📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : 2 Timothée 3, 10-17
DE LA 2ème LETTRE DE PAUL A TIMOTHEE
Texte
10 Pour toi, tu m’as suivi dans mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma patience, ma charité, ma constance
11 dans les persécutions et les souffrances qui me sont survenues à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions n’ai-je pas eu à subir! Et de toutes le Seigneur m’a délivré.
12 Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés.
13 Quant aux pécheurs et aux charlatans, ils feront toujours plus de progrès dans le mal, à la fois trompeurs et trompés.
14 Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu le tiens;
15 et c’est depuis ton plus jeune âge que tu connais les saintes Lettres. Elles sont à même de te procurer la sagesse qui conduit au salut par la foi dans le Christ Jésus.
16 Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice:
17 ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute oeuvre bonne.
Commentaire
1. Situation
Avec la Lettre à Tite et la 1ère Lettre à Timothée, cette 2ème Lettre à Timothée forme un ensemble qu’on appelle les Lettres Pastorales, attribuées à Paul, mais dont peu de spécialistes affirment aujourd’hui qu’elles sont été écrites par Paul. Si les contenus de Tite et 1ère à Timothée se ressemblent fort, le ton de cette 2ème à Timothée paraît beaucoup plus intime et personnel, en conséquence, peut-être du fait que Paul déclare l’écrire depuis la prison où il se trouve.
Bien que ces 3 lettres se présentent on ne peut plus clairement comme ayant été écrites par Paul, elles font nettement allusion à des situations de vie en Eglise bien différentes, plus évoluées, et à une organisation plus développée, que celles qui correspondent au temps des grandes lettres de Paul qui sont considérées par tous comme authentiques.
On ne retrouve pas dans ces lettres la passion et le dynamisme des grandes lettres de l’Apôtre. D’autre part, les sujets qu y sont abordés concernent davantage l’organisation interne de la communauté qui favorise la piété, la bonne conscience, et l’image de l’Eglise dans le monde, que les grands thèmes théologiques de Paul : les dévelopements sur la croix du Christ, l’Eglise comme corps du Christ, ou une nouvelle approche de la Loi, n’y sont pas repris.
Il semble bien, que, de la même façon que les Actes des Apôtres, ces lettres veulent attester la grandeur la figure de Paul dans l’Eglise de la fin du 1er siècle, importance qui explique que la plupart de ses idées sont reprises et interprétées dans les communautés de croyants qui se considèrent toujours disciples de Paul, même si elles ne l’ont pas, de fait, connu.
Ainsi perçu, le but de l’auteur serait de souligner à quel point est primordiale et necessaire la transmission du véritable enseignement reçu des Apôtres, par des relais ou des intermédiaires, considérés comme proches de Paul et autorisés par lui, et de montrer ainsi comment la saine doctrine peut l’emporter sur les erreurs que certains développent.
En conséquence, mise à part une petite minorité de spécialistes, tous considèrent l’auteur de ces lettres comme un modeste “anonyme”, admirateur de Paul, et qui tient à en retransmettre le mssage, en soulignant ainsi l’ampleur de ce qu’ a été la mission de Paul, et dans le but d’aider les communautés à tenir bon, ensemble, dans la foi.
Dans cette perspective, les notes “personnelles” au sujet de détails de la vie de Paul semblent avoir été insérées dans ce recueil , soit à partir d’extraits de témoignages venant de Paul lui-même et inconnus par ailleurs, soit comme une manière pour l’auteur de rendre plus vraisemblable l’idée que Paul a bel et bien écrit ces lettres.
Compte tenu des différentes prises de position au sujet de l’auteur de ces lettres, on en situe la composition entre les années 60 et 160, la majorité préfèrant toutefois les dater des années 100 - 110.
2. Message
Timothée a été témoin de toutes les dimensions de la mission de Paul au cours de ses nombreux voyages et en particulier de tous les dangers et persécutions qu’il a encourues.
Paul lui rappelle que le Seigneur Jésus l’accompagnait, et a été sa force et son libérateur lors de toutes ses épreuves. Il en tire la conclusion que son sort et son expérience sont ou seront le sort de tous les proclamateurs de l’Evangile et donc de Timothée.
Le secours du Seigneur se trouve également dans la Parole de Dieu, en particulier les Ecritures saintes inspirées par Dieu, dans lesquelles on peut discerner les grandes lignes du projet de salut de Dieu et de son efficacité, projet de salut que tout prédicateur de l’Evangile doit contribuer à faire croître dans son ministère, et dont il doit vivre personnellement.
3. Decouvertes
Bien qu’écrit à la 1ère persone pour être mis dans la bouche ou dans la main de Paul, ce passage ressemble plus à de l’hagiographie qu’à de l’autobiographie. Paul est ici présenté nettement comme le modèle du chrétien affronté aux persécutions, et dans la perspective que tous les disciples du Christ sont appelés à témoigner dans des situations de difficultés sinon de persécutions.
Ce texte est également important dans la mesure où il souligne à quel point la Bible (Ancien et Nouveau Testament) était déjà, dès la fin du 1er siècle, considérée comme le lieu privilégié de la Parole et de l’enseignement du Seigneur, une richesse dans laquelle toujours se replonger pour effectuer, à partir d’elle, le discernement nécessaire à une vie chrétienne selon le plan du salut de Dieu.
A noter que deux lectures sont possibles du verset 3, 16 : soit que l’Ecriture nous est utile parce que divinement inspirée, soit que seuls les passages qui en sont inspirés par Dieu (à l’exclusion des autres) sont utiles au croyant, comme l’interprétaient déjà les Marcionites de la fin du 1er siècle.
La première façon de lire le texte est considérée comme la plus probable et la meilleure, et ce d’autant plus qu’il nous est précisé que “l’homme de Dieu”, appelé à aider ses frères et soeurs à vivre l’Evangile, nous est dit en avoir particulièrement besoin comme équipement pour sa mission.
4. Prolongement
Dans le contexte de ce passage, Il est intéressant de relire deux témoignages sur la mission, le discours apostolique de Jésus et une des “envolées” de Paul sur son ministère : Matthieu 10
10 16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
10 17 “Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues;
10 18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux et des païens.
10 19 Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
10 20 car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
10 21 “Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
10 22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
10 23 “Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l’on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième; en vérité je vous le dis, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que ne vienne le Fils de l’homme.
10 24 “Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron.
10 25 Il suffit pour le disciple qu’il devienne comme son maître, et le serviteur comme son patron. Du moment qu’ils ont traité de Béelzéboul le maître de maison, que ne diront-ils pas de sa maisonnée!
10 26 “N’allez donc pas les craindre! Rien, en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
10 27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour; et ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
10 28 “Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps.
10 29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un as? Et pas un d’entre eux ne tombera au sol à l’insu de votre Père!
10 30 Et vous donc! vos cheveux même sont tous comptés!
2 Corinthiens
3 Nous ne donnons à personne aucun sujet de scandale, pour que le ministère ne soit pas décrié.
6 4 Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu: par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses,
6 5 sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes;
6 6 par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte,
6 7 par la parole de vérité, par la puissance de Dieu; par les armes offensives et défensives de la justice;
6 8 dans l’honneur et l’ignominie, dans la mauvaise et la bonne réputation; tenus pour imposteurs et pourtant véridiques;
6 9 pour gens obscurs, nous pourtant si connus; pour gens qui vont mourir, et nous voilà vivants; pour gens qu’on châtie, mais sans les mettre à mort;
6 10 pour tristes, nous qui sommes toujours joyeux; pour pauvres, nous qui faisons tant de riches; pour gens qui n’ont rien, nous qui possédons tout.
Prière
*Seigneur Jésus, dans la mesure où tu envoies en mission tous ceux que tu appelles à te suivre, apprends-moi, en relisant ce témoignage et cette exhortation de “Paul” à Timothée, à me redemander comment, dans ma prière et tous mes comportements humains, j’ai le souci de me considérer comme un apôtre de ta propre mission et un témoin rayonnant de ton salut. AMEN.
04.06.2004.*
Évangile : Marc 12, 35-37
DE L’EVANGILE DE MARC
Texte
35 Prenant la parole, Jésus disait en enseignant dans le Temple : ” Comment les scribes peuvent-ils dire que le Christ est fils de David ?
36 C’est David lui-même qui a dit par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis dessous tes pieds.
37 David en personne l’appelle Seigneur ; comment alors peut-il être son fils ? ” Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).
Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).
Avec ce passage, nous rejoignons Jésus, qui est entré en triomphe à Jérusalem, où il passe les 3 jours suivants dans le Temple, à Jérusalem, avant que cette semaine se termine par sa Passion et le mort. Nous nous trouvons donc, ici, dans l’avant dernière partie de cet Evangile de Marc. Après avoir “purifié” le Temple, et refusé de dire aux grands prêtres et aux scribes au nom de quelle autorité il avait fait cela, leur avoir proposé la parabole des vignerons homicides, Jésus s’est trouvé affronté aux questions et pièges que lui ont présentès ses adversaires : faut-il payer l’impôt à César ? qu’en est-il de la résurrection ? quel est le premier de tous les commandements ? Finalement, eu égard à ses réponses, personne n’ose plus l’interroger.
2. Message
Personne n’osant plus l’interroger, Jésus reprend l’inititative et pose, publiquement dans le Temple, une question délicate sur la situation du Messie : peut-il, ou doit-il, être “fils de David” ?
Jésus répond ensuite, d’une certaine façon, à sa propre question, pour mieux la préciser, en citant le Psaume110, 1, dans lequel David (l’auteur présumé) semble parler de quelqu’un qu’il appelle son “Seigneur”.
Ce Seigneur désignant le Messie, comment celui que David appelle ainsi peut-il être son fils ? Il apparaît ici que les situations de “fils ” et de “Seigneur” sont incompatibles.
De fait, ce qui est en jeu, c’est l’autorité de Jésus, qui s’affirme “Messie”, sans l’affirmer explicitement. En tant que Messie, Jésus est le Seigneur de David, et non pas quelqu’un qui dépendrait de lui.
Jésus répond ainsi, sous forme d’une question difficile, et à laquelle personne n’apportera de réponse, aux questions et défis qu’on lui lance, sur son autorité, depuis qu’il a purifié le Temple, à son entrée dans Jérusalem.
3. Decouvertes
Que Jésus soit “fils de David” est clairement attesté dans le Nouveau Testament, et n’est jamais l’objet d’aucune contestation. A noter que lors de sa traversée de Jéricho, Jésus ne refuse pas que Bar Timée crie vers lui, en l’appelant “fils de David” (Marc, 10, 47 - 49).
Le titre “fils de David” ne suffit donc pas pour désigner la réalité du Messie, qui requiert un titre de niveau supérieur, tel que “Seigneur”. Selon Romains, 1, 1 - 3, Jésus est, à la fois, “fils de David” et “Seigneur”.
Le Psaume 110, 1 est souvent cité, à propos de Jésus, dans le Nouveau Testament : voir Actes, 2, 34 - 35; 1 Corinthiens, 15, 25; Hébreux, 1, 13. De plus, de nombeuses allusions y sont faites par aillleurs (Marc, 14, 62; 16, 19; Romains, 8, 34; Ephésiens, 1, 20; Colossiens, 3, 1).
Toute cette discussion suppose accepté par les partenaire que c’est David qui parle, comme auteur, dans ce Psaume 110, 1. En ce cas, David parle de quelqu’un d’autre que lui-même, quand il déclare : “Le Seigneur dit à mon Seigneur”. Le premier” Seigneur” désigne Dieu, le second désigne le “Messie”, différent de David et supérieur à lui.
4. Prolongement
Pouor nous chrétiens, Jésus est bien plus que “Fils de David”, même si ce titre nous aide beaucoup à vérifier, et proclamer , son incarnation dans une humanité réelle :
20 Alors qu’il avait formé ce dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : ” Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus : car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. ”
22 Or tout ceci advint pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur :
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : ” Dieu avec nous “.
1 Paul, serviteur du Christ Jésus, apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu,
2 que d’avance il avait promis par ses prophètes dans les saintes Écritures,
3 concernant son Fils, issu de la lignée de David selon la chair,
4 établi Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts, Jésus Christ notre Seigneur,
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi,
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale.
6 Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père !
7 Aussi n’es-tu plus esclave mais fils ; fils, et donc héritier de par Dieu.
1 Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu,
2 en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles.
3 Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,
4 devenu d’autant supérieur aux anges que le nom qu’il a reçu en héritage est incomparable au leur.
5 Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Et encore : Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils.
Prière
*SEIGNEUR JESUS, NOUS SOMMES TOUJOURS TENTES DE TE DEFINIR, DE TE NOMMER, EN T’ATTRIBUANT UN CERTAIN NOMBRE DE TITRES QUI, SEPAREMENT, ET MÊME ENSEMBLE, NE RENDRONT JAMAIS COMPTE DU “NOM AU-DESSUS DE TOUT NOM”, QUE DIEU, TON PERE, T’A DONNE A L’HEURE DE TON EXALTATION EN GLOIRE, ET POUR CETTE RAISON, TOI L’ENVOYE DU PERE, QUI NOUS AS REJOINT EN NOTRE HUMANITE, POUR ÊTRE LE PLUS PROCHE DE CHACUNE ET CHACUN DE NOUS, TU N’EN DEMEURES PAS MOINS TOUJOURS EN MÊME TEMPS, “TOTALEMENT” AU-DELA DE NOUS : APPRENDS-MOI A T’ACCUEILLIR SANS CESSE TEL QUE TU ME VIENS, SANS JAMAIS CHERCHER A TE POSSEDER, AIDE-MOI A ME LAISSER RENCONTRER PAR TOI QUI ME REJOINS A TA FAçON, AFIN DE ME SAISIR EN PROFONDEUR, ET DE ME CONDUIRE LA OU TU ES, AVEC LE PERE ET DANS L’ESPRIT SAINT. AMEN.
07.06.2002.*