📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Jacques 5, 13-20

DE LA LETTRE DE JACQUES

Texte

13 Quelqu’un parmi vous souffre-t-il ? Qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux ? Qu’il entonne un cantique.
14 Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les presbytres de l’Église et qu’ils prient sur lui après l’avoir oint d’huile au nom du Seigneur.
15 La prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront remis.
16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance.
17 Élie était un homme semblable à nous : il pria instamment qu’il n’y eût pas de pluie, et il n’y eut pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois.
18 Puis il pria de nouveau : le ciel donna de la pluie et la terre produisit son fruit.
19 Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène,
20 qu’il le sache : celui qui ramène un pécheur de son égarement sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Commentaire

1. Situation

La lettre de Jacques est un document particulièrement unique dans le Nouveau Testament : elle se présente comme une sorte “d’encyclique” adressée aux 12 tribus de la “dispersion”, c’est-à-dire à un nombre inconnu d’Eglises Judéo-chrétiennes de langue grecque, et, pour cette raison, elle s’inscrit dans la tradition littéraire de lettres Juives du même genre adressées à la diaspora, ou disperson.

Dans cette lettre, la personne du Christ joue un rôle très effacé, le nom de Jésus Christ n’y étant mentionné que deux fois (1, 1 et 2, 1), et de façon très rapide, et ce n’est qu’à 2 ou 3 reprises également que le titre de “Seigneur” est appliqué à Jésus (1, 1; 2, 1 et 5, 14 - 15), ce titre étant, dans les autres passages, donné à Dieu le Père.

Le caractère chrétien de cette lettre, qui a été parfois contesté, est cependant nettement reconnu et admis, à cause principalement d’une vive polémique que cette lettre semble engager contre une interprétation abusive de la doctrine paulinienne du salut par la foi sans les oeuvres de la Loi, aux versets 14 - 26 du chapitre 2 (encore qu’un courant actuel tende à minimiser cette contestation).

D’autre part, cette lettre contient peu de “doctrine” uniquemenet chrétienne : elle offre un enseignement moral parfois banal, et souvent proche de la morale héllénistique de l’époque, mais c’est peut-être par souci missionnaire, pour inviter des Juifs non-chrétiens de langue grecque et de tendance “essénienne” (en relation avec une secte de Juifs pieux, rigoureux, de style communautaire et quasi monastique, qui existait au temps de Jésus près de la Mer Morte) à se rallier à l’Eglise, et ce, en insistant sur les points communs qu’ils partageaient avec les chrétiens : le zèle pour la loi morale, l’idéal de pauvreté, l’attente de la fin des temps vécue avec intensité, la foi au Dieu unique révélé dans l’Ancien Testament. A noter que tous ces thèmes sont véritablement de style “sapientiel”, présentant un message pour une vie selon la sagesse à tous les lecteurs de cette lettre.

Dès le 1er paragraphe sur la tentation (1, 2 - 18) Jacques introduit les princpaux sujets qu’il va traiter dans sa lettre :

  • Béatitude de la tentation et de la mise à l’épreuve (1, 2 - 18),
  • Ecouter, Parler, Agir (1, 19 - 27),
  • Le commandement de l’amour à vivre dans l’authenticité et le partage, face aux risques d’une foi qui deviendrait morte sans les oeuvres où elle doit s’exprimer (2, 1 - 26),
  • Une éthique de la parole chez ceux qui enseignent (3, 1 - 12),
  • Sagesse, et humilité dans une authentique recherche de Dieu pour lui-même (3, 13 - 4, 12),
  • Sévère avertissement donné aux riches et dans la perspective de la fin des temps (4, 13 - 5, 6),
  • Vivre en patience et vérité, avec endurance, dans l’attente de la venue du Seigneur (5, 7 - 20).

L’auteur se présente simplement comme étant “Jacques” : dans ce cas, ce serait le “frère” ou “cousin” de Jésus, non pas l’un des Douze, ni un autre disciple, semble-t-il (Jean, 7, 5), mais le bénéficiaire d’une apparition du Seigneur ressuscité (qui l’aurait converti) (1 Corinthines, 15, 7), et bientôt l’unique responsable de l’Eglise de Jérusalem (Actes, 1, 13 et 12, 17; Galates, 1, 19 et 2, 9 - 14), et qui serait mort martyr en 61, d’après l’historien Juif Josèphe.

Cependant, un grand nombre d’auteurs mettent en doute qu’il ait été l’auteur de cette lettre, vu la qualité de la langue grecque de ce document, qui comporte quand même des mots et expressions d’origine hébraïque ou araméenne, auxquels certains attachent par ailleurs beaucoup d’importance : de fait la question de savoir si Jacques est ou non l’auteur de cette lettre reste ouverte aujourd’hui encore, mais cela a une conséquence sur la datation de cette “encyclique”. Au cas où Jacques en serait vraiment l’auteur, elle aurait été écrite autour du début des années 60, juste avant la mort de Jacques, mais après les grandes épîtres de Paul qui traitent de la foi et des oeuvres, et qui datent de 57. Dans le cas contraire, on la situerait, soit avant 66, puisqu’elle ne parle guère du Temple qui sera détruit en 70, soit carrément après la ruine du Temple et de la ville de Jérusalem.

Avec notre page d’aujourd’hui, nous nous trouvons à la fin de la dernière partie de cette lettre, où Jacques invite les chrétiens à vivre, dans la patience, l’attente du retour du Seigneur, et leur donne un certain nombre de conseils à ce propos.

2. Message

Après nous avoir conseillé d’avoir la patience du cultivateur, qui sait attendre que la terre produise les fruits de ses semailles (5, 7 - 9), nous avoir ensuite rappelé à quel point les prophètes et Job avaient su faire preuve de patience et d’endurance (5, 10 - 11), et avoir repris la directive de Jésus, nous enjoignant de ne pas jurer et de faire en sorte que notre “Oui” soit “Oui”, et notre “Non” soit “Non” (5, 12), Jacques continue de nous prodiguer ses avis jusqu’au dernier verset de sa lettre, sans y ajouter plus ample conclusion.

Premier avis de notre page : Faites venir les anciens de l’Eglise prier sur les malades. De la même façon que toute communauté d’Eglise va toujours se trouver face à des tentatives de division interne et des moments de persécution extérieure, il y aura toujours parmi elle des membres souffrant de maladies. Il incombe donc à tous de prier : qu’on soit souffrant ou bien portant, nous avons, soit à supplier le Seigneur, soit à lui rendre grâces, car notre existence toute entière se déroule en présence du Seigneur.

Mais, comme, depuis Jésus, le charisme de guérison est à l’oeuvre dans les communautés (Marc, 16, 17 - 18; 1 Corinthiens, 12, 9, etc.), il demeure important de prendre spécialement en charge les malades par la prière, et, quand ceux-ci le demandent, en faisant venir les anciens de la communauté, qui vont leur imposer les mains, et les oindre d’huile au nom du Seigneur, ce qui veut dire que nous ne nous trouvons pas devant un “rite magique”, mais nous comportons en croyants qui s’en remettent à la Seigneurerie de Jésus, afin que le Seigneur nous accorde sa force morale, spirituelle, et physique, de guérison.

Deuxième avis de notre page : Pour Jacques, il existe une relation d’unité entre le péché et la santé mentale ou physique : c’est ce qu’il manifeste quand il invite ses lecteurs à se confesser leurs péchés les uns aux autres, et à prier les uns pour les autres. Et ce, d’autant plus, qu’il y a une interdépendance entre le pardon que nous recevons de Dieu et celui que nous offrons à nos frères et soeurs. D’où l’invitation qu nous est faite d’essayer de prier avec ce que la tradition de l’Ancien Testament nous a appris de la ferveur du prophète Elie.

Troisième et dernier avis de notre page, et sur lequel se conclut toute cette lettre, sachons essayer de ramener nos frères et soeurs égarés sur le chemin de Dieu, le sauveur de tous ceux qui se tournent vers lui, d’une manière ou d’une autre : par ce service fraternel, nous orientons vers Dieu le “fils” ou le “frère” ou la “soeur” qui s’était perdu(e), que le Seigneur pourra ainsi couvrir de son pardon et de sa miséricorde.

3. Decouvertes

Marc, en 6, 13, mentionne l’onction qui précède la prière, à propos des guérisons opérées par les Douze envoyés en mission par Jésus.

Puisqu’elle es faite “au Nom du Seigneur”, cette onction manifeste la foi de l’Eglise dans la puissance du Seigneur ressuscité. La tradition catholique romaine, affirmée ainsi depuis le Concile de Trente, rattache à ce texte le “sacrement” de l’onction des malades. Cette identification est cependant contestée par la tradition de la Réforme Protestante.

A noter que l’initiative de cette prière écclésiale, impliquant la présence des anciens, et les gestes de l’imposition des mains et de l’onction d’huile associés à la prière, nous est présentée comme venant du malade lui-même, et non pas d’abord de la communauté.

A propos du verset 17, soulignant la puissance de la prière du prophète Elie, Jacques souligne que la prière du juste, qui agit avec une telle puissance, demeure celle d’un homme semblable à ses frères (voir aussi Actes, 14, 15).

A noter que cette lettre de Jacques, aux propos souvent rugueux et sévères nous invitant sans cesse à une pratique chrétienne réaliste, et manifestée à travers des comportements très concrets et engagés, se termine, en son dernier verset (5, 20), en mettant l’accent sur les valeurs du repentir, du pardon et de la réconciliation. Nous ne sommes pas loin ici de la parabole de la brebis perdue,telle que la présente Matthieu, 18, 12 - 14 (dans le 4ème discours, le discours “communautaire”, qu’il fait prononcer à Jésus), ni du texte de Luc, 17, 3 - 4, sur la “correction fraternelle”.

4. Prolongement

6 Mais Pierre dit : ” De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! ”

7 Et le saisissant par la main droite, il le releva. A l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;

8 d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.

32 Pierre, qui passait partout, descendit également chez les saints qui habitaient Lydda.

33 Il y trouva un homme du nom d’Énée, qui gisait sur un grabat depuis huit ans ; c’était un paralytique.

34 Pierre lui dit : ” Énée, Jésus Christ te guérit. Lève-toi et fais toi-même ton lit. ” Et il se leva aussitôt.

8 Il y avait là, assis, un homme perclus des pieds ; impotent de naissance, il n’avait jamais marché.

9 Il écouta Paul discourir. Celui-ci, arrêtant sur lui son regard et voyant qu’il avait la foi pour être guéri,

10 dit d’une voix forte : ” Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds ! ” Il se dressa d’un bond : il marchait.

13 Les prêtres du Zeus-de-devant-la-ville amenèrent au portail des taureaux ornés de guirlandes, et ils se disposaient, de concert avec la foule, à offrir un sacrifice.

14 Informés de la chose, les apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant :

15 ” Amis, que faites-vous là ? Nous aussi, nous sommes des hommes, soumis au même sort que vous, des hommes qui vous annoncent d’abandonner toutes ces vaines idoles pour vous tourner vers le Dieu vivant qui a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve.

7 Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l’île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours.

8 Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit.

9 Sur quoi, les autres malades de l’île vinrent aussi le trouver et furent guéris.

Prière

*Seigneur Jésus, en nous déclarant, après ta résurrection, que tu étais tous les jours avec nous jusqu’à la fin ultime des temps, tu t’es mis à notre disposition pour que nous puissions nous référer sans cesse à toi, te rencontrer dans ta parole, et la mémoire des gestes d’accueil et de miséricorde, que tu as accomplis au cours de ta mission terrestre : apprends-moi à vivre sans cesse en ta présence, le regard fixé sur toi comme le tien était fixé sur Dieu ton Père, rends-moi capable de t’accueillir comme la lumière et la vérité de mon existence en tous ses aspects, aide-moi à dialoguer avec toi dans la prière du cœur, qui vient te soumettre tous mes projets, mes désirs, mes recherches, à mesure que je les forme au long de mes journées. AMEN.

25.05.2002.*

Évangile : Marc 10, 13-16

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

13 On lui présentait des petits enfants pour qu’il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent.
14 Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit : ” Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu.
15 En vérité je vous le dis : quiconque n’accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n’y entrera pas. “
16 Puis il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Notre passage se situe dans la 4ème étape du ministère de Jésus, au cours de laquelle il instruit ses disciples et monte déjà vers Jérusalem.

2. Message

Jésus se fâche lorsqu’il constate que ses disciples écartent vivement des enfants qu’on lui présente pour qu’il les touche.

Le Règne de Dieu appartient à ceux qui, à l’image des enfants, se reconnaissent dépendants, incapables de vivre ou d’agir seuls, attendant tout des autres (autant de raisons pour lesquelles les enfants étaient méprisés dans la société de l’époque).

Si l’on n’adopte pas l’humilité, l’ouverture et la disponibilité d’une enfant qui ne revendique rien et ne peut s’appuyer sur aucune sûreté ou sécurité personnelles, on ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.

3. Decouvertes

Le verset 15 peut se comprendre de deux manières : soit pour signifier qu’il nous faut accueillir le Royaume en ayant l’attitude d’accueil d’un enfant, soit pour indiquer que l’on doit accueillir le Royaume comme on accueillerait un enfant. Le verset 14 implique le choix de la 1ère de ces deux interprétations grammaticalement possibles.

Contrairement à notre époque, l’enfant n’est pas alors le symbole de l’innocence, mais de la dépendance et de l’obéissance.

Par comparaison avec les textes parallèles de Matthieu et de Luc, Marc est le seul à mentionner cette bénédiction de Jésus aux enfants, qui est le signe qu’il leur fait don du Royaume.

Bien saisir l’enjeu de cette page : le Royaume est offert à ceux qui, à la façon des enfants dans le monde ancien, sont pauvres, affamés, dépossédés. Ce qui suppose que nous renoncions à tous nos droits face à Dieu et face à nos frères et soeurs en humanité, et que nous reconnaissions que nous dépendons de Dieu pour tout ce que nous avons et ce que nous sommes. Ainsi seulement sommes-nous ouverts au salut qu’il nous propose en et par Jésus.

4. Prolongement

Paul s’adresse dans le même esprit aux Corinthiens, qui sont des “petits” et ont donc les qualités de l’enfant :

26 Aussi bien, frères, considérez votre appel : il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés.

27 Mais ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ;

28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est,

29 afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu.

Cependant, pour Paul, cet esprit d’enfance conduit à devenir des adultes dans la foi qui agit par la charité. Quand les “petits” perdent l’esprit d’enfance, ils deviennent “charnels” :

1 Pour moi, frères, je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des êtres de chair, comme à de petits enfants dans le Christ.

2 C’est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide ; vous ne pouviez encore la supporter. Mais vous ne le pouvez pas davantage maintenant,

3 car vous êtes encore charnels. Du moment qu’il y a parmi vous jalousie et dispute, n’êtes-vous pas charnels et votre conduite n’est-elle pas tout humaine ?

Exemples de comportements à la façon d’un enfant dans l’Evangile de Luc :

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! ”

14 Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. ”

39 L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : ” N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. ”

40 Mais l’autre, le reprenant, déclara : ” Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine !

41 Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes ; mais lui n’a rien fait de mal. ”

42 Et il disait : ” Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume. ”

43 Et il lui dit : ” En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. ”

Se reconnaître totalement dépendant nous permet d’accueillir la gratuité de Dieu :

4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés,

5 alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c’est par grâce que vous êtes sauvés ! -

6 avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus.

7 Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.

8 Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ;

9 il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit po

Prière

*Seigneur Jésus, toi qui t’es fait pauvre, toi qui t’es abaissé jusqu’à te comporter comme un esclave, afin de nous révéler à quel point Dieu se met à notre niveau, par amour, pour nous offrir en toi le partage de sa vie, et afin de nous inviter à nous ouvrir, comme des enfants, au don de la justice et de la miséricorde de Dieu : écoute ma prière, donne moi de parvenir à cette essentielle attitude de pauvreté du coeur, qui me donne faim et soif de ta qualité de vie, et me permette de te suivre sur ton chemin de vérité et d’amour, en témoignant de ta présence et en annonçant ta Parole. Amen.

01.03.2003.*


La Bible commentée · Liturgie du jour