📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Siracide 4, 11-19

DU LIVRE DE BEN SIRAC LE SAGE

Texte

11 La Sagesse élève ses enfants et prend soin de ceux qui la cherchent.
12 Celui qui l’aime aime la vie, ceux qui la cherchent dès le matin seront remplis de joie.
13 Celui qui la possède héritera la gloire; où il porte ses pas le Seigneur le bénit.
14 Ceux qui la servent rendent un culte au Saint et ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur.
15 Celui qui l’écoute juge les nations, celui qui s’y applique habite en sécurité.
16 S’il se confie en elle il l’aura en partage, et sa postérité en conservera la jouissance.
17 Car elle peut le conduire d’abord par un chemin sinueux, faisant venir sur lui crainte et tremblement, le tourmenter par sa discipline jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance, l’éprouver par ses exigences,
18 puis elle revient vers lui sur le droit chemin et le réjouit, et lui découvre ses secrets.
19 S’il s’égare, elle l’abandonne et le laisse aller à sa perte.

Commentaire

1. Situation

Le Livre de Ben Sirac le Sage est unique dans la mesure où il nous indique le nom de son auteur. En effet, ce livre, écrit en hébreu, a été traduit en grec par le petit fils de son auteur, vers 115 avant JC, depuis l’Egypte, où il nous dit être arrivé vers 132. On peut dès lors dater le livre original, écrit pas son grand père, dans le 1er quart du 2ème siècle, soit entre 200 et 170 avant notre ère.

L’auteur de ce Livre de Sagesse se présente et se comporte comme un scribe et un enseignant (voir 39, 1 - 11 et 51, 13 - 30). Ce Livre peut donc être considéré comme un bel exemple du genre d’instruction qui était offert aux jeunes de Jérusalem, dans la période qui a précédé la révolte des frères Maccabées (vers 170).

Ce traité de Sagesse se situe pour une grande part dans la tradition du Livre des Proverbes, en nous présentant des conclusions pour agir, en fonction de ce que le Sage a pu observer dans l’existence des hommes (voir, par exemple, 3, 1 - 16). On y trouve des comparaisons, des béatitudes, mais également des hymnes de louange à Dieu et des prières.

Le thème directeur de tout le Livre de Sirac est la recherche de la Sagesse, identifée comme “crainte du Seigneur” (19, 20). Dieu y est révéré comme le Tout-Puissant. Ben Sirac traite souvent, et d’autant plus, de la “justice” de Dieu, qu’il rejette toute perspective de récompense ou de châtiment après la mort. Il s’intéresse beaucoup aux différents aspects de la vie sociale et familale, ainsi qu’à l’histoire d’Israël.

Il raconte et relit cependant cette histoire, en faisant l’éloge des grands hommes qui en ont jalonné le déroulement, dans la dernière partie de son Livre, soit des chapitres 44 à 50.

Dans la mesure où l’on distingue, dans ce Livre, une forme originelle et une forme plus tardive, nous y trouvons d’abord un ensemble de 4 sections (1, 1 - 4, 10; 4, 11 - 6, 17; 6, 18 - 14, 19; 14, 20 - 23, 27 et 51, 1 - 30), auquel 3 sections supplémentaires auraient ensuite été rajoutées 24, 1 - 32, 13; 32, 14 - 38, 23; 38, 24 - 50, 29). On y constate de même que toutes ces sections commencent par un Prologue qui, le plus souvent, traite de l’identité de la Sagesse.


Notre passage constitue le Prologue de la 2ème des sections mentionnées ci-dessus.

2. Message

La sagesse, c’est-à-dire l’expérience de la vie vécue sous le regard de Dieu, acquise directement, ou transmise par les autres, qu’ils soient contemporains ou qu’ils nous aient précédés, est un guide sûr pour conduire notre vie.

La chercher du fond du coeur, c’est le chemin de la vraie vie, du bonheur, et de la gloire reçue en héritage.

La trouver nous vaut la bénédiction du Seigneur qui la considère comme un culte que nous lui rendons, et qui aime, de ce fait, ceux qui la suivent.

Faire le choix de vivre à sa lumière et en harmonie avec elle, c’est accepter de se laisser éduquer et éprouver par elle, avant qu’elle nous révèle ses secrets, et se communique à nous comme une valeur héritée que nous pourrons ensute transmettre à notre tour.

En revanche, s’en éloigner, c’est courir à sa propre perte.

3. Decouvertes

Ce Prologue de la 2ème section du Livre de Ben Sirah peut se lire comme nous présentant successivement les valeurs reçues ou les récompenses (4, 11 - 16), et les épreuves liées à l’acqusition de la Sagesse (4, 17 - 19).

Quand il y est question de la vie, il s’agit de la qualité de cette vie, et lorsqu’il y est précisé que celui qui écoute la sagesse jugera les nations, c’est pour affirmer la supérioriité de ceux qui suivent la sagesse sur la route de l’humanité.

A noter que la sagesse, ici, n’est pas simple connaissance, mais bien une discipline de vie qui implique la formation du caractère.

4. Prolongement

La sagesse, pour le chrétien, c’est de marcher derrière celui qui est personnellement la “Sagesse de Dieu”, le Christ, mettre en pratique son enseignement, l’imiter dans sa démarche essentielle, qui est de ne chercher qu’à vivre selon la volonté du Père, traiter tous les hommes et femmes avec miséricorde et une prise en charge qui va jusqu’au don de sa propre vie, et, de cette façon, tout quitter pour le suivre :

22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse,

23 nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens,

24 mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

30 Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

24 ” Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n’a pas croulé : c’est qu’elle avait été fondée sur le roc.

26 Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s’est écroulée. Et grande a été sa ruine ! ”

8 Bien plus, désormais je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ,

9 et d’être trouvé en lui, n’ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s’appuie sur la foi ;

10 le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort,

11 afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts.

12 Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus.

13 Non, frères, je ne me flatte point d’avoir déjà saisi ; je dis seulement ceci : oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être,

14 et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut, dans le Christ Jésus.

Prière

*Seigneur Jésus, toi seul es la Sagesse de Dieu parue visiblement sur notre terre, toi seul nous offres en permanence les clés de ton “OUI” au Père dans ton obéissance, et de ton “OUI” à tes frères et soeurs en humanité, en ta miséricorde qui promeut la vérité tout en la dépassant dans l’accueil toujours ouvert jusqu’au pardon : remplis-moi de cette sagesse que tu as vécue dans le don de toi-même jusqu’en ta mort sur la croix, enfouis-la en mon existence comme une recherche constante de la volonté de Dieu ton Père et notre Père, mets en moi une plus grande capacité de rencontrer, et de prendre en charge, mes frères et soeurs, comme tu as su si bien le faire dans tout ton ministère au milieu de nous. Amen.

26.02.2003.*

Évangile : Marc 9, 38-40

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

38 Jean lui dit : ” Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom, quelqu’un qui ne nous suit pas, et nous voulions l’empêcher, parce qu’il ne nous suivait pas. “
39 Mais Jésus dit : ” Ne l’en empêchez pas, car il n’est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n’est pas contre nous est pour nous.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, alors qu’il est en route vers Jérusalem en instruisant ses disciples, et qu’il vient pour la 2ème fois de leur annoncer sa passion, sa mort et sa résurrection, message qu’ils ont d’autant plus de mal à comprendre qu’ils passent encore le temps à se demander lequel d’entre eux est le plus grand. Ce qui donne l’occasion à Jésus de valoriser celui qui est le serviteur, et de s’identifier lui-même aux plus petits.

2. Message

Autre intervention de Jésus, qui, ainsi, contribue à la formation de ses disciples, en route avec lui vers Jérusalem, alors que Jean, l’un des Douze, lui rapporte que quelqu’un, qui n’est pas disciple de Jésus, chasse les démons en son nom.

Remarquons immédiatement le contraste entre ce qui a été la réaction de Jean face à cet homme, et la réponse que lui donne maintenant Jésus : d’un côté, une réaction négative d’empêchement, de privilège, d’appartenance, de l’autre, celle de Jésus, positive : restez-en à l’aspect objectif de ce que vous percevez.

En effet, celui qui pratique des exorcismes au nom de Jésus se situe visiblement, objectivement, du côté de Jésus, quelle que soit sa motivation intérieure, et, de ce point de vue, se comporte en référence à Jésus, et donc, d’une certaine façon, en “disciple”.

De même, continue Jésus, celui qui n’est pas contre nous est pour nous : c’est-à-dire le fait que quelqu’un ne mette pas d’obstacle objectif à notre action doit être considéré comme représentant, de sa part, une attitude favorable à notre égard.

Dans la mesure où Dieu seul sonde les reins et les coeurs, les raisons intérieures des personnes, qui les poussent à agir de telle ou telle façon à notre égard, ne sont pas de notre compétence, et nous n’avons pas à interpréter leurs pensées profondes tant qu’elles ne sont pas perceptibles, de façon évidente, à travers leurs comportements eux-mêmes. Contentons-nous, en ce domaine, de ce que nous pouvons constater objectivement, sans chercher plus loin.

3. Decouvertes

On peut lire le verset 41, qui suit immédiatement notre page, selon la même perspective : tout service objectivement rendu, qu’il soit petit, voire insignifiant, sera récompensé, d’une récompense qui n’est pas réservée à un groupe privilégié de disciples, quel qu’il soit.

On s’est demandé, chez les spécialistes, si ces 2 versets qui forment notre page, ne sont pas le reflet de problèmes rencontrés plus tard dans la vie de l’Eglise : lire à ce sujet la mésaventure des exorcistes Juifs d’Ephèse, en Actes, 19, 13 - 17.

A noter que Jésus manifeste apparemment une toute autre réaction quand il polémique avec ceux qui l’accusent d’être possédé par Béelzéboul, le chef des démons, qui ainsi chasserait les démons à travers lui. Face à cette accusation d’être au service de Satan, Jésus dit effectivement le contraire de ce qu’il déclare dans notre page de ce jour : “qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse” (Luc, 11, 23). Mais, en ce cas, il a affaire à des adversaires agissant objectivement contre lui de par leurs accusations, alors que, dans notre texte, celui qui ne se comporte pas en opposant actif est considéré par Jésus comme étant de son côté.

Ces 2 versets de notre texte condamnent tout triomphalisme ou toutes divisions en factions à l’intérieur de la communauté des disciples de Jésus. La foi est un don de Dieu, et non pas un accomplissement personnel, et, encore moins, une réussite. En conséquence, ce qui compte d’abord, c’est moins d’appartenir au groupe, ou à l’Eglise, que d’appartenir à Jésus, au nom duquel nous agissons.

Ce qui est crucial pour Marc, c’est une conception de l’Eglise ouverte sur le monde, dans la fidélité à la seule personne de Jésus, à laquelle toute autre valeur, ou toute autre appartenance, est subordonnée.

4. Prolongement

La manière dont Paul, dans sa lettre aux Philippiens, parle de chrétiens Judaïsants qui annoncent Jésus dans l’intention de lui nuire, est bien significative de la priorité qu’il accorde à Jésus dans l’exercice de son ministère. Ministère au service de la seule cause de Dieu, qu’il avait déjà auparavant situé dans une perspective semblable, dans un passage de la 1ère Lettre aux Corinthiens que nous pouvons lire également ci-dessous :

12 Je désire que vous le sachiez, frères, mon affaire a tourné plutôt au profit de l’Évangile :

13 en effet, dans tout le Prétoire et partout ailleurs, mes chaînes ont acquis, dans le Christ, une vraie notoriété,

14 et la plupart des frères, enhardis dans le Seigneur du fait même de ces chaînes, redoublent d’une belle audace à proclamer sans crainte la Parole.

15 Certains, il est vrai, le font par envie, en esprit de rivalité, mais pour les autres, c’est vraiment dans de bons sentiments qu’ils prêchent le Christ.

16 Ces derniers agissent par charité, sachant bien que je suis voué à défendre ainsi l’Évangile ;

17 quant aux premiers, c’est par esprit d’intrigue qu’ils annoncent le Christ ; leurs intentions ne sont pas pures : ils s’imaginent ainsi aggraver le poids de mes chaînes.

18 Mais qu’importe ? Après tout, d’une manière comme de l’autre, hypocrite ou sincère, le Christ est annoncé, et je m’en réjouis. Je persisterai même à m’en réjouir,

19 car je sais que cela servira à mon salut, grâce à vos prières et au secours de l’Esprit de Jésus Christ qui me sera fourni ;

7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu.

8 Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur.

9 Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été accordée, tel un bon architecte, j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit

11 De fondement, en effet, nul n’en peut poser d’autre que celui qui s’y trouve, c’est-à-dire Jésus Christ.

12 Que si sur ce fondement on bâtit avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille,

13 l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c’est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun.

Prière

*SEIGNEUR JESUS, TU NOUS AS INSTAMMENT DEMANDé, A PLUSIEURS REPRISES, DE NE PAS JUGER, EN INSISTANT TOUT AUTANT POUR QUE, DE NOTRE CÔTé, NOTRE “OUI” SOIT “OUI” ET NOTRE “NON” SOIT “NON”, DE FAçON A CE QUE NOUS CHERCHIONS AINSI TOUJOURS, EN PREMIER LIEU, A FAIRE COMME TOI LA VOLONTE DE DIEU A TRAVERS NOS GESTES ET NOS PAROLES, EN TOUTES CIRCONSTANCES : APPRENDS-MOI LE REGARD TOTALEMENT DESINTERESSE SUR L’ACTION, OU L’ENGAGEMENT, DE MES FRERES ET SOEURS AU SERVICE DE TON EVANGILE, AIDE-MOI A TOUJOURS ME CONTENTER D’APPRECIER OBJECTIVEMENT TOUT CE QU’IL Y A DE POSITIF ET DE BON DANS CE QU’ILS ME DONNENT A CONSTATER, SANS JAMAIS ME PERMETTRE D’INTERPRETER CE QUE JE CROIRAIS ETRE LEURS MOTIVATIONS, EN M’ATTRIBUANT UN RÔLE DE SUPERIORITE ET DE POUVOIR QUI N’APPARTIENT QU’A DIEU, QUI SEUL DISCERNE LA QUALITE PROFONDE DES PENSEES ET DES DESIRS QUI NOUS HABITENT INTERIEUREMENT. AMEN.

22.05.2002.*


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