📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Jacques 5, 1-6

DE LA LETTRE DE JACQUES

Texte

1 Eh bien, maintenant les riches ! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.
2 Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
3 Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous : elle dévorera vos chairs ; c’est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours !
4 Voyez : le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
5 Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas.

Commentaire

1. Situation

La lettre de Jacques est un document particulièrement unique dans le Nouveau Testament : elle se présente comme une sorte “d’encyclique” adressée aux 12 tribus de la “dispersion”, c’est-à-dire à un nombre inconnu d’Eglises Judéo-chrétiennes de langue grecque, et, pour cette raison, elle s’inscrit dans la tradition littéraire de lettres Juives du même genre adressées à la diaspora, ou disperson.

Dans cette lettre, la personne du Christ joue un rôle très effacé, le nom de Jésus Christ n’y étant mentionné que deux fois (1, 1 et 2, 1), et de façon très rapide, et ce n’est qu’à 2 ou 3 reprises également que le titre de “Seigneur” est appliqué à Jésus (1, 1; 2, 1 et 5, 14 - 15), ce titre étant, dans les autres passages, donné à Dieu le Père.

Le caractère chrétien de cette lettre, qui a été parfois contesté, est cependant nettement reconnu et admis, à cause principalement d’une vive polémique que cette lettre semble engager contre une interprétation abusive de la doctrine paulinienne du salut par la foi sans les oeuvres de la Loi, aux versets 14 - 26 du chapitre 2 (encore qu’un courant actuel tende à minimiser cette contestation).

D’autre part, cette lettre contient peu de “doctrine” uniquemenet chrétienne : elle offre un enseignement moral parfois banal, et souvent proche de la morale héllénistique de l’époque, mais c’est peut-être par souci missionnaire, pour inviter des Juifs non-chrétiens de langue grecque et de tendance “essénienne” (en relation avec une secte de Juifs pieux, rigoureux, de style communautaire et quasi monastique, qui existait au temps de Jésus près de la Mer Morte) à se rallier à l’Eglise, et ce, en insistant sur les points communs qu’ils partageaient avec les chrétiens : le zèle pour la loi morale, l’idéal de pauvreté, l’attente de la fin des temps vécue avec intensité, la foi au Dieu unique révélé dans l’Ancien Testament. A noter que tous ces thèmes sont véritablement de style “sapientiel”, présentant un message pour une vie selon la sagesse à tous les lecteurs de cette lettre.

Dès le 1er paragraphe sur la tentation (1, 2 - 18) Jacques introduit les princpaux sujets qu’il va traiter dans sa lettre :

  • Béatitude de la tentation et de la mise à l’épreuve (1, 2 - 18),
  • Ecouter, Parler, Agir (1, 19 - 27),
  • Le commandement de l’amour à vivre dans l’authenticité et le partage, face aux risques d’une foi qui deviendrait morte sans les oeuvres où elle doit s’exprimer (2, 1 - 26),
  • Une éthique de la parole chez ceux qui enseignent (3, 1 - 12),
  • Sagesse, et humilité dans une authentique recherche de Dieu pour lui-même (3, 13 - 4, 12),
  • Sévère avertissement donné aux riches et dans la perspective de la fin des temps (4, 13 - 5, 6),
  • Vivre en patience et vérité, avec endurance, dans l’attente de la venue du Seigneur (5, 7 - 20).

L’auteur se présente simplement comme étant “Jacques” : dans ce cas, ce serait le “frère” ou “cousin” de Jésus, non pas l’un des Douze, ni un autre disciple, semble-t-il (Jean, 7, 5), mais le bénéficiaire d’une apparition du Seigneur ressuscité (qui l’aurait converti) (1 Corinthines, 15, 7), et bientôt l’unique responsable de l’Eglise de Jérusalem (Actes, 1, 13 et 12, 17; Galates, 1, 19 et 2, 9 - 14), et qui serait mort martyr en 61, d’après l’historien Juif Josèphe.

Cependant, un grand nombre d’auteurs mettent en doute qu’il ait été l’auteur de cette lettre, vu la qualité de la langue grecque de ce document, qui comporte quand même des mots et expressions d’origine hébraïque ou araméenne, auxquels certains attachent par ailleurs beaucoup d’importance : de fait la question de savoir si Jacques est ou non l’auteur de cette lettre reste ouverte aujourd’hui encore, mais cela a une conséquence sur la datation de cette “encyclique”. Au cas où Jacques en serait vraiment l’auteur, elle aurait été écrite autour du début des années 60, juste avant la mort de Jacques, mais après les grandes épîtres de Paul qui traitent de la foi et des oeuvres, et qui datent de 57. Dans le cas contraire, on la situerait, soit avant 66, puisqu’elle ne parle guère du Temple qui sera détruit en 70, soit carrément après la ruine du Temple et de la ville de Jérusalem.

Avec notre page d’aujourd’hui, nous nous trouvons dans l’avant-dernière partie de cette lettre, où Jacques donne un sévère avertissement aux riches.

