📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Hébreux 12, 18-24

DE LA LETTRE AUX HEBREUX

Texte

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une réalité palpable : feu ardent, obscurité, ténèbres, ouragan,
19 bruit de trompette, et clameur de paroles telle que ceux qui l’entendirent supplièrent qu’on ne leur parlât pas davantage.
20 Ils ne pouvaient en effet supporter cette prescription : Quiconque touchera la montagne, même si c’est un animal, sera lapidé.
21 Si terrible était le spectacle que Moïse dit : Je suis effrayé et tout tremblant.
22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, et de myriades d’anges, réunion de fête,
23 et de l’assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux, d’un Dieu Juge universel, et des esprits des justes qui ont été rendus parfaits,
24 de Jésus médiateur d’une alliance nouvelle, et d’un sang purificateur plus éloquent que celui d’Abel.

Commentaire

1. Situation

Parmi les oeuvres attribuées à Paul se trouve ce long traité célébrant la personne et l’oeuvre de Jésus Christ, et encourageant la fidélité à son Alliance. Ce document est un chef d’oeuvre dans le genre des premières homélies chrétiennes.

Cependant, les différences très nettes de style et de théologie entre ce document et les oeuvres de Paul reconnues par tous comme étant de lui, font qu’on ne peut attribuer à Paul cette Lettre aux Hébreux. Son auteur demeure donc pour nous anonyme.

Il est tout aussi difficile de dater exactement cette homélie. Elle est certainement antérieure à la 1ère Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, qui la cite, et qui, elle-même, ne semble pas être postérieure à l’an 110. Ce qui nous laisse, pour la composition de la Lettre aux Hébreux, une plage qui va de 50 à 90 de notre ère chrétienne, avec, peut-être, une préférence pour les années juste avant 70, compte tenu des nombreuses allusions au Temple de Jérusalem qui s’y trouvent, et de la date de destruction du Temple par les armées romaines, en 70.

Il semble assez probable que cette homélie aurait été adressée à des communautés chrétiennes d’Italie (voir Hébreux, 13, 24).

Dans cette homélie se suivent assez régulièrement des exposés doctrinaux et des exhortations. Tout le message en est centré sur le portrait du Christ, cause et source du salut, et modèle de notre conduite (2, 10; 5, 9; 9, 14; 12, 1 - 2). Les exhortations invitent à tenir bon dans la fidélité au message reçu (confession de foi, partenariat avec le Christ, et comportements que cela implique), ainsi qu’à progresser dans l’attachement au Christ, et dans l’endurance face aux défis du monde.

Cette homélie se déploie selon un plan très rigoureux : après un exorde sur la Parole définitive de Dieu en l’envoi de son Fils ( 1, 1 - 4), et avant la conclusion finale (13, 18 - 25), se succèdent 5 grandes parties : 1) Situation du Christ face à Dieu et aux hommes, finalement définie comme celle d’un “Grand Prêtre” (1, 5 - 2, 18), 2) Le Christ est prêtre, en tant qu’accrédité à la fois auprès de Dieu et des hommes (3, 1 - 5, 10), 3) Le Christ, Grand Prêtre des temps nouveaux, et prêtre d’un genre nouveau, donne accès au véritable sanctuaire, en pardonnant les péchés (5, 11 - 10, 39), 4) Ce qui est requis des chrétiens : la foi et l’endurance (11, 1 - 12, 13), 5) Tableau de l’existence chrétienne, présentée comme engagement sur le chemin de la sainteté et de la paix (12, 14 - 13, 17). A noter que chacune de ces parties est annoncée lors de la fin de la précédente : 1, 4; 2, 17; 5, 10; 10, 36 - 39; 11, 12 - 13.


Notre page se situe dans la 5ème et dernière partie de cette homélie.

2. Message

Dans la dernière partie de cette Lettre aux Hébreux, nous sont indiquées des “pistes droites” pour une vie chrétienne sans défaillance, menée dans la fidélité (12, 14 - 13, 18).

Ce qui nous est proposé comme approche du Dieu Vivant, qui va motiver tous nos comportements humains de croyants, ce n’est plus l’expérience de la rencontre de Dieu sur la Montagne du Sinaï, du temps de Moïse, avec sa “théophanie”, ou manifestation de Dieu, effrayante d’éclairs et de coups de tonnerre, telle qu’elle nous est rapportée au chapitre 19 du Livre de l’Exode, qui nous soulignait ainsi la dimension sacrée de la Sainteté de Dieu et de tout ce qui lui est proche, comme le rappellent les deux citations d’Exode, 19, 12 - 13, et de Deutéronome, 9, 19, dans notre passage de ce jour.

L’approche qui nous est offerte, c’est celle du Règne de Dieu, où tout est “céleste” et “spirituel”, dans la nouveauté instaurée par le Christ ressuscité, qui est celle de l’Alliance Nouvelle, de l’accomplissement définitif du projet de Dieu dans la communauté universelle de la Nouvelle Jérusalem, née sur le Mont Sion de la crucifixion et de la résurrection de Jésus, et où sont rassemblés tous ceux que Dieu sauve.

