📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Apocalypse 22, 1-7
DE L’APOCALYPSE
Texte
1 Puis l’Ange me montra le fleuve de Vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’Agneau.
2 Au milieu de la place de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois ; et leurs feuilles peuvent guérir les païens.
3 De malédiction, il n’y en aura plus ; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront ;
4 ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.
5 De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles.
6 Puis il me dit : ” Ces paroles sont certaines et vraies ; le Seigneur Dieu, qui inspire les prophètes, a envoyé son Ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt
7 Voici que mon retour est proche ! Heureux celui qui garde les paroles prophétiques de ce livre. “
Commentaire
1. Situation
Ce livre de l’Apocalypse ou de Révélation, est un grand message d’encouragement aux communautés fortement persécutées àa fin du 1er siècle, écrit par un visionnaire qui transmet son message sous la forme de comptes-rendus de ses visions.
Il s’exprime dans le langage dit “apocalyptique”, langage d’écriture très pratiqué à cette époque, utilisant de fortes images caricaturales pour nous suggérer la victoire de Dieu et de son peuple sauvé par la mort-résurrection de Jésus Christ, et nous obliger, de ce fait, à un dépassement et une rupture dans les représentations courantes de notre imagination.
Ce Livre constitue donc un message sur la fin des temps inaugurée par le Christ ressuscité, à laquelle nous avons déjà part dans notre histoire, et qui s’ouvre sur l’accomplissement final victorieux de tout le plan de Dieu. Ce qui veut dire que les visions rapportées concernent autant notre vie de chrétiens dans l’Eglise de ce temps que l’entrée définitive de toute l’humanité dans le Royaume de Dieu.
Plusieurs structurations de ce livre nous sont possibles et ont été formulées par divers auteurs. Retenons pour le moment celle ci : après une grande vision, inaugurale, du ciel où Dieu trône en présence du Christ décrit comme un “agneau debout comme immolé” (4, - 5, 14), cette vision va se décomposer en 6 séries de 7 visions chacune, à partir des 7 sceaux du livre que tient entre ses mains le Christ-Agneau de Dieu :
- les 7 visions des 7 sceaux (6, 1 - 8, 6),
- les 7 visions des 7 trompettes (8, 7 - 11, 18),
- les 7 visions des 7 signes (12, 1 -14, 20),
- les 7 visions des 7 coupes de la colère de Dieu (15, 1 - 16, 21),
- les 7 visions de la chute de Babylone (17, 1 - 19, 5),
- les 7 visions de la consommation finale (19, 6 - 22, 5).
A noter que toutes ces séries de visions s’incrustent dans la série précédente et s’ouvrent à la série suivante.
Si l’on tient compte qu’après l’introduction du Livre (1, 1 - 8), la mission confiée par le Seigneur au visionnaire se fait également par l’intermédaire d’une vision préalable, dans laquelle l’auteur, qui y contemple le Christ en majesté, y reçoit la teneur de 7 lettres d’accompagnement qu’il doit communiquer aux 7 Eglises d’Asie Mineure, avec le message central qui leur rapporte toutes ses visions (1, 9 - 3, 22), nous constatons que ce Livre est composé de 7 septénaires de visions, avec, ici et là, quelques interludes non mentionnés ci-dessus.
2. Message
La dernière vision du Livre, 7ème vision de la Consommation finale (21, 1 - 22, 7) nous présente les cieux nouveaux et la terre nouvelle, la mer ayant disparu.
Vision également de la Jérusalem nouvelle, demeure de Dieu parmi les hommes, selon l’Alliance à jamais achevée entre Dieu et ses peuples, accompagnée de la disparition de la mort (21, 3 - 4).
Jérusalem conçue comme peuple de Dieu définitif, aboutissement du peuple des 12 tribus de l’Israël ancien, et ayant pour assises les 12 apôtres de l’Agneau, cité aux dimensions cubiques et aux proportions parfaites, faite de matériaux incomparables, et sans autre Temple et lumières que le Seigneur Dieu et l’Agneau (21, 9 - 23). Cité qui rassemble tous les peuples de la terre (21, 24 - 27).
Le fleuve d’eau vive ne jaillit plus du Temple, mais directement de Dieu et de l’Agneau : tel est l’Esprit répandu qui sort du côté du Christ, après qu’il ait été transpercé et que Jésus soit ressuscité (Jean, 7, 37 - 39 et 19, 34 - 35; 1 Jean, 5, 6 - 8).
Notre page, dernière partie de cette vision, reprend et achève le symbolisme du jardin d’Eden, qui anticipait le Royaume de Dieu définitif, dès la création (Genèse, 2, 10). C’est Dieu qui en est le centre, avec le Christ ressuscité, source d’une fécondité sans limite, embrasement de lumière au-delà de toute lumière, débordement de l’Esprit, communication à tous du Règne de Dieu, qui n’est autre que le partage de sa plénitude de vie.
Les 2 derniers versets sont le début de l’épilogue de ce Livre, dont le but était, de bout en bout, de ranimer l’espérance de ceux qui sont persécutés pour le Christ, avec cette perspective de la victoire totale et défintive de Dieu, qui nous prend dans sa gloire, par le Christ, dans l’Esprit.
3. Decouvertes
C’est l’image prophétique du Temple, déjà présenté comme le lieu d’où jaillit l’eau vive qui devient un fleuve (Ezéchiel, 47, 1 ss. et Zacharie, 14, 8), qui est ici achevée, tout en étant remplacée par celle du trône de Dieu et de l’Agneau.
Dieu donne ainsi la vie éternelle et la création nouvelle. Voir Ezéchiel, 47, 12, puis Genèse, 2, 9 et 3, 24, sur l’arbre de vie, dont l’image est reprise dans notre page. Relire également Zacharie, 14, 11, repris au verset 3a de ce passage, pour souligner la fin de toute malédiction, et le salut de toutes les nations.
Noter que le centre de la vision inaugurale des chapitres 4 et 5, qui est à l’origine de l’enchaînement des 6 autres séries de visions du Livre tout entier (le trône de Dieu et de l’Agneau) se retrouve bien être le centre de cette magnifique vision finale, que l’on peut, en quelque sorte, superposer sur cette vision inaugurale.
Désormais les élus de Dieu le verront “face à face”, ce qui était impossible en ce monde sans mourir, selon l’Ancien Testament (Exode, 33, 20 - 23; Juges, 6, 22 - 23; Psaume, 17, 15), mais possible seulement sur le visage humain de Jésus, selon le Nouveau Testament (Jean, 14, 9 - 11).
4. Prolongement
Quels que soient les langages différents de l’Ecriture, le message reste identique :
9 Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d’une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
22 De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ.
23 Mais chacun à son rang : comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement.
24 Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance.
25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds.
26 Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ;
27 car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dira : ” Tout est soumis désormais ”, c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses.
28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.
1 Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.
2 Songez aux choses d’en haut, non à celles de la terre.
3 Car vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu :
4 quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui pleins de gloire.
1 Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu .
2 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est.
3 Quiconque a cette espérance en lui se rend pur comme celui-là est pur.
Prière
*Seigneur Jésus, tu as solennellement déclare que celui qui écoute ta parole, et croit en celui qui t’a envoyé, à la vie éternelle, et ne vient pas en jugement, car il est passé de la mort à la vie, et c’est donc en nous demandant de te suivre ainsi dans la confiance totale, en nous remettant entre tes mains, que tu nous fais don de cette existence partagée avec la tienne, existence de fils, d’héritiers et cohéritiers avec toi, qui nous rends capables d’appeler Dieu notre “Père” : augmente ma foi, afin que j’avance davantage avec toi, dans un “OUI” permanent à ton appel, apprends-moi à reconnaître en toi le visage du Père, ainsi qu’à te reconnaître dans l’image de Dieu, qu’est réellement tout homme et toute femme rencontrés sur ma route, quelles que soient leurs caracteristiques ou originalités de race, couleur, religion ou expérience. AMEN.
