📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Daniel 5, 1-28

DU LIVRE DE DANIEL

Texte

1 Le roi Balthazar donna un grand festin pour ses seigneurs, qui étaient au nombre de mille, et devant ces mille il but du vin.
2 Ayant goûté le vin, Balthazar ordonna d’apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabuchodonosor avait pris au sanctuaire de Jérusalem, pour y faire boire le roi, ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses.
3 On apporta donc les vases d’or et d’argent pris au sanctuaire du Temple de Dieu à Jérusalem, et y burent le roi et ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses.
4 Ils burent du vin et firent louange aux dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre.
5 Soudain apparurent des doigts de main humaine qui se mirent à écrire, derrière le lampadaire, sur le plâtre du mur du palais royal, et le roi vit la paume de la main qui écrivait.
6 Alors le roi changea de couleur, ses pensées se troublèrent, les jointures de ses hanches se relâchèrent et ses genoux se mirent à s’entrechoquer.

13 On fit venir Daniel devant le roi, et le roi dit à Daniel “Est-ce toi qui es Daniel, des gens de la déportation de Juda, amenés de Juda par le roi mon père?
14 J’ai entendu dire que l’esprit des dieux réside en toi et qu’il se trouve en toi lumière, intelligence et sagesse extraordinaire.
15 On m’a amené les sages et les devins pour lire cette écriture et m’en faire connaître l’interprétation, mais ils sont incapables de m’en découvrir l’interprétation.
16 J’ai entendu dire que tu es capable de donner des interprétations et de défaire des noeuds. Si donc tu es capable de lire cette écriture et de m’en faire connaître l’interprétation, tu seras revêtu de pourpre et tu porteras une chaîne d’or autour du cou et tu seras en troisième dans le royaume.”
17 Daniel prit la parole et dit devant le roi : “Que tes dons te soient retournés, et donne à d’autres tes cadeaux! Pour moi, je lirai au roi cette écriture et je lui en ferai connaître l’interprétation.

23 tu t’es exalté contre le Seigneur du Ciel, tu t’es fait apporter les vases de son Temple, et toi, tes seigneurs, tes concubines et tes chanteuses, vous y avez bu du vin, et avez fait louange aux dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, n’entendent, ni ne comprennent, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui tient ton souffle entre ses mains et de qui relèvent toutes tes voies.
24 Il a donc envoyé cette main qui, toute seule, a tracé cette écriture.
25 L’écriture tracée, c’est : Mené, Mené, Teqel et Parsîn.
26 Voici l’interprétation de ces mots : Mené : Dieu a mesuré ton royaume et l’a livré;
27 Teqel : tu as été pesé dans la balance et ton poids se trouve en défaut;
28 Parsîn : ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses.”

Commentaire

1. Situation

Le Livre de Daniel ne porte pas le nom de son auteur, mais du principal personnage qui en est le sujet.

On ne sait pas qui est ce “Daniel” : ni l’un des fils de David (1 Chroniques, 3, 1), ni l’un des captifs de retour de Babylone après l’exil (Esdras, 8, 2 et Néhémie, 10, 7), ni l’illustre contemporain de Noé ou de Job, dont parle Ezéchiel en le nommant “Danel” (Ezéchiel, 14, 14 et 20), ainsi que le livre de la Sagesse (Sagesse, 28, 3). Tout au plus, peut-on dire, ce nom de “Daniel” signifie “mon juge, c’est Dieu” ou “Dieu a jugé”.

Ce Livre de Daniel se divise en 2 parties sensiblement égales :

  • 6 histoires édifiantes concernant Daniel et ses 3 compagnons à la cour royale de Babylone (Daniel, 1 - 6),
  • 4 visions de 4 royaumes, dans lesquels se trouvent les Juifs depuis la conquête de Juda par Babylone, jusqu’à l’établissement pour eux du Royaume même du Dieu d’Israêl.

Ce qui veut dire qu’on ne peut comprendre ce Livre de Daniel sans un regard sur les grands empires qui se sont succédé au Moyen Orient : l’empire Babylonien (605 - 539), l’empire Perse (550 - 331), l’Empire Grec d’Alexandre le Grand et ses successeurs, dont, parmi enx, les dynasties des Ptolémées en Egypte et des Séleucides en Syrie (336 - 164).