Mais qu’il s’agisse de l’Ancienne Alliance du Sinaï, ou de la Nouvelle inaugurée par Jésus, qui nous invite à le suivre jusqu’en l’éternité de Dieu, Dieu compte sur notre fidélité.

3. Decouvertes

L’Alliance réalisée par Jésus en sa mission, sa mort et sa résurrection, est à la fois “neuve” de nouveauté (Hébreux, 8, 8- 9 et 9, 15), et de jeunesse rayonnante (12, 24).

L’allusion à l’offrande et à la mort d’Abel, au verset 24, nous renvoie à 10, 29. L’offrande du Christ porte seule le poids définitif de la rencontre de Dieu et de l’humanité, qu’elle achève au terme de tout le projet de Dieu. Elle engage donc davantage notre obéissance.

C’est à cause de la rémission du péché, effectuée définitivement une fois pour toutes (9, 14 et 10, 16 - 18), que l’offrande de Jésus, son “OUI” permanent au Père jusqu’à en mourir, que traduit son sang versé, parle davantage que l’offrande et le sang d’Abel criant vers Dieu (voir Genèse, 4, 4 - 10, Hébreux, 11, 4 et Matthieu, 23, 35).

L’assemblée des premiers-nés (verset 23) est, semble-t-il, le rassemblement des co-héritiers du Fils premier-né (voir 1, 6 - 13 et 3, 1).

Les esprits des justes, parvenus à l’accomplissement, ou rendus parfaits, font partie de l’assemblée céleste parcre qu’ils ont été purifiés (10, 14), et qu’ils partagent désormais la glorification du Christ ressuscité.

Ce regard sur notre fin ultime de la rencontre de Dieu en son Royaume, associée au rappel, et présentée en contraste, de la théophanie du Sinaî, vient justifier et renforcer l’exhortation qui nous est faite de vivre maintenant, et toujours plus, dans la fidélité à Dieu qui nous appelle et nous sauve.

4. Prolongement

15 Nous tous qui sommes des ” parfaits ”, c’est ainsi qu’il nous faut penser ; et si, sur quelque point, vous pensez autrement, là encore Dieu vous éclairera.

16 En attendant, quel que soit le point déjà atteint, marchons toujours dans la même ligne.

17 Devenez à l’envi mes imitateurs, frères, et fixez vos regards sur ceux qui se conduisent comme vous en avez en nous un exemple. …

20 Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre toutes choses.

10 Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu,

11 avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin.

12 Elle est munie d’un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des Israélites ;

13 à l’orient, trois portes ; au nord, trois portes ; au midi, trois portes ; à l’occident, trois portes.

14 Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l’un des douze Apôtres de l’Agneau. …

22 Du temple, je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l’Agneau.

23 La ville peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau.

24 Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors.

25 Ses portes resteront ouvertes le jour - car il n’y aura pas de nuit…

Prière

*Seigneur Jésus, c’est en te contemplant ressuscité dans la gloire portant à tout jamais les signes de ta mort sur la croix, et nous donnant ton Esprit qui remet les péchés, que nous mesurons la grandeur du don que tu nous fais d’une nouvelle naissance, qui nous constitue enfants de Dieu, fils adoptifs, et co-héritiers avec toi du Royaume du Père : ouvre davantage mon Esprit et mon être tout entier aux merveilles de ton salut, et apprends-moi à le laisser rayonner à travers mon engagement de vérité et d’amour dans le service de mes frères et sœurs. AMEN.

06.02.2003.*

Évangile : Marc 6, 6-13

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

6 Et il s’étonna de leur manque de foi. Il parcourait les villages à la ronde en enseignant.
7 Il appelle à lui les Douze et il se mit à les envoyer en mission deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.
8 Et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route qu’un bâton seulement, ni pain, ni besace, ni menue monnaie pour la ceinture,
9 mais: “Allez chaussés de sandales et ne mettez pas deux tuniques.”
10 Et il leur disait: “Où que vous entriez dans une maison, demeurez-y jusqu’à ce que vous partiez de là.
11 Et si un endroit ne vous accueille pas et qu’on ne vous écoute pas, sortez de là et secouez la poussière qui est sous vos pieds, en témoignage contre eux.”
12 Etant partis, ils prêchèrent qu’on se repentît;
13 et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux infirmes et les guérissaient.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes :

  • Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6),
  • Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a),
  • Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21),
  • Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52),
  • Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37),
  • Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).

Cette page appartient au début du 3ème grand épisode du ministère public de Jésus dans l’Evangile de Marc, qui nous y fait percevoir les malentendus qui existent entre Jésus et ses disciples.

Ceux-ci ont, en effet, beaucoup de mal, tout au moins par moments, à comprendre le sens du message et de la mission de Jésus (6, 6b - 8,21).

Une 1ère partie, dans cet ensemble, est consacrée à l’envoi en mission des Douze disciples et à la mort de Jean Baptiste (6, 6b - 34 : c’est ici que nous trouvons notre page de ce jour.

Nous assisterons ensuite à 2 séries d’actions puissantes de Jésus, chacune suivie d’une controverse (6, 35 - 7, 23 et 7, 24 - 8, 21).

