📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Siracide 17, 24-29

DU LIVRE DE BEN SIRAC LE SAGE

Texte

24 Mais à
ceux qui se repentent il accorde un retour, il réconforte ceux qui ont
perdu l’espérance.
25 Convertis-toi au Seigneur et renonce à
tes péchés, implore-le bien en face, cesse de l’offenser.
26
Reviens vers le Très-Haut, détourne-toi de l’injustice et hais
vigoureusement l’iniquité.
27 Car qui louera le Très-Haut dans
le shéol, si les vivants ne lui rendent gloire?
28 La louange
est inconnue des morts comme de ceux qui ne sont pas, celui qui a vie et
santé glorifie le Seigneur.
29 Qu’elle est grande la
miséricorde du Seigneur, son indulgence pour ceux qui se tournent vers
lui!

Commentaire

1. Situation

Le Livre de Ben Sirac le Sage est unique dans la mesure où il nous indique le nom de son auteur. En effet, ce livre, écrit en hébreu, a été traduit en grec par le petit fils de son auteur, vers 115 avant JC, depuis l’Egypte, où il nous dit être arrivé vers 132. On peut dès lors dater le livre original, écrit pas son grand père, dans le 1er quart du 2ème siècle, soit entre 200 et 170 avant notre ère.

L’auteur de ce Livre de Sagesse se présente et se comporte comme un scribe et un enseignant (voir 39, 1 - 11 et 51, 13 - 30). Ce Livre peut donc être considéré comme un bel exemple du genre d’instruction qui était offert aux jeunes de Jérusalem, dans la période qui a précédé la révolte des frères Maccabées (vers 170).

Ce traité de Sagesse se situe pour une grande part dans la tradition du Livre des Proverbes, en nous présentant des conclusions pour agir, en fonction de ce que le Sage a pu observer dans l’existence des hommes (voir, par exemple, 3, 1 - 16). On y trouve des comparaisons, des béatitudes, mais également des hymnes de louange à Dieu et des prières.

Le thème directeur de tout le Livre de Sirac est la recherche de la Sagesse, identifée comme “crainte du Seigneur” (19, 20). Dieu y est révéré comme le Tout-Puissant. Ben Sirac traite souvent, et d’autant plus, de la “justice” de Dieu, qu’il rejette toute perspective de récompense ou de châtiment après la mort. Il s’intéresse beaucoup aux différents aspects de la vie sociale et familale, ainsi qu’à l’histoire d’Israël.

Il raconte et relit cependant cette histoire, en faisant l’éloge des grands hommes qui en ont jalonné le déroulement, dans la dernière partie de son Livre, soit des chapitres 44 à 50.

Dans la mesure où l’on distingue, dans ce Livre, une forme originelle et une forme plus tardive, nous y trouvons d’abord un ensemble de 4 sections (1, 1 - 4, 10; 4, 11 - 6, 17; 6, 18 - 14, 19; 14, 20 - 23, 27 et 51, 1 - 30), auquel 3 sections supplémentaires auraient ensuite été rajoutées 24, 1 - 32, 13; 32, 14 - 38, 23; 38, 24 - 50, 29). On y constate de même que toutes ces sections commencent par un Prologue qui, le plus souvent, traite de l’identité de la Sagesse.


Notre passage se trouve dans la 4ème des sections mentionnées ci-dessus.

2. Message

Cette page du Siracide nous invite au repentir et à la conversion, présentés tous deux comme un retour vers le Seigneur. Il s’agit alors de se tourner vers lui de nouveau, ce qui suppose que l’on se détourne de toute attitude qui n’est pas selon Dieu, c’est-à-dire selon les exigences de son Alliance avec son Peuple, que résument les 10 Paroles du Sinaï (les 10 commadements).

Que l’on croie à une vie éternelle, au-delà du temps ou de l’histoire, ou que l’on n’y croie pas (comme c’était le cas de Ben Sirah et de la grande majorité des Juifs de son temps, même si l’idée de résurrection va bientôt apparaître en Israël), l’entrée dans la mort met fin pour tout homme à la célébration terrestre du Seigneur.

D’où l’importance de nous tourner vers Dieu pendant notre temps de présence dans l’histoire de ce monde.

3. Decouvertes

Ce passage fait partie d’un ensemble 16, 24

  • 18, 14, dans lequel l’auteur traite de la Sagesse et de la création.

Cet appel au repentir et à la pénitence ressemble plus au langage prophétique qu’à celui de la Sagesse.

Dans la mesure où il n’envisage pas de vie après la mort, le Siracide insiste d’autant plus sur l’urgence du repentir en cette vie.

Le dernier verset de notre passage débute un hymne qui chante la miséricorde de Dieu.

4. Prolongement

Depuis la résurrection de Jésus, c’est l’Esprit Saint qui crée en nous l’amour de Dieu, en même temps qu’il nous change le coeur dans le pardon des péchés, qui se manifeste dans la mission confiée par Jésus à ses apôtres :

21 Il (Jésus ressuscité) leur dit alors, de nouveau : ” Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. ”

22 Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : ” Recevez l’Esprit Saint.

23 Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. ”

Il n’en reste pas moins que le message de base de Jésus demeure, qui nous demande sans cesse de nous tourner vers lui et de l’accueillir dans la foi, selon la parole initiale de sa prédication , qui résume tout le contenu de son enseignement : “Le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle”.

Prière

*Seigneur Jésus, toi seul peux réellement changer notre coeur et nous tourner vers Dieu, à la fois avec l’humilité de celui qui ne peut rien faire de lui-même, et l’action de grâces pour le don que tu nous fais de ton Esprit Saint, qui nous purifie et nous sanctifie, en te rendant présent en nous comme le Fils de Dieu ressuscité, avec ta puissance de vie, et la lumière de ta Parole : ouvre mon coeur à ce don sans cesse renouvelé de ta présence et de ta Parole, et rends moi capable de te suivre chaque jour comme un disciple, pour qui vivre avec toi est ce qui compte le plus dans son existence. Amen.

03.03.2003.*

Évangile : Marc 10, 17-27

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

17 Il se mettait en route quand un homme accourut et, s’agenouillant devant lui, il l’interrogeait : ” Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? “
18 Jésus lui dit : ” Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon que Dieu seul.
19 Tu connais les commandements : Ne tue pas, ne commets pas d’adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fait pas de tort, honore ton père et ta mère. “
20 - ” Maître, lui dit-il, tout cela, je l’ai observé dès ma jeunesse. “
21 Alors Jésus fixa sur lui son regard et l’aima. Et il lui dit : ” Une seule chose te manque : va, ce que tu as, vends-le et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis, viens, suis-moi. “
22 Mais lui, à ces mots, s’assombrit et il s’en alla contristé, car il avait de grands biens.
23 Alors Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : “Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu !“
24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprit et leur dit : ” Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu !
25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu !“
26 Ils restèrent interdits à l’excès et se disaient les uns aux autres : ” Et qui peut être sauvé ? “
27 Fixant sur eux son regard, Jésus dit : ” Pour les hommes, impossible, mais non pour Dieu : car tout est possible pour Dieu. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, alors qu’il est en route vers Jérusalem en instruisant ses disciples, et qu’il leur a, une 2ème fois, annoncé sa passion, sa mort et sa résurrection, alors qui’ils en étaient encore à se demander lequel d’entre eux était le plus grand. Ce qui a donné l’occasion à Jésus de valoriser celui qui est le serviteur, de s’identifier lui-même aux plus petits, et de souligner la gravité de les scandaliser. Se rapprochant de la Judée, Jésus se trouve confronté à de nouvelles situations : une question sur le divorce, des enfants qu’on lui présente et qu’il accueille comme ceux qui sont les plus proches du Royaume de Dieu, et, maintenant, la demande d’un homme riche qui semble, à première vue, très désireux d’obtenir la vie éternelle.

2. Message

Au moment où Jésus se remet en route, voici qu’un homme accourt vers lui, avec une question pressante sur les conditions d’entrée dans la vie éternelle. On a l’impression que cet homme considère Jésus comme un “Maître” capable de lui fournir de bons conseils en ce domaine, mais Jésus, pour toute réponse, lui récite la seconde partie du Décalogue (Exode, 20, 12 - 16), qui traite des relations latérales entres les hommes et les femmes de ce monde.

Comme cet homme lui paraît sincère, lorsqu’il lui déclare avoir, depuis toujours, observé ces commandements, Jésus lui propose de devenir son disciple en quittant tout pour le suivre, ce que son interlocuteur se montre incapable de faire, “car il avait de grands biens”. Il s’en va donc tout triste.

Il semble que cet homme pensait que l’entrée dans le Royaume de Dieu se gagnait, se “méritait” en quelque sorte, par une organisation de son existence, et voilà que Jésus lui fait savoir qu’îl s’agit d’une exigence totale et absolue à accepter, en devenant disciple, c’est-à-dire en se laissant conduire, et en renonçant à la maîtrise sur sa propre vie.

Cette réponse de Jésus, et le commentaire q’il en donne ensuite à ses disciples, nous rappellent quelques points fondamentaux du message Evangélique :

  • pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut faire le pas décisif de reconnaître que Jésus est le seul et unique chemin qui y conduise, et qu’il faut donc le suivre, sans condition, tout le reste devenant secondaire, voire inutile,
  • suivre ainsi Jésus suppose la foi, qui est don de Dieu, sans lequel on ne peut parvenir à entreprendre une pareille démarche et à être sauvé,
  • Cette démazrche consiste à se dépouiller de soi-même pour marcher, comme un pauvre, à la suite de celui que Dieu nous a envoyé,
  • la foi suppose donc que nous vivions un “passage” qui consiste à se laisser creuser en soi une “béance”, un “vide”, pour accueiillir la capacité de se laisser “saisir” par Dieu, et de ne plus rien chercher d’autre, que l’on considèrerait important face à cet appel.

S’il est clair que pour l’homme riche, c’est justement la possession de ses biens qui constitue pour lui l’obstacle qui l’empêche de devenir disciple, les explications que nous donne Jésus élargissent le débat, car ce qu’il nous demande lorsqu’il nous offre le Royaume, c’est de devenir pauvres de nous-mêmes, en tous domaines, pour recevoir la richesse du salut de Dieu.

3. Decouvertes

Dans la liste des quelques commandements du Décalogue que Marc fait dire à Jésus, est citée une formule que l’on ne trouve pas dans le texte des 10 Paroles ou Commandements donnés à Moïse au Sinaï : “Tu ne feras de tort à personne”.

L’homme riche qualifie Jésus de “Bon Maître”, ce qui lui vaut la question de Jésus sur ce titre de “bon” qu’il lui donne, en précisant que Dieu seul est bon. A comparer cette remarque de Jésus ainsi rapportée par Marc, avec ce que nous en dit Matthieu dans son Evangile, écrit au moins 20 ans plus tard (“Maître, que dois-je faire de bon”…? Ce à quoi Jésus répond : “Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Unique est celui qui est bon” : Matthieu, 19, 16 - 17), on s’est demandé si les premiers chrétiens ne s’étaient pas trouvés embarrassés par ce refus de Jésus d’être ainsi appelé “bon”. Matthieu aurait alors atténué le texte de Marc, qu’il suit pour cette scène de son Evangile. On peut dire cependant que Jésus ne fait que rappeler à ce Juif ce qu’il devrait savoir, que rien n’est bon “en soi”, et que Dieu seul peut en décider.

L’image exagérée et caricaturale qu’il serait plus facile à un chameau de passer à travers le petit trou d’une aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu, n’a d’autre but que de nous suggérer une impossibilité radicale et absolue, sans l’aide d’une force ou d’une grâce venant de Dieu, et qui est d’un tout autre ordre que les efforts personnels que l’on tenterait.

A y regarder de près, ce que cherche cet homme riche est tout-à-fait à l’opposé de ce que lui propose Jésus : cet homme consulte Jésus en vue d’obtenir une méthode, un moyen, pour réaliser son projet de vie, ce qui est une façon déguisée, et sans doute inconsciente, de vouloir mettre Dieu, et, dans le cas présent, Jésus, à son propre service. Par contraste, Jésus lui suggère de renoncer à son projet, de se dépouiller de toute valeur qu’il possèderait, et de simplement se laisser conduire, à travers lui, par Dieu.

4. Prolongement

37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ;

44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

65 Et il disait : ” Voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. ”

15 Quoi donc ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas sous la Loi, mais sous la grâce ? Certes non !

16 Ne savez-vous pas qu’en vous offrant à quelqu’un comme esclaves pour obéir, vous devenez les esclaves du maître à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice ?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu ; jadis esclaves du péché, vous vous êtes soumis cordialement à la règle de doctrine à laquelle vous avez été confiés,

18 et, affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice. - …

22 Mais aujourd’hui, libérés du péché et asservis à Dieu, vous fructifiez pour la sainteté, et l’aboutissement, c’est la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.

4 J’aurais pourtant sujet, moi, d’avoir confiance même dans la chair ; si quelque autre croit avoir des raisons de se confier dans la chair, j’en ai bien davantage :

5 circoncis dès le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu fils d’Hébreux ; quant à la Loi, un Pharisien ;

6 quant au zèle, un persécuteur de l’Église ; quant à la justice que peut donner la Loi, une homme irréprochable.

7 Mais tous ces avantages dont j’étais pourvu, je les ai considérés comme un désavantage, à cause du Christ.

8 Bien plus, désormais je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ,

9 et d’être trouvé en lui, n’ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s’appuie sur la foi ;

10 le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort,

11 afin de parvenir si possible à ressusciter d’entre les morts.

12 Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus.

Prière

*SEIGNEUR JESUS, TU N’HESITES PAS A NOUS REDIRE QUE, POUR DEVENIR TES DISCIPLES, NOUS DEVONS TOUT QUITTER POUR TE SUIVRE, ET QUE CELUI QUI AIME SON PERE OU SA MERE PLUS QUE TOI N’EST PAS DIGNE DE TOI, DONT LA RENCONTRE DOIT CONSTITUER L’EVENEMENT MAJEUR DE CHACUN DE NOS JOURS : APPRENDS-MOI A VRAIMENT ME DETACHER EN PROFONDEUR DE TOUT CE QUI N’EST PAS TOI, A TE DONNER LA PRIORITE ABSOLUE DANS TOUS LES DOMAINES DE MON EXISTENCE, LE RESTE, C’EST-A-DIRE MES PENSEES, MES DESIRS, MES PAROLES, MES ACTIVITES, ET LES AUTRES BIENS QUE JE POSSEDE, N’AYANT PLUS DESORMAIS DE SENS QU’EN ETANT RATTACHES A TOI, DEPENDANT DE TOI, POUR SERVIR A EXPRIMER CONCRETEMENT LE PARTAGE DE TON ESPRIT, DE TA MISSION, DE TON ENGAGEMENT, ET DE TON OBEISSANCE. AMEN.

27.05.2002.*


La Bible commentée · Liturgie du jour