Le dernier de ces rois Séleucides, Antiochus Epiphane (175 - 164), prit la décision politique d’hélléniser les Juifs de Palestine, et de les forcer ainsi à abandonner Ia religion de leurs pères pour se rallier aux cultes païens du reste de son royaume. Ce qui entraîna la révolte réussie des frères Maccabées (voir 1 et 2 Maccabées), et ce qui constitue également le thème de base du Livre de Daniel.

Le livre de Daniel nous offre ainsi une réflexion sur cette relation conflictuelle entre la religion d’Israël et le paganisme, en essayant de se situer du point de vue de Dieu. En nous montrant que Dieu a prévu et toléré ces événements, le Livre de Daniel nous révèle la supériorité de la Sagesse d’Israël, ainsi que la maîtrise de Dieu sur tous les événements de l’histoire des hommes (Daniel, 2, 21 ).

Dans la 1ère partie de son Livre (Daniel, 1 - 6), l’auteur de Daniel nous raconte des “histoires” ou “récits” dans le but de nous livrer un enseignement moral. Ces récits peuvent être de pures inventions de l’auteur ou des développements très libres à partir d’événements réels.

Dans la 2nde partie de son l..ivre (Daniel, 7 - 12), l’auteur s’exprime selon le genre “apocalyptique”, fait de révélations mystérieuses, de visions fantastiques, de rencontres d’anges ou messagers célestes, le tout pour nous annoncer l’établissement d’un Règne défintif de Dieu à la fin des temps.

Dans de tels récits, des événements réels du passé, et antérieurs à l’auteur, sont présentés comme des prophéties de l’avenir. Cette seconde partie, dans son ensemble, nous offre une vision divine de l’histoire des hommes, située dans le plan de Dieu. L’auteur a dû écrire son livre peu de temps avant la mort du roi persécuteur Antiochus Epiphane, soit vers 165. On ne sait si cet auteur est unique, on pense volontiers qu’il ne l’est pas, mais le Livre est suffisamment unifié pour indiquer au moins une même école de pensée, au cas où il serait l’oeuvre de plusieurs.


Avec cette page du chapitre 5 du Livre de Daniel, nous en sommes à la 5ème des 6 belles histoires édifiantes qui constituent la 1ère partie du Livre, et qui mettent principalement en scène le jeune Daniel, avec à l’occasion ses 3 compagnons, tous témoins de la droiture du Judaïsme authentique face aux païens qui les entourent.

Ces récits n’ont d’autre but que de faire réfléchir les Israélites, à l’époque où, justement, leur religion est fondamentalement menacée d’extinction par les décisions du roi Séleucide Antiochus Epiphane.

En effet, hien que situés quelques siècles auparavant, ces récits, qui mettent en scène des rois de Babylone du 6ème siècle, n’ont été écrits que vers la moitié du 2ème siècle avant JC, à l’époque justement de ce roi Antiochus Epiphane et de la révolte des frères Maccabées.

2. Message

Bien que, cette fois, Daniel soit amené à résoudre une énigme qu’il sera toujours seul capable de déchiffrer, la substance de ce récit est différente des histoires des chapitres 2 et 4, où il était déjà intervenu, à propos de 2 songes du Roi Nabuchodonosor.

La grande différence d’avec les occasions précédentes, c’est qu’un nouveau roi de Babylone est ici en cause, et surtout qu’il ne se repent pas le moins du monde et se trouve donc, de ce fait, condamné absolument et sans recours.

La morale de cette histoire, c’est que Dieu punit ceux qui, au lieu de lui rendre gloire comme Maître de leur destin et de leur existence, se mettent à adorer des idoles et à profaner des vases sacrés au cours de banquets sacrilèges.

A noter toutefois que cette histoire demeure, d’une certaine façon, très proche des précédentes. Le nouveau roi y est présenté comme le “fils” de Nabuchodonosor, dont il était question auparavant, et il est déclaré par Daniel comme bien au courant des songes et des aventures qu’avait connus son “père”, qui avait fait appel, chaque fois, au charisme d’interprétation du jeune Daniel.

