📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Hébreux 11, 32-40
DE LA LETTRE AUX HEBREUX
Texte
32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes,
33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères.
35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection;
36 d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison;
37 ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,
38 eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.
39 Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis,
40 Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.
Commentaire
1. Situation
Parmi les oeuvres attribuées à Paul se trouve ce long traité célébrant la personne et l’oeuvre de Jésus Christ, et encourageant la fidélité à son Alliance. Ce document est un chef d’oeuvre dans le genre des premières homélies chrétiennes.
Cependant, les différences très nettes de style et de théologie entre ce document et les oeuvres de Paul reconnues par tous comme étant de lui, font qu’on ne peut attribuer à Paul cette Lettre aux Hébreux. Son auteur demeure donc pour nous anonyme.
Il est tout aussi difficile de dater exactement cette homélie. Elle est certainement antérieure à la 1ère Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, qui la cite, et qui, elle-même, ne semble pas être postérieure à l’an 110. Ce qui nous laisse, pour la composition de la Lettre aux Hébreux, une plage qui va de 50 à 90 de notre ère chrétienne, avec, peut-être, une préférence pour les années juste avant 70, compte tenu des nombreuses allusions au Temple de Jérusalem qui s’y trouvent, et de la date de destruction du Temple par les armées romaines, en 70.
Il semble assez probable que cette homélie aurait été adressée à des communautés chrétiennes d’Italie (voir Hébreux, 13, 24).
Dans cette homélie se suivent assez régulièrement des exposés doctrinaux et des exhortations. Tout le message en est centré sur le portrait du Christ, cause et source du salut, et modèle de notre conduite (2, 10; 5, 9; 9, 14; 12, 1 - 2). Les exhortations invitent à tenir bon dans la fidélité au message reçu (confession de foi, partenariat avec le Christ, et comportements que cela implique), ainsi qu’à progresser dans l’attachement au Christ, et dans l’endurance face aux défis du monde.
Cette homélie se déploie selon un plan très rigoureux : après un exorde sur la Parole définitive de Dieu en l’envoi de son Fils ( 1, 1 - 4), et avant la conclusion finale (13, 18 - 25), se succèdent 5 grandes parties : 1) Situation du Christ face à Dieu et aux hommes, finalement définie comme celle d’un “Grand Prêtre” (1, 5 - 2, 18), 2) Le Christ est prêtre, en tant qu’accrédité à la fois auprès de Dieu et des hommes (3, 1 - 5, 10), 3) Le Christ, Grand Prêtre des temps nouveaux, et prêtre d’un genre nouveau, donne accès au véritable sanctuaire, en pardonnant les péchés (5, 11 - 10, 39), 4) Ce qui est requis des chrétiens : la foi et l’endurance (11, 1 - 12, 13), 5) Tableau de l’existence chrétienne, présentée comme engagement sur le chemin de la sainteté et de la paix (12, 14 - 13, 17). A noter que chacune de ces parties est annoncée lors de la fin de la précédente : 1, 4; 2, 17; 5, 10; 10, 36 - 39; 11, 12 - 13.
Notre page se situe dans la 4ème partie de cette homélie.
2. Message
Dans son grand chapitre 11, où il nous demande de vivre selon la foi, en suivant le témoignage des grands anciens du peuple d’Israël, après avoir évoqué :les attitudes de foi d’Abraham, puis de Moïse, et de ceux qui avaient contribué à la conquête de la Terre Promise, l’auteur rappelle ce que furent les autres figures de croyants, à savoir les Juges et les prophètes.
Par la foi, ces hommes accomplirent de grandes oeuvres, et même des miracles. A cause de leur foi et par la foi également, ils furent persécutés et réduits à la misère et à l’errance d’hommes rejetés de tous.
Ainsi reçurent-ils un bon témoignage, sans pour autant voir se réaliser les promesses de Dieu, ce qui était réservé à la mission de Christ lui-même, chef de notre foi, comme le montrera le début du chapitre 12 suivant.
3. Decouvertes
Dans ce chapitre 11, après les 3 versets très denses du début, définissant ce qu’est la foi dans sa double dimension intellectuelle et morale, et dans son double objectif à la fois de dépassement vers le vertical et le transcendant, et de tension vers la fin des temps, l’auteur présente un certain nombre de portraits de croyants, les héros du début (11, 4 - 7), Abraham (11, 8 - 22), Moïse (11, 23 -28), et, finalement (notre passage), les prophètes et les martyrs (11, 29 - 40).
