📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Actes des Apôtres 5, 27-33
DES ACTES DES APÔTRES
Texte
27 Les ayant donc amenés, ils les firent comparaître devant le Sanhédrin. Le grand prêtre les interrogea :
28 ” Nous vous avions formellement interdit d’enseigner en ce nom-là. Or voici que vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine ! Vous voulez ainsi faire retomber sur nous le sang de cet homme-là ! “
29 Pierre répondit alors, avec les apôtres : ” Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
30 Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet.
31 C’est lui que Dieu a exalté par sa droite, le faisant Chef et Sauveur, afin d’accorder par lui à Israël la repentance et la rémission des péchés.
32 Nous sommes témoins de ces choses, nous et l’Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. “
33 En entendant cela, ils frémissaient de rage et projetaient de les faire mourir.
Commentaire
1. Situation
Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.
Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).
Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.
Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).
Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.
Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - Actes 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35).
Selon cette présentation, nous en sommes toujours à l’ACTE 1, qui se déploie en 4 scènes : l’effusion de l’Esprit le jour de Pentecôte (2, 1 - 47), la guérison du boiteux au Temple (3, 1 - 4, 22), après un interlude sur l’action de l’Esprit, les Apôtres en jugement (5, 17 - 42), le premier martyre (6, 1 - 7, 60).
Avec notre page nous assistons à la mise en jugement des Apôtres, scène 3 de cet ACTE 1.
2. Message
Cette deuxième comparution mouvementée des Apôtres devant le grand prêtre et le Grand Conseil d’Israêl, après cette délivrance miraculeuse de prison, permet à Pierre de prendre une nouvelle fois la parole, pour leur renouveler l’annonce du message sur Jésus.
Sans toutefois répondre à la question du grand prêtre, qui semble leur reprocher de “faire retomber sur eux le sang de cet hiomme”, Pierre n’hésite pas à redire que les Apôtres n’ont pas plus qu’auparavant l’intention d’obéir à leur interdiction formelle d’annoncer le Nom de Jésus.
En effet, les Apôtres ont choisi d’obéir à Dieu, qui a ressuscité Jésus et l’a élevé à sa droite, lui, que ces mêmes autorités Juives avaient fait crucifier. Et de redire, avec force et puissance, l’essentiel du message pascal, à savoir que cette résurrection de Jésus est bien l’achèvement de tout le plan de Dieu, qui offre ainsi la conversion et le pardon des péchés. Quand ils ont été libérés de prison, la nuit précédente, par l’Ange du Seigneur, ils ont reçu l’ordre de retourner au Temple et d’y annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus.
De même que Jésus, de son vivant, affirmait qu’ils étaient deux à rendre témoignage, le Père et lui-même, ( Jean, 8, 13 - 19) Pierre annonce que les Apôtres ne sont pas davantage seuls à rendre témoignage : l’Esprit Saint, qu’ils ont reçu de Dieu, atteste, avec eux, du message de Jésus.
3. Decouvertes
Le nombre des Apôtres concernés par cette arrestation et cette comparution devant le Grand Conseil n’est pas indiqué : il semblerait qu’il s’agisse ici de tous les Apôtres.
Par comparaison avec le 1er jugement (4, 1 - 21), les Apôtres ont officiellement aggravé leur cas, car ils désobéissent ouvertement à une interdiction formelle, qui leur avait été dite, d’enseigner le Nom de Jésus (voir Actes, 4, 18).
La délivrance miraculeuse de prison, et l’injonction qui leur a été faite alors par l’ Ange du Seigneur, d’aller continuer à prêcher le Nom de Jésus, est la réponse du Seigneur à la question que Pierre et Jean avaient posée publiquement devant le Sanhédrin, lors de leur premier passage en jugement, en 4, 19 : Oui, il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes.
Face aux Apôtres qui proclament fortement Jésus Sauveur, le peuple est divisé : d’un côté, la foule (accueil enthousiaste), de l’autre les autorités (rejet absolu).
4. Prolongement
Nous retrouvons chez les Apôtres animés par l’Esprit Saint, l’attitude même de Jésus, qu l’avait conduit jusquà la mort sur la croix : l’obéissance à Dieu, en n’hésitant pas à prendre tous les risques.
Les Apôtres revivent ainsi le “OUI” unique de Jésus (2 Corinthiens, 1, 19 - 20, et Jean, 5, 30 et 6, 38), et ils en témoignent.
Prière
*Seigneur Jésus, c’est seulement par toi, présent en nous par ton Esprit Saint, que nous disons “OUI” au Père, et entrons dans ton attitude de témoin suprême de la vérité totale du dessein de salut, que Dieu nous propose, et que nous avons à proclamer, par notre engagement en oeuvres et paroles devant tous nos contemporains, dans ce temps de l’histoire que nous partageons avec eux : apprends-moi à me laisser conduire par ton propre “OUI” au Père en toutes circonstances, fais de moi un disciple davantage capable de te suivre en ton obéissance, et d’être envoyé par toi annoncer partout la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu, dont tu réalises l’accomplissement dans la vie de tous ceux qui te rencontrent. AMEN.
11.04.02.*
Évangile : Jean 3, 31-36
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre. Celui qui vient du ciel
32 témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et son témoignage, nul ne l’accueille.
33 Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique ;
34 en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l’Esprit sans mesure.
35 Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui. “
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.
En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :
-
LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),
-
LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).
Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :
- le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
- la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
- la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
- la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
- la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
- la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
- la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).
Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :
- 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
- 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
- 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
- 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
- 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).
Notre page se situe dans la toute 2ème partie de ce livre des signes, qui commence et se termine par un “signe” réalisé par Jésus à Cana de Galilée. Après avoir changé l’eau en vin à Cana à la requête de sa Mère, Jésus est monté à Jérusalem pour la fête Juive de la Pâque, il y a fait scandale en chassant du Temple les marchands et les changeurs qui y faisaient du commerce, ce qui l’a conduit à donner son message sur l’avenir du Temple, et c’est peu après cela qu’un Pharisien du nom de Nicodème vient le rencontrer de nuit. Notre page nous relate le cours de cette rencontre, qui sera suivie d’un parcours en Judée, puis de la remontée de Jésus vers la Galilée en traversant la Samarie, où il aura un long et important entretien avec une femme de ce pays en un lieu appelé “le puits de Jacob”.
Les manières de diviser cette rencontre de Jésus avec Nicodème varient selon les commentateurs : certains arrêtent cet entretien au verset 15, d’autres le prolongent jusqu’au verset 21, d’autres encore le situent dans un ensemble qui va de 3,1 à 3, 36 et qu’ils répartissent alors en 3 ou quatre parties, soit le dialogue de Jésus avec Nicodème (3, 1- 15 ou 3, 1- 21, les versets 16 - 21 étant considérés dans la première hypothèse comme un commentaire de l’Evangéliste distinct du dialogue), suivi d’un rappel de la mission de Jean Baptiste (3, 22 - 30), et d’un dernier commentaire, en forme de résumé, sur la mission de Jésus et son caractère unique d’envoyé ultime de Dieu (3, 31 - 36). Selon cette dernière façon de présenter cet ensemble 3, 1 - 36, notre page en constitue le dernier point de réflexion et la conclusion.
2. Message
Avec la venue de Jésus, le Fils envoyé par le Père, l’amour de Dieu pour le monde s’est manifesté, le salut de Dieu nous est proposé, comme une lumière offerte à notre accueil dans la foi, accueil qui implique de notre part un choix et une démarche de vérité, en fonction de laquelle le jugement de Dieu s’est accompli en notre faveur (3, 16 - 21).
En conséquence, avec cette venue de Jésus, le Fils de l’homme, se joue la rencontre de deux mondes, le monde “d’en haut” et le monde terrestre. Il est donc logique que celui qui est “d’en haut’” parle le langage “d’en haut” et en communique le message à ceux qui sont de la terre, s’il vient à leur rencontre.
Le Fils de l’homme, Jésus, témoigne donc pour nous de ce qu’il a vu et entendu “en haut”. Nous, qui sommes “d’en bas”, nous avons à accepter son témoignage, et reconnaître ainsi la vérité du message “d’en haut”, c’est-à-dire de la Parole de Dieu, qui est Jésus lui-même en tout ce qu’il a vécu et exprimé, envoyé justement pour nous révéler son monde à lui, qui est le monde “d’en haut”, et qui peut tout nous en dire, dans la mesure où “le Père a vraiment tout remis entre ses mains.”
Et cette vérité du monde de Dieu n’est visible qu’à travers la foi des croyants que nous sommes, et devons être davantage.
3. Decouvertes
Nous nous trouvons ici devant une constante de la manière dont Jésus se présente lui-même tout au long de cet Evangile de Jean. Il vient “d’en haut”, il vient de Dieu, il est l’actualisation du Verbe fait chair, de Dieu qui a part à notre humanité pour que nous ayons part à sa divinité. Si l’on n’accepte pas son témoignage, la communication décisive et définitive avec Dieu ne peut se réaliser pour nous.
Les difficultés que va rencontrer de plus en plus Jésus de la part des Juifs dans son ministère sont indiquées ici dans la mention que “personne n’accepte son témoignage”.
Or ce témoignage est sûr, parce que l’envoyé de Dieu, qu’il est, a reçu de Dieu tous les moyens nécessaires à sa mission, à savoir, en particulier, l’Esprit, c’est-à-dire la mentalité, la façon de voir, de Dieu, et cela sans limite. Notons la dimension totale et absolue du don reçu par le Fils : le Père a tout remis entre ses mains. Dans son grand discours du chapitre 5 de cet Evangile de Jean, suite à la guérison du paralytique de la piscine de Béthesda, Jésus expliquera et montrera tout ce que le Fils, qj’il est, a reçu de la surabondance du Père.
Et, à plusieurs reprises, tout au long de cet Evangile, Jésus reviendra sur tout ce que le Père lui a donné (voir, par exemple, Jean, 5, 22. 26 - 27; 6, 37; 10, 29; 12, 49; 17, 2. 6. 8. 11. 12. 22). Une seule conclusion à tirer pour tout disciple de tout cela : croire au Fils, écouter sa Parole dans une attitude de confiance, entrer dans sa démarche. C’est là le seul moyen de recevoir la vie éternelle qu’il est venu nous annoncer et nous communiquer, c’est-à-dire la vie dans le monde de Dieu, le monde “d’en haut”, où il a mission de nous conduire.
Ici, encore à ce propos, dans la suite de l’Evangile, Jésus nous précisera qu’il est “le chemin, la Vérité et la Vie, et que nul ne va au Père que par lui” (Jean, 14, 6). C’est à prendre ou à laisser : la vie ainsi offerte à nous par Dieu, ou rien.
4. Prolongement
Notre foi, c’est accepter de tout quitter, de sortir de notre monde pour entrer dans l’univers nouveau que Jésus nous propose, et dont il nous assure l’entrée par son propre “passage” pascal au Père dans le mystère de sa mort-résurrection-ascension.
Tel est le défi qu’il nous lance. Mais il nous a donné la force d’y répondre, dans le don de son Esprit après sa résurrection. C’est pour cela qu’il a pu nous dire : “celui qui écoute ma parole et croit en celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie” (5, 24).
Prière
*Seigneur Jésus, par toi Dieu est venu directement jusqu’à nous se faire le plus proche qu’il nous est possible d’imaginer, puisqu’il t’a envoyé “d’en haut” partager totalement notre existence en toutes ses dimensions, hormis le péché, et, face à cette démarche “d’en haut”, il nous est simplement demandé de te reconnaître, de t’accueillir, et de nous laisser conduire par toi vers Dieu et la richesse de sa vie divine, avec une attitude de foi, c’est-à-dire de remise complète de nous-mêmes entre tes mains, de façon à pouvoir te suivre, marcher avec toi, et tout recevoir de cette richesse de Dieu que tu nous communiques : donne-moi de ne jamais manquer cette rencontre unique de Dieu par toi et en toi, et d’en apprécier sans cesse la surabondance, autant que la nécessité d’en vivre à tous les moments de mon parcours dans l’histoire de ce monde. AMEN.
01.05.2003.*