📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Actes des Apôtres 2, 36-41
DES ACTES DES APÔTRES
Texte
36 ” Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. “
37 D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : ” Frères, que devons nous faire ? “
38 Pierre leur répondit : ” Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c’est pour vous qu’est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. “
40 Par beaucoup d’autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : ” Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. “
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s’adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
Commentaire
1. Situation
Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.
Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).
Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.
Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).
Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.
Avec l’Esprit promis qui vient d’être répandu, nons en sommes, avec ce texte, au tout début de la mission des disciples à Jérusalem : l’appel à rallier Jésus ressuscité est adressé à Israêl, et ce, en premier lieu, dans ce discours de Pierre prononcé juste après l’effusion de l’Esprit, en cette Fête Juive de la Pentecôte.
2. Message
Nous lisons ici la conclusion du 1er discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, discours dont le 1ère partie a été lue le jour précédent.
Suite au grand tumulte provoqué par l’effusion de l’Esprit Saint sur les apôtres, Pierre interprète ce qui vient de se passer : selon la prédiction de Joël (2, 28 - 3, 5, selon le texte grec), l’Esprit du Seigneur a été répandu, et a transformé les disciples en prophètes.
La raison en est que Jésus le Nazôréen, accrédité par Dieu pour une mission féconde en signes de miséricorde, et qui a été récemment rejeté et crucifié, selon le plan de Dieu, Dieu l’a ressuscité, le faisant ainsi Seigneur et Christ.
En tout cela, constate Pierre qui s’adresse à des Juifs, l’Ecriture est accomplie, selon le psaume 16, cité toujours d’après le texte grec, attribué à David, et dont la portée finale vise la résurrection de Jésus, sur lequel la mort ne pouvait triompher. Jésus est donc ressuscité, et il a été exalté par la droite de Dieu, qui l’a fait asseoir à sa droite, selon les psaumes 118, 16 et 110, 1.
Pierre parvient ainsi à bouleverser la foule qui lui demande ce qu’il faut faire. Il répond en reprenant le message central de la prédication de Jésus : “convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle”. Mais il y ajoute 2 éléments liés à la résurrection de Jésus, en les invitant à se faire baptiser au Nom de Jésus pour le pardon des péchés, baptême qui va leur conférer l’Esprit Saint, selon la promesse explicite de Jésus (Actes, 1, 5).
Ces Juifs, en devenant ainsi disciples de Jésus, entreront les premiers dans l’achèvement du dessein de Dieu, avant que les rejoignent ceux qui sont plus loin, c’est-à-dire les païens. La puissance de Jésus ressuscité, agissant par la prédication apostolique, va ainsi augmenter de 3000 personnes la communauté de ses disciples.
3. Decouvertes
L’événement pascal, ce texte le montre bien, comprend, de manière indissociable, la passion-mort-résurrection de Jésus et le don de l’Esprit, qui permet à la mission de Jésus d’atteindre désormais tous les hommes de tous les temps, en leur faisant don de la réconciliation et de la filiation divine pour tous, accomplies par le OUI total de Jésus. Dans l’Evangile de Jean, le Ressuscité donne l’Esprit Saint aux disciples le soir de Pâques. L’Evangéliste Luc fait monter Jésus au ciel dans l’Ascension également le soir de Pâques, avant de répéter l’événement 40 jours plus tard dans les Actes des Apôtres. Les Evangiles présentent donc l’événement pascal tout entier, achevé dans la personne de Jésus, les Actes le relisent dans les transformations qu’il réalise dans la vie des croyants, avec également une portée pédagogique. Il n’en reste pas moins que le Pentecôte racontée dans les Actes n’est en fait qu’une dimension de la résurrection de Jésus.
A noter que dans ce discours, Pierre répond successivement à 2 questions : l’une, directement posée par la foule à propos de l’excitation des disciples, l’autre étant indirectement sous-jacente : non, les disciples ne sont pas ivres, mais ils ont reçu l’effusion de l’Esprit, et nous sommes dans les derniers jours, mais la cause de tout ce qui arrive, c’est que Dieu a ressuscité Jésus, que les autorités Juives ont fait crucifier.
Pour Luc, comme pour Jean, l’envoi de l’Esprit est lié à l’exaltation de Jésus auprès de Dieu en sa résurrection.
4. Prolongement
Notre rencontre de Jésus se situe dans le prolongement de cette Pentecôte. Nous avons, nous aussi, été baptisés dans la mort -résurrection de Jésus, en relation avec une démarche de conversion, et ce qui nous a été transmis de Jésus, dans l’Esprit Saint, comprend toute l’histoire de la promesse de Dieu à un peuple qu’il s’était choisi, promesse qui a été entièremùent accomplie dans la mission et l’engagement de Jésus.
Comme les Juifs à qui Pierre s’adresse, nous sommes au terme de toute une histoire de “Dieu avec les hommes” de l’Ancien Testament, ce terme étant sans cesse rendu présent et “actualisé” dans notre vie d’Eglise , où le Christ ressuscité nous accompagne de sa présence, depuis 2000 ans.
Assumer et réassumer chaque jour notre vie de baptisé(e)s dans la mort-résurrection du Christ et le don de l’Esprit, c’est nous reconnaître chaque jour en démarche de conversion, c’est-à-dire nous retourner davantage vers Dieu notre Père, par le Christ ressuscité qui “est-avec-nous”, et dans l’Esprit qu’il a répandu dans nos coeurs.
Prière
*Seigneur Jésus, dans l’événement suprême du plan de Dieu que constituent ta mort, ta résurrection, et le don de l’Esprit, tu nous saisis, tu nous convertis, tu nous transformes, et tu nous configures à toi, au point que notre seule valeur, c’est désormais ton image inscrite en nos vies par le Père, afin que nous la reproduisions librement, et que notre vie s’exprime selon tes paroles, et selon tes attitudes de Vérité et de miséricorde : aide-moi à me laisser retourner ainsi par toi au plus profond de moi-même, de façon à ce que je puisse un jour dire, comme Paul, que ce n’est plus moi qui vis, mais toi qui vis en moi. AMEN.
02.04.2002.*
Évangile : Jean 20, 11-18
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
11 Marie se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Or, tout en pleurant, elle se pencha vers l’intérieur du tombeau
12 et elle voit deux anges, en vêtements blancs, assis là où avait reposé le corps de Jésus, l’un à la tête et l’autre aux pieds.
13 Ceux-ci lui disent : ” Femme, pourquoi pleures-tu ? ” Elle leur dit : ” Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. “
14 Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
15 Jésus lui dit : ” Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? ” Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : ” Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je l’enlèverai. “
16 Jésus lui dit : ” Marie ! ” Se retournant, elle lui dit en hébreu : ” Rabbouni ! ” - ce qui veut dire : ” Maître “.
17 Jésus lui dit : ” Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. “
18 Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela.
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.
En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :
-
LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),
-
LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).
Le Livre de la Gloire, qui va des chapitres 13 à 20 de cet Evangile, nous relate d’abord la dernière soirée des Jésus avec ses disciples, épisode qui couvre 5 chapitres, avec le lavement des pieds des disciples par Jésus, l’annonce de la trahison de Judas, les 3 discours d’adieux de Jésus et sa grande prière finale adressée à Dieu, son Père (13 - 17). Les 2 chapitres suivants sont consacrés à la passion et la mort de Jésus, et sont suivis du chapitre 20, qui traite entièrement de la résurrection et nous fournit la conclusion de l’Evangile, même si le chapitre 21, que l’on appelle “Epilogue”, nous donne un rebond de la résurrection avec le récit d’une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, autour d’une pêche miraculeurse et d’un long dialogue avec Pierre, avant de nous proposer une 2ème conclusion de l’Evangile, dans laquelle l’auteur se présente comme étant le “disciple que Jésus aimait”, que l’on continue d’identifier, non sans difficultés, avec l’Apôtre Jean, fils de Zébédée, et frère de Jacques.
Le Livre de la Gloire ne nous rend compte que de “l’Heure” de Jésus, c’est-à-dire tout ce qui concerne son “passage” au Père (passion-mort-résurrection de Jésus-don de l’Esprit par le Ressuscité).
A noter l’importance que le 4ème Evangile accorde aux tout derniers moments de la vie de Jésus, soit 9 chapitres, y compris l’Epilogue, là où les autres Evangiles ne consacrent que 2 chapitres.
Notre passage se situe ainsi au terme de ce Livre de la Gloire, dans la première partie du chapitre sur la résurrection du Seigneur. Il y a d’abord eu la découverte du tombeau vide par Marie de Magdala, puis par Pierre et le disciple que Jésus aimait (Jean, 20, 1 - 10). Nous retrouvons maintenant Marie de Magdala revenue au tombeau, où Jésus ressuscité vient à sa rencontre. Le soir le Ressuscité apparaîtra à l’ensemble des disciples rassemblés, et, huit jours après, il reviendra, de la même façon, pour interpeller Thomas.
2. Message
Lors de sa première visite au tombeau, Marie de Magdala ne s’était pas penchée pour voir l’intérieur du tombeau. Ce qu’elle fait maintenant. L’apparition des anges dans le tombeau (verset 12), et la mission qu’elle reçoit (non pas des anges, comme c’est le cas des femmes dans les autres récits Evangéliques, mais de Jésus lui-même, au verset 18), font partie de la tradition du “tombeau vide le matin de Pâques”.
