📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Jacques 4, 1-10

DE LA LETTRE DE JACQUES

Texte

1 D’où viennent les guerres, d’où viennent les batailles parmi vous ? N’est-ce pas précisément de vos passions, qui combattent dans vos membres ?
2 Vous convoitez et ne possédez pas ? Alors vous tuez. Vous êtes jaloux et ne pouvez obtenir ? Alors vous bataillez et vous faites la guerre. Vous ne possédez pas parce que vous ne demandez pas.
3 Vous demandez et ne recevez pas parce que vous demandez mal, afin de dépenser pour vos passions.
4 Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié pour le monde est inimitié contre Dieu ? Qui veut donc être ami du monde, se rend ennemi de Dieu.
5 Penseriez-vous que l’Écriture dise en vain : Il désire avec jalousie, l’esprit qu’il a mis en nous ?
6 Il donne d’ailleurs une plus grande grâce suivant la parole de l’Écriture : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles.
7 Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable et il fuira loin de vous.
8 Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous. Purifiez vos mains, pécheurs ; sanctifiez vos cœurs, gens à l’âme partagée.
9 Voyez votre misère, prenez le deuil, pleurez. Que votre rire se change en deuil et votre joie en tristesse.
10 Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera.

Commentaire

1. Situation

La lettre de Jacques est un document particulièrement unique dans le Nouveau Testament : elle se présente comme une sorte “d’encyclique” adressée aux 12 tribus de la “dispersion”, c’est-à-dire à un nombre inconnu d’Eglises Judéo-chrétiennes de langue grecque, et, pour cette raison, elle s’inscrit dans la tradition littéraire de lettres Juives du même genre adressées à la diaspora, ou disperson.

Dans cette lettre, la personne du Christ joue un rôle très effacé, le nom de Jésus Christ n’y étant mentionné que deux fois (1, 1 et 2, 1), et de façon très rapide, et ce n’est qu’à 2 ou 3 reprises également que le titre de “Seigneur” est appliqué à Jésus (1, 1; 2, 1 et 5, 14 - 15), ce titre étant, dans les autres passages, donné à Dieu le Père.

Le caractère chrétien de cette lettre, qui a été parfois contesté, est cependant nettement reconnu et admis, à cause principalement d’une vive polémique que cette lettre semble engager contre une interprétation abusive de la doctrine paulinienne du salut par la foi sans les oeuvres de la Loi, aux versets 14 - 26 du chapitre 2 (encore qu’un courant actuel tende à minimiser cette contestation).

D’autre part, cette lettre contient peu de “doctrine” uniquemenet chrétienne : elle offre un enseignement moral parfois banal, et souvent proche de la morale héllénistique de l’époque, mais c’est peut-être par souci missionnaire, pour inviter des Juifs non-chrétiens de langue grecque et de tendance “essénienne” (en relation avec une secte de Juifs pieux, rigoureux, de style communautaire et quasi monastique, qui existait au temps de Jésus près de la Mer Morte) à se rallier à l’Eglise, et ce, en insistant sur les points communs qu’ils partageaient avec les chrétiens : le zèle pour la loi morale, l’idéal de pauvreté, l’attente de la fin des temps vécue avec intensité, la foi au Dieu unique révélé dans l’Ancien Testament. A noter que tous ces thèmes sont véritablement de style “sapientiel”, présentant un message pour une vie selon la sagesse à tous les lecteurs de cette lettre.

Dès le 1er paragraphe sur la tentation (1, 2 - 18) Jacques introduit les princpaux sujets qu’il va traiter dans sa lettre :

  • Béatitude de la tentation et de la mise à l’épreuve (1, 2 - 18),
  • Ecouter, Parler, Agir (1, 19 - 27),
  • Le commandement de l’amour à vivre dans l’authenticité et le partage, face aux risques d’une foi qui deviendrait morte sans les oeuvres où elle doit s’exprimer (2, 1 - 26),
  • Une éthique de la parole chez ceux qui enseignent (3, 1 - 12),
  • Sagesse, et humilité dans une authentique recherche de Dieu pour lui-même (3, 13 - 4, 12),
  • Sévère avertissement donné aux riches et dans la perspective de la fin des temps (4, 13 - 5, 6),
  • Vivre en patience et vérité, avec endurance, dans l’attente de la venue du Seigneur (5, 7 - 20).

L’auteur se présente simplement comme étant “Jacques” : dans ce cas, ce serait le “frère” ou “cousin” de Jésus, non pas l’un des Douze, ni un autre disciple, semble-t-il (Jean, 7, 5), mais le bénéficiaire d’une apparition du Seigneur ressuscité (qui l’aurait converti) (1 Corinthines, 15, 7), et bientôt l’unique responsable de l’Eglise de Jérusalem (Actes, 1, 13 et 12, 17; Galates, 1, 19 et 2, 9 - 14), et qui serait mort martyr en 61, d’après l’historien Juif Josèphe.

Cependant, un grand nombre d’auteurs mettent en doute qu’il ait été l’auteur de cette lettre, vu la qualité de la langue grecque de ce document, qui comporte quand même des mots et expressions d’origine hébraïque ou araméenne, auxquels certains attachent par ailleurs beaucoup d’importance : de fait la question de savoir si Jacques est ou non l’auteur de cette lettre reste ouverte aujourd’hui encore, mais cela a une conséquence sur la datation de cette “encyclique”. Au cas où Jacques en serait vraiment l’auteur, elle aurait été écrite autour du début des années 60, juste avant la mort de Jacques, mais après les grandes épîtres de Paul qui traitent de la foi et des oeuvres, et qui datent de 57. Dans le cas contraire, on la situerait, soit avant 66, puisqu’elle ne parle guère du Temple qui sera détruit en 70, soit carrément après la ruine du Temple et de la ville de Jérusalem.

2. Message

Si l’on situe notre page dans l’ensemble 3, 14 - 4, 12, elle nous paraît être une application bien claire du thème de cette partie de la lettre : “Sagesse et Humilité vont de pair”, à propos des conflits surgissant entre les hommes. Notons l’importance de la phrase centrale qui donne le ton à toute cette page, et qui est présentée comme une citation de l’Ecriture : “Dieu résiste aux orgueilleux, mais il se montre favorable aux humbles”.

Comment s’expliquent de tels conflits, et d’où viennent-ils ? La réponse est claire : c’est la conséquence de la soumission des hommes à leurs instincts et à leurs convoitises, c’est le triomphe de la jalousie, le fruit d’un refus de la prière, ou de la pratique d’une prière faussée, dans la mesure où elle ne cherche que l’accomplissement de nos propres désirs humains.

Toutes ces attitudes dérivent en fait d’un choix fondamental : celui d’un amour des choses du monde au lieu de l’amour de Dieu.

Comment remédier à ces attitudes conflictuelles ? Par l’humilité, en se remettant à Dieu, et en résistant à l’adversaire qu’est le démon. Ainsi s’approche-t-on de Dieu, reçoit-on sa grâce, se trouve-t-on purifié.

Conclusion : il faut donc se tourner vers Dieu, se convertir, pleurer son péché, s’abaisser devant le Segneur.

3. Decouvertes

Remarquons la violence du langage aux versets 4, 8 et 9, où les fauteurs de conflits sont traités “d’adultères”, de “pécheurs”, “d’hommes partagés”.

Au verset 5, la division entre les hommes s’explique par un antagonisme entre l’amitié envers le monde et l’amour pour Dieu. Cette opposition est immédiate et radicale, elle s’exprime d’une façon proche de celle que l’on trouve dans le manuscrit de la fraternité Essénienne de Qumrân, où il nous est relaté que s’opposent deux esprits, celui qui dirige les “fils de lumière” et celui qui dirige les “fils des ténèbres”. Cet antagonisme est semblable à celui présenté par Paul entre la “chair” et “l’esprit” (voir Galates, 5), ou à celui présenté par Jean entre la Lumière et les ténèbres.

Le verset 10 fait écho à l’enseignement de Jésus : voir Matthieu, 23, 12; Luc 14, 11 et 18, 14.

Replacée dans l’ensemble 3, 13 - 4, 12, notre page se trouve située dans le déroulement de 4 développements : - 3, 13 - 18 : la douceur de la sagesse, - 4, 1- 3 : ce sont les passions qui sont sources de conflits, - 4, 4 - 6 : la grâce de Dieu est accordée aux humbles, - 4, 7 - 10 : devenons donc humbles devant Dieu.

4. Prolongement

Puisque nous avons revêtu le Christ, dans notre nouvelle naissance de “fils adoptifs”, capables, dans l’Esprit, de proclamer que “Jésus est Seigneur”, et de crier “Abba- Père”, la charité de Dieu (c’est-à-dire la capacité d’aimer gratuitement à la façon de Dieu, dans le don total et le pardon toujours renouvelé) est insérée en nous par l’Esprit du Seigneur (Romains, 5, 1 - 5).

Notre sagesse est donc celle qui se fonde sur l’atttiude de Jésus en son Heure de passion-mort-résurrection, car c’est ainsi, que Jésus, “en sa chair, a tué la haine”, et accompli la réconciliation de base (Ephésiens, 2, 14 - 17), à transmettre à tous ceux qui l’accueillent dans la foi qui agit par la charité (Galates, 5, 6). Telle est notre suprême sagesse, la folie de la croix, celle qui est à l’opposé de toutes les attitudes conflictuelles :

22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse,

23 nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens,

24 mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

26 Aussi bien, frères, considérez votre appel : il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés.

27 Mais ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ;

28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est,

29 afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu.

30 Car c’est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption,

31 afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur.

Prière

*Seigneur Jésus, c’est aux fruits que nous portons que nous serons reconnus comme tes frères, les fils adoptifs du Père, les cohéritiers avec toi du Royaume, et c’est ainsi, dans le concret de notre existence quotidienne, que nous sommes appelés à vivre de ton attitude d’amour, “comme tu as aimé”, que nous avons reçue de toi dans l’Esprit Saint : puisque tu as tué toute haine en ta mort sur la croix, apprends-moi à faire disparaître de mon être toute forme de violence, d’orgueil, de recherche de moi centree sur moi, toutes attitudes qui me separent de mes frères et sœurs, et creent la division dans nos communautés d’Eglise, où tu nous invites à vivre l’accueil, le partage, le pardon en toutes circonstances, à la condition que nous acceptions de nous laisser conduire par ta force de vie, sans laquelle nous ne pouvons rien faire. AMEN.

21.05.2002.*

Évangile : Marc 9, 30-37

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu’on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : ” Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. “
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l’interroger.
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : ” De quoi discutiez-vous en chemin ? “
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s’étant assis, il appela les Douze et leur dit : ” Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. “
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux et, l’ayant embrassé, il leur dit :
37 ” Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille ; et quiconque m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes :

  • Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6),
  • Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a),
  • Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21),
  • Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52),
  • Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37),
  • Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).

Notre passage se situe dans la 4ème étape du ministère de Jésus, au cours de laquelle il instruit ses disciples et monte déjà vers Jérusalem.

2. Message

Jésus, en secret, dans l’intimité avec ses disciples, leur annonce pour la 2ème fois sa passion, sa mort et sa résurrection. Paroles sans impact, non comprises et créant la peur de poser des questions ou des demandes d’explication.

Par contraste, les disciples semblent très à l’aise pour discuter entre eux de projets humains , ou partager leurs ambitions, cherchant ainsi à se valoriser, et se mettant en compétition les uns face aux autres : qui parmi eux serait le plus grand ?

C’est finalement par une leçon de choses que Jésus, après leur avoir reprécisé que c’est la situation la plus humble de serviteur des autres - celle-là même qu’il va vivre en sa passion - qui est, à ses yeux, la première, tente de faire pénétrer son message en leurs coeurs : l’être alors méprisé qu’était à leurs yeux un enfant, en situation de dépendance et donc incapable de vivre par lui-même, leur est présenté par Jésus comme sa propre image, qu’il leur faut accueillir comme si c’était lui en personne. En effet, accueillir un enfant, c’est l’accueillir, et, à travers lui, accueillir Dieu le Père lui-même.

3. Decouvertes

Cette 2ème annonce de la passion est la moins détaillée des trois déclarations de ce genre qui sont mises dans la bouche de Jésus. Elle est donc, de ce fait, considérée par beaucoup comme la plus authentique. A noter qu’en toutes ces annonces, c’est toujours en tant que “Fils de l’homme” que Jésus souffrira et ressuscitera.

Jésus continue d’enseigner ses disciples, en se basant sur ce qu’il constate de leurs comportements et de leurs réactions. Leur discussion entre eux, pour savoir quel est le plus grand parmi eux, montre à l’évidence qu’ils n’ont encore rien compris de ce que cela veut dire “être disciples” du Messie tel que Jésus se présente : à savoir qu’il leur faudra, comme lui, devenir serviteurs-esclaves de tous, y compris des membres les plus petits et les moins estimés de la communauté humaine, que représente l’enfant qu’il prend devant eux, et cela selon un renversement radical des valeurs recherchées dans les sociétés humaines.

A l’époque de Jésus, l’enfant est interprété, non en termes de pureté et d’innocence, mais d’incapacité et de dépendance.

4. Prolongement

L’exemple de l’engagement de Jésus, imité par celui de Paul, et donc à imiter par nous :

25 Il leur dit : ” Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs.

26 Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

27 Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert !

9 Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté.

19 Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre.

20 Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi - moi, qui ne suis pas sujet de la Loi - afin de gagner les sujets de la Loi.

21 Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi - moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ - afin de gagner les sans-loi.

22 Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver à tout prix quelques-uns.

23 Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, afin d’en avoir ma part.

Prière

*Seigneur Jésus, tu t’es fait l’esclave de tous, quand tu es mort sur la croix pour les pécheurs que nous sommes, attitude que tu avais anticipée en te comportant, de façon moindre qu’un esclave, à l’égard de tes disciples, en leur lavant les pieds le soir de ton dernier repas avec eux, et tu as ainsi manifesté à quel point cette humilité, vécue à l’extrême, nous révélait la gratuité inouïe de l’amour de Dieu à notre égard : viens sans cesse recréer en moi, dans la force de ton Esprit Saint, ta capacité de vivre authentiquement en serviteur de tous mes frères et soeurs en humanité, qu’il m’est donné de rencontrer au fil de mes jours. Amen.

25.02.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour