17, il apparaît, plus clairement que dans le récit de notre vision, que l’Agneau partage le centre du trône de Dieu, ce qui est déjà suggéré ici, mais de manière plus “floue”. De plus ses 7 yeux et ses 7 cornes symbolisent toute la puissance et toute la clairvoyance de l’Esprit de Dieu, qui est l’Esprit du Christ, et Celui qui en transmet la victoire.
Un cantique nouveau célèbre la rédemption, universelle et sans limites, accomplie par le Christ “Agneau debout, comme immolé”, réalisateur du Nouvel Exode. Au verset 12, le culte rendu à l’Agneau est le même que celui rendu à Dieu en 4, 11, et, au verset 13, le culte est rendu conjointement et simultanément à Celui qui est assis sur le trône (Dieu) et à l’Agneau (le Christ), le Christ étant ainsi inclus dans l’identité du Dieu unique.
3. Decouvertes
Remarquons les images tirées de l’Ancien Testament, qui jalonnent toute cette vision inaugurale :
- l’arc en ciel, en 4, 3, renvoie à Genèse, 9, 12 - 17,
- les 24 anciens de 4, 4, à Isaïe, 24, 23 et Daniel, 7, 5,
- les éclairs,le tonnerre et les voix en 4, 5, à la théophanie d’Exode, 19, 16 - 19,
- les 4 Vivants aux Cherubim d’Ezéchiel, 1 et aux Seraphim d’Isaïe, 6, 2 - 3, dont le chant est également repris et adapté.
De même, dans cette seconde partie de la vision, au chapitre 5, les titres du Christ sont les titres traditionnels du Messie, et sont repris d’Isaïe, 11, 10 et de Genèse, 49, 9.
Au verset 6, le voyant “s’entend annoncer” la présence d’un “lion”, pour “voir” un “agneau, comme immolé”. D’où l’interprétation de sa victoire, proclamée au verset 5, comme celle du Christ en sa mort, celle de “l’agneau pascal” du Nouvel Exode, selon le Deutéro-Isaïe, 53, 7, mais agneau “debout” dans la puissance et la gloire de sa résurrection.
Les “cornes”, dans toutes les visions, symbolisent toujours la puissance, et les “yeux” la capacité réservée à Dieu de voir et d’agir partout où il le veut.
L’expression de l’universalisme, en 4 temps, “de toute race, langue, peuple et nation” nous revient 7 fois, chiffre de plénitude, dans tout le Livre de l’Apocalypse : en plus d’ici, en 7, 9; 10, 11; 11, 9; 13, 7; 14, 6; 17, 5. Elle traduit l’importance de la conversion de toutes les nations dans le message de ce Livre.
Le cercle des adorateurs s’élargit des versets 8 à 13, pour inclure l’univers entier.
4. Prolongement
Ce passage de la 2ème partie de cette vision peut être considéré comme le dévelopement de l’hymne de Philippiens, 2, 5 - 11 :
5 Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :
6 Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
7 Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme,
8 il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !
9 Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.
Prière
*Seigneur Jésus, tu es celui que nous découvrons, de façon toujours plus approfondie, dans ta dignité de Christ victorieux, d’agneau pascal debout comme immolé, porteur de toute l’ampleur de la puissance de l’Esprit de Dieu, tu es celui qui a accompli le salut sans limites pour toutes les nations, salut que tu continues de communiquer, jusqu’à la fin ultime des temps, par ton Esprit qui te rend présent à toutes les générations, et tu es celui qui partage integralement le trône de Dieu, digne de recevoir, avec le Père, dans l’Esprit, la louange incessante de tous les vivants : apprends-moi à t’accueillir dans ta grandeur ineffable, comme dans ton intimité la plus proche, à recentrer, sur ta personne, ta mission, ton mystère de mort-résurrection, toute ma relation à Dieu, dont je reçois tout, pour lui rendre tout, dans le “OUI” que j’essaye d’exprimer, comme mon engagement de chaque jour à te suivre, dans ton témoignage de vérité et d’amour, qui révèle celui qui est au dessus de tout. AMEN.
21.11.2002.*
Évangile : Luc 19, 41-44
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : ” Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront de retranchements, t’investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t’écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! ” .
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Avec ce passage, nous nous trouvons dans une nouvelle partie de l’Evangile de Luc : après l’Evangile de l’Enfance du Christ, la mise en route du ministère de Jésus, puis sa mission en Galilée (4, 14 - 9, 50), sa longue montée vers Jérusalem (9, 51 - 19, 27), nous rejoignons maintenant Jésus dans ses quelques jours de ministère à Jérusalem (19, 28 - 21, 38), ministère qui, de fait, va entraîner son rejet par la Ville Sainte.
Jésus commence par y prendre possession du Temple : ce qu’il réalise, suite à une entrée triomphale dans la Cité Sainte, sur laquelle cependant il se met à pleurer (Luc, 19, 28 - 48, section dans laquelle se situe notre page d’aujourd’hui), et dont il va purifier le Temple, avant d’y affirmer son autorité de porte-parole de Dieu, en dépit de l’hostilité croissante qu’il va y renconter (20, 1 - 21, 4).
