📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Maccabées 6, 18-31
DU 2ème LIVRE DES MARTYRS D’ISRAËL
Texte
18 Eléazar, un des premiers docteurs de la Loi, homme déjà avancé en âge et du plus noble extérieur, était contraint, tandis qu’on lui ouvrait la bouche de force, de manger de la chair de porc.
19 Mais lui, préférant une mort glorieuse à une existence infâme, marchait volontairement au supplice de la roue,
20 non sans avoir craché sa bouchée, comme le doivent faire ceux qui ont le courage de rejeter ce à quoi il n’est pas permis de goûter par amour de la vie.
21 Ceux qui présidaient à ce repas rituel interdit par la loi le prirent à part, car cet homme était pour eux une vieille connaissance; ils l’engagèrent à faire apporter des viandes dont il était permis de faire usage, et qu’il aurait lui-même préparées; il n’avait qu’à feindre de manger des chairs de la victime, comme le roi l’avait ordonné,
22 afin qu’en agissant de la sorte, il fût préservé de la mort et profitât de cette humanité due à la vieille amitié qui les liait.
23 Mais lui, prenant une noble résolution, digne de son âge, de l’autorité de sa vieillesse et de ses vénérables cheveux blanchis dans le labeur, digne d’une conduite parfaite depuis l’enfance et surtout de la sainte législation établie par Dieu même, il fit une réponse en conséquence, disant qu’on l’envoyât sans tarder au séjour des morts.
24 “A notre âge, ajouta-t-il, il ne convient pas de feindre, de peur que nombre de jeunes, persuadés qu’Eléazar aurait embrassé à 90 ans les mœurs des étrangers,
25 ne s’égarent eux aussi, à cause de moi et de ma dissimulation, et cela pour un tout petit reste de vie. J’attirerais ainsi sur ma vieillesse souillure et déshonneur,
26 et quand j’échapperais pour le présent au châtiment des hommes, je n’éviterai pas, vivant ou mort, les mains du Tout-Puissant.
27 C’est pourquoi, si je quitte maintenant la vie avec courage, je me montrerai digne de ma vieillesse,
28 ayant laissé aux jeunes le noble exemple d’une belle mort, volontaire et généreuse, pour les vénérables et saintes lois.” Ayant ainsi parlé, il alla tout droit au supplice de la roue,
29 mais ceux qui l’y conduisaient changèrent en malveillance la bienveillance qu’ils avaient eue pour lui un peu auparavant, à cause du discours qu’il venait de tenir et qui à leur point de vue était de la folie.
30 Lui, de son côté, étant sur le point de mourir sous les coups, dit en soupirant : “Au Seigneur qui a la science sainte, il est manifeste que, pouvant échapper à la mort, j’endure sous les fouets des douleurs cruelles dans mon corps, mais qu’en mon âme je les souffre avec joie à cause de la crainte qu’il m’inspire.”
31 Il quitta donc la vie de cette manière laissant dans sa mort, non seulement à la jeunesse, mais à la grande majorité de la nation, un exemple de courage et un mémorial de vertu.
Commentaire
1. Situation
Le 2nd Livre des Maccabées est l’oeuvre d.un auteur inconnu, qui a abrégé une oeuvre antérieure en 5 volumes qui avait été écrite par un certain Jason de Cyrène (voir 2 Maccabées, 2, 23).
Ce travail de reprise et de résumé a été réalisé très probablement en Egypte, et antérieurement à la rédaction du 1er Livre des Maccabées. Ce 2nd Livre commence par 2 lettres, traduites en grec de l’hébreu, et adressées à leurs frères Juifs Egyptiens par leurs frères de Palestine, pour les inviter à célébrer la re- Dédicace du Temple qu’avait effectuée Judas Maccabée en 161. L’une de ces lettres est datée de l’an 124 avant JC.
Jason de Cyrène, qui demeure l’auteur principal et la source de notre livre Biblique, se révèle, à travers son oeuvre ainsi résumée, comme un Juif de tradition orthodoxe, mais très habile dans l’art grec de la narration.
Pour écrire son inlportant ouvrage, il a utilisé les mêmes sources que l’auteur du 1er Livre des Maccabées : une tradition sur Judas Maccabée, une chronique des rois Séleucides, des archives du Temple de Jérusalem, ainsi que d’autres “mémoires”.
L’inconnu qui a résumé son oeuvre semble bien être un Juif Pharisien ou proche des Pharisiens.
Il est intéressant de noter comment se développe ce 2nd Livre des Maccabées, pour mieux le situer face au 1er, habituellement mieux connu :
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l.ettres aux Juifs d’Egypte (1, 1 - 2, 18),
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Préface de l’auteur qui a résumé l’oeuvre de Jason de Cyrène (2, 19 - 32),
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Déclin de la fonction de Grand Prêtre en Israël (3, 1 - 4, 50),
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Antiochus Epiphane impose culture et religion grecques (5, 1 - 7, 42),
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Triomphe du Judaïsme avec Judas Maccabée (8, 1 - 10, 9),
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I.es autres combats de Judas (10, 10 - 15, 19).
Notre passage se situe juste avant le début de la résistance de Judas Maccabée et de ses frères. C’omme les 2 Livres des Maccabées de notre Bible traitent du même sujet, à partir de sources communes, on comprend que notre liturgie emprunte, tout à tour, à l’un et à l’autre, les pages qu’elle nous propose, pour mieux respecter la chronologie des événements.
2. Message
Pour témoigner de sa fidélité au Dieu d’Israël en obéissant à la Loi de Moïse, le vieillard Eleazar, homme connu dans le pays et probablement un “docteur de la Loi”, n’hésite pas à affronter supplice, torture et mort violente.
A travers son refus intransigeant de désobéir à un point de la Loi, c’est, en fait, son adhésion entière à la volonté de Dieu qu’il manifeste par son attitude inflexible.
Ce vieillard , qui ne cherche qu’à vivre en vérité devant Dieu et devant les hommes, se montre parfaitement lucide sur l’enjeu de sa démarche, qu’il veut remplie de fidélité, de noblesse et de dignité, conscient qu’il est de la valeur d’exemple de son comportement, et donc du modèle qu’il doit être, en raison de son grand âge, pour toutes les générations du peuple d’Israël.
C’est la raison pour laquelle il refuge absolument, et avec la plus grande netteté possible, tout subterfuge, ou toute tromperie,qui lui aurait sauvé la vie en ce jour, mais en le détournant du témoignage qu’il lui appartenait de rendre ainsi publiquement au seul Dieu d’Israël.
3. Decouvertes
D’après le terme employé, Eléazar est une “scribe”. Dans ler 4ème Livre des Maccabées (livre non repris dans aucune Bible), où son histoire est racontée bien plus longuement, il est présenté comme un “prêtre” (4 Maccabées, 5, 4). La fonction que cache ce mot “scribe” n’est pas définie, mais elle ne peut se réduire à un rôle de “copieur” de documents ou d’écrivain sous dictée. Notre texte précise bien qu’Eléazar avait une fonction officielle, qu’il était donc de ce fait très connu, et qu’il était, de plus, homme de prestance et de dignité.
Manger de la viande du porc était interdit par le Torah (Lévitique, 11, 7 - 8 et Deutéronome, 12, 8), et très mal vu par les prophètes (Isaïe, 65, 4 et 66, 3).
Le texte ne nous dit pas si ceux qui agissent au nom du roi et veulent forcer Eléazar à manger de la viande de porc étaient des Juifs ou des païens.
La méthode de torture n’est pas identifiée de manière claire. Il semble qu’il s’agit d’un appareil de torture servant à appliquer la bastonnade.
Ce récit est plein d’éclat et de contrastes : les derniers mot sont destinés à susciter l’émotion des lecteurs.
Eléazar refuse toute contradiction entre sa vie privée et sa vie publique. Il fait preuve, avec beaucoup de force, de constance tenace, de fidélité, de vérité et de dignité. Il est, de ce fait, un modèle de “vertu”, symbolisant, tout Juif qu’il était, et de façon bien plus évidente que les fonctionnaires royaux, la vertu telle qu’elle était définie dans la culture grecque classique. Dans ce récit, il n’est pas question pour Eléazar de retrouver la vie qu’il est train de perdre par son témoignage de vérité. Cet homme ne cherche aucune récompense : il lui suffit de vivre et de mourir avec noblesse et dignité.
4. Prolongement
Même si pour nous les demandes de la Loi Juive ne s’appliquent plus, et nous savons que Paul a combattu avec beaucoup de force pour qu’il en soit ainsi, la nécessité demeure de témoigner en faveur de ce que nous croyons être la vérité, et d’obéir ainsi positivement à la volonté de Dieu.
Tout au long de son ministère, Jésus a fait preuve de la même droiture constante face à son projet de nous rendre valeur, dignité, liberté libérée, “fils”, “héritiers et cohéritiers” avec lui des biens de ce monde :
37 Que votre langage soit : “Oui ? oui”, “Non ? non” : ce qu’on dit de plus vient du Mauvais.
17 En formant ce projet, aurais-je donc fait preuve de légèreté ? Ou bien mes projets s’inspirent-ils de la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ?
18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n’est pas oui et non.
19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui.
20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’” Amen ” à Dieu pour sa gloire.
2 fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu.
Prière
*Seigneur Jésus, tu attends de nous que notre OUI soit OUI et que notre NON soit NON : que ton Esprit se vérité, qui habite en nous et qui nous conduit à reproduire ton image et tes attitudes, me rende capable de rendre ainsi toujours témoignage à toute la vérité de ce que je vis, de ce que je cherche, de ce que je pense. AMEN.
18.11.2003.*
Évangile : Luc 19, 1-10
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
1 Entré dans Jéricho, il traversait la ville.
2 Et voici un homme appelé du nom de Zachée ; c’était un chef de publicains, et qui était riche.
3 Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille.
4 Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là.
5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : ” Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. “
6 Et vite il descendit et le reçut avec joie.
7 Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : ” Il est allé loger chez un homme pécheur ! “
8 Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : ” Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. “
9 Et Jésus lui dit : ” Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham.
10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses dsiciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l’Evangile, qui s’étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu’il réagit à toutes les situations qu’il rencontre.
Nous retrouvons Jésus, ce jour, au terme de la dernière section de cette marche en direction de la Ville Sainte (17, 11 - 19, 27), à laquelle correspond une 3ème et dernière série d’instructions qu’il donne à ses disciples, pour les former en vue de suivre, à leur tour et comme lui, leur propre chemin.
Parvenu maintenant à Jéricho, donc tout proche de Jérusalem, il exerce une dernière fois son ministère auprès de 2 exclus, un mendiant aveugle, qu’il guérit et dont il se fait un disciple, et un chef local de collecteurs d’impôts, du nom de Zachée (18, 35 - 19, 10) : notre page de ce jour.
2. Message
Jésus prend l’initiative de répondre à la curiosité de Zachée, un homme qui désire voir qui il est. En s’invitant chez Zachée, Jésus dépasse, en l’accomplissant, le souhait de cet homme.
Une fois de plus, rien n’arrête Jésus quand il s’agit de mettre un homme debout dans la perspective du salut: il s’en va donc aujourd’hui loger chez un pécheur public, chez un individu que tous prenaient soin d’éviter. Il vient sauver ce qui était perdu, et considéré comme irrémédiablement exclu.
Cette démarche à la fois accomplit et révèle ce qui se passe en cet homme qu’il rencontre : une réelle conversion, la transmission gratuite du salut. Le quasi impossible s’est réalisé : bien qu’il soit plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des des cieux, Zachée, l’homme immensément riche, est sauvé.
Rien n’est impossible à Dieu, rien n’est impossible à Jésus Sauveur. Allons relire la discussion entre Jésus et ses disciples, suite au refus du riche notable de vendre ses biens pour suivre Jésus (Luc, 18, 24 - 27).
Cette conversion de Zachée se manifeste par 2 attitudes face à l’argent : la justice, en rendant au quadruple -c’est-à-dire au-delà de ce qui est requis - ce qu’il a pris injustement dans l’exercice de ses fonctions de publicain (qui se payait, en exigeant pour lui un supplément important de l’impôt qu’iJ collectait pour la puissance occupante), et le partage de ses biens (dont il déclare donner 50 % aux pauvres).
Pour Jésus, les exclus ont toujours eu la priorité, bien que sans exclusivité : à la façon de Yahvé-Dieu, tel qu’il se présente dans l’image et l’activité du pasteur-berger en Ezéchiel, 34, 16, Jésus part à la recherche de ceux qui sont perdus, manifestant une fois de plus la miséricorde de Dieu.
Rappelons-nous que, face aux reproches des Pharisiens qui l’accusaient de fréquenter les pécheurs publics et de manger avec eux, Jésus avait magnifiquement répondu par les 3 paraboles de la miséricorde (la brebis perdue, la drachme perdue, le Père, son fils prodigue et son fils aîné) tout au long du chapitre 15 de cet Evangile de Luc. Nous sommes bien ici en présence d’une attitude constante de l’engagement missionnaire de Jésus.
3. Decouvertes
Au verset 2, Zachée, dont le nom signifie “propre” : exclu comme publicain “collecteur d’impôts”, il répond généreusement à l’appel de Dieu, tel Lévi, en 5, 27 - 32. De plus, il est manifestement très riche, un de ceux dont Jésus répète à l’envie que leurs biens sont un obstacle au salut (Luc, 18, 18 - 27; 16, 13 - 15, suite à la parabole du gérant trompeur; 6, 24 - 26, suite aux béatitudes).
Au verset 5, Jésus répond immédiatement à un appel concernant sa mission : un homme est à sauver, il DOIT y aller. C’est un impératif: “II me faut aujourd’hui”…
Au verset 8, la déclaration de Zachée sur le remboursement et le partage manifeste qu’il a reçu le pardon et le salut. Ce qu’il décide ne lui mérite pas le salut gratuit de Dieu, c’en est le signe: voir le cas semblable, en 7, 47, de la pécheresse qui verse du parfum sur les pieds de Jésus.
A propos de la traduction du présent utilisé par Zachée pour affirmer : ” je fais don…, je rends au quadruple”, on choisit habituellement d’interpréter ce présent comme l’annonce d’un futur qui va suivre quasi immédiatement. Certains cependant lisent ce présent comme “itératif”’, c’est-à-dire signifiant une démarche ordinaire et habituelle. Dans le 1er cas, la rencontre inattendue et gratuite de Jésus est le moteur immédiat de sa réponse, dans le 2nd, Zachée aurait déjà été mystérieusement converti auparavant, conversion que Jésus viendrait révéler. Seule la 1ère hypothèse est vraiment en cohérence avec les paroles de Jésus aux versets 9 et 10.
Au verset 9, Zachée est déclaré “fils d’Abraham”, membre de l’Israël nouveau que Jésus constitue, et où tous, absolument tous, sont appelés, même les exclus.
4. Prolongement
L’histoire de Zachée est notre histoire, celle de ceux qui, un jour, dans la rencontre de Jésus, sont devenus disciples, ou font quotidiennement la rencontre de Jésus dans l’Esprit Saint qui nous habite :
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Chaque fois que nous nous mettons en recherche, que nous nous réinterrogeons sur la question du “sens” de notre existence, il nous est donné de redécouvrir la gratuité du don de Dieu et sa miséricorde.
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Comme le répète fortement Paul dans ses Lettres aux Galates et aux Romains, et comme cet enseignement est résumé dans la Lettre, plus tardive, aux Ephésiens (Ephésiens, 2, 4 - 10), c’est par grâce que nous sommes sauvés, moyennant la foi (lire aussi Romains, 3, 22 - 23).
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Notre foi s’exprime normalement par la charité (Galates, 5, 6). D’autre part, .Jésus nous a répété que le signe de reconnaissance des disciples, c’est l’amour fraternel (Jean, 13, 34 - 35).
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L’amour, c’est donner sa vie à la façon de Jésus, qui nous transmet l’amour qu’il a reçu du Père (Jean, 15, 9 et 13; 1 Jean, 3, 16). Cet amour doit se manifester en actes et en vérité (1 .Jean, 3, 18) : ce qui veut dire mettre l’autre ou les autres debout, ce qui implique justice et respect de tout homme, ainsi que partage : à titre personnel, comme dans le cadre de nos appartenances communautaires (membres d’un pays “riche” face au Tiers-Monde, vivant une existence comfortable face au Quart-Monde. )
Prière
*Seigneur Jésus, réapprends-moi à me tourner vers toi avec une curiosité sans cesse renouvelée, qui me permette de te rencontrer, dans le mystère de ton unité avec l’Esprit, en allant vers le Père, de cette façon, renouvelle l’être nouveau que tu m’as ainsi donné de devenir, convertis mon coeur et donne-moi de me laisser conduire par toi, en acceptant la transformation et le changement de tous mes comportements. AMEN.
18.11.2003.*