En Matthieu, 28, 9 - 10, le Christ Ressuscité apparaît aux femmes lorsqu’elles quittent le tombeau et s’en vont rapporter la nouvelle reçue des anges. Elles se jettent alors aux pieds de Jésus, qu’elles saisissent dans un geste de vénération liturgique. Ici, Jésus interdit à Marie de Magdala de le toucher (ou de le retenir), puisque son retour au Père n’est pas achevé (verset 17).
En envoyant Marie en mission d’annonce de la Résurrection, Jésus appelle ses disciples “mes frères”, expression que l’on trouve également en Matthieu, 28, 10. Le message que Jésus ressuscité envoie aux siens est conforme à toute la théologie développée par l’auteur de l’Evangile de Jean. Jésus leur parle du Père, qui est “son ” Père et “leur” Père, parce qu’ils sont pour lui des “enfants de Dieu” (voir Jean, 1, 12).
3. Decouvertes
Comme dans toutes ses apparitions, le Ressuscité n’est pas reconnaissable immédiatement, et il se fait reconnaître et identifier par un signe adapté aux personnes rencontrées. Ici, c’est en prononçant le nom de “Marie”.
Compte tenu des récits similaires existant dans les autres Evangiles, l’on a l’impression que l’Evangéliste a repris une tradition de Jésus apparaissant près de son tombeau, soit à plusieurs femmes, soit à Marie de Magdala toute seule.
Cependant, le message est ici changé : il est clair que le “retour” de Jésus n’est pas vers ses disciples au moyen des diverses apparitions qui vont suivre. Son retour, c’est son exaltation, à sa place, auprès du Père (relire Jean, 14, 18 - 19; 16, 22; et aussi 3, 13 et 6, 62).
La double scène de notre page avec, d’une part, les anges du tombeau et, d’autre part, Jésus lui-même, met l’accent sur le fait que le corps de Jésus n’a pas été “emporté”, comme le pensait d’abord Marie. Cette double scène sert également de prélude à l’interdiction faite par Jésus à Marie de le retenir, pour montrer que ce genre de “contact” ne constitue pas la substance de la foi en la résurrection du Seigneur.
Pour l’Evangéliste Jean, la crucifixion, la résurrection, l’exaltation et le retour à la gloire céleste, font partie d’un seul et même événement (Jean, 12, 32 - 33 et 8, 28). Jésus n’est pas d’abord revenu à la vie, puis, ensuite, monté au ciel : il est “passé” dans une réalité entièrement différente.
C’est dans le dernier discours, en Jean, 14, 22 - 23, qu’il est expliqué comment Jésus se manifestera à ses disciples et non pas au monde : ce sera en réalité, et langage, d’amour, et en réalité d’inhabitation conjointe du Père et du Fils dans les disciples croyants.
4. Prolongement
Dans tous ces détails, cette page nous ouvre au “mystère” de la “résurrection-exaltation” se Jésus. Sa résurrection nous est bien présentée ici comme un achèvement, non seulement de sa mission à lui dans son retour au Père, mais de notre existence transformée : recevoir Jésus dans l’achèvement de sa mission, c’est pour nous devenir “enfants de Dieu”.
C’est également entrer pas son Esprit, le Paraclet en qui il est présent, dans une relation inédite d’intimité définitive avec le Père par le Fils.
C’est toujours aussi reconnaître qu’en Jésus appelé “mon Seigneur et mon Dieu” par Thomas, dans son acte de foi quand Jésus se manifestera à lui, Dieu s’est, au-delà de tout ce qu’on peut imaginer, communiqué réellement à nous, nous a donné sa vie en partage.
Réalisation achevée, dans ce “passage” de Jésus au Père, de l’affirmation du Prologue de cet Evangile de Jean, en 1, 18 : “Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé”.
Prière
*Seigneur Jésus, tu as fait comprendre aux témoins de ta résurrection que cet événement-mystère de ton relèvement-exaltation nous concerne et nous atteint directement, pour nous transformer dans notre existence quotidienne, en nous faisant réellement commencer de devenir des “enfants de Dieu”, marqués “d’une nouvelle naissance, non plus de la chair et du sang, mais de Dieu lui-même”, que tu nous as fait connaître par toute ta mission sur terre, et que tu nous fais rencontrer dans ton Esprit-Saint, en qui tu es présent, dans ton existence humaine définitivement transfigurée, de Ressuscité : donne-moi, dans ma foi, de m’ouvrir toujours plus à cette vie nouvelle en Dieu, en laquelle je suis déjà radicalement saisi par toi, dans l’Esprit Saint, et dont tu me demandes d’annoncer la réalité, en mes actes et paroles d’homme libéré par toi, à tous mes frères et soeurs. AMEN.
22.04.2003.*