Il sera ainsi amené à proférer le jugement de Dieu sur Jérusalem dans son dernier discours, où il parlera également de la fin des temps qu’il vient inaugurer dans sa mort et sa résurrection ( 21, 5 - 38).
2. Message
Une fois donc entré en procession solennelle dans Jérusalem, et juste avant de purifier le Temple, d’en prendre possession et de s’y installer en faisant remarquer qu’il est lui-même leTemple de Dieu (19, 45 - 46), Jésus pleure sur la Ville Sainte.
Son attitude contraste ici avec celle qu’il avait eue lors de son rejet de son village de Nazareth, aux premiers jours de son ministère public, rejet au travers duquel il était passé, poursuivant son chemin (4, 16 - 30), ainsi qu’avec son refus de punir le village Samaritain qui n’avait pas accepté de les recevoir au début de sa route vers Jérusalem (9, 51 - 55).
La réaction de Jésus s’explique ici par le fait que les chefs religieux d’Israêl le rejettent dès son arrivée (19, 39), et que Jérusalem (dont le Nom signifie “la paix”) ne va pas discerner ce qui est en cause pour elle dans le passage de Jésus, et reconnaître en lui l’agent de la Parole même de Dieu, porteur de la paix de Dieu.
Pour cette raison, Jésus, qui pressent tout cela, dès son premier contact, se met à pleurer sur la Ville. parce qu’il aime cette ville et ce qu’elle représente pour tout Israël, et souffre de la voir manquer l’occasion que crée sa visite. Le jugement qu’il porte sur elle est en même temps une prise en charge remplie de compassion et de pitié : amour et vérité sont pour lui une seule et unique démarche (voir Psaume 85, 9 - 12).
3. Decouvertes
Cette lamentation de Jésus est à lire dans le contexte des réactions de tous les prophètes souffrants de la Bible, le Moïse du Deutéronome, Isaïe, Osée, .Jérémie, le 2ème Prophète Isaïe, tous saisis dans le chagrin de Dieu sur son peuple rebelle.
Le grand amour de Jésus pour le peuple de Dieu (que résume Jérusalem en tant que centre d’Israël et lieu du Temple de Dieu), tel qu’il apparaît dans cette page (19, 41 - 42), prendra une expression renouvelée lorsqu’il s’adressera en termes semblables aux filles de Jérusalem qu’il rencontrera sur le chemin du Golgotha, au terme de sa passion (23, 27 - 31).
Dans les versets 43 - 44, comme en 21, 20 - 24, Luc s’inspire, semble-t-il, de ce qu’il a appris de la ruine de .Jérusalem survenue en 70, c’est-à-dire quelques années avant la rédaction de son Evangile.
Mais le message en est plus profond, car ces versets s’inscrivent dans la longue série des discours des prophètes à l’encontre de Jérusalem, et visent les chefs religieux de la Ville Sainte, qui vont réitérer les erreurs de leurs ancêtres.
Dès le verset 42, Jésus parle le langage du Roi-Juge qui prononce une sentence de condamnation sur la Ville qui n’a pas compris que c’est maintenant qu’elle doit accueillir en lui le salut de Dieu et l’accomplissement de tout le dessein de Yahvé sur son peuple.
C’est ici la 1ère des 3 annonces de la ruine de la Ville que Jésus proclame dans cet Evangile de Luc : voir également, 21, 20 - 24 et 23, 28 - 31.
4. Prolongement
Jamais Jésus ne condamne absolument, irrémédiablement. Il essaye de faire comprendre la situation de “malheur” dans laquelle se place celui qui refuse le chemin de Dieu qu’il nous trace.
Relire ce qu’il déclare aux riches et aux repus (6, 24 - 25), aux Pharisiens (11, 42 - 47), ce qu’il dit de celui qui fait chuter son frère (17, 1), sa parole à Judas qui va le trahir (22, 22 - 23).
Chaque fois, il emploie le mot “malheureux”, constatant ainsi un fait, un état, une situation, mais sans lancer à ce propos l’invectice “malheur à…”, qui implique une dimension de menace. La miséricorde est toujours en lui prête à sa manifester. Jésus pleure sur ceux qui ne le reconnaissent pas pour ce qu’il apporte de la part de Dieu.
Prière
*Seigneur Jésus, au moment d’entrer dans ta Passion, ta Mort et ta Résurrection, tu prends encharge tous ceux qui te suivent ou refusent de te suivre, et, dans ce dernier cas, tu te fais, avec miséricorde, serviteur de la vérité du salut de Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité : aide-moi à découvrirr à quel point tu portes mon existence, à quel point tu es près de moi, et habites en moi dans la force de ton Esprit, et à sans cesse me référer à toi dans toutes mes démarches, marquées par la grande concfiance avec laquelle je me tourne vers toi et par ton envoi au service de mes frères. AMEN.
20.11.2003.*