📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture
Commentaire
1. Situation
Ce livre est appelé ainsi d’après le nom de son personnage principal, Tobit, présenté lui-même comme un modèle de piété Juive, totalement obéissant en tous points à la Loi de Moïse, qui, avec sa femme et son fils Tobie, avaient été déportés du Royaume de l’Israël du Nord, au 8ème siècle, au pays de Ninive.
La belle histoire que raconte ce livre ne peut se situer ni se comprendre sans que nous en rappelions la trame, qui en est déjà le premier message, dans la mesure où elle nous décrit les comportements du vieux Tobit et de son jeune fils, bien formé et encadré par lui.
Depuis son arrivée en ce pays lointain d’exil, Tobit a beaucoup souffert jusqu’à devenir aveugle, et, découragé, il souhaite la mort. Il se souvient alors qu’il avait jadis déposé une importante somme d’argent au pays des Mèdes - où il a par ailleurs de la parenté - et il décide d’y envoyer son fils récupérer cette somme.
A la même époque, justement, une de ses jeunes parentes de ce pays les Mèdes, du nom de Sarah, vit de son côté une situation désespérée, qui la fait également souhaiter mourir. La raison en est que cette fille ne peut plus suporter les quolibets de son entourage, du fait que chacun des 7 hommes qu’elle a essayé de prendre pour mari, au moment de l’approcher en leur nuit de noces, a été tué par un “démon” appelé Asmodée.
C’est à ce point que l’histoire se noue lorsque Dieu, en réponse aux prières de désolation du vieux Tobit et de la jeune Sarah, décide d’envoyer son ange “Raphaël” à Ninive pour accompagner le jeune Tobie dans son voyage au pays des Mèdes, et aider ce dernier à apporter soulagement et guérison autant à la jeune Sarah, qu’il épousera, qu’à son vieux père aveugle.
Pour ce faire, Raphaël conseille au jeune Tobie d’utiliser les éléments d’organes extraits d’un poisson, rencontré inopinément et capturé lors d’un bain dans le fleuve au cours du voyage. Le jeune Tobie s’en servira, sur les conseils de Raphaël, pour contrecarrer efficacement l’action du démon, lorsqu’après avoir rencontré la jeune Sarah, et décidé de la prendre pour épouse sur le champ, il vivra avec elle sa première nuit de noces.
Au retour de son voyage, acoompagné de son épouse Sarah et porteur de l’argent que l’ange Raphaël avait été rechercher de sa part au lieu du dépot, le jeune Tobie guérit également la cécité de son père avec les remèdes tirés du poisson.
C’est le moment pour Raphaël de dévoiler son identité et d’expliquer la propre mission que Dieu l’avait envoyé accomplir en réponse à la piété et aux prières du vieux Tobit, qu’il invite donc à rendre grâces au Seigneur, ce que fait immédiatement Tobit en composant et chantant une hymne de louange à Dieu.
Tobit ordonne ensuite à son fils de quitter le pays après la mort de ses parents, qui d’ailleurs ne tardera pas. Si bien que le jeune Tobie s’en retournera alors au pays des Mèdes où il avait été chercher son épouse Sarah.
Bien que quelques rares spécialistes estiment qu’il y a un noyau historique derrière ces récits du livre de Tobit, la très grande majorité des éxégètes et chercheurs considèrent ce livre comme un beau roman sémite, composé dans un but religieux d’édification et d’enseignement.
De nombreux détails historiques et géographiques qui nous y sont présentés sont très improbables, et des éléments du récit paraissent bien d’origine folklorique (comme, par exemple, le motif du “monstre dans la chambre nuptiale”).
On pense que ce livre a été composé au début du 2ème siècle avant l’ère chrétienne, et avant la révolte des frères Maccabées, même si l’histoire qui nous y est racontée se situe au temps de la première déportation Israélite en Assyruie au 8ème siècle avant Jésus Christ.
D’autre part, ce livre s’inspire de nombreux motifs sapientiaux, et fait explicitement référence à un document, la sagesse d’Ahikar, cité nommément comme un neveu de Tobit. Cet Ahikar, dont l’oeuvre est très connue dans la littérature antique et jusque chez les Grecs, a vécu une histoire comparable à celle du vieux Tobit, avec des époques successives de faveur et de persécution royales, mais avec la différence importante qu’Ahikar sera trahi par son fils adoptif, qui ne marchera pas comme lui sur les sentiers de la sagesse. En conséquence, le livre de Tobit, roman populaire, a bien une prétention didactique et sapientielle.
2. Message
Si le message de ce livre se transmet à mesure que le récit se développe et rebondit, et ce d’autant plus que nous y avons affaire à un “joyau” de la littérature biblique qui témoigne de la richesse et du dynamisme de la vie d’Israël à l’époque qui a suivi l’Exil, nous pouvons cependant le résumer en quelques points forts.
D’une façon générale, il montre que les Juifs qui demeurent fidèles au Seigneur leur Dieu, aux obligations de la Loi de Moïse, ainsi qu’aux coutumes ancestrales, sont récompensés pour leur loyauté et leur fidélité, même en temps de persécution et en terre d’exil. Dieu n’abandonne pas ses fidèles serviteurs.
Ce livre reprend l’enseignement de Deutéronome 28 sur la rétribution. Il valorise le respect des relations tribales, la vie de famille, le mariage monogame, la pratique de l’aumône.
De tradition sapientiale, il insiste que c’est au niveau de l’expérience de la vie de tous les jours, dans les situations les plus diverses que les fidèles de Yahvé sont témoins de Dieu, de sa Loi, dans la pratique de leurs actions, qui est ainsi proposée comme un enseignement sur le salut que Dieu propose à son peuple dans le cadre de son alliance et de sa promesse.
3. Decouvertes
Ce livre de Tobit a toujours connu, et connaît toujours, un très grand succès de la part de ses lecteurs, car il “respire” toute l’ambiance de tout ce qu’il y a de richesse et de positif dans l’histoire d’Israël, pour ceux qui la lisent comme une relationprivilégiée de Dieu et du peuple qu’il a choisi comme porteur de son salut.
Ecrit d’abord, semble-t-il, pour les Juifs de la Dispersion, et de lecture très facile, il reprend des données majeures de toute la Bible - même s’il ne figure pas dans le canon de la Bible Juiive ni dans celui des Bibles des chrétiens de la Réforme, et n’appartient qu’aux Bibles des Catholiques romains et des chrétiens de l’Orthodoxie orientale - .
Il propose ainsi : des règles de conduite, un témoignage élogieux sur la valeur du mariage et de la vie de famille, une évocation de la vie et de l’errance des Patriarches anciens d’Israël (Abraham à Membré, l’histoire de Joseph, entre autres), une ouverture sur la lumière du message des prophètes, une insistance sur l’importance des bonnes oeuvres, et, en particulier, sur les devoirs que chacun doit rendre envers Dieu et le prochain (Juif seuilement ici), en précisant l’assistance dans le besoin, la sépulture, et surtout la prière et l’aumône, la découverte de l’accompagnement divin dans toutes les circonstances de la vie (la Providence), où Dieu sait se rendre présent également par ses anges.
Non seulement ce livre se place dnas la succession des oeuvres de sagesse, mais également dans la suite des psaumes et des prières de la Bible classique.
Les renvois de références et les notes de nos Bibles attestent de cet héritage si riche de toutes les grandes traditions contenues dans toute la Bible, comme elles précisent les particularités de deux principales versions de ce livre : un texte long et un texte court, plus utilisé, sans compter le texte latin de la “Vulgate”, rapidement traduit de l’araméen en hébreu, puis en latin, par saint Jérome au 4ème siècle de notre ère.
Il semble bien, en effet, que ce livre a d’abord été écrit en Araméen, et non pas en Hébreu (encore que l’hypothèse d’un original Hébreu n’est pas totalement écartée), avant d’être traduit en grec, latin, et toutes nos langues modernes.
4. Prolongement
Ce beau livre, qui connaît un grand succès chez les chrétiens, et qui est souvent utilisé, ou cité, dans la liturgie du mariage chrétien au moins chez les Catholiques Romains, ne doit pas nous laisser oublier la nouveauté radicale du christianisme : nos bonnes oeuvres, si excellentes soien-elles, ne nous sauvent pas comme telles, car c’est par et dans le Christ Jésus, sa Parole, ses gestes son engagement de toute une vie jusqu’à mourir au nom de sa mission, que nous sommes sauvés tout-à-fait gratuitement, par pure grâce, dans la présence et l’action en nous de l’Esprit de Jésus. Dans cette perspective nos “bonnes oeuvres “ne sont que des “fruits de l’Esprit” :
Ephésiens
2.4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,
2.5 nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);
2.6 il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,
2.7 afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ.
2.8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
2.9 Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.
2.10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions
Prière
Seigneur Jésus, donne nous de faire nôtre, de relire dans la lumière de ta présence et de ton mystère de vérité et de miséricorde, que tu accomplis en nous par ton Esprit Saint, cette prière de Tobit :
Évangile : Marc 12, 1-12
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
1 Il se mit à leur parler en paraboles : ” Un homme planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage.
2 Il envoya un serviteur aux vignerons, le moment venu, pour recevoir d’eux une part des fruits de la vigne.
3 Mais ils se saisirent de lui, le battirent et le renvoyèrent les mains vides.
4 De nouveau, il leur envoya un autre serviteur : celui-là aussi, ils le frappèrent à la tête et le couvrirent d’outrages.
5 Et il en envoya un autre : celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres : ils battirent les uns, tuèrent les autres.
6 Il lui restait encore quelqu’un, un fils bien-aimé ; il le leur envoya le dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils. “
7 Mais ces vignerons se dirent entre eux : “Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. “
8 Et le saisissant, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne.
9 Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons et donnera la vigne à d’autres.
10 Et n’avez-vous pas lu cette Écriture : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue pierre de faîte ;
11 c’est là l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? “
12 Ils cherchaient à l’arrêter, mais ils eurent peur de la foule. Ils avaient bien compris, en effet, que c’était pour eux qu’il avait dit la parabole. Et le laissant, ils s’en allèrent.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, qui vient d’entrer en triomphe à Jérusalem, où il va passer les 3 jours suivants dans le Temple, à Jérusalem, avant que cette semaine se termine par sa Passion et le mort. Nous nous trouvons donc, ici, dans l’avant dernière partie de cet Evangile de Marc. Après avoir “purifié” le Temple, et refusé de dire aux grands prêtres et aux scribes au nom de quelle autorité il avait fait cela, Jésus prend maitenant l’initiative de leur proposer une parabole.
2. Message
Lue dans son message central, au travers de l’ensemble du récit, cette parabole illustre le rejet de Dieu et de ses messagers par Israël, tout au long de son histoire.
Cependant, à les relire un à un, et l’un après l’autre, les divers et principaux éléments de cette parabole sont identifiables de façon clairement “allégorique”, chacun d’entre eux ayant sa propre interprétation directe.
Ainsi, dés le début, le verset 1, en citant Isaïe, 5, 1 - 2 , où, déjà la “vigne” désigne Israël accusé de ne pas produire les fruits que Dieu attendait de lui, nous renvoie à l’histoire de ce peuple d’Israël, dont tous les prophètes avaient souligné la désobéissance et l’infidélité constantes et quasi permanentes. Ici, comme va l’indiquer la suite du récit de notre parabole, l’accusation se porte avec précision, non pas sur l’ensemble du peuple, mais sur les vignerons, qui en désignent les responsables.
De même, les premiers messagers représentent les prophètes, envoyés pas Dieu, et qui ont tous rencontré le rejet, et ont été très souvent, pour ne pas dire toujours, l’objet d’agressions violentes.
Finalement, le dernier messager est le Fils, c’est-à-dire, clairement pour cet Evangile de Marc, Jésus lui-même, le Fils de Dieu, dont le meurtre, dans la parabole, préfigure la mort de Jésus. La parabole devient alors l’expression du jugement de Dieu contre Israël , qui a rejeté et tué Jésus, le Fils de Dieu.
En conclusion, la citation du Psaume 118, 22 - 23, annonce qu’en ce rejet même de son Fils, Dieu retourne totalement la situation, et se recrée un nouveau peuple, à partir de son Fils ressuscité.
Cette parabole est comprise, au moins dans son sens général très clair, par les adversaires de Jésus, qui, cependant, persistent dans leur dureté de coeur, et leur opposition à Jésus, et cherchent à l’arrêter, même s’ils ne le peuvent pas pour le moment.
3. Decouvertes
Au verset 7, le sort fait au Fils dans la parabole, indique, en sens inverse, ce qui arrivera à Jésus dans le déroulement de sa passion : il sera jeté dehors (conduit hors de la ville) et tué.
Cette citation du Psaume 118 pour annoncer la victoire de Jésus en sa mort, dans le retournement de toutes choses, se retrouve fréquemment dans le Nouveau Testament : en Actes, 4, 11, 1 Pierre, 2, 7. De même, pour l’image de la “pierre” appliquée à Jésus : voir sur ce point Romains, 9, 32 - 33, et 1 Pierre, 2, 6 - 8.
4. Prolongement
Au service de la vérité de Dieu et de l’authenticité de sa mission, Jésus interpelle ses opposants, à la façon des prophètes. Il nous interpelle encore aujourd’hui, de la même façon, même si l’objet en est quelque peu différent : quel est notre accueil concret du projet de Dieu, désormais accompli en Jésus mort-ressuscité, et donc de la mission définitivement achevée par Jésus, mais qui nous est communiquée pour nous rejoindre dans son Esprit ?
Quel est notre accueil de tous ceux, qui, par leur charisme, leur ministère, ou leur témoignage personnel, nous ont rappelé, ou nous rappellent encore chaque jour, ce projet de Dieu, pour que nous l’acceptions,et nous laissions transformer par lui, jusqu’à reproduire l’image de ce Fils, en qui nous avons tout reçu de la plénitude de Dieu, qui rejoint l’humanité toute entière ?
Quelques textes peuvent nous aider à approfondir notre regard de vérité sur nous-mêmes face à cet unique projet de Dieu :
29 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes,
30 tout en disant : “Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. ”
31 Ainsi, vous en témoignez contre vous-mêmes, vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes !
32 Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères !
33 ” Serpents, engeance de vipères ! comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ?
34 C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et pourchasserez de ville en ville,
35 pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang de l’innocent Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel !
36 En vérité, je vous le dis, tout cela va retomber sur cette génération !
37 ” Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes…, et vous n’avez pas voulu !
38 Voici que votre maison va vous être laissée déserte.
39 Je vous le dis, en effet, désormais vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! ”
4 Approchez-vous de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu.
5 Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
6 Car il y a dans l’Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas confondu.
7 A vous donc, les croyants, l’honneur, mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée les constructeurs, celle-là est devenue la tête de l’angle,
8 une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber. Ils s’y heurtent parce qu’ils ne croient pas à la Parole ; c’est bien à cela qu’ils ont été destinés.
9 Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,
10 vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde.
28 Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères ;
30 et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, TU ATTENDS DE NOUS QUE NOUS T’ACCUEILLIONS SANS CESSE AVEC LA FOI DE QUELQU’UN QUI SE REMET COMME UN PAUVRE ENTRE LES MAINS DE DIEU, ET SE REND DISPONIBLE A TON ACTION, AVEC UN COEUR OUVERT ET LIBERE DE SOI : APPRENDS-MOI A NE JAMAIS MANQUER AUCUN DE TES PASSAGES EN MON EXISTENCE, CHAQUE FOIS QU’UN EVENEMENT, OU UNE SITUATION, M’INVITE A VIVRE DAVANTAGE POUR TOI, QUE JE CHERCHE EN PREMIER, AIDE-MOI A DEMEURER TOUJOURS ATTACHE A TA PRESENCE EN MOI, A TON ESPRIT, A TA PAROLE, AINSI QU’A TOUS LES APPELS QUE TU M’ADRESSES A TRAVERS TOUTES LES OCCASIONS QUE JE RENCONTRE DANS MON CHEMINEMENT DE CHAQUE JOUR. AMEN.
03.06.2002.*