📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Daniel 1, 1-20
DU LIVRE DE DANIEL
Texte
1 En l’an trois du règne de Joiaqim, roi de Juda, Nabuchodonosor, roi de Babylone, s’en vint à Jérusalem et l’investit.
2 Le Seigneur livra entre ses mains Joiaqim, roi de Juda, ainsi qu’une partie des objets du Temple de Dieu. Il les emmena au pays de Shinéar et déposa les objets dans le trésor de ses dieux.
3 Le roi dit à Ashpenaz, chef de ses eunuques, de prendre d’entre les gens d’Israël quelques enfants de race royale ou de grande famille
4 ils devaient être sans tare, de belle apparence, instruits en toute sagesse, savants en science et subtils en savoir, aptes à se tenir à la cour du roi; Ashpenaz leur enseignerait les lettres et la langue des Chaldéens.
5 Le roi leur assignait une portion journalière des mets du roi et du vin de sa table. Ils seraient éduqués pendant trois ans; après quoi, ils auraient à se tenir devant le roi.
6 Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaèl et Azarias, qui étaient des Judéens.
…
8 Daniel, ayant à coeur de ne pas se souiller en prenant part aux mets du roi et au vin de sa table, supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure.
9 Dieu accorda à Daniel de trouver auprès du chef des eunuques grâce et miséricorde.
10 Mais le chef des eunuques dit à Daniel : “Je redoute Monseigneur le roi; il vous a assigné chère et boisson et, s’il vous voit le visage émacié plus que les enfants de votre âge, c’est moi qui, à cause de vous, serai coupable aux yeux du roi.”
11 Daniel dit alors au garde que le chef des eunuques avait assigné à Daniel, Ananias, Misaèl et Azarias
12 “Je t’en prie, mets tes serviteurs à l’épreuve pendant dix jours : qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire.
13 Tu verras notre mine et la mine des enfants qui mangent des mets du roi, et tu feras de tes serviteurs selon ce que tu auras vu.”
14 Il consentit à ce qu’ils lui demandaient et les mit à l’épreuve pendant dix jours.
15 Au bout de dix jours, ils avaient bonne mine et ils avaient grossi plus que tous les enfants qui mangeaient des mets du roi.
16 Dès lors, le garde supprima leurs mets et la portion de vin qu’ils avaient à boire et leur donna des légumes.
17 A ces quatre enfants Dieu donna savoir et instruction en matière de lettres et en sagesse. Daniel, lui, possédait le discernement des visions et des songes.
18 Au terme fixé par le roi pour qu’on les lui amenât, le chef des eunuques les conduisit devant Nabuchodonosor.
19 Le roi s’entretint avec eux, et dans le nombre il ne s’en trouva pas tels que Daniel, Ananias, Misaèl et Azarias. Ils se tinrent donc devant le roi
20 et, sur quelque point de sagesse ou de prudence qu’il les interrogeât, le roi les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et devins de son royaume tout entier.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de Daniel ne porte pas le nom de son auteur, mais du principal personnage qui en est le sujet.
On ne sait pas qui est ce “Daniel” : ni l’un des fils de David (1 Chroniques, 3, 1), ni l’un des captifs de retour de Babylone après l’exil (Esdras, 8, 2 et Néhémie, 10, 7), ni l’illustre contemporain de Noé ou de Job, dont parle Ezéchiel en le nommant “Danel” (Ezéchiel, 14, 14 et 20), ainsi que le livre de la Sagesse (Sagesse, 28, 3). Tout au plus, peut-on dire, ce nom de “Daniel” signifie “mon juge, c’est Dieu” ou “Dieu a jugé”.
Ce Livre de Daniel se divise en 2 parties sensiblement égales :
- 6 histoires édifiantes concernant Daniel et ses 3 compagnons à la cour royale de Babylone (Daniel, 1 - 6),
- 4 visions de 4 royaumes, dans lesquels se trouvent les Juifs depuis la conquête de Juda par Babylone, jusqu’à l’établissement pour eux du Royaume même du Dieu d’Israêl.
Ce qui veut dire qu’on ne peut comprendre ce Livre de Daniel sans un regard sur les grands empires qui se sont succédé au Moyen Orient : l’empire Babylonien (605 - 539), l’empire Perse (550 - 331), l’Empire Grec d’Alexandre le Grand et ses successeurs, dont, parmi enx, les dynasties des Ptolémées en Egypte et des Séleucides en Syrie (336 - 164).
Le dernier de ces rois Séleucides, Antiochus Epiphane (175 - 164), prit la décision politique d’hélléniser les Juifs de Palestine, et de les forcer ainsi à abandonner Ia religion de leurs pères pour se rallier aux cultes païens du reste de son royaume. Ce qui entraîna la révolte réussie des frères Maccabées (voir 1 et 2 Maccabées), et ce qui constitue également le thème de base du Livre de Daniel.
Le livre de Daniel nous offre ainsi une réflexion sur cette relation conflictuelle entre la religion d’Israël et le paganisme, en essayant de se situer du point de vue de Dieu. En nous montrant que Dieu a prévu et toléré ces événements, le Livre de Daniel nous révèle la supériorité de la Sagesse d’Israël, ainsi que la maîtrise de Dieu sur tous les événements de l’histoire des hommes (Daniel, 2, 21 ).
Dans la 1ère partie de son Livre (Daniel, 1 - 6), l’auteur de Daniel nous raconte des “histoires” ou “récits” dans le but de nous livrer un enseignement moral. Ces récits peuvent être de pures inventions de l’auteur ou des développements très libres à partir d’événements réels.
Dans la 2nde partie de son l..ivre (Daniel, 7 - 12), l’auteur s’exprime selon le genre “apocalyptique”, fait de révélations mystérieuses, de visions fantastiques, de rencontres d’anges ou messagers célestes, le tout pour nous annoncer l’établissement d’un Règne défintif de Dieu à la fin des temps.
Dans de tels récits, des événements réels du passé, et antérieurs à l’auteur, sont présentés comme des prophéties de l’avenir. Cette seconde partie, dans son ensemble, nous offre une vision divine de l’histoire des hommes, située dans le plan de Dieu. L’auteur a dû écrire son livre peu de temps avant la mort du roi persécuteur Antiochus Epiphane, soit vers 165. On ne sait si cet auteur est unique, on pense volontiers qu’il ne l’est pas, mais le Livre est suffisamment unifié pour indiquer au moins une même école de pensée, au cas où il serait l’oeuvre de plusieurs.
Notre page nous raconte la 1ère des 6 histoires édifiantes de la 1ère partie du Livre.
2. Message
Cette 1ère histoire sert d’abord d’introduction aux personnages qu’on va retrouver dans les 5 récits suivants. Daniel et ses 3 compagnons sont ici mis sur un pied d’égalite, ce qui ne sera plus Ie cas dans les chapitres suivants du livre, où Daniel, sauf dans l’épisode des 3 jeunes gens dans la Fournaise (Daniel, 3), aura un rôle prédominant.
Le thème de cette 1ère histoire est le suivant : Dieu n’a pas permis que ces 4 jeunes gens, situés à l’époque Babylonienne, aient à souffrir de leur refus de prendre la nourriture et la boisson des païens. II va donc également venir en aide aux Juifs croyants qu’Antiochus Epiphane persécute parce qu’ils refusent de violer la Loi de Moïse.
3. Decouvertes
Au verset 8, cette histoire étant censée se dérouler au tournant du début du 6ème siècle avant notre ère, l’auteur ne tient pas compte des lois plus libérales, alors en vigueur, snr la nourriture, et qui étaient contenues dans le Livre de l’Exode (Exode, 21 - 23), ainsi que dans le Code de Sainteté du Lévitique (Lévitique, 17 - 26).
De plus, quand l’auteur du 2nd Livre des Rois (2 Rois, 25, 29 - 30) nous rapporte que le roi juif exilé Jéhoiachim recevait chaque jour sa part de nourriture de la table du roi de Babylone, il n’y trouve rien à redire.
L’auteur du Livre de Daniel se montre bien un homme de son temps, du 2ème siècle, époque où l’abstinence de toute nourriture païenne était un critère majeur de Ia fidélité au Judaïsme orthodoxe.