2. Message

Après avoir mis en garde les hommes d’affaire trop souvent tentés de maîtriser leurs projets, en oubliant luer propre fragilité humaine, qui insère toujours un pourcentage d’incertitude sur toutes nos réalisations prévues dans l’avenir, Jacques s’en prend maintenant directement aux riches.

Notons le ton sarcastique de sa condamnation des riches : leur richesse est pourrie, les vers rongent leurs vêtements, leur or et leur argent rouillent, leur traitement des pauvres n’est qu’un carnage, ils assassinent le juste.

Remarquons également l’humour noir déployé : la rouille qui dévore la chair comme un feu, les réserves constituées par les riches pour la fin des temps, et qui ne sont que des stocks de condamnation.

Les riches sont principalement condamnés pour deux raisons : pour avoir injustement retenu, ou “volé” le salaire des ouvriers qui ont travaillé pour eux, d’une part, et pour avoir vécu comme des repus dans le luxe et le confort, alors que les pauvres étaient maltraités et opprimés, d’autre part.

Cette condamnation des riches se situe dans le contexte nouveau créé par la mort-résurrection de Jésus : nous sommes à la “fin des temps”, c’est-à-dire au moment où le règne de Dieu, inauguré en nos vies, doit changer notre attitude vis-à-vis de toutes les valeurs créées, qui sont désormais à utiliser dans la perspective relativisante de la création nouvelle, et de la foi au Seigneur Jésus Sauveur, qui agit par la charité : même si Jacques ne précise pas ce changement avec ce langage précis (emprunté ici à la théologie de Paul), il n’en reproche pas moins aux riches de se comporter sans tenir compte de cette “fin des temps”.

3. Decouvertes

Le verset 1 peut se lire comme un résumé des paroles de Jésus proclamant “malheureux” les riches, après avoir prononcé ses béatitudes, dans l’Evangile de Luc, 6, 24 - 25.

Les versets 2 et 3 peuvent faire allusion aux paroles de Jésus sur les trésors qu’ils ne faut pas amasser sur la terre, où “les mites et les vers font tout disparaître, et où les voleurs percent les murs et dérobent” (Matthieu, 6, 19 - 21).

Les versets 5 et 6 traitent particulièreent de l’oppression des pauvres et des justes : ce qui renforce la culpabilité et la condamnation des riches, c’est qu’ils ont obtenu leurs biens par des moyens injustes, comme cela était déjà nettement condamné par les prophètes (Jérémie, 22, 13; Malachie, 3, 5).

L’appellation de Dieu comme “Seigneur Sabaoth”, au verset 4, semble faire référence à l’imminence du jugement.

Le verset 5 renvoie à Jérémie, 12, 13, mais également à la parabole de Lazare et de l’homme riche insensible à la misère du pauvre, en Luc, 16, 19 - 25.

La mise à mort du juste, qui est reprochée aux riches au verset 6, est d’abord une condamnation du meurtre en général. Cependant, le fait que le mot “juste” soit au singulier a été interprété par beaucoup comme un rappel de la mort de Jésus, désigné “juste” dans des textes du Nouveau Testament (Actes, 3, 14; 7, 52; 22, 14, et Luc, 23, 17 et 41. Rappel d’autant plus fort qu’il est question de la “non-résistance” de ce “juste”, ce qui fait écho au Serviteur souffrant du 2ème Prophète Isaïe (Isaïe, 53, 7), figure accomplie en Jésus crucifié (1 Pierre, 2, 23).

4. Prolongement

20 Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait : ” Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.

21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.

22 Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d’exclusion et qu’ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme.

23 Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d’allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C’est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. ”

24 ” Mais malheur à vous, les riches ! car vous avez votre consolation.

25 Malheur à vous, qui êtes repus maintenant ! car vous aurez faim. Malheur, vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes.

26 Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! C’est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. ”

19 ” Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.

20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères.

21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche… Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.

22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit.

23 ” Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.

24 Alors il s’écria : “Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. ”

25 Mais Abraham dit : “Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté…

9 Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté.

29 Je vous le dis, frères : le temps se fait court. Que désormais ceux qui ont femme vivent comme s’ils n’en avaient pas ;

30 ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas ; ceux qui sont dans la joie, comme s’ils n’étaient pas dans la joie ; ceux qui achètent, comme s’ils ne possédaient pas ;

31 ceux qui usent de ce monde, comme s’ils n’en usaient pas vraiment. Car elle passe, la figure de ce monde.

Prière

*Seigneur Jésus, par le mystère de ta mort et de ta résurrection, nous sommes entrés dans un monde nouveau qui transforme toutes nos réalités humaines, pour lesquelles tu as inauguré un processus de transfiguration : donne-moi ton regard nouveau sur ce monde que j’habite, sur la vie, les réussites humaines, les échecs, la maladie, la mort, apprends-moi à ne jamais cesser de discerner ta présence, en ton Esprit Saint, à côté de moi et en moi, de façon à ce que je cherche toujours, en premier lieu, ton Royaume et sa justice, dans la conviction que tout le reste m’est accorde par surcroît. AMEN.

