📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Actes des Apôtres 8, 1-8

DES ACTES DES APÔTRES

Texte

1 Saul, lui, approuvait ce meurtre. En ce jour-là, une violente persécution se déchaîna contre l’Église de Jérusalem. Tous, à l’exception des apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie.
2 Cependant des hommes dévots ensevelirent Étienne et firent sur lui de grandes lamentations.
3 Quant à Saul, il ravageait l’Église ; allant de maison en maison, il en arrachait hommes et femmes et les jetait en prison.
4 Ceux-là donc qui avaient été dispersés s’en allèrent de lieu en lieu en annonçant la parole de la Bonne Nouvelle.
5 C’est ainsi que Philippe, qui était descendu dans une ville de la Samarie, y proclamait le Christ.
6 Les foules unanimes s’attachaient à ses enseignements, car tous entendaient parler des signes qu’il opérait, ou les voyaient.
7 De beaucoup de possédés, en effet, les esprits impurs sortaient en poussant de grands cris. Nombre de paralytiques et d’impotents furent également guéris.
8 Et la joie fut vive en cette ville.

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.

Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).

Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.

Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).

Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.


Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des Apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - Actes 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35).

Selon cette présentation, nous en sommes maintenant tout au début de l’ACTE 2, qui se déploie en 4 scènes : Samarie et Gaza (8, 1 - 40), Damas (9, 1 - 31), Césarée (9, 32 - 11, 18), Antioche et Jérusalem (11, 19 - 12, 25).

Mais, si nous suivons la première répartition indiquée plus haut, avec notre passage nous sommes toujours dans les débuts de la troisième grande partie des Actes, traitant des origines de la mission qui va très bientôt se dérouler hors de Jérusalem (6, 1 - 15, 35), où il sera question successivement des chrétiens d’origine Juive et de langue grecque (6, 1 - 8, 40), de la conversion de Saül (Paul) (9, 1 - 31), d’une mission de Pierre, incluant la première conversion d’un païen (9, 32 - 11, 18), la fondation de l’Eglise d’Antioche, suivie de la 1ère mission de Paul, et de l’Assemblée de Jérusalem, où seront abordées des questions nées de cette mission parmi les païens (11, 19 - 15, 35).

2. Message

Ainsi commence l’expansion de la prédication de Jésus hors de Jérusalem, liée à une persécution enclenchée par le martyre d’Etienne.

Les Apôtres, depuis l’intervention de Gamaliel devant le Grand Conseil, ne sont pas poursuivis, l’agressivité semblant se concentrer à l’encontre des Juifs de langue grecque de la Diaspora (Dispersion) devenus disciples de Jésus. C’est également parmi eux, très probablement, que Saül-(Paul) se livre à des recherches, arrestations et emprisonnements au point de “ravager” l’Eglise.

Mais cette dispersion des disciples devient source et occasion d’évangélisation,comme nous le constatons dans le cas de Philippe, l’un des Sept, en Samarie, où, réfugié, il met à profit sa présence en cette région pour annoncer avec beaucoup de succès la Bonne Nouvelle de Jésus par sa parole et par de nombreux signes de miséricorde et d’expulsion de démons, signes, nous le voyons, qui ne sont pas seulement effectués par les Douze Apôtres et compagnons de Jésus.

On comprend que cette activité soit cause d’une grande joie là où elle se réalise.

3. Decouvertes

La mort d’Etienne nous est présentée comme ayant causé un “déclic”, qui enclenche une persécution violente contre l’Eglise de Jérusalem, mais qui va, paradoxalement, permettre une grande diffusion du message de Jésus sur de nouvelles terres.

Philippe, bien qu’il soit le seul nommé dans ce passage, l’est surtout à titre d’exemple, car il est bien précisé que ce sont tous ceux (des “anonymes”) qui avaient été ainsi dispersés qui parcouraient le pays “en annonçant la Bonne Nouvelle de la Parole”.

Ainsi s’inaugure un grand déploiement de la mission, que l’on va voir se développer de la Samarie jusqu’à la grande ville d’Antioche de Syrie. Et l’on peut considérer que toute cette activité missionnaire constitue une sorte de “pont” entre l’évangélisation “sédentaire” pratiquée à Jérusalem depuis la Pentecôte et les grands voyages évangéliques de Paul qui la suivront.

A propos de Saül-(Paul), on le voit vite évoluer de “témoin” de la mort d’Etienne, dont il nous est dit ensuite qu’il “approuvait ce meurtre”, au rôle de persécuteur “enragé” et violent.

Nous n’avons cependant pas de détails sur l’étendue et la durée de cette persécution, pourtant déclarée “violente”.

On retrouvera Philippe, l’un des Sept, désigné en 21, 8 comme “Evangéliste”, résidant à Césarée, et père de quatre filles.

Il est question dans ce passage de “Samarie” : certains se demandent encore s’il s’agit de la région de la Samarie, ou de la capitale de cette région, la ville de Samarie, reconstruite sous Hérode le Grand.

4. Prolongement

Paroles de Jésus et témoignage de Paul :

8 Et en toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, mangez ce qu’on vous sert ;

9 guérissez ses malades et dites aux gens : “Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. ”

9 Car Dieu, ce me semble, nous a, nous les apôtres, exhibés au dernier rang, comme des condamnés à mort ; oui, nous avons été livrés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

10 Nous sommes fous, nous, à cause du Christ, mais vous, vous êtes prudents dans le Christ ; nous sommes faibles, mais vous, vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, mais nous dans le mépris.