Même si l’on s’est demandé si cette histoire ne serait pas d’origine plus ancienne, à cause des 3 mots mystérieux écrits sur le mur du palais, la morale peut toujours s’appliquer au roi Antiochus Epiphane. Tel le roi Balthasar de cette histoire, il s’est emparé des vases sacrés du Temple de Jérusalem, et les a profanés dans ses actions sacrilèges (2 Maccabées, 5, 16; 1 Maccabées, 4, 49). Pour cette raison, les Juifs persécutés du 2ème siècle pouvaient trouver réconfort dans ce récit, et y lire l’annonce qu’ Antiochus connaîtrait une fin semblable à celle du Bathasar de notre page (dont le dernier verset, non lu ce jour, nous dit qu’il mourut, assassiné, dès la nuit suivante).

3. Decouvertes

Du point de vue de l’histoire réelle, Balthasar était loin d’être le “fils” de Nabuchodonosor. II fut en réalité le “fils” de Nabonide, 4ème successeur, et non descendant, de Nabuchodonosor. De plus, il ne fut jamais roi, mais il exerça, pendant de longues années, les fonctions royales.

Les 3 mots mystérieux écrits sur le mur de la salle du banquet dans le palais étaient, semble- t-il, le nom de 3 monnaies en cours : la “mine”, le “shekel”, et la “demi-mine”. Daniel a changé ces “noms” en “verbes” pour arriver aux trois mots “compter”, “peser”, “diviser”.

4. Prolongement

Tel le jeune Daniel de ces récits, Jésus n’a pas ménagé ses avertissements à ceux qui ne voulaient pas l’ écouter ou le suivre : les scribes et les Pharisiens, ainsi que Judas, qui le trahissait, entre autres. Il leur a toujours dit ce qu’il pensait en vérité, et il s’est comporté de la même façon devant Pilate, lors de son procès (Jean, 18, 33 - 19, 11).

Il n’a jamais, cependant, renoncé pour autant à la miséricorde, se contentant de déclarer “malheureux” ces gens qui ne le suivaient pas et méditaient sa perte. Il ne les a donc jamais absolument condamnés.

Jésus est le parfait témoin de Dieu, qui est Amour (1 Jean, 4, 7 - 16) et Vérité totale, parce que Lumière absolue (1 Jean, 1, 5 - 8). N’oublions pas que c’est justement à cause des comportements concrets de Jésus, et des paroles qu’il adressait à tous ceux qu’il rencontrait, qu’on a pu voir en lui cet unique “révélateur” de Dieu comme “Amour” et *“Vérité”.

Prière

*Seigneur Jésus, en te déclarant “chemin, vérité, vie, et lumière du monde”, et en vivant dans l’obéissance constante et totale au Père qui t’avait envoyé en mission parmi nous, tu nous as, par tes paroles et tous tes comportements, révélé qui est Dieu lui-même, comme réalité au-delà de tout et à laquelle tu participes pleinement comme Fils du Père dans, et avec, l’Esprit Saint, Dieu, dont nous savons désormais, suite à ton parcours humain, qu’il est Amour et Vérité, Vie et Lumière, qu’il nous invite à partager dans sa gloire : apprends-moi à me tourner sans cesse de nouveau vers le Père, en te suivant comme disciple sur ton chemin d’obéissance et de pauvreté du coeur, dans l’Esprit Saint de ta présence au plus profond de moi-même, et donne-moi de témoigner de toi, en vérité, dans toutes les situations que je rencontre dans mon histoire humaine de chaque jour au milieu de mes frères et soeurs en humanité. AMEN.

26.11.2003.*

Évangile : Luc 21, 12-19

DE L’EVANGILE DE LUC

Texte

12 ” Mais, avant tout cela, on portera les mains sur vous, on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous traduira devant des rois et des gouverneurs à cause de mon Nom,
13 et cela aboutira pour vous au témoignage.
14 Mettez-vous donc bien dans l’esprit que vous n’avez pas à préparer d’avance votre défense :
15 car moi je vous donnerai un langage et une sagesse, à quoi nul de vos adversaires ne pourra résister ni contredire.
16 Vous serez livrés même par vos père et mère, vos frères, vos proches et vos amis ; on fera mourir plusieurs d’entre vous,
17 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom.
18 Mais pas un cheveu de votre tête ne se perdra.
19 C’est par votre constance que vous sauverez vos vies

Commentaire

1. Situation

Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.

Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.

