📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Actes des Apôtres 4, 13-21

DES ACTES DES APÔTRES

Texte

13 Considérant l’assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c’étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l’étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus ;
14 en même temps ils voyaient, debout auprès d’eux, l’homme qui avait été guéri ; aussi n’avaient-ils rien à répliquer.
15 Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux.
16 Ils disaient : ” Qu’allons-nous faire à ces gens-là ? Qu’un signe notoire ait été opéré par eux, c’est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier.
17 Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. “
18 Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d’enseigner au nom de Jésus.
19 Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : ” S’il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu, à vous d’en juger.
20 Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. “
21 Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s’était passé.

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.

Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).

Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.

Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).

Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.


L’affaire de Jésus Ressuscité, qui a envoyé son Esprit, continue, dans une première phase, la “mission à Jérusalem” : après la venue de l’Esprit Saint et le discours de Pierre qui s’est terminé par un grand nombre de Juifs convertis à Jésus Sauveur, après un sommaire sur les principaux axes de la vie de la première communauté chrétienne, c’est, avec ce passage, le premier récit d’une guérison miraculeuse effectuée “au Nom de Jésus”.

Face à la foule qui s’est précipitée autour d’eux après la guérison constatée par tous du boiteux de la Belle Porte du Temple, Pierre, toujours accompagné d’un Jean silencieux, explique à ces gens le sens de cette guérison accomplie par la puissance du “Nom” de Jésus le Ressuscité, en qui Dieu a accompli tout son plan de salut pour l’humanité, et auquel il faut se rallier dans une démarche de conversion.

C’est alors que les dirigeants du peuple Juif interviennent, exaspérés de leur succès et de leur prédication, et qu’ils les font arrêter et emprisonner. Ainsi commence une opposition-persécution qui va croître et culminer dans la dispersion d’une grande partie de la communauté Juive rattachée à la cause de Jésus (Actes, 8, 1), et finalement dans la prédication de la Bonne Nouvelle aux païens, qui sera relatée dans 18 chapitres des Actes Apôtres (Actes, 10 à 28). Nous assistons ici à la fin de l’interrogatoire de Pierre et Jean et à leurs réponses pleines d’assurance, ce qui leur donne l’occasion de témoigner de la puissance agissante du Nom de Jésus ressuscité, devant les autorités plus ou moins désemparées.

2. Message

Interrompus au cours de leur discours au peuple stupéfait par la guérison qu’ils avaient effectuée du boiteux de la Belle Porte du Temple, Pierre et Jean sont arrêtés, mis au cachot le soir, et interrogés le lendemain par les grands prêtres, les chefs du peuple, les scribes et les anciens, qui s’étaient réunis. C’est l’occasion pour Pierre de témoigner vigoureusement que, dans la guérison de ce boiteux, c’est Jésus, crucifié par ces mêmes autorités et ressuscité par Dieu, qui a agi avec puissance, du fait que les Apôtres avaient invoqué son Nom.

Et Pierre, à partir de cet événement, de généraliser toute la dimension nouvellement achevée du salut de Dieu : Jésus ressuscité est bien la pierre d’angle de tout l’édifice du salut de Dieu, et il n’est plus désormais d’autre Nom donné aux hommes, par lequel on puisse être sauvé. Il faut nécessairement passer par Jésus le Christ et l’unique Sauveur.

Devant cette profession de foi absolue, manifestée avec une telle force, les autorités sont vraiment prises au dépourvu, et, d’autant plus que le boiteux guéri se tient aux côtés de Pierre et Jean.

Après en avoir délibéré, ils ont beau interdire formellement aux Apôtres toute prédication faite au Nom de Jésus, Pierre et Jean leur répondent qu’en témoignant ainsi de ce qu’ils ont vu et entendu, ils ne font qu’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, ce qu’on ne saurait devoir leur reprocher. On les menace donc, on les relâche, certes, mais surtout à cause du peuple, ils n’en vont pas moins persévérer dans leur mission, d’autant plus que l’Esprit du Seigneur leur donne force et conviction.

3. Decouvertes

Une fois de plus, le “Nom” de Jésus représente la personne même de Jésus ressuscité (voir Actes, 3,16 et 4, 10).

Comme Jésus dans la parabole des vignerons homicides (Luc, 20, 17 - 18), Pierre cite le psaume 118, 22, sur la “pierre rejetée des bâtisseurs devenue la pierre d’angle”, pour situer la puissance du Ressuscité dans le cadre de l’accomplissement des Ecritures.

L’assurance et la maîtrise de Pierre et Jean est en contraste frappant avec l’hésitation des autorités Juives.

La résurrection de Jésus confirme la foi des Apôtres, non seulement en sa victoire définitive et le salut qu’il propose, mais également dans tout le détail de ce qu’ils ont vu et entendu de Jésus au cours de sa mission, avant sa mort. C’est de toute cette expérience de Jésus dont ils sont globalement témoins.

Ce sont les autorités du Temple, les grands prêtres Sadducéens, qui n’admettent pas qu’il puisse exister de résurrection, ou qu’on en parle publiquement, qui font arrêter Pierre et Jean.

Comme l’indique la première partie de ce texte, lue le jour précédent dans notre liturgie (Actes, 4, 1 - 12), mais dont nous avons besoin pour comprendre la lecture de ce jour, la prédication-témoignage de Pierre et Jean a encore contribué à augmenter de beaucoup le nombre des disciples, parvenu maintenant à 5000.

4. Prolongement

Jésus ressuscité continue d’être à l’oeuvre en nos vies, mais à la condition que nous lui ouvrions la porte de notre foi-confiance.

Avec le don qu’il nous a fait de son Esprit Saint, il nous rend capables de témoigner de lui, à notre tour, en toutes circonstances, comme il l’avait annoncé de son vivant :

11 ” Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire,

12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. ”

En conséquence, nous sommes désormais à la fois le relais de sa Parole, et le lieu de sa puissance de salut, à travers tous nos comportements.

Mettons-nous suffisamment notre existence, en toutes ses dimensions, à sa disposition, libérés de nous-mêmes et “attachés” à lui (Romains, 6, 15 - 23) ?

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous as promis la même assistance qu’à tes premiers disciples, pour que nous puissions témoigner de ton Nom, même dans les pires adversités, mais encore faut-il que nous ne doutions jamais ni de ta Parole, ni de ta présence agissante de Ressuscité, en qui tout a été, une fois por toutes, accompli : augmente ma foi en toi, qui es le seul chemin de vérité et de vie qui nous conduise au Père, ainsi qu’en ta mission, que ton Esprit Saint actualise auprès de tous les hommes et de toutes les femmes, qui sont inclus dans le cadre de ton salut, dès qu’ils entrent et vivent dans notre monde, au temps de leur histoire. AMEN.

06.04.2002.*

Évangile : Marc 16, 9-15

DE L’EVANGILE DE MARC

Texte

9 Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d’abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons.
10 Celle-ci alla le rapporter à ceux qui avaient été ses compagnons et qui étaient dans le deuil et les larmes.
11 Et ceux-là, l’entendant dire qu’il vivait et qu’elle l’avait vu, ne la crurent pas.
12 Après cela, il se manifesta sous d’autres traits à deux d’entre eux qui étaient en chemin et s’en allaient à la campagne.
13 Et ceux-là revinrent l’annoncer aux autres, mais on ne les crut pas non plus.
14 Enfin il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressuscité.
15 Et il leur dit : ” Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Marc est le plus ancien de nos 4 Evangiles. Un témoignage, datant du début du 2ème siècle, nous apprend que Marc aurait écrit son Evangile en qualité d’interprète de Pierre, avec qui il travaillait (voir 1 Pierre, 5, 13). Même si beaucoup pensent que Pierre n’a pas été l’unique source d’information de Marc, concernant les paroles et gestes de Jésus, l’on s’accorde aujourd’hui que cet Evangile a été écrit depuis Rome, par Marc, vers la fin des années 60, sans doute après la mort de Pierre (située vers 66 - 67).

Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : “Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s’est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle”. Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus se révèle avec autorité en Galilée (1, 16 - 3, 6), - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu’il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20).


La quasi totalité des spécialistes nous affirment que l’Evangile de Marc proprement dit se termine au verset 8 de ce chapitre 16, avec la mention de la peur des femmes à leur retour du tombeau de Jésus, le matin de Pâques, après avoir été chargées d’annoncer aux apôtres et disciples que Jésus était ressuscité et qu’il les précédait en Galilée.

Certains manuscrits y ajoutent un paragraphe de 3 ou 4 lignes (qui consitue, en ce cas, une deuxième partie du verset 8 : en lire le texte dans les notes de nos grandes Bibles, dont la TOB, Marc, 16, 8, note “o”). D’autres manuscrits y ajoutent les versets 9 - 20 (dont fait partie notre lecture de ce jour). D’autres, enfin, y ajoutent les deux textes juste cités, mis bout à bout. Mais on s’accorde à voir dans ces diverses conclusions ajoutées des additions bien postérieures à Marc, et qui ont été placées là pour boucher ce qui semblait et semble toujours, pour un certain nombre, être un “manque”.

Il n’existe pas de réponse à la question de savoir si Marc aurait volontairement clos son Evangile au verset 8 - ce qui peut très bien s’expliquer par une étude approfondie de son Evangile - , ou si son texte primitif, plus long, aurait été amputé ou endommagé. A noter toutefois que son texte, même s’il s’est arrêté au verset 8, nous annonce la résurrection de Jésus de façon très nette, et n’exclut pas que les femmes-disciples, terrifiées le matin de Pâques, aient transmis par la suite le message qui leur avait été confié.

2. Message

Ce passage n’est guère qu’un sommaire résumant brièvement un certain nombre d’apparitions de Jésus Ressuscité, ce qui nous renvoie aux récits des autres Evangiles : ainsi, l’appartion à Marie Madeleine des versets 9 - 11 fait écho à Matthieu, 28, 9 - 10, ainsi qu’à Luc, 24, 10 - 11 et Jean, 20, 14 - 18.

Ensuite, celle aux deux voyageurs sur leur route rapportée ici aux versets 12 - 13, paraît bien être une reprise dr Luc, 24, 13 - 35, nous relatant da rencontre de Jésus avec les deux disciples d’Emmaüs. Puis, celle aux onze disciples des versets 14 - 18, nous rappelle Luc, 24, 36 - 43, ainsi que Jean, 20, 19 - 23 et 26 - 29, et Matthieu, 28, 16 - 20.

Quant au récit de l’Ascension aux versets 19 - 20, il reprend Luc, 24, 50 - 51, et les Actes des Apôtres, 1, 9 - 11.

A première vue, mise à part cette situation de “regroupement”, il n’y a pas de nouveau message particulier à tirer de ce texte qui nous mentionne les diverses apparitions de Jésus, qui nous sont détaillées par ailleurs.

3. Decouvertes

Ce qui est cependant très frappant dans cette page - et donc nouveau, d’une certaine manière -, c’est la mention de l’incrédulité constante avec laquelle chaque expérience de rencontre du Ressuscité est accueillie par les autres disciples, et les Onze apôtres en particuklier. Selon cette page, même les disciples d’Emmaüs se seraient heurtés à un refus de croire à leur expérience, lors de leur retour à Jérusalem (ce qui ne correspond pas au récit de Luc, en son chapitre 24).

Ce refus d’accepter le témoignage de ceux qui ont vu le Seigneur Ressuscité est si fort que Jésus lui-même, quand il apparaît aux Onze réunis (avec la précision nouvelle qu’il les rejoint “quand ils étaient à table”), leur reproche leur endurcissement et leur incrédulité, reproche dont nous n’avons aucune trace dans les autres comptes rendus de cette apparition à l’ensemble des apôtres ou des disciples.

La remarque sur “l’aspect inhabituel” du Ressuscité lorsqu’il s’est manifesté aux deux voyageurs sur leur chemin est un rappel de l’altérité nouvelle de Jésus (il est le même, mais il n’est plus le même). Tous les Evangiles sont donc unanimement d’accord sur ce point : Jésus doit toujours se faire identifier et reconnaître par un signe qu’il faut interpréter dans la redécouverte qui est alors faire de lui dans la foi.

4. Prolongement

Ce sommaire, comme tous les autres, constitue un corollaire important de notre transmission aux hommes de la Bonne Nouvelle de Jésus. Quand, en Luc 24, les disciples d’Emmaüs retournent à Jérusalem, on leur déclare : “Le Seigneur est vraiment ressuscité et il est apparu à Pierre”. Quand Paul transmet à son tour, mais bien avant la rédaction de nos Evangiles, ce qu’il a reçu de ceux qui étaient disciples avant lui, concernant la Résurrection de Jésus, en 1 Corinthiens, 15, 1 - 8, il nous donne une liste de tous ceux qui ont vu Jésus Ressuscité, en terminant par lui.

Tout message sur la Résurrection de Jésus indique que Jésus s’est manifesté à ses disciples, et dans un discours des Actes des Apôtres, Pierre précise qu’il est apparu à quelques témoins choisis d’avance, et non pas à tous (Actes, 10, 40 - 42).

De même que ces apparitions du Christ Ressuscité ont toujours été une rencontre surprenante conduisant ensuite à une découverte du sens de sa mort-résurrection comme accomplissemnt de tout le plan de salut de Dieu, de même encore pour nous aujourd’hui, notre témoignage sur le Christ Ressuscité comporte d’abord le rappel de l’événement du matin de Pâques, attesté par des témoins qui ont, en nous transmettant ce message, montré toute l’ampleur de ce que représente la mission, la mort et la résurrection en gloire de Jésus, pour Dieu comme pour nous.

Prière

*Seigneur Jésus, c’est parce que, suite à la découverte de ton tombeau vide, et à l’annonce de ta résurrection à tes premiers témoins par des messagers, perçus comme en vision, tu t’es manifesté mystérieusement aux Onze apôtres et à quelques uns de tes autres disciples, c’est pour cela qu’aujourd’hui, à partir de ce qu’ils nous ont transmis de ta rencontre de Ressuscité et de ce qu’ils en ont alors compris de son sens à partir de la façon dont tu les as rencontrés par surprise, en te faisant reconnaître par des signes, ainsi qu’à partir des propos que tu leur as tenus, nous sommes ainsi, à notre tour, en mesure de transmettre à tous nous contemporains, la Bonne Nouvelle du salut de Dieu, qui, par toi, dans l’Esprit Saint, nous est donnée comme Parole de Dieu et Puissance de vie éternelle : donne-moi d’être fidèle en tous points à ce message reçu de ta mort-résurrection-ascension-don de l’Esprit Saint, et d’en témoigner par tous les fibres de mon être, en tous mes comportements et paroles. AMEN.

26.04.2003.*


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