Il évoque ici un certain nombre de figures, sans toutes les nommer, mais parmi lesquelles on devine des allusions à Jérémie (verset 36), à Zacharie et Isaïe, au manteau d’Elie et d’Elisée (verset 37), ou la vie de divers autres prophètes (verset 38), tous détails attestés par les livres des Rois, ou des prophètes écrivains.
4. Prolongement
La foi, dans l’Ancien Testament, comme ce fut le cas pour Jésus, et comme cela a continué dans toute l’histoire de l’Eglise, a toujours été le ferment d’une vie risquée, vouée à la contestation sinon à la persécution.
Au minimum, chaque croyant doit pouvoir rendre compte de l’espérance qui est en lui, selon la 1ère Lettre de Pierre, 3, 15 - 16.
Mais certains disciples peuvent être conduits à subir de lourdes épreuves pour la cause de l’Evangile de Jésus, comme Paul le raconte de lui-même :
11.21 J’ai honte de le dire, nous avons montré de la faiblesse. Cependant, tout ce que peut oser quelqu’un, -je parle en insensé, -moi aussi, je l’ose!.
11.22 Sont-ils Hébreux? Moi aussi. Sont-ils Israélites? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d’Abraham? Moi aussi.
11.23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,
11.24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,
11.25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. 11.26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.
11.27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
11.28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.
11.29 Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brûle?
11.30 S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai!
11.31 Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point!
11.32 A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi;
11.33 mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains.
12.1 Il faut se glorifier… Cela n’est pas bon. J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur.
12.2 Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait).
12.3 Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait)
12.4 fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer.
12.5 Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités.
12.6 Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi.
12.7 Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.
12.8 Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi,
12.9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
12.10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort
Prière
*Seigneur Jésus, partage-nous ta capacité de confiance totale au Père, par toi, dans l’Esprit Saint, confiance que tu as vécue en tous tes comportements au long de ta mission.AMEN.
31.01.2005.*
Évangile : Marc 5, 1-20
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
1 Ils arrivèrent
sur l’autre rive de la mer, au pays des Géraséniens.
2 Et
aussitôt que Jésus eut débarqué, vint à sa rencontre, des tombeaux, un
homme possédé d’un esprit impur :
3 il avait sa demeure dans les
tombes et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne,
Mc
5:4- car souvent on l’avait lié avec des entraves et avec des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes et brisé les entraves, et personne ne
parvenait à le dompter.
5 Et sans cesse, nuit et jour, il était
dans les tombes et dans les montagnes, poussant des cris et se tailladant
avec des pierres.
6 Voyant Jésus de loin, il accourut, se
prosterna devant lui
7 et cria d’une voix forte : ” Que me
veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me
tourmente pas ! “
8 Il lui disait en effet : ” Sors de cet
homme, esprit impur ! “
9 Et il l’interrogeait : ” Quel est ton
nom ? ” Il dit : ” Légion est mon nom, car nous sommes beaucoup. “
Mc
5:10- Et il le suppliait instamment de ne pas les expulser hors du
pays.
11 Or il y avait là, sur la montagne, un grand troupeau de
porcs en train de paître.
12 Et les esprits impurs supplièrent
Jésus en disant : ” Envoie-nous vers les porcs, que nous y entrions.
”
13 Et il le leur permit. Sortant alors, les esprits impurs
entrèrent dans les porcs et le troupeau se précipita du haut de
l’escarpement dans la mer, au nombre d’environ deux mille, et ils se
noyaient dans la mer.
14 Leurs gardiens prirent la fuite et
rapportèrent la nouvelle à la ville et dans les fermes ; et les gens
vinrent pour voir qu’est-ce qui s’était passé.
15 Ils arrivent
auprès de Jésus et ils voient le démoniaque assis, vêtu et dans son bon
sens, lui qui avait eu la Légion, et ils furent pris de peur.
16
Les témoins leur racontèrent comment cela s’était passé pour le possédé et
ce qui était arrivé aux porcs.
17 Alors ils se mirent à prier
Jésus de s’éloigner de leur territoire.
18 Comme il montait dans
la barque, l’homme qui avait été possédé le priait pour rester en sa
compagnie.
19 Il ne le lui accorda pas, mais il lui dit : ” Va
chez toi, auprès des tiens, et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a
fait pour toi dans sa miséricorde. “
20 Il s’en alla donc et se
mit à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et
tout le monde était dans l’étonnement.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Notre passage se situe au début de la 2ème étape du ministère de Jésus, qui se déroule toujours en Galilée, où Jésus va se trouver de plus en plus rejeté.
