📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : 2 Timothée 1, 1-12

DE LA 2ème LETTRE DE PAUL A TIMOTHEE

Texte

1 Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est dans le Christ Jésus,
2 à Timothée mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur.
3 Je rends grâce à Dieu que je sers, à la suite de mes ancêtres, avec une conscience pure, lorsque, sans cesse, nuit et jour, je fais mémoire de toi dans mes prières.
4 En me rappelant tes larmes, je brûle du désir de te revoir, afin d’être rempli de joie.
5 J’évoque le souvenir de la foi sans détours qui est en toi, foi qui, d’abord, résida dans le coeur de ta grand’mère Loïs et de ta mère Eunice et qui, j’en suis convaincu, réside également en toi.
6 C’est pourquoi je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l’imposition de mes mains.
7 Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi.
8 Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l’Evangile, soutenu par la force de Dieu,
9 qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non en considération de nos oeuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce. A nous donnée avant tous les siècles dans le Christ Jésus,
10 cette grâce a été maintenant manifestée par l’Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort et fait resplendir la vie et l’immortalité par le moyen de l’Evangile,
11 au service duquel j’ai été établi, moi, héraut, apôtre et docteur.
12 C’est à cause de cela que je connais cette nouvelle épreuve, mais je n’en rougis pas, car je sais en qui j’ai mis ma foi et j’ai la conviction qu’il est capable de garder mon dépôt jusqu’à ce Jour-là.

Commentaire

1. Situation

Avec la Lettre à Tite et la 1ère Lettre à Timothée, cette 2ème Lettre à Timothée forme un ensemble qu’on appelle les Lettres Pastorales, attribuées à Paul, mais dont peu de spécialistes affirment aujourd’hui qu’elles sont été écrites par Paul. Si les contenus de Tite et 1ère à Timothée se ressemblent fort, le ton de cette 2ème à Timothée paraît beaucoup plus intime et personnel, en conséquence, peut-être du fait que Paul déclare l’écrire depuis la prison où il se trouve.

Bien que ces 3 lettres se présentent on ne peut plus clairement comme ayant été écrites par Paul, elles font nettement allusion à des situations de vie en Eglise bien différentes, plus évoluées, et à une organisation plus développée, que celles qui correspondent au temps des grandes lettres de Paul qui sont considérées par tous comme authentiques.

On ne retrouve pas dans ces lettres la passion et le dynamisme des grandes lettres de l’Apôtre. D’autre part, les sujets qu y sont abordés concernent davantage l’organisation interne de la communauté qui favorise la piété, la bonne conscience, et l’image de l’Eglise dans le monde, que les grands thèmes théologiques de Paul : les dévelopements sur la croix du Christ, l’Eglise comme corps du Christ, ou une nouvelle approche de la Loi, n’y sont pas repris.

Il semble bien, que, de la même façon que les Actes des Apôtres, ces lettres veulent attester la grandeur la figure de Paul dans l’Eglise de la fin du 1er siècle, importance qui explique que la plupart de ses idées sont reprises et interprétées dans les communautés de croyants qui se considèrent toujours disciples de Paul, même si elles ne l’ont pas, de fait, connu.

Ainsi perçu, le but de l’auteur serait de souligner à quel point est primordiale et necessaire la transmission du véritable enseignement reçu des Apôtres, par des relais ou des intermédiaires, considérés comme proches de Paul et autorisés par lui, et de montrer ainsi comment la saine doctrine peut l’emporter sur les erreurs que certains développent.

En conséquence, mise à part une petite minorité de spécialistes, tous considèrent l’auteur de ces lettres comme un modeste “anonyme”, admirateur de Paul, et qui tient à en retransmettre le mssage, en soulignant ainsi l’ampleur de ce qu’ a été la mission de Paul, et dans le but d’aider les communautés à tenir bon, ensemble, dans la foi.

Dans cette perspective, les notes “personnelles” au sujet de détails de la vie de Paul semblent avoir été insérées dans ce recueil , soit à partir d’extraits de témoignages venant de Paul lui-même et inconnus par ailleurs, soit comme une manière pour l’auteur de rendre plus vraisemblable l’idée que Paul a bel et bien écrit ces lettres.

Compte tenu des différentes prises de position au sujet de l’auteur de ces lettres, on en situe la composition entre les années 60 et 160, la majorité préfèrant toutefois les dater des années 100 - 110.

2. Message

Cette page d’ouverture de cette 2nde Lettre dite de Paul à Timothée nous présente successivement : l’identification de son destinataire et les salutations de Paul à Timothée (1, 1 - 2), une action de grâces (1, 3 - 5), et un appel à renouveler les dons reçus de force, d’amour et de capacité à l’enseignement, que Paul lance à Tiimothée (1, 6 - 2, 13).

La façon selon laquelle Paul se présente, d’après cette Lettre, comme “Apôtre” du Christ montre bien à quel point on le considère alors comme un élément qu fait intégralement partie du plan de salut de Dieu.

L’action de grâces est également typique des lettres de Paul et rappelle ici celle que l’on peut litre en Romains, 1, 8 - 11. Elle situe la foi de Paul et de Timothée dans la lignée et la dépendance de leurs ancêtres, donc pour Paul de l’Israël de l’Ancien Testament. Cette chaîne de tradition concerne également Timothée dont le nom de la mère et de la grand-mère sont ici rappelés. Pour cette attitude de foi reçue et transmise (voir Hébreux, 11 et 12, 1 - 4), il est nécessaire de rendre grâces à Dieu.

Paul, qui nous est présenté comme vivant ses derniers jours en prison, insiste pour que sa mission soit continuée par ses héritiers spirituels. Il a déjà authentifié le ministère de Timothée en lui imposant les mains, geste qu’il rappelle en l’invitant à revivifier les dons qu’il a reçus antérieurement (1, 6 - 7).

Ainsi Timothée peut-il marcher sur les traces de Paul, et, en particulier, traverser comme lui épreuves et persécution liées à l’annonce de l’Evangile (1, 8 - 12).

C’est l’occasion de faire redire par Paul comment le témoignage qu’ils rendent se raccroche au mystère de Dieu qui nous sauve par sa grâce, ce qui nous est manifesté et réalisé dans la mission, la mort et la résurrection de Jésus Christ, qu’il revient à Paul comme à Timothée d’annoncer par leur parole et leur engagement jusqu’à en souffrir à la façon du Christ. De ce fait, la proclamation et la pratique de l’Evangile continuent d’être présence visible de l’oeuvre du Christ qui se poursuit par ses disciples.

3. Decouvertes

L’imposition des mains ici mentionnée n’est pas à interpréter dans le cas présent comme une sorte “d’ordination” dans le sens de 1 Timothée 4, 14, mais comme une simple authentification de la mission de Timothée.

Paul se dit “prisonnier du Christ” au verset 8, ce qui ne l’empêche pas d’être “libre” ou “libéré” dans cette suite du Seigneur (Romains, 6, 13 - 23).

Les versets 9 - 11 nous fournissent comme une sorte de résumé du coeur du message, un “schéma de révélation” qu’on retrouve en Tite, 1, 2 - 3, Ephésiens, 3, 5 - 7 et 3, 9 - 11, ainsi qu’en Romains, 16, 25 - 26.

A noter le langage plus concret et personnalisé de cette 2nde Lettre à Timothée quand on la compare à la Lettre à Tite et à la 1ère Lettre à Timothée. Nous y découvrons une réelle différence de ton, une manière de parler moins formelle. L’allusion qu’y fait Paul à la famille de Timothée, aux larmes de ce dernier, et à sa propre prière constante pour son disciple semble bien traduire une relation de réelle proximité.

D’autre part, le fait que Timothée apparaît ici comme appartenant à la troisième génération d’une famille chrétienne au moins déjà en sa seconde génération, (de par l’allusion en 3, 15 à son éducation chrétienne reçue dès son jeune âge) implique bien, semble-t-il, une rédaction de cette Lettre à une époque post-paulinienne.

4. Prolongement

Comme Paul et Timothée, nous avons bien reçu de la tradition chrétienne qui, par une chaîne interrompue de 2000 ans de témoignages, remonte à Jésus Christ, une attitude de foi pauvre et confiante qui agit par l’amour selon le don de l’Esprit du Ressuscité.

Nous appartenons à une foule immense de témoins (Apocalypse, 7, 9) : à nous de proclamer et de pratiquer aujourd’hui l’Evangile de Jésus Christ devant les hommes et les femmes de notre temps, et avec une langue qui les rejoigne et puisse être comprise d’eux, à l’exemple de la présentation renouvelée du mystère du Christ dans une situation nouvelle que nous apportent déjà ces Lettres pastorales adressées à Tite et Timothée.

Prière

*Seigneur Jésus, apprends-moi de nouveau chaque jour à me découvrir ton disciple recevant la mission, sans cesse renouvelée et “rajeunie”, de proclamer ton Nom et de témoigner de la vie nouvelle de “fils” et de “cohéritiers” de ton Royaume, dans ta relation au Père que tu nous partages dans le don de ton Esprit Saint. AMEN.

02.06.2004.*

Évangile : Marc 12, 18-27

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

18 Alors viennent à lui des Sadducéens - de ces gens qui disent qu’il n’y a pas de résurrection - et ils l’interrogeaient en disant :
19 ” Maître, Moïse a écrit pour nous : “Si quelqu’un a un frère qui meurt en laissant une femme sans enfant, que ce frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. “
20 Il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans laisser de postérité.
21 Le second prit la femme et mourut aussi sans laisser de postérité, et de même le troisième ;
22 et aucun des sept ne laissa de postérité. Après eux tous, la femme aussi mourut.
23 A la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme ? Car les sept l’auront eue pour femme. “
24 Jésus leur dit : ” N’êtes-vous pas dans l’erreur, en ne connaissant ni les Écritures ni la puissance de Dieu ?
25 Car, lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux.
26 Quant au fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le Livre de Moïse, au passage du Buisson, comment Dieu lui a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ?
27 Il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur ! “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, qui vient d’entrer en triomphe à Jérusalem, où il va passer les 3 jours suivants dans le Temple, à Jérusalem, avant que cette semaine se termine par sa Passion et le mort. Nous nous trouvons donc, ici, dans l’avant dernière partie de cet Evangile de Marc. Après avoir “purifié” le Temple, et refusé de dire aux grands prêtres et aux scribes au nom de quelle autorité il avait fait cela, leur avoir proposé la parabole des vignerons homicides, Jésus se trouve maintenant affronté aux questions et pièges que lui présentent ses adversaires : faut-il payer l’impôt à César ? qu’en est-il de la résurrection ?

2. Message

La réponse de Jésus à ces Sadducéens qui l’interrogent sur la résurrection des morts, après lui avoir soumis le cas de la femme dont les 7 époux successifs sont tous morts les uns après les autres, cette réponse est double.

Jésus aborde d’abord la situation de ceux qui ont part à la résurrection. S’il les déclare semblables à des anges dans les cieux, c’est pour signaler la nécessaire “rupture” dans la continuité, et la nouveauté radicale d’une vie nouvelle, que suppose l’entrée dans “l’état de ressuscité”. Il ne s’agit plus désormais d’une existence humaine d’ordre “biologique” , et fondée sur les éléments physico-chimiques de l’être humain, mais d’une réalité devenue “toute autre”, liée à une transfiguration de la réalité humaine par l’Esprit de Dieu, qui, comme le précisera Paul, nous configure au corps ressuscité du Christ en gloire (Philippiens, 3, 20 - 21).

Dans la deuxième partie de sa réponse, Jésus atteste la réalité de la résurrection des morts : si Dieu se présente comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, lors de sa révélation à Moïse au buisson ardent du chapitre 3 du Livre de l’Exode, et qu’il est le Dieu, non pas des morts, mais des vivants, c’est donc que les grands ancêtres d’Israël, qui ont connu la mort, sont bien vivants en lui et par lui. Dans cette réponse, l’accent est bien mis sur Dieu, et non pas sur les efforts des hommes, pour ressusciter : en d’autres termes, si Dieu est vraiment Dieu, et, comme tel, Dieu des vivants, il ne va pas laisser la mort détruire les êtres humains qu’il a appelés, pris en charge, et avec qu il a fait alliance.

3. Decouvertes

Les Sadducéens étaient surtout des membres des grandes familles aristocratiques sacerdotales, aux vues conservatrices, et qui n’adhéraient qu’aux textes écrits de la Loi, en refusant toute autre tradition. Or l’idée de la résurrection des morts n’est apparue que bien tardivement en Israël, avec le livre “apocalyptique” de Daniel, au début du 2ème siècle.

La question posée à Jésus est, de fait, absurde. Le texte du Deutéronome qui servait de référence à la pratique du “Lévirat” (Deutéronome, 25, 5 - 10) avait pour but, en proposant cette pratique, de perpétuer le nom de l’époux défunt, et de lui assurer une descendance qui puisse hériter de ses biens. Il n’est pas certain que cette pratique existait encore couramment à l’époque de Jésus.

Par ses réponses, Jésus se situe résolument dans le camp des Pharisiens, dans ce débat qui les opposait fortement aux Sadducéens à propos de la résurrection. Cette opposition très vive, sur ce point précis, entre Pharisiens et Sadducéens, sera habilement exploitée par Paul, quand il sera traduit devant le Grand Conseil, après son arrestation à Jérusalem (Actes, 23, 6 - 9).

4. Prolongement

Les récits d’apparitions du Christ ressuscité dans les Evangiles nous présentent constamment un Jésus qui, à la fois, est le même, et se fait reconnaître, par des signes qui renvoient à son existence historique, et n’est plus le même (il a, par exemple, la mobilité de l’Esprit) : d’où, il se manifeste, à la fois, dans la continuité et le dépassement, dans la rupture.

La réponse de Jésus en ce texte nous invite à envisager l’au-delà de notre existence biologique historique, non pas à partir de nous, mais à partir de Dieu, et de son côté. S’il existe, s’il est à la racine de notre existence, en tant que Créateur, s’il a choisi d’accompagner l’humanité toute entière en entrant dans son histoire, pour la faire entrer dans une création nouvelle, c’est pour nous transmettre et partager sa vie, qui ne peut être qu’éternelle et transformante. En ce sens, notre foi en la résurrection des morts est d’abord un regard sur Dieu, une compréhension du mystère de Dieu, comme celui qui est, et nous donne, le sens ultime de toute notre propre existence.

Le meilleur texte que nous ayons sur la différence entre notre vie présente, dans l’histoire, et la vie de ressuscité en Christ est ce passage du chapitre 15 de la 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens :

35 Mais, dira-t-on, comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ?

36 Insensé ! Ce que tu sèmes, toi, ne reprend vie s’il ne meurt.

37 Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, mais un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre plante ;

38 et Dieu lui donne un corps à son gré, à chaque semence un corps particulier.

39 Toutes les chairs ne sont pas les mêmes, mais autre est la chair des hommes, autre la chair des bêtes, autre la chair des oiseaux, autre celle des poissons.

40 Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres, mais autre est l’éclat des célestes, autre celui des terrestres.

41 Autre l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, autre l’éclat des étoiles. Une étoile même diffère en éclat d’une étoile.

42 Ainsi en va-t-il de la résurrection des morts : on est semé dans la corruption, on ressuscite dans l’incorruptibilité ;

43 on est semé dans l’ignominie, on ressuscite dans la gloire ; on est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la force ;

44 on est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel.

45 C’est ainsi qu’il est écrit : le premier homme, Adam, a été fait âme vivante ; le dernier Adam, esprit vivifiant.

46 Mais ce n’est pas le spirituel qui paraît d’abord ; c’est le psychique, puis le spirituel.

47 Le premier homme, issu du sol, est terrestre, le second, lui, vient du ciel.

48 Tel a été le terrestre, tels seront aussi les terrestres ; tel le céleste, tels seront aussi les célestes.

49 Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste.

50 Je l’affirme, frères : la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l’incorruptibilité.

Prière

*SEIGNEUR JESUS, TU HABITES NOS COEURS PAR LA FOI, TU DEMEURES EN NOUS AVEC LE PERE DANS L’ESPRIT SAINT, ET C’EST DANS LA MESURE OU JE VIS TOTALEMENT CE MYSTERE DE TA PRESENCE, AU POINT DE DIRE, AVEC PAUL, QUE CE N’EST PLUS MOI QUI VIS, MAIS TOI QUI VIS EN MOI, QUE JE PUIS COMPRENDRE LE DON QUE TU NOUS PROPOSES D’AVOIR PART A TA RESURRECTION, ET LA PLENITUDE D’UNE “AUTRE” VIE, QUE JE DOIS CROIRE AINSI DEJA COMMENCEE : DONNE-MOI DE ME DECROCHER DE PLUS EN PLUS DE MOI-MÊME POUR TE LAISSER VIVRE PLEINEMENT EN MOI, ET DE TE LAISSER TOTALEMENT T’EXPRIMER A TRAVERS TOUTES MES MANIERES D’ÊTRE, D’AGIR, DE REAGIR, DE PENSER, DE PARLER, DE DONNER, D’ACCUEILLIR, COMME AUTANT DE MANIFESTATIONS QUE TU M’AS SAISI DANS TON EXISTENCE ET TA RELATION AU PERE. AMEN.

05.06.2002.*


La Bible commentée · Liturgie du jour