30.11.2002.*
Évangile : Luc 21, 28-36
DE L’EVANGILE DE LUC
Texte
28 Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche. “
29 Et il leur dit une parabole : ” Voyez le figuier et les autres arbres.
30 Dès qu’ils bourgeonnent, vous comprenez de vous-mêmes, en les regardant, que désormais l’été est proche.
31 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez que le Royaume de Dieu est proche.
32 En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé.
33 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
34 ” Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie, et que ce Jour-là ne fonde soudain sur vous
35 comme un filet ; car il s’abattra sur tous ceux qui habitent la surface de toute la terre.
36 Veillez donc et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. “
Commentaire
1. Situation
Luc est l’auteur d’une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l’Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul.
Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l’Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu’il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu’il s’adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
Son Evangile se déroule en huit étapes :
- un Prologue (Luc, 1, 1 - 4) au destinataire de cet Evangile, un certain Théophile, dont nous ne savons rien par ailleurs, Prologue auquel fait écho le Prologue des Actes des Apôtres (Actes, 1, 1 - 5).
- un résumé de toute la Bonne Nouvelle de Jésus, en qui toutes les promesses de Dieu sont accomplies, autour du thème de son Enfance (Luc, 1, 5 - 2, 52).
- la préparation de son ministère public (Luc, 3, 1 - 4, 13).
- le ministère de Jésus en Galilée (Luc, 4, 14 - 9, 50).
- le voyage de Jésus vers Jérusalem (Luc, 9, 51 - 19, 27).
- le rejet de Jésus par Jérusalem (Luc, 19, 28 - 21, 38).
- le dernier repas de Jésus et sa mise au rang des pécheurs dans sa condamnation et son éxécution (Luc, 22, 1 - 23, 56a).
- la victoire décisive de Jésus, sa promesse de l’Esprit et son ascension (Luc, 23, 56b - 24, 53).
Jésus continue son dernier discours au Temple de Jérusalem sur l’achèvement de l’histoire dans l’accomplissement final de sa mission.
Après avoir annoncé prophétiquement la fin du Temple de Jérusalem (21, 5 - 7), exhorté ses auditeurs à ne pas se laisser égarer par de faux messies qui se couvriraient de son Nom (21, 8 - 9), fait déjà allusion à des bouleversements d’ordre cosmique pour évoquer le sens de son retour à la fin des temps (21, 10 - 11), et préparé ses disciples à la perspective des persécutions qu’ils auront à subir, tout en les assurant, en ce cas, de son soutien puissant (21, 12 - 19), Jésus en arrive maintenant à prophétiser la ruine de Jérusalem et le renversement définitif de toutes choses lors de l’irruption de la fin ultime des temps et de son retour en gloire.
Il appartient donc aux disciples de discerner les signes de ce retour, qui va s’inaugurer dans la mort-résurrectionde Jésus, et demeurer toujours sur leurs gardes, dans une attitude de veille permanente vers la réalité qu’ils doivent attendre en se tenant prêts, debout, pour accueillir le retour du fils de l’homme, dont Jésus, selon Luc, va préciser qu’il ne saurait tarder.
2. Message
Nous arrivons au terme du dernier discours de Jésus, sur la fin des temps. Au verset 28, qui précède notre page liturgique, mais qui devrait en faire partie, Jésus a commencé de conclure sa triple annonce des difficultés et des persécutions qu’auront à affronter ses disciples, de la ruine de Jérusalem, qui n’a pas rempli sa mission prophétque, et du retour en gloire du Fils de l’homme qu’il est, par une invitation à tenir compte de toutes ses paroles en les accueillant comme un message d’encouragement et d’espérance.
Jésus nous appelle ainsi au discernement des signes et événements dont il nous a parlé, tout en relevant la tête dans la confiance. La parabole du figuier et des autres arbres, dont les bourgeons signifient immanquablement l’approche de l’été, ne fait que renforcer l’autorité qu’il manifeste en ses paroles, dont il nous précise qu’elles ne passeront pas.
Puis son discours se termine par une exhortation à la vigilance, de façon à ne pas manquer le retour du Fils de l’homme, qu’il faut accueillir en étant debout, dans une vigilance constamment renouvelée. (21, 34 - 36).
3. Decouvertes
Selon Luc, Jésus inclut l’apparition définitive du Fils de l’homme dans le temps de cette génération. Ce que les premières communautés chrétiennes, et Paul lui-même, commenceront par interpréter à la lettre (1 Thessaloniciens, 4, 16 - 17), avant de prendre du recul face à cette datation (2 Pierre, 3, 8 - 10).
Dans cet Evangile de Luc, ce discours est à lire en le situant sur la toile de fond de toute la mission et de tout le message de Jésus : le Royaume est déjà inauguré, et c’est en vivant dans l’histoire cette dimension “d’au-delà” du Royaume, que Jésus va réaliser dans son passage de mort-résurrection, et nous transmettre dans le don de l’Esprit Saint, qu’il nous faut “attendre” le retour du Seigneur.
Par contraste avec la peur et la crainte de toute l’humanité devant le mystère et la question de la fin des temps et de l’histoire, les disciples doivent se tenir debout, la tête haute, totalement tournés vers le Fils de l’homme victorieux qui a anéanti toutes les forces du mal (21, 25 - 33).
Autre contraste, celui du scandale et de la folie de la croix (1 Corinthiens, 1, 22 - 25) : Jésus, qui va subir une mort violente à Jérusalem, profère des paroles qui ont valeur d’éternité.
4. Prolongement
Déjà, dans le premier texte écrit du Nouveau Testament, la 1ère Lettre envoyée par Paul aux Thessaloniciens (vers 50 - 51), soit au moins 30 ans avant que Luc rédige son Evangile, nous trouvons repris de langage du dernier discours de Jésus :
1 Quant aux temps et moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive.
2 Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit.
3 Quand les hommes se diront : Paix et sécurité ! c’est alors que tout d’un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper.
4 Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce jour vous surprenne comme un voleur :
5 tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres.
Dans ses grandes Lettres aux Corinthiens et aux Romains, Paul nous indique comment nous comporter aujourd’hui, dans notre temps de l’histoire humaine, en présence du “déjà-là” du Christ ressuscité, dans l’attente du “pas-encore” de sa manifestation plénière :
10 La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude.
11 D’autant que vous savez en quel moment nous vivons. C’est l’heure désormais de vous arracher au sommeil ; le salut est maintenant plus près de nous qu’au temps où nous avons cru.
12 La nuit est avancée. Le jour est arrivé. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière.
13 Comme il sied en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies.
14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises.
Voir aussi 1 Corinthiens, 7, 29 -31.
Prière
*Seigneur Jésus, ta rencontre aujourd’hui, en présence de ton Esprit Saint, nous demande un accueil de ta Parole et de ta force, pour revivre, en notre histoire concrète, ton témoignage évangélique, en même temps qu’une docilité à nous laisser toujours conduire par toi dans la nouveauté du Jour définitif du Royaume de Dieu, que tu as inauguré en ta mort-résurrection, donc selon une existence dynamique qui nous oblige sans cesse au refus de toute possession, de toute stagnation, pour une avancée constante “au-delà” vers Dieu notre Père, qui, par toi et en toi, nous a saisis : renouvelle en moi cette pauvreté de coeur, cette ouverture à ta Parole, ainsi qu’à ta vie, selon ce dépassement dans la foi et la charité, que tu nous offres chaque jour, afin que nous ne cherchions qu’à suivre, en toutes circonstances, ton chemin de vérité et de vie. AMEN.
29.11.2002.*