📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Siracide 6, 5-17
DU LIVRE DE BEN SIRAC LE SAGE
Texte
5 Une parole agréable multiplie les amis, une langue affable attire maintes réponses aimables.
6 Que soient nombreuses tes relations, mais pour les conseillers prends-en un entre mille.
7 Si tu veux te faire un ami, commence par l’éprouver et ne te hâte pas de te confier à lui.
8 Car tel lie amitié lorsque ça lui chante, qui ne restera pas fidèle au jour de ton épreuve.
9 Tel est ami qui se change en ennemi et qui va dévoiler votre querelle pour ta confusion.
10 Tel est ami et s’assied à ta table, qui ne restera pas fidèle au jour de l’épreuve.
11 Dans ta prospérité il sera un autre toi-même, parlant librement à tes serviteurs,
12 mais dans ton abaissement il se tournera contre toi et évitera ton regard.
13 Eloigne-toi de tes ennemis et garde-toi de tes amis.
14 Un ami fidèle est un puissant soutien qui l’a trouvé a trouvé un trésor.
15 Un ami fidèle n’a pas de prix, on ne saurait en estimer la valeur.
16 Un ami fidèle est un baume de vie, le trouveront ceux qui craignent le Seigneur.
17 Qui craint le Seigneur se fait de vrais amis, car tel on est, tel est l’ami qu’on a.
Commentaire
1. Situation
Le Livre de Ben Sirac le Sage est unique dans la mesure où il nous indique le nom de son auteur. En effet, ce livre, écrit en hébreu, a été traduit en grec par le petit fils de son auteur, vers 115 avant JC, depuis l’Egypte, où il nous dit être arrivé vers 132. On peut dès lors dater le livre original, écrit pas son grand père, dans le 1er quart du 2ème siècle, soit entre 200 et 170 avant notre ère.
L’auteur de ce Livre de Sagesse se présente et se comporte comme un scribe et un enseignant (voir 39, 1 - 11 et 51, 13 - 30). Ce Livre peut donc être considéré comme un bel exemple du genre d’instruction qui était offert aux jeunes de Jérusalem, dans la période qui a précédé la révolte des frères Maccabées (vers 170).
Ce traité de Sagesse se situe pour une grande part dans la tradition du Livre des Proverbes, en nous présentant des conclusions pour agir, en fonction de ce que le Sage a pu observer dans l’existence des hommes (voir, par exemple, 3, 1 - 16). On y trouve des comparaisons, des béatitudes, mais également des hymnes de louange à Dieu et des prières.
Le thème directeur de tout le Livre de Sirac est la recherche de la Sagesse, identifée comme “crainte du Seigneur” (19, 20). Dieu y est révéré comme le Tout-Puissant. Ben Sirac traite souvent, et d’autant plus, de la “justice” de Dieu, qu’il rejette toute perspective de récompense ou de châtiment après la mort. Il s’intéresse beaucoup aux différents aspects de la vie sociale et familale, ainsi qu’à l’histoire d’Israël.
Il raconte et relit cependant cette histoire, en faisant l’éloge des grands hommes qui en ont jalonné le déroulement, dans la dernière partie de son Livre, soit des chapitres 44 à 50.
Dans la mesure où l’on distingue, dans ce Livre, une forme originelle et une forme plus tardive, nous y trouvons d’abord un ensemble de 4 sections (1, 1 - 4, 10; 4, 11 - 6, 17; 6, 18 - 14, 19; 14, 20 - 23, 27 et 51, 1 - 30), auquel 3 sections supplémentaires auraient ensuite été rajoutées 24, 1 - 32, 13; 32, 14 - 38, 23; 38, 24 - 50, 29). On y constate de même que toutes ces sections commencent par un Prologue qui, le plus souvent, traite de l’identité de la Sagesse.
Notre passage se trouve tout à la fin de la 2ème des sections mentionnées ci-dessus.
2. Message
Le sage cultive des relations de qualité, basées sur la vérité et l’expérience. Une véritable et durable amitié en constitue le sommet.
En effet, l’amitié suppose une réciprocité en profondeur, dans la fidélité et la gratuité. Ce qui se vérifie particulièrement quand l’on traverse des moments difficiles : un véritable ami ne nous lâche pas, mais, au contraire, nous accompagne, lorsque nous rencontrons quelque épreuve que ce soit.
D’où le prix inestimable de la véritable amitié. Un ami fidèle et authentique mérite les plus hauts qualificatifs : c’est un “trésor”, un “élixir de vie”.
C’est pourquoi le choix d’un ami se fait en fonction de notre propre relation à Dieu, et donc sous son regard. Ce qui nous permet, face à Dieu, de chercher vraiment quelqu’un qui nous ressemble.
3. Decouvertes
Choisir soigneusement ses amis et se fier à eux avec grande prudence, telle est la règle d’or de Ben Sirac en ce domaine. Ce qui veut dire que l’amitié ne se vérifie qu’avec l’expérience, et donc dans la durée.
Ce thème de la véritable et de la fausse amitié se trouve également dans le Livre des Proverbes, 18, 24 et 19, 4 - 7. Job se plaint du manque de soutien qu’il obtient de ses amis beaux parleurs (Job, 7, 14 - 23 et 19, 19 - 22).
A noter que Ben Sirah reprend ce thème plus loin dans son livre, en 22, 19 - 26.
D’autre part, ces recommandations sur la vraie et fausse amitié sont un lieu commun chez les moralistes de l’Antiquité.
4. Prolongement
Jésus se montre très perspicace face à des gens qui semblent se prononcer en sa faveur. Surtout, dans un de ses derniers discours prononcés la veille de sa mort, et que nous rapporte l’Evangéliste Jean, il déclare que nous sommes ses amis, nous offre en partage sa relation au Père, ainsi que le secret de cette amitié qu’il pratique et qui est le sommet de l’amour :
23 Comme il était à Jérusalem durant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il faisait.
24 Mais Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
25 et qu’il n’avait pas besoin d’un témoignage sur l’homme : car lui-même connaissait ce qu’il y avait dans l’homme.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Paul, de son côté, fait état de ses relations très amicales avec les chrétiens de la communauté de Philippes (Philippiens, 4, 13 - 20), et, dans la 2nde Lettre à Timothée, écrite sous son nom, l’auteur qui s’inspire des traditions de Paul lui fait constater la variété des comportements amicaux ou inamicaux qu’il a rencontrés (2 Timothée, 1, 13 - 18 et 4, 16 - 18). Mais comme le rappelle ce dernier texte, et comme Paul lui-même l’a laissé entendre clairement tout au long de ses grandes épîtres authentiques, son véritable ami, c’est “le Seigneur Jésus-Christ”, qu’il n’a cessé de proclamer, et dont il a dit qu’il vivait en lui (Galates, 2, 19 - 20).
Prière
*Seigneur Jésus, tu sondes le coeur de tous les hommes, tu sais ce qu’il y a dans l’homme, et, quand tu nous proclames, à notre tour, comme tes amis, nous invitant ainsi à partager ta vie, ainsi que ta relation unique au Père, tu commences par nous purifier et nous transformer au plus profond de notre être de façon à ce que, dans ton Esprit Saint, nous puissions nous tourner vers toi et, par toi, vers le Père, dans la vérité et la fidélité : renouvelle en moi ta présence accueillie dans la foi, viens m’enraciner davantage dans ta façon d’aimer, afin que, vivant en toi et par toi, je sache de mieux en mieux aller à la rencontre de mes frères et soeurs, comme tu l’as fait pour moi. Amen.
28.02.2003.*
Évangile : Marc 10, 1-12
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
1 Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait.
2 S’approchant, des Pharisiens lui demandaient : ” Est-il permis à un mari de répudier sa femme ? ” C’était pour le mettre à l’épreuve.
3 Il leur répondit : ” Qu’est-ce que Moïse vous a prescrit ? ” -
4 ” Moïse, dirent-ils, a permis de rédiger un acte de divorce et de répudier. “
5 Alors Jésus leur dit : ” C’est en raison de votre dureté de cœur qu’il a écrit pour vous cette prescription.
6 Mais dès l’origine de la création Il les fit homme et femme.
7 Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère,
8 et les deux ne feront qu’une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
9 Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. “
10 Rentrés à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur ce point.
11 Et il leur dit : ” Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à son égard ;
12 et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. “
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, alors qu’il est en route vers Jérusalem en instruisant ses disciples, et qu’il vient pour la 2ème fois de leur annoncer sa passion, sa mort et sa résurrection, message qu’ils ont d’autant plus de mal à comprendre qu’ils passent encore le temps à se demander lequel d’entre eux est le plus grand. Ce qui donne l’occasion à Jésus de valoriser celui qui est le serviteur, de s’identifier lui-même aux plus petits, et de souligner la gravité de les scandaliser.
2. Message
Jésus se rapproche peu à peu de Jérusalem, but de son voyage, et le voici descendu au Sud, au niveau de la Judée, mais en Transjordanie, c’est-à-dire plus précisément en Pérée. Et c’est la que des Pharisiens cherchent à le mettre à l’épreuve par une question concernant le divorce.
Jésus commence de leur répondre en leur faisant préciser leur question : en effet, allors que les Pharisiens lui demandent s’il est permis à un homme de répudier sa femme, Jésus leur demande, à son tour, de lui dire ce que Moïse a prescrit à ce sujet. En citant le pasage du chapitre 24 du Deutéronome, les adversaires de Jésus montrent bien que l’on se trouve devant une permission accordée par Moïse, sous forme, semble-t-il, de dérogation, et non pas devant un commandement positif de Moïse (Deutéronome, 24, 1).
Jésus, de son côté, affirme que la disposition établie par Moïse est une concession à la faiblesse humaine, fermée à la volonté de Dieu, et il se situe, lui, au niveau du principe, en remontant, par delà le Deutéronome, jusqu’aux textes de la création eux-mêmes, en citant 2 passages de la Genèse (1, 27 et 2, 24), soulignant ainsi, on ne peut plus nettement, qu’à ses yeux, le mariage est, selon la volonté de Dieu, indissoluble en son principe, puisque cette union consacre l’unité totale de l’homme et de la femme en une seule chair, c’est-à-dire en un seul être indivisible : ainsi, conclut Jésus, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni.
Lorsqu’il répond à ses disciples, qui continuent un peu plus tard de l’interroger sur ce point, Jésus va jusqu’au terme de son argumentation : selon cette même volonté de Dieu , exprimée au livre de la Genèse dans les récits de la création de l’homme : renvoyer son conjoint pour en épouser un autre , c’est bien commettre l’adultère.
Cela dit, Jésus ne conclut pas explicitement que ce comandement, lié à la création de l’homme et de la femme, ne peut encourir aucune dispense : si, à cause de la faiblesse humaine, Moïse a autorisé le divorce, Jésus n’interdit pas ici formellement que l’on utilise cette permission, accordée par la Loi. En effet, Jésus se situe d’abord au niveau de l’exigence inscrite dans le vouloir divin, dès l’origine de l’humanité. Si dispense il y a, elle ne peut abolir cette exigence fondamentale.
A travers ce dialogue, Jésus revendique une très grande autorité, qui l’autorise à reformuler les exigences fondamentales qui viennent de Dieu, et qui sont, de soi, supérieures à toute loi sur le divorce qui atténuerait le précepte inscrit dans la création, pour guider les hommes dans leur situation de faiblesse.
3. Decouvertes
La question que posent les Pharisiens semble, de fait, très artificielle, puisque la Loi Juive estimait que le divorce était légitime, la discussion sur ce point portant uniquement sur les raisons valables que l’on pouvait invoquer pour divorcer.
Quant à la législation sur le divorce trouvée dans le Deutéronome, 24, elle demeure très vague sur les motifs possibles du divorce, et traite davantage des procédures à suivre que du divorce en lui-même.
Il n’en reste pas moins que le problème du divorce existait bien à l’époque de Jésus, et des communautés chrétiennes primitives : on le trouve mentionné dans la tradition commune aux Evangiles de Matthieu et Luc (Luc, 16, 18 et Matthieu, 5, 32), ainsi que dans les écrits de Paul (1 Corinthiens, 7, 10), et toujours selon l’exigence manifestée par Jésus dans notre page de Marc de ce jour.
Il pourrait sembler que l’exigence de Jésus soit une attaque contre la Loi Juive à propos du divorce, encore que la réponse de Jésus ne nous est pas présentée ici comme ayant été perçue, ou devant être perçue ainsi. Cependant, qu’on le veuille ou non, Jésus a quand même relativisé un aspect, qui n’est pas sans importance, de la Loi. Mais ce n’est pas en “légalisant” autrement sur le divorce, mais en se situant à un autre niveau d’approche de la question, celui de l’exigence inscrite en l’homme par le Dieu créateur, dans le contexte de l’Ancien Testament, où la création nous est présentée comme le préalable ou le prélude à la manifestation de Dieu venant sauver les hommes en s’insérant dans leur histoire, par la promesse faite à Israël.
D’autre part, l’exigence que prône Jésus devient celle du Royaume de Dieu, qui a une portée d’achèvement eschatologique (de la fin des temps), que Jésus annonce et inaugure déjà dans notre histoire de ce temps, qu’il fait justement “basculer” dans la fin des temps en sa mission et sa mort-résurrection.
A noter que dans sa réponse à ses disciples lorsqu’ils se retrouvent entre eux seuls, Jésus aborde, non plus seulement la question du divorce, mais va plus loin, puisqu’il parle de la signification du remariage des divorcés.
L’allusion, au dernier verset, de la femme qui répudierait son mari, ne peut être qu’une reprise tardive des paroles de Jésus, adaptée à une situation de chrétiens vivant selon la loi civile Romaine. en effet, selon la Loi juive au temps de Jésus, seul le mari pouvait répudier sa femme, et non l’inverse.
4. Prolongement
A deux reprises, dans cette page, Jésus insite sur l’unité d’être (en une seule chair) des époux, et la 2ème fois, en reprenant explicitement à son compte la citation de Genèse, 2 , 24. C’est cette unité mystérieuse et réelle que souligne Paul, pour en faire le signe de l’unité toute aussi réelle entre Jésus et les communautés de croyants en son Nom, dans la suite de la tradition prophétique de Yahvé-Dieu, l’époux d’Israël son peuple :
21 Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.
22 Que les femmes le soient à leurs maris comme au Seigneur :
23 en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l’Église, lui le sauveur du Corps ;
24 or l’Église se soumet au Christ ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leur maris.
25 Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle,
26 afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne ;
27 car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée.
28 De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c’est s’aimer soi-même.
29 Car nul n’a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C’est justement ce que le Christ fait pour l’Église :
30 ne sommes-nous pas les membres de son Corps ?
31 Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair :
32 ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église.
33 Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, TE SUIVRE EN QUALITE DE DISCIPLES, C’EST TOUJOURS CHERCHER A VIVRE DAVANTAGE EN COMMUNION LES UNS AVEC LES AUTRES, LA OU NOUS SOMMES PLACES ENSEMBLE, EN FAMILLE, DANS NOS COMMUNAUTES D’EGLISE, POUR RENDRE VISIBLE CETTE UNITE PROFONDE QUE NOUS PARTAGEONS TOUS AVEC TOI, ET, PAR TOI, AVEC LE PERE, DANS TON ESPRIT SAINT : RENOUVELLE SANS CESSE EN MOI CET APPEL A NE FAIRE QU’UN AVEC TOUS CEUX ET TOUTES CELLES QUI PARTAGENT TA DIGNITE DE FILS DU PERE, ET QUI SONT, COMME MOI, APPELES A REPRODUIRE EN CE MONDE TON IMAGE, EN ASSUMANT TON ATTITUDE D’ACCUEIL, DE BIENVEILLANCE, DE MISERICORDE, DE PARDON ET DE PARTAGE, DANS LA VERITE DE TA PRESENCE ET DE TA RENCONTRE, QUI ANIMENT NOTRE EXISTENCE PLACEE TOUTE ENTIERE SOUS TON REGARD, ET DANS L’IMITATION DE TOUS TES COMPORTEMENTS. AMEN.
24.05.2002.*