2. Message
Après avoir parlé une journée à la foule en paraboles, Jésus , avec ses disciples, est passé sur l’autre rive du lac, en essuyant une tempête, qu’il a apaisée, révélant ainsi sa toute-puissance sur les forces du mal, que symbolise la mer, et invitant une fois de plus ses disciples à s’interroger sur son identité profonde.
Le voici maintenant en terre étrangère, face à un forcené, possédé d’un esprit mauvais, que personne n’arrivait à maîtriser. L’esprit du mal qui s’exprime par la bouche de cet homme devenu son esclave, se donne le nom de “Légion” , c’est-à-dire “multitude”, quand Jésus l’interroge, ce qui n’empêche pas Jésus de le, ou de les, chasser sur le champ.
Du même coup, l’homme possédé se trouve guéri, ayant retrouvé tout son bons sens, et demande à Jésus de devenir son disciple. Mais Jésus préfère lui confier la mission d’aller témoigner de la miséricorde de Dieu, et de sa guérison auprès de ses proches. Ce que cet homme accomplit de façon exemplaire, devenu, en son pays, véritable apôtre de Jésus.
L’histoire des porcs qui tombent dans la mer est considérée comme un récit énigmatique, appelant des explications diverses : simple coïncidence ayant donné lieu à un rapprochement significatif avec le miracle de Jésus purifiant ce possédé ? allusion “humouristique” à une connivence entre les démons et les porcs, animaux considérés comme impurs en Israël ? Détail soulignant la puissance des forces du mal, et, du même coup, la puissance, bien plus grande encore, de Jésus, selon la parabole de “l’homme fort” vaincu par un “plus fort”, qu’il avait prononcée récemment (Marc, 3, 27) ?
Nous devons au moins constater que le texte de Marc, même s’il reprend une tradition populaire, associe la guérison du possédé à la prise de possession des porcs par cette “Légion” que Jésus vient de chasser, la catastrophe qui survient pour tout le troupeau, et l’insistance des gens du pays pour que Jésus quitte leur région. Autant de signes, qu’on le veuille ou non, qui mettent l’accent sur l’impact du passage de Jésus, porteur de la force de Dieu.
3. Decouvertes
Marc nous montre clairement à quel point ce possédé guéri devient un prédicateur zélé de la miséricorde de Dieu dans cette région païenne.
Habiter dans les tombeaux, c’est vivre en un lieu impur (Isaïe, 65, 4). Notons ce trait commun de l’impureté, qui traverse tout ce récit : le possédé, prisonnier d’une “Légion” d’esprits impurs, les porcs, les tombeaux, l’impureté d’une terre païenne.
A peine Jésus paraît-il que, de façon irrésistible, le démoniaque est secoué et se prosterne devant lui.
Une Légion romaine comptait 6000 hommes. Jésus manifeste ici sa victoire sur les forces du mal, aussi importantes soient-elles, et où soient-elles (ici, en terre païenne).
La noyade des porcs semble indiquer la fin du pouvoir de Satan, non seulement sur l’homme possédé, mais sur toute cette région, que Jésus ainsi libère.
4. Prolongement
Victoire définitive sur les forces du mal, obtenue par Jésus, une fois pour toutes, en sa mort-résurrection :
7 Les mille ans écoulés, Satan, relâché de sa prison,
8 s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre, aussi nombreux que le sable de la mer ;
9 ils montèrent sur toute l’étendue du pays, puis ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora.
10 Alors, le diable, leur séducteur, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, y rejoignant la Bête et le faux prophète, et leur supplice durera jour et nuit, pour les siècles des siècles.
11 Puis je vis un trône blanc, très grand, et Celui qui siège dessus. Le ciel et la terre s’enfuirent de devant sa face sans laisser de traces.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, TOI QUI ES LE SEUL A AVOIR OSè PROCLAMER QUE PERSONNE NE POUVAIT TE CONVAINCRE DE PéCHé, TU NOUS FAIS DECOUVRIR TA SAINTETE QUI, SIMPLEMENT, PAR TA PRESENCE, DETRUIT LES FORCES DU MAL, PURIFIE TOUTE FAUTE, ET PEUT TRANSFORMER INSTANTANEMENT UN ESCLAVE DU MAUVAIS EN UN DE TES DISCIPLES ENGAGéS : DONNE-MOI DE ME LAISSER PENETRER DAVANTAGE PAR TA SAINTETE LUMINEUSE, POUR QU’ELLE DEVIENNE EN MOI RAYONNEMENT ET CONTAGION DE VERITE ET D’AMOUR. AMEN.
03.02.2003.*