Son Evangile se déroule en huit étapes :

  • un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
  • un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
  • la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
  • le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
  • le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
  • le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
  • le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
  • la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).

Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem, où il vient maintenant d’entrer dans une procession triomphale, ce qui ne l’empêche pas de pleurer sur cette Ville Sainte qui ne va pas, finalement, l’accueillir. Et voici qu’il prend, en quelque sorte, possession du Temple, et s’y installe pour y lancer son message.

2. Message

Dans son discours sur la fin des temps, Jésus annonce à ses disciples qu’ils auront à subir des persécutions à cause de son Nom, persécutions qu’il considère comme une occasion pour eux de lui rendre témoignage.

Jésus nous assure de sa présence à nos côtés dans ces situations difficiles, et précise que c’est lui qui nous inspirera directement et clairement ce que nous aurons à exprimer alors, comme témoignage, lors de notre défense.

Quelle que soit la force de cette persécution (dont même nos proches pourront être des incitateurs, et qui pourra aller jusqu’à se traduire pour nous par une condamnation à mort), quelle que soit également l’ampleur du rejet que nous encourons à cause de lui, Jésus nous invite à la confiance et à la persévérance.

3. Decouvertes

Les 3 Evangiles de Marc, Matthieu et Luc nous rapportent ce long discours de Jésus, prononcé tout à la fin de son ministère, et comme une introduction à l’événement de sa passion-mort-résurrection, qui va suivre immédiatement.

Ce discours permet à Jésus de situer nettement les enjeux du Royaume de Dieu pour tous ceux qui sont, ou seront, ses disciples, et de bien caractériser l’hostilité que, comme lui, ils rencontreront. Ce discours sert également de “toile de fond” pour comprendre la passion, la mort et la résurrection de Jésus, et l’ouverture de cette “Heure” de Jésus à son retour comme “Fils de l’homme” en gloire, pour révéler le Royaume de Dieu en sa plénitude finale et définitive.

Depuis que le Christ est ressuscité, les croyants que nous sommes sont les témoins, à la fois, de sa présence au milieu de nous et en nous, et de l’attente de son apparition glorieuse de la fin des temps et de l’histoire.

Dans ce discours, trois fils conducteurs s’entremêlent : le témoignage qu’auront à rendre les disciples persécutés, les catastrophes historiques (à ne pas confondre avec la fin des temps elle-même) qui interpellent notre espérance, et l’attente du retour de Jésus ressuscité, Fils de l’homme en gloire. Le regard porte souvent simultanément sur le passé, le présent et l’avenir attendu, mais au-delà de toute conception ou imagination humaines.

4. Prolongement

Le témoignage très parlant de Paul dans ses épreuves et ses persécutions, dans lesquelles il discerne une manifestation de la présence active du Christ dans son apostolat, ne l’empêche pas de nous exposer le lien entre la résurrection de Jésus et la nôtre, dans le mystère de l’accomplissement final :

6 En effet le Dieu qui a dit : Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ.

7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d’argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous.

8 Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non désespérés ;

9 persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés.

10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps.

11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle .

12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.

20 Mais non ; le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis.

21 Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

22 De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ.

23 Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement.

24 Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance.

25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds.

26 Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ;

27 car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dira : ” Tout est soumis désormais ”, c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses.

28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.

Prière

*Seigneur Jésus, en nous annonçant les difficultés et les persécutions que rencontrent tes disciples à cause de ton Nom, tu nous invites à revivre directement ton propre engagement, dans l’obéissance au Père et le service gratuit de nos frères et soeurs, tu nous précises que nous avons toujours à suivre ton chemin, qui est celui du grain de blé qui meurt pour porter du fruit, ou de la vie qui se perd pour se retrouver autrement, et tu nous assures de ta présence, inséparable de celle de ton Esprit, qui nous conduira à la Vérité toute entière, et nous permettra de témoigner ouvertement au coeur du monde : donne-moi de me laisser saisir et diriger par toi, aide-moi à t’accueillir au plus profond de moi-même, en m’affranchissant de moi-même, afin d’être totalement attaché à toi, et de faire de tout mon parcours dans l’histoire, le “lieu” de ta Parole, de ton action, et de ta Révélation. AMEN.

26.11.2002.*


La Bible commentée · Liturgie du jour