Aux versets 17 - 20, l’auteur prépare les récits suivants, en montrant à quel point Dieu avait fait don d’une sagesse hors du commun à Daniel et à ses compagnons. Ce qui va, en particulier, justifier la capacité remarquable qu’avait Daniel d’interpréter les songes.
4. Prolongement
Jésus nous a libérés de tous ces préceptes alimentaires du Judaïsme. Relire quelques passages importants sur ce point :
17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et Joie dans l’Esprit Saint.
16 Dès lors, que nul ne s’avise de vous critiquer sur des questions de nourriture et de boisson, ou en matière de fêtes annuelles, de nouvelles lunes ou de sabbats.
17 Tout cela n’est que l’ombre des choses à venir, mais la réalité, c’est le corps du Christ.
18 Que personne n’aille vous en frustrer, en se complaisant dans d’humbles pratiques, dans un culte des anges : celui-là donne toute son attention aux choses qu’il a vues, bouffi qu’il est d’un vain orgueil par sa pensée charnelle,
19 et il ne s’attache pas à la Tête, dont le Corps tout entier reçoit nourriture et cohésion, par les jointures et ligaments, pour réaliser sa croissance en Dieu.
20 Du moment que vous êtes morts avec le Christ aux éléments du monde. pourquoi vous plier à des ordonnances comme si vous viviez encore dans ce monde ?
21 ” Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ”,
22 tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même! Voilà bien les prescriptions et doctrines des hommes !
23 Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d’humilité qui ne ménage pas le corps; en fait elles n’ont aucune valeur pour l’insolence de la chair .
1 L’esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques,
2 séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience :
3 ces gens-Ià interdisent le mariage et l’usage d’aliments que Dieu a créés pour être pris avec action de grâces par les croyants et ceux qui ont la connaissance de la vérité.
4 Car tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n’est à proscrire, si on le prend avec action de grâces :
5 la parole de Dieu et la prière le sanctifient.
Seul le souci de ne pas scandaliser un frère “faible” peut justifier une abstinence quelconque de nourriture, et ce, au nom de la charité (Romains, 14, 13 - 23).
L’exigence du Royaume qu’annonce Jésus est ailleurs, et elle n’est pas moins grande, bien au contraire :
12 Vous donc, les élus de Dieu, ses saints et ses bien-aimés, revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience ;
13 supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l’un a contre l’autre quelque su.jet de plainte; le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour.
14 Et puis, par-dessus tout, la charité, en laquelle se noue la perfection.
15 Avec cela, que la paix du Christ règne dans vos coeurs : tel est bien le terme de l’appel qui vous a rassemblés en un même Corps. Enfin vivez dans l’action de grâces !
16 Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance: instruisez-vous en toute sagesse par des admonitions réciproques. Chantez à Dieu de tout votre coeur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés.
17 Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit tou.jours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père !
Prière
*Seigneur Jésus, toutes les exigences de la Loi Juive ont été remplacées par ta personne, tu nous invites donc à te suivre en tout, et au-delà de tout, et à ne nous attacher à rien sinon à toi, ta Parole et tes gestes de miséricorde, à imiter en toutes circonstances : donne-moi le regard du pauvre qui s’appuie toujours sur toi dans la confiance, comptant que ta Parole s’accomplisse, même si elle nous surprend, et que, dans la mesure où nous devenons pauvres de nous-mêmes, la richesse de ta présence en ton Esprit Saint nous envahisse intérieurement, et nous pousse à rayonner ton visage et ton message de salut. AMEN.
24.11.2003.*
Évangile : Luc 21, 1-4
DE L’EVANGILE de LUC
Texte
1 Levant les yeux, il vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
2 Il vit aussi une veuve indigente qui y mettait deux piécettes,
3 et il dit : ” Vraiment, je vous le dis, cette veuve qui est pauvre a mis plus qu’eux tous.
4 Car tous ceux-là ont mis de leur superflu dans les offrandes, mais elle, de son dénuement, a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem, où il vient maintenant d’entrer dans une procession triomphale, ce qui ne l’empêche pas de pleurer sur cette Ville Sainte qui ne va pas, finalement, l’accueillir. Et voici qu’il prend, en quelque sorte, possession du Temple, et s’y installe pour y lancer son message.
2. Message
Jésus, installé dans le Temple depuis son entrée à Jérusalem, continue d’y enseigner la Bonne Nouvelle du salut.
Ce qui ne l’empêche pas d’être présent à tout ce qui se passe dans le Lieu Saint, et d’interpréter, en fonction de cette Bonne Nouvelle, les gestes dont il est le témoin.
C’est ainsi qu’il souligne le contraste entre la largesse des riches, qui donnent de leur superflu, avec la générosité d’une pauvre veuve, qui, elle, donne son nécessaire, tout ce qu’elle a pour vivre.
Jésus loue l’attitude intérieure de cette pauvre femme, ouverte au don total d’elle-même, attitude que prône le message de Jésus, et qui s’achève dans la béatitude des pauvres.
3. Decouvertes
Au cours de son enseignement dans le Temple, Jésus a été plusieurs fois interrompu par ses advcersaires, qui l’ont interrogé sur la source de son autorité (20, 1 - 8), puis sur l’impôt à payer à l’empereur (20, 20 - 26), ainsi que sur la résurrection (20, 27 - 40), sans parvenir à le prendre en défaut.
Jésus, de son côté, leur a lancé la parabole des vignerons homicides (20, 9 - 19), les a interrogés sur l’identité du Messie (20, 41 - 44), avant de mettre en garde ses disciples et la foule face à l’attitude des scribes (20, 45 - 47).
Suite à cet épisode sur l’obole de la veuve, Jésus, à partir d’une remarque qu’il entend sur la beauté du Temple, commence son dernier discours, ses dernières paroles avant d’ entrer dans l’événement de la passion (21, 5 - 38).
C’est à partir du mot “veuve” que notre passage est relié à celui qui le précède. Jésus vient, en effet, de dire que les scribes dévorent les biens des veuves (20, 47), alors que le culte véritable dû à Dieu implique que l’on pratique la justice, et que l’on aide ceux et celles qui, comme cette veuve, sont dans le besoin.
Les offrandes déposées dans le tronc servant à l’entretien duTemple, on peut également penser que Jésus conteste ici le contexte et l’enseignement religieux qui poussent une pauvre femme très généreuse à donner le peu qu’elle a pour une institution appelée à disparaître (le Temple), comme Jésus va le dire dès le paragraphe suivant de l’Evangile, au début de son dernier discours (21, 8 - 38).
Notons que la générosité de cette femme annonce celle de Jésus, le serviteur de Dieu, que rien n’arrête dans le don de lui-même.
4. Prolongement
Dès la résurrection de Jésus, l’idéal de la communauté chrétienne, qui nous est présenté, est celui d’une communauté de partage, dans laquelle on met ses biens en commun, et qui est fondée sur l’égalité de tous (Colossiens, 3,11) dans le Christ, dont nous sommes, toutes et tous, appelés à reproduire l’image (Romains, 8, 29).
Nos communautés ecclésiales doivent, en effet, être signes du Royaume de Dieu, inauguré par Jésus ressuscité (Actes, 4, 32 - 36; Galates, 2, 9 - 10 et 1 Corinthiens, 16, 1).
Prière
*Seigneur Jésus, tu as vécu en pauvre, ouvert aux biens de ce monde, sans pour autant les posséder, tu nous as donné l’exemple de la générosité totale dans le don de toi-même jusqu’à ta mort sur une croix, terme de ton existence risquée dans l’obéissance au Père, pour le service de tes frères et soeurs en humanité, et tu t’es ainsi réellement fait pauvre, à la façon de Dieu, pour nous enrichir de ta pauvreté : mets-en moi l’authentique pauvreté d’un coeur aui partage tout ce qu’il est et tout ce qu’il a, et qui traduit cette attitude intérieure dans toutes les circonstances et situations personnelles, sociales et communautaires, que je rencontre dans mon parcours de disciple, quand j’essaye de marcher à ta suite. AMEN.
25.11.2002.*