11 Jusqu’à l’heure présente, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes nus, maltraités et errants ;

12 nous nous épuisons à travailler de nos mains. On nous insulte et nous bénissons ; on nous persécute et nous l’endurons ;

13 on nous calomnie et nous consolons. Nous sommes devenus comme l’ordure du monde, jusqu’à présent l’universel rebut.

Prière

*Seigneur Jésus, tu as, par ton Esprit Saint, donné à Etienne la force de reproduire, de façon vivante, ton image, quand il a témoigné de ta gloire céleste devant ses juges, et remis son esprit entre tes mains en te demandant de ne pas imputer leur péché à ses meurtriers, et tu as, de même, transformé radicalement Saül-(Paul) de persécuteur acharné de tes disciples en héraut unique de ton Evangile, et en grand fondateur de multiples communautés de ceux qui croient en ton Nom : rends-moi sans cesse plus conforme à ce que tu attends de moi pour ton Evangile, et conduis-moi, par ton Esprit, sur les traces de tous ceux qui, depuis plus de 2000 ans, ont témoigné, jusqu’au terme de leur existence, de la grâce puissante du salut de Dieu que tu nous as révélé et accompli. AMEN.

07.05.2003.*

Évangile : Jean 6, 35-40

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

35 Jésus leur dit : ” Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif.
36 Mais je vous l’ai dit : vous me voyez et vous ne croyez pas.
37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ;
38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
39 Or c’est la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :

  • le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
  • la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
  • la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
  • la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
  • la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
  • la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
  • la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).

Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :

  • 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
  • 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
  • 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
  • 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
  • 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).

Dans la 3ème partie du Livre des Signes, nous rencontrons Jésus au temps de la Fête de la Pâque Juive, après les “signes” qu’il a accomplis de la multiplication des pains (6, 1 - 15), et de sa marche sur les eaux (6, 16 -21), alors que la foule l’a rejoint une 2ème fois (6, 22 - 24). Jésus, après avoir interpellé ces gens sur leur démarche, en préface à son discours sur le “pain de vie” (6, 25 - 34), commence maintenant ce discours proprement dit (6, 35 - 50), que l’on peut considérer comme un 1er discours, avant une suite qu’il nous proposera, selon une approche différente du même thème (6, 51 - 59). Le chapitre se terminera, ensuite, en nous faisant part des réactions de la foule et des disciples.

2. Message

Dans les 6 versets de notre texte de ce jour, qui sont le début de ce discours, Jésus commence par se déclarer ouvertement être le vrai “pain” qui donne la vie, si bien que quiconque vient à lui n’aura plus jamais faim et quiconque croit en lui n’aura plus jamais soif.

Ce qui veut dire que Jésus, par cette image du pain, se présente comme celui qui “personnifie” la révélation de Dieu : il est celui qui en fait connaître la Vérite, dont il nourrit les hommes et les femmes qui l’accueillent par la foi, et cela parce qu’il vient de Dieu.

C’est pour cette raison que la réalité qu’il nous propose derrière ces images et symboles, suffit en plénitude. Il n’est donc plus désormais possible d’avoir encore faim ou soif, de la même façon qu’il n’y a plus de mort pour celui qui l’accueille comme étant la Vie : “Je suis la Résurrection et la Vie, dit-il avant de réveiller Lazare de la mort. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais” (Jean, 11,25 - 26). Derrière les mots de “pain”, “d’eau vive”, de “vie”, et le sens qu’ils portent dans notre existence quotidienne, Jésus nous offre une réalité d’un tout autre ordre, qui est celle du don de Dieu qu’il nous apporte, et qui rend insignifiantes, par contraste, toutes nos valeurs simplement humaines, même si elles demeurent, dans leur ordre, d’une très grande qualité.

Quelle va être notre réponse ? Il ne suffit pas de voir sans croire. De fait, ceux qui croient en Jésus lui ont été donnés par le Père, dont Jésus ne cherche qu’à accomplir la volonté, volonté qui est justement qu’il ne perde aucun de ceux qui lui ont été ainsi donnés. Ceux-là voient et croient, et pour cette raison, obtiennent du Fils qu’est Jésus la vie éternelle, et la résurrection au dernier jour.

3. Decouvertes

Un très grand nombre de fois, Jésus, dans l’Evangile de Jean se définit en disant “Je suis…”, verbe suivi d’un attribut, comme lorsqu’il se déclare être le “pain de vie”, la “lumière du monde”, la “Résurrection et la Vie”, la “porte des brebis”, “le bon pasteur”, le “chemin, la vérité et la vie”, ou encore le “cep de vigne”. Sans oublier que plus rarement, il se déclare également être “Je Suis”, d’une manière absolue, se donnant ainsi le nom que Dieu a révélé de lui-même à Moîse en se nommant “Yahvé” (Je Suis, ou Je Suis celui qui est : voir, par exemple, Jean, 8, 28).

Quel est le sens exact de “pain de vie” ou “pain vivant descendu du ciel” ? On y voit, dans ce discours des versets 35 - 50 du chapitre 6, la Parole de Jésus, qui révèle Dieu, et dans la suite ou le complément de ce discours, aux versets 51 - 58 de ce même chapitre, le “pain eucharistique” (voir 6, 55 : “Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson”). Il semble cependant que si la suite du discours, aux versets 51 - 58, ne parle que du pain eucharistique, le discours actuel (appelé 1er discours) a pour thème principