📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Pierre 1, 2-7
DE LA 2ème LETTRE DE PIERRE
Texte
2 à vous grâce et paix en abondance, par la connaissance de notre Seigneur!
3 Car sa divine puissance nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété: elle nous a fait connaître Celui qui nous a appelés par sa propre gloire et vertu.
4 Par elles, les précieuses, les plus grandes promesses nous ont été données, afin que vous deveniez ainsi participants de la divine nature, vous étant arrachés à la corruption qui est dans le monde, dans la convoitise.
5 Pour cette même raison, apportez encore tout votre zèle à joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance,
6 à la connaissance la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété,
7 à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité.
Commentaire
1. Situation
Cette 2ème Lettre de Pierre est assez peu connue et peu utilisée de nos jours, à cause de l’accent qu’elle met sur le jugement à venir, et des difficultés rencontrées pour identifier son origine.
On ne peut manquer de remarquer ses relations avec la Lettre de Jude, dont les versets 4 - 13 semblent bien repris par 2 Pierre, 2, 1 - 3, 3, à propos des faux enseignants. Comme le style de ces deux recueils est trop différent pour envisager un auteur commun, on pense généralement que la 2ème Lettre de Pierre dépend soit de Jude, soit d’une source commune à ces deux oeuvres, soit d’un texte similaire aux versets 4 - 13 de la lettre de Jude.
D’autre part, le style de cette lettre est également très différent de celui de la 1ère Lettre de Pierre. Même si la 2ème Lettre de Pierre se présente comme écrite par Pierre, elle a très peu de points communs avec cette 1ère Lettre de Pierre, sauf qu’elle se dit être une 2ème Lettre, et fait, comme la 1ère, allusion à Noé, mais de façon différente.
De même, bien que cette 2ème Lettre de Pierre parle de l’oeuvre de Paul (2 Pierre, 3, 15 - 16), elle n’en dépend pas, et la description qu’elle donne de la transfiguration (1, 16 - 18), ainsi que la prédiction qu’elle fait de la mort de Pierre, ne révèlent pas davantage de dépendance précise d’un de nos 4 Evangiles. En revanche, les écrits apocryphes (non Bibliques) attribués à Pierre (Apocalypse de Pierre, Actes de Pierre) dépendent bien de cette Lettre, et quelques textes de premiers Pères de l’Eglise, dont les lettres de Clément de Rome, font des allusions à cette lettre.
Quant à la date de composition de cette lettre, on hésite beaucoup, les seuls certitudes étant qu’elle ne peut avoir été écrite avant l’an 60, ni après l’an 130, avec cependant une assez forte présomption pour les années 80 - 90. Certains la prétendent écrite par Pierre, d’autres par un auteur du temps de Pierre et en relation avec lui, mais la plupart estiment qu’elle est l’oeuvre d’un auteur inconnu qui l’aurait écrite après la mort de Pierre.
L’importance de la vérité centrale du retour du Seigneur en vue du jugement (1, 16 - 21), une attaque contre les faux enseignants, pour leur immoralité et leur arrogance, en particulier (2, 1 - 22), une ré-insistance sur le retour du Seigneur qu’il faut attendre, en dépit du retard constaté, et de la mort des premiers disciples, jointe à l’affirmation d’un jugement définitif par le feu qui arrivera alors (3, 1 - 13), tels sont les 3 grands thèmes et arguments de cette épître.
Notre page est constituée principalement du début de l’introduction à ces thèmes successifs qui vont être ensuite développés (1, 3 - 15).
2. Message
Suite à l’adresse et aux souhaits que l’auteur de cette Lettre envoie à ses destinataires, les versets 3 - 15, dont nous lisons quelques extraits, nous tracent le thème général de cette épître : les chrétiens ont reçu de Dieu tout ce qui leur permet de vivre selon l’Evangile de Jésus Christ, afin que s’accomplisse dans leur existence le salut que Dieu leur offre.
Car il ne s’agit de rien de moins que de participer à la nature divine dans le rejet de toute corruption qui pourrait nous venir du monde.
Ainsi dotés et situés face à ce projet de Dieu, nous sommes à même de grandir dans la foi et de laisser fleurir en nous des comportements qui sont autant de mises en oeuvre de ce qu’on appelle les “vertus chrétiennes” qu’énumère notre page.
3. Decouvertes
Si l’abondance du don de Dieu nous fait échapper aux convoitises dee ce monde et nous permet d’entrer dans la Royaume de Jésus Christ, cette entrée n’a pas encore été réalisée dans sa plénitude. Nous avons donc à faire le choix d’essayer de toujours nous conformer à ce don et à cet appel de Dieu.
A noter la triple dimension temporelle de notre existence, que signifient les temps des verbes employés :
- au passé : Dieu nous a donné ce quie st nécessaire au salut, il nous y a appelés, et nous a fait ses promesses (versets 3 - 4).
- au présent : il nous appartient de produire les efforts suffisants de façon à laisser croître en nous le don de Dieu qui va ainsi produire les fruits de nos comportements “vertueux” (versets 5 - 10).
- au futur : échapper à la corruption, participer à la vie même de Dieu (verset 4), sans jamais trébucher (verset 10), ni manquer l’entrée dans le Royaume (verset 11).
A noter également l’affirmation du verset 4, unique en ces termes dans tout le Nouveau Testament, qui résume tout le projet de Dieu dans l’offre et de don gratuits de ce qui fait le “coeur” de sa vie divine elle-même.
A noter encore l’importance accordée à la connaissance exacte du mystère de Dieu, présentée comme centrale à notre vie de foi.
4. Prolongement
D’un bout à l’autre du Nouveau Testament le projet de Dieu nous est ainsi présenté autour de la mission de Jésus Christ : en lui, en sa parole, en ses gestes et engagements, Dieu a eu part à notre humanité pour que nous puissions, par le Christ ressuscité et dans l’Esprit Saint, le rejoindre pour vivre en lui de sa vie même.
La mission de Jésus a été, d’une part, de nous révéler ce don et cette venue de Dieu en lui, le Verbe fait chair, et d’accorder à ceux qui l’accueillent et le reconnaissent, de devenir “enfants de Dieu”, capables de “connaître” Dieu et d’être transformés par une nouvelle naissance (Jean , 1, 1 - 18).
D’autre part, Jésus a, dans son existence temporelle d’homme croyant “lieu de l’incarnation du Verbe de Dieu”, apporté à Dieu qui l’avait envoyé la réponse parfaite que Dieu attendait de ceux qu’il appelle, réponse définitive, une fois pour toutes, obéissance jusqu’à la mort à la volonté du Père dans l’accomplissemnt total de sa mission de miséricorde, de vérité et de pardon.
C’est ainsi que par son “Heure” de “mort-résurrection-don de l’Esprit”, sommet de son existence terrestre, il nous transforme et nous transfigure de l’intérieur en authentiques fils et filles du Père, capables d’intégrer notre propre réponse de foi qui agit par l’amour (Galates, 5, 6) dans la réponse parfaite de Jésus qui nous est ainsi transmise et qui nous saisit.
Prière
*Seigneur Jésus, que ton appel à participer à la vie même de Dieu, que tu nous révèles et que tu commences de nous transmettre dès aujourd’hui, soit toujours pour moi une grâce à découvrir dans son éternelle nouveauté, et que je laisse agir en priorité dans toutes mes expressions d’obéissance à Dieu notre Père, et de service des frères et des soeurs que je rencontre sur mon parcours dans l’histoire de ce monde. AMEN.
31.05.2004.*
Évangile : Marc 12, 1-12
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
1 Il se mit à leur parler en paraboles : ” Un homme planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage.
2 Il envoya un serviteur aux vignerons, le moment venu, pour recevoir d’eux une part des fruits de la vigne.
3 Mais ils se saisirent de lui, le battirent et le renvoyèrent les mains vides.
4 De nouveau, il leur envoya un autre serviteur : celui-là aussi, ils le frappèrent à la tête et le couvrirent d’outrages.
5 Et il en envoya un autre : celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres : ils battirent les uns, tuèrent les autres.
6 Il lui restait encore quelqu’un, un fils bien-aimé ; il le leur envoya le dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils. “
7 Mais ces vignerons se dirent entre eux : “Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. “
8 Et le saisissant, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne.
9 Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons et donnera la vigne à d’autres.
10 Et n’avez-vous pas lu cette Écriture : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue pierre de faîte ;
11 c’est là l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? “
12 Ils cherchaient à l’arrêter, mais ils eurent peur de la foule. Ils avaient bien compris, en effet, que c’était pour eux qu’il avait dit la parabole. Et le laissant, ils s’en allèrent.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, qui vient d’entrer en triomphe à Jérusalem, où il va passer les 3 jours suivants dans le Temple, à Jérusalem, avant que cette semaine se termine par sa Passion et le mort. Nous nous trouvons donc, ici, dans l’avant dernière partie de cet Evangile de Marc. Après avoir “purifié” le Temple, et refusé de dire aux grands prêtres et aux scribes au nom de quelle autorité il avait fait cela, Jésus prend maitenant l’initiative de leur proposer une parabole.
2. Message
Lue dans son message central, au travers de l’ensemble du récit, cette parabole illustre le rejet de Dieu et de ses messagers par Israël, tout au long de son histoire.
Cependant, à les relire un à un, et l’un après l’autre, les divers et principaux éléments de cette parabole sont identifiables de façon clairement “allégorique”, chacun d’entre eux ayant sa propre interprétation directe.
Ainsi, dés le début, le verset 1, en citant Isaïe, 5, 1 - 2 , où, déjà la “vigne” désigne Israël accusé de ne pas produire les fruits que Dieu attendait de lui, nous renvoie à l’histoire de ce peuple d’Israël, dont tous les prophètes avaient souligné la désobéissance et l’infidélité constantes et quasi permanentes. Ici, comme va l’indiquer la suite du récit de notre parabole, l’accusation se porte avec précision, non pas sur l’ensemble du peuple, mais sur les vignerons, qui en désignent les responsables.
De même, les premiers messagers représentent les prophètes, envoyés pas Dieu, et qui ont tous rencontré le rejet, et ont été très souvent, pour ne pas dire toujours, l’objet d’agressions violentes.
Finalement, le dernier messager est le Fils, c’est-à-dire, clairement pour cet Evangile de Marc, Jésus lui-même, le Fils de Dieu, dont le meurtre, dans la parabole, préfigure la mort de Jésus. La parabole devient alors l’expression du jugement de Dieu contre Israël , qui a rejeté et tué Jésus, le Fils de Dieu.
En conclusion, la citation du Psaume 118, 22 - 23, annonce qu’en ce rejet même de son Fils, Dieu retourne totalement la situation, et se recrée un nouveau peuple, à partir de son Fils ressuscité.
Cette parabole est comprise, au moins dans son sens général très clair, par les adversaires de Jésus, qui, cependant, persistent dans leur dureté de coeur, et leur opposition à Jésus, et cherchent à l’arrêter, même s’ils ne le peuvent pas pour le moment.
3. Decouvertes
Au verset 7, le sort fait au Fils dans la parabole, indique, en sens inverse, ce qui arrivera à Jésus dans le déroulement de sa passion : il sera jeté dehors (conduit hors de la ville) et tué.
Cette citation du Psaume 118 pour annoncer la victoire de Jésus en sa mort, dans le retournement de toutes choses, se retrouve fréquemment dans le Nouveau Testament : en Actes, 4, 11, 1 Pierre, 2, 7. De même, pour l’image de la “pierre” appliquée à Jésus : voir sur ce point Romains, 9, 32 - 33, et 1 Pierre, 2, 6 - 8.
4. Prolongement
Au service de la vérité de Dieu et de l’authenticité de sa mission, Jésus interpelle ses opposants, à la façon des prophètes. Il nous interpelle encore aujourd’hui, de la même façon, même si l’objet en est quelque peu différent : quel est notre accueil concret du projet de Dieu, désormais accompli en Jésus mort-ressuscité, et donc de la mission définitivement achevée par Jésus, mais qui nous est communiquée pour nous rejoindre dans son Esprit ?
Quel est notre accueil de tous ceux, qui, par leur charisme, leur ministère, ou leur témoignage personnel, nous ont rappelé, ou nous rappellent encore chaque jour, ce projet de Dieu, pour que nous l’acceptions,et nous laissions transformer par lui, jusqu’à reproduire l’image de ce Fils, en qui nous avons tout reçu de la plénitude de Dieu, qui rejoint l’humanité toute entière ?
Quelques textes peuvent nous aider à approfondir notre regard de vérité sur nous-mêmes face à cet unique projet de Dieu :
29 ” Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes,
30 tout en disant : “Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. ”
31 Ainsi, vous en témoignez contre vous-mêmes, vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes !
32 Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères !
33 ” Serpents, engeance de vipères ! comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ?
34 C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et pourchasserez de ville en ville,
35 pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang de l’innocent Abel jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel !
36 En vérité, je vous le dis, tout cela va retomber sur cette génération !
37 ” Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes…, et vous n’avez pas voulu !
38 Voici que votre maison va vous être laissée déserte.
39 Je vous le dis, en effet, désormais vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! ”
4 Approchez-vous de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu.
5 Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
6 Car il y a dans l’Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas confondu.
7 A vous donc, les croyants, l’honneur, mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée les constructeurs, celle-là est devenue la tête de l’angle,
8 une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber. Ils s’y heurtent parce qu’ils ne croient pas à la Parole ; c’est bien à cela qu’ils ont été destinés.
9 Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,
10 vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde.
28 Et nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu’il a appelés selon son dessein.
29 Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères ;
30 et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, TU ATTENDS DE NOUS QUE NOUS T’ACCUEILLIONS SANS CESSE AVEC LA FOI DE QUELQU’UN QUI SE REMET COMME UN PAUVRE ENTRE LES MAINS DE DIEU, ET SE REND DISPONIBLE A TON ACTION, AVEC UN COEUR OUVERT ET LIBERE DE SOI : APPRENDS-MOI A NE JAMAIS MANQUER AUCUN DE TES PASSAGES EN MON EXISTENCE, CHAQUE FOIS QU’UN EVENEMENT, OU UNE SITUATION, M’INVITE A VIVRE DAVANTAGE POUR TOI, QUE JE CHERCHE EN PREMIER, AIDE-MOI A DEMEURER TOUJOURS ATTACHE A TA PRESENCE EN MOI, A TON ESPRIT, A TA PAROLE, AINSI QU’A TOUS LES APPELS QUE TU M’ADRESSES A TRAVERS TOUTES LES OCCASIONS QUE JE RENCONTRE DANS MON CHEMINEMENT DE CHAQUE JOUR. AMEN.
03.06.2002.*