23.05.2002.*

Évangile : Marc 9, 41-50

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

41 ” Quiconque vous donnera à boire un verre d’eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 ” Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la : mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t’en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas
44
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le : mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le : mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s’éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Notre passage se situe dans la 4ème étape du ministère de Jésus, au cours de laquelle il instruit ses disciples et monte déjà vers Jérusalem.

2. Message

Jésus continue d’enseigner ses disciples, en utilisant toutes les situations rencontrées sur sa route. Jean vient de lui signaler que quelqu’un, qui n’est pas disciple de Jésus, se permet de chasser les démons en son nom. Et Jésus alors de préciser que tout geste effectué en son nom ne peut qu’aller dans le sens de sa mission, et bien plus, trouvera sa récompense (9, 41), et de souligner ensuite l’importance qu’il attache à ces petits, ou ces anonymes, qui croient en lui de loin.

D’où son commentaire logique sur les dangers que court quiconque choque ou scandalise un de ces petits qui croient en lui. Une telle attitude est, pour Jésus, insoutenable et constitue un empêchement absolu pour entrer dans la vraie vie du Royaume de Dieu, qu’il annonce.

Mieux vaut, à ses yeux, mourir, ou s’amputer volontairement de tout organe de son propre corps qui conduirait au mal ou causerait la chute des autres, que de manquer le Royaume de Dieu, hors duquel aucun avenir de vie ne nous est possible.

Les propos de Jésus sur le feu et le sel, difficiles à comprendre exactement, semblent nous inviter à accepter de passer par l’épreuve, ainsi qu’à avoir l’esprit de sacrifice, ce qui entraîne une vie de justice vis-à-vis de Dieu, et de paix fraternelle les uns avec les autres.

3. Decouvertes

Ce passage s’insère dans l’enseignement que Jésus donne sur la condition de disciple dans l’ensemble des versets 9, 33 - 50.

Pour Marc, ce qui compte avant tout, c’est la foi en la personne de Jésus, que peuvent avoir également ceux qui ne sont pas ouvertement des disciples (9, 38 - 40). C’est pour cela qu’il nous rapporte les propos de Jésus sur la récompense qui sera accordée à tout service positif, fût-il petit, qui va dans le sens des paroles ou des gestes de Jésus.

Les “petits qui croient” peuvent désigner, soit des personnes qui invoquent d’une manière ou d’une autre le nom de Jésus, soit des disciples qui s’affichent comme tels. Les disciples de Jésus doivent donc veiller à ce qu’aucun de ces petits ne soit scandalisé.

Dans les versets 43 - 48, Jésus demande à ceux qui le suivent de ne pas se scandaliser ou se faire tomber eux-mêmes, en risquant de manquer à leurs engagements de croyants-disciples. En effet, être disciple suppose qu’on fasse, si nécessaire, tous les sacrifices pour suivre Jésus.

Tout le monde s’accorde à reconnaître l’obscurité du sens des versets 49 - 50. On peut penser que les images du “feu” et du “sel” sont des images de purification. Les disciples sont invités à manifester continuellement leur condition de disciples, qui suppose qu’ils vivent en harmonie les uns avec les autres, sans que quiconque prétende à aucune supériorité (voir 9, 33 - 37).

4. Prolongement

Enseignement de Jésus, une fois de plus repris, et vécu par Paul, sous ses différents aspects :

13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. -

14 Je le sais, j’en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n’est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur ; en ce cas il l’est pour lui. -

15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort !

16 N’exposez donc pas votre privilège à l’outrage.

17 Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint.

18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

19 Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l’édification mutuelle

10 Nous sommes fous, nous, à cause du Christ, mais vous, vous êtes prudents dans le Christ ; nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, mais nous dans le mépris.

11 Jusqu’à l’heure présente, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes nus, maltraités et errants ;

12 nous nous épuisons à travailler de nos mains. On nous insulte et nous bénissons ; on nous persécute et nous l’endurons ;

13 on nous calomnie et nous consolons. Nous sommes devenus comme l’ordure du monde, jusqu’à présent l’universel rebut.

24 Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent, mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manière à le remporter.

25 Tout athlète se prive de tout ; mais eux, c’est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable.

26 Et c’est bien ainsi que je cours, moi, non à l’aventure ; c’est ainsi que je fais du pugilat, sans frapper dans le vide.

27 Je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu’après avoir servi de héraut pour les autres, je ne sois moi-même disqualifié.

Prière

*Seigneur Jésus, chacun de ceux qui croient en toi est appelé par le Père, dans l’Esprit Saint, à reproduire ton image en partageant ta condition de “Fils” : aide-moi à ne jamais ni mépriser, ni scandaliser, ni même choquer, aucun de ceux qui essayent de te suivre en vivant selon selon ton Evangile, qu’il s’agisse de frères et soeurs proches ou totalement inconnus de moi, apprends-moi à prendre tous les moyens, même ceux qui m’obligent à des arrachements, pour marcher de plus en plus avec toi, dans la vérité, la fidélité et l’amour, en n’oubliant jamais que tu as été le premier à prendre tous les risques, jusqu’à ta mort sur la croix, pour obéir à l’extrême à la volonté du Père. Amen.

27.02.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour