📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Apocalypse 14, 14-19

DE L’APOCALYPSE

Texte

14 Et voici qu’apparut à mes yeux une nuée blanche et sur la nuée était assis comme un Fils d’homme, ayant sur la tête une couronne d’or et dans la main une faucille aiguisée.
15 Puis un autre Ange sortit du temple et cria d’une voix puissante à celui qui était assis sur la nuée : ” Jette ta faucille et moissonne, car c’est l’heure de moissonner, la moisson de la terre est mûre. “
16 Alors celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.
17 Puis un autre Ange sortit du temple, au ciel, tenant également une faucille aiguisée.
18 Et un autre Ange sortit de l’autel - l’Ange préposé au feu - et cria d’une voix puissante à celui qui tenait la faucille : ” Jette ta faucille aiguisée, vendange les grappes dans la vigne de la terre, car ses raisins sont mûrs. “
19 L’Ange alors jeta sa faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense !

Commentaire

1. Situation

Ce livre de l’Apocalypse ou de Révélation, est un grand message d’encouragement aux communautés fortement persécutées àa fin du 1er siècle, écrit par un visionnaire qui transmet son message sous la forme de comptes-rendus de ses visions.

Il s’exprime dans le langage dit “apocalyptique”, langage d’écriture très pratiqué à cette époque, utilisant de fortes images caricaturales pour nous suggérer la victoire de Dieu et de son peuple sauvé par la mort-résurrection de Jésus Christ, et nous obliger, de ce fait, à un dépassement et une rupture dans les représentations courantes de notre imagination.

Ce Livre constitue donc un message sur la fin des temps inaugurée par le Christ ressuscité, à laquelle nous avons déjà part dans notre histoire, et qui s’ouvre sur l’accomplissement final victorieux de tout le plan de Dieu. Ce qui veut dire que les visions rapportées concernent autant notre vie de chrétiens dans l’Eglise de ce temps que l’entrée définitive de toute l’humanité dans le Royaume de Dieu.

Plusieurs structurations de ce livre nous sont possibles et ont été formulées par divers auteurs. Retenons pour le moment celle ci : après une grande vision, inaugurale, du ciel où Dieu trône en présence du Christ décrit comme un “agneau debout comme immolé” (4, - 5, 14), cette vision va se décomposer en 6 séries de 7 visions chacune, à partir des 7 sceaux du livre que tient entre ses mains le Christ-Agneau de Dieu :

  • les 7 visions des 7 sceaux (6, 1 - 8, 6),
  • les 7 visions des 7 trompettes (8, 7 - 11, 18),
  • les 7 visions des 7 signes (12, 1 -14, 20),
  • les 7 visions des 7 coupes de la colère de Dieu (15, 1 - 16, 21),
  • les 7 visions de la chute de Babylone (17, 1 - 19, 5),
  • les 7 visions de la consommation finale (19, 6 - 22, 5).

A noter que toutes ces séries de visions s’incrustent dans la série précédente et s’ouvrent à la série suivante.

Si l’on tient compte qu’après l’introduction du Livre (1, 1 - 8), la mission confiée par le Seigneur au visionnaire se fait également par l’intermédaire d’une vision préalable, dans laquelle l’auteur, qui y contemple le Christ en majesté, y reçoit la teneur de 7 lettres d’accompagnement qu’il doit communiquer aux 7 Eglises d’Asie Mineure, avec le message central qui leur rapporte toutes ses visions (1, 9 - 3, 22), nous constatons que ce Livre est composé de 7 septénaires de visions, avec, ici et là, quelques interludes non mentionnés ci-dessus.

2. Message

Dans la série des 7 visions des 7 signes, nous est dévoilée dans cette page la vision du 7ème signe, celui du Fils de l’homme exerçant le jugement final.

Comme dans la plupart des visions de ce Livre, nous retrouvons ici des images de l’Ancien Testament : celles du Fils d’homme de Daniel, 7, 13, déjà reprise lors de la vision préalable, en 1, 13 (sans compter le nombre de fois où Jésus se nomme ainsi dans les Evangiles), celles de la moisson et de la vendange, pour signifier les conclusions du jugement de la fin des temps, de Joël, 4, 13 (voir aussi Matthieu, 13, 39) et d’Isaïe, 63, 1 - 6).

Comme Jésus l’avait proclamé lors de son procès devant Caïphe (Marc, 14, 61 - 32), le Fils de l’homme, qu’il est, reviendra dans sa gloire à la fin des temps, pour présider le jugement définitif, suivi de l’entrée des saints dans le Royaume de Dieu.

3. Decouvertes

Le signe précédent (14, 6 - 13), des 3 anges avec leur message, avait donné aux nations le choix entre le repentir, suite au témoignage des martyrs, ou de l’affrontement avec Dieu qui les condamnera au jour du jugement.

Les 2 images de ce jugement exercé par le Fils d’homme dans le lancer successif des 2 faucilles aiguisées, la première par lui-même, la seconde par un ange, correspondent à ces deux possibilités : l’image de la moisson est ici , semble-t-il, celle d’une récolte positive, celle qui va rassembler les nations dans le Royaume messianique, tandis que l’image de la vendange, suivie de celle de la foulée aux pieds des grappes de raisin dans la cuve de la colère de Dieu (voir aussi, 14, 8. 10), annonce le jugement sévère des nations qui ont refusé de se repentir, et encourent une sentence de condamnation.

Remarquons les précisions de cette interprétation des images, que tous cependant n’acceptent pas : la moisson consiste ici dans la seule action de récolter les gerbes et épis (voir 14, 4), et non dans les actions subséquentes de battage et de vannage du grain, ces deux denières actions étant signes d’un jugement eschatologique défavorable (Jérémie, 51, 33; Matthieu, 3, 12), à la différence de la récolte elle-même, image souvent utilisée dans un sens positif (Marc, 4, 29 et Jean, 4, 35 - 38).

4. Prolongement

10 De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger,

11 ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission.

27 S’approchant, les serviteurs du propriétaire lui dirent : “Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ?”

28 Il leur dit : “C’est quelque ennemi qui a fait cela. ” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions la ramasser ?”

29 “Non, dit-il, vous risqueriez, en ramassant l’ivraie, d’arracher en même temps le blé.

30 Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson ; et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes que l’on fera brûler ; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier. ” ”

35 Ne dites-vous pas : Encore quatre mois et vient la moisson ? Eh bien ! je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs, ils sont blancs pour la moisson. Déjà

36 le moissonneur reçoit son salaire et récolte du fruit pour la vie éternelle, en sorte que le semeur se réjouit avec le moissonneur.

Prière

*Seigneur Jésus, dans ton “OUI” au Père en prenant tous les risques pour aller jusqu’au bout de ta mission et à ta mort de supplicié sur une croix, tu as révélé et accompli le salut de Dieu, et, dans ta résurrection et le don de ton Esprit Saint, tu nous en transmets les fruits et toute la force de vitalité, pour que nous en vivions par la foi, l’exprimions à notre tour dans le service gratuit de nos sœurs et de nos frères, et attestions ainsi publiquement que tu es le seul accès à Dieu notre Père de miséricorde, de paix, et de lumière : apprends-moi à discerner la portée du don que tu me fais, et me renouvelles sans cesse, de ta présence qui transforme mon existence, la configure à la tienne, et me rend capable de m’engager à ta suite dans un “OUI” permanent au Père, et à tous mes frères et sœurs, vers qui tu m’envoies chaque jour. AMEN.

26.11.2002.*

Évangile : Luc 21, 5-11

DE L’EVANGILE de LUC

Texte

5 Comme certains disaient du Temple qu’il était orné de belles pierres et d’offrandes votives, il dit :
6 ” De ce que vous contemplez, viendront des jours où il ne restera pas pierre sur pierre : tout sera jeté bas. “
7 Ils l’interrogèrent alors en disant : ” Maître, quand donc cela aura-t-il lieu, et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? “
8 Il dit : ” Prenez garde de vous laisser abuser, car il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : “C’est moi ! ” et “Le temps est tout proche”. N’allez pas à leur suite.
9 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne vous effrayez pas ; car il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas de sitôt la fin. “
10 Alors il leur disait : ” On se dressera nation contre nation et royaume contre royaume.
11 Il y aura de grands tremblements de terre et, par endroits, des pestes et des famines ; il y aura aussi des phénomènes terribles et, venant du ciel, de grands signes.

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Dernier épisode de l’activité de Jésus à Jérusalem, avant qu’il rentre dans les jours de sa passion, de sa mort, et de sa résurrection, tel est ce discours qu’il prononce pour avertir Jérusalem des conséquences qu’elle va subir, pour n’avoir pas reconnu en lui le prophète de Dieu (21, 5 - 38).

Jésus arrive ainsi vraiment au terme de son ministère dans la Ville Sainte : dès son arrivée, il s’est installé dans leTemple qu’il a commencé par purifier (19, 28 - 48), il a ensuite affirmé son autorité par les réponses qu’il a données à tous ceux qui l’ont questionné pour le prendre en défaut, de façon à pouvoir l’accuser, au point que désormais personne n’ose plus l’interroger sur quoi que ce soit (20, 1 - 21, 4).

Alors, maintenant, il tire les conclusions de cette réception très négative qu’il a connue à Jérusalem.

Ce discours final nous propose une double regard. D’une part, il nous invite à relire ce qui a précédé de 19, 47 à 21, 4 dans cet Evangile de Luc, pour constater à quel point les chefs du peuple ont rejeté Jésus et refusé son enseignement dans le Temple.

D’autre part, il nous invite à nous tourner vers la fin des temps, au delà des événements de la passion et de la mort de Jésus, pour découvrir que Dieu va rendre justice au Fils de l’homme rejeté par son peuple, et que Jésus va, à son tour, donner à ses disciples la force de faire face, comme lui, au rejet qu’ils subiront à cause de son Nom.

2. Message

Dans les versets 5 - 6, Luc rappelle la destruction du Temple, qu’il connaît, parce qu’elle a eu lieu bien avant qu’il se mette à écrire son Evangile. Ensuite, il élargira son regard vers la ruine de Jérusalem (21, 20 - 24), et sur la fin du monde (21, 25 - 33).

Tout le plan de Dieu, en ses grandes étapes de l’Ancien Testament, conduisait à Jésus, en qui tout est accompli. Ce qui veut dire, qu’avec son passage, tout ce qui l’a précédé n’a plus de raison d’être, indépendamment de lui, et n’a plus aucun sens hors de lui. Il est donc logique que, face à son rejet, Jésus prophétise ainsi sur la “fin” du Temple.

Cependant, cette destruction du Temple n’a rien à voir, de soi, avec le retour de Jésus comme Fîls de l’homme en gloire. Cependant, cette venue finale sera, dit-il, précédée de bouleversements cosmiques (21, 10 - 11).

3. Decouvertes

Pour bien nous situer dans ce discours complexe, aux approches ainsi superposées, il est bon d’en mesurer le parcours et les divisions :

  • introduction (21, 5 - 7),
  • annonce de bouleversements cosmiques (21, 10 - 11),
  • avant la fin du monde, les chrétiens seront persécutés (21, 12 - 19),
  • destruction de Jérusalem (21, 20 - 24),
  • désastres cosmiques (21, 25
  • 33),
  • conclusion, sous forme d’exhortation (21, 34 - 36),
  • reprise, en parallélisme des versets de 19, 47 - 48, aux versets de 21, 37 - 38, pour signifier que toutes ces paroles de Jésus à Jérusalem, depuis le début jusqu’à ce dernier discours, se situent dans l’activité d’enseignement qu’il a pratiquée chaque jour dans le Temple. Son message dans la Ville Sainte forme donc un tout bien unifié.

Reconstruit par Hérode le Grand en 19 avant JC, le Temple était encore un monument quasi tout neuf aux temps de Jésus.

Pour “situer” les prophéties de .Jésus sur le Temple et la Ville Sainte, relire Michée, 3, 12; Jérémie, 7, 1 - 5 et 26, 1 - 19; Ezéchiel, 8 à 11 : bien des prophètes avaient déjà osé annoncer la ruine du 1er Temple, comme signe que Dieu rompait l’alliance qu’il avait conclue avec le peuple, devenu infidèle. Jérémie avait même été poursuivi et menacé de mort pour une telle annonce (Jérémie, 26).

Jésus, pareillement, annonce à son tour la ruine du Temple, parce qu’en le rejetant, lui, Israël rejette tout le plan de Dieu, et renie sa propre vocation d’être une bénédiction pour toutes les nations de la terre. Jésus va de même susciter le scandale par cette annonce : voir Matthieu, 26, 61 et 27, 40. Voir également l’accusation portée contre Etienne, le premier martyr chrétien, en Actes, 6, 14, pour avoir parlé contre le Temple.

A noter, qu’une fois de plus, Jésus ne répond pas directement à la question de ses disciples sur la date précise et le comment de cette destruction du Temple. Il ne cède jamais à de telles demandes. Il va seulement parler ici de “signes” liés à l’avènement du Fîls de l’homme.

4. Prolongement

Le choix fondamental de Jésus comme unique Sauveur nous est sans cesse reprécisé, avec tous les changements et accomplissements qu’il entraîne :

11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli.

12 Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,

13 eux qui ne sont engendrés ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.

14 Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

19 La femme lui dit : “Seigneur, je vois que tu es un prophète…

20 Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous dites: C’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer.”

21 Jésus lui dit : “Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.

22 Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

23 Mais l’heure vient - et c’est maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père.

24 Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer. ”

1 .Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu: c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre.

2 Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

3 Au nom de la grâce qui m’a été donnée, je le dis à tous et à chacun: ne vous surestimez pas plus qu’il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi.

Là où se trouve Jésus “avec-nous”, nous rencontrons Dieu (Jean, 14, 9 - 10; Jean, 14, 23) Jésus, présent dans l’Esprit Saint, remplit toutes les fonctions du Temple, qui, désormais, n’a plus de raison d’être (Apocalypse, 21, 22 - 23), et nous rencontre au plus profond de nous- mêmes (1 Corinthiens, 6, 19).

Prière

*Seigneur Jésus, tu es déjà de “retour” en ta présence permanente de Ressuscité au coeur de nos vies par ton Esprit Saint, la fin des temps est donc bien pour nous commencée, et il nous appartient d’en témoigner devant le monde d’aujourd’hui, à la fois comme une réalité de notre temps, qui transforme notre histoire et transfigure notre existence, et comme un avenir que nous attendons d’autant plus que nous le savons au milieu de nous, tendu vers son achèvement définitif : apprends-moi à vivre de ce mystère qui change radicalement toutes mes attItudes face à Dieu et face à mes frères et soeurs. AMEN.

25.11.2003.*


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