2. Message

Nous remarquons, une fois de plus, une construction en forme de “sandwich”, comme cela se retrouve un certain nombre de fois dans cet Evangile de Marc : - l’envoi des disciples en mission (6, 6b - 13 : notre page), - la mort de Jean Baptiste (6, 14 - 29), - le retour des disciples de leur mission (6, 30 - 34).

Cette construction est déjà porteuse d’un message : être disciple peut conduire jusqu’à la souffrance et à la mort pour l’engagement que l’on a pris, et le sort subi par Jean Baptiste annonce ce que sera également le destin de Jésus.

A propos de l’envoi en mission des disciples, que nous lisons précisément ce jour, Marc nous rappelle 2 groupes de démarches présentées par Jésus sous forme de directives : - dans quelles conditions partir en mission (6, 8 - 9), - comment se comporter face à des situations d’hospitalité ou de refus d’accueil.

Les activités des disciples au cours de leur mission sont une simple extension de la mission même de Jésus, à savoir la proclamation du Royaume de Dieu en paroles et en gestes significatifs.

Quand il n’existait pas de “massmedia”, les idées d’ordre philosophique ou religieux ne pouvaient être transmises que par des missionnaires itinérants. C’est pourquoi les instructions données aux versets 6 - 8 représentent une sorte de “vade- mecum ” pour les missionnaires et ceux qui les accueillent.

A noter l’insistance très forte de Jésus pour que les soucis et préoccupations d’ordre physique ou matériel restent subordonnés à la priorité absolue de l’annonce du Royaume de Dieu.

3. Decouvertes

Au verset 6, la conséquence du rejet de Jésus à Nazareth, est qu’il va ailleurs prêcher son Evangile, si nous attachons le verset 6b au verset 6a.

Cependant, si nous lisons 6b en lien avec le verset 7, c’est bien une nouvelle période du ministère de Jésus qui commence, au cours de laquelle il partage avec ses disciples son ministère de prédication et de guérison. Prêcher, guérir, chasser les démons :c’est bien la mission même de Jésus que ses disciples doivent prolonger.

Aux versets 8 - 9, l’absence de tout confort matériel pour le voyage s’explique par l’urgence de la mission et la confiance en Dieu pour lequel on s’engage. S’il y a organisation ou stratégie, elles ne peuvent se situer qu’à un niveau tout-à-fait secondaire.

A noter que Marc autorise de prendre un bâton, ce qui est interdit dans les versions parallèles de Matthieu 10, 10 et de Luc, 9,3, et il en va de même pour les sandales.

Au verset 10, les missionnaires itinérants dépendent beaucoup de l’hospitalité qu’on leur offre, et des relations réciproques qu’elle permet. Jésus insiste pour qu’une fois accueillis, ils n’aillent pas chercher une meilleure et plus confortable réception ailleurs.

Au verset 11, en cas de refus d’hospitalité, seule une action symbolique est permise aux disciples, celle de secouer la poussière de leurs pieds, geste qui a pour but de faire réfléchir ceux qui le perçoivent.

Aux versets 12 - 13, les disciples accomplissent vraiment ce que Jésus lui-même réalise: son Evangile à proclamer, ses exorcismes, ses guérisons. Seules les onctions d’huile aux malades semblent leur être particulières.

4. Prolongement

La mission de salut, la prédication du Royaume, c’est l’affaire de Dieu seul, par l’entremise de ceux qu’il envoie.

Le Prologue de la Lettre aux Hébreux nous situe bien ainsi Jésus au terme d’une mission préparatoire, qui a commencé dans l’Ancien Testament avec Abraham, et qu’il a conduite à la perfection de son accomplissement :

1 Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,

2 en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.

3 Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,

Notre mission aujourd’hui ne peut être que l’actualisation de celle de Jésus au coeur des situations de notre monde : il n’y a que Dieu, via Jésus ressuscité présent par son Esprit, qui agit dans notre mission. Nous n’y sommes que des serviteurs “inutiles”.

En ce sens, il n’y a pas de grande ou de petite mission : il n’y a que l’annonce de Jésus Christ Sauveur :

5 Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun d’eux selon ce que le Seigneur lui a donné.

6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.

7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance: Dieu.

8 Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur.

9 Car nous sommes les coopérateurs de Dieu; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.

Prière

*Seigneur Jésus, te suivre c’est se savoir en même temps envoyé, car, dans la mesure où nous essayons de t’imiter dans tes gestes et comportements, et de nous en expliquer par ta Parole, nous devenons de fait missionaires et témoins, mais tu tiens à ce que nous nous considérions vraiment toujours et partout comme tes envoyés, appelés à répandre ton image en la reproduisant fidèlement : donne-moi cette fidélité profonde à ce que tu as manifesté en tes gestes et paroles, à ta misériocorde et à ta Vérité, et de prendre davantage conscience qu’en toutes mes démarches et expressions humaines, je vis d’abord pour toi, à partir de toi, et porteur de ta mission, aujourd’hui parmi tous mes frères et soeurs. AMEN.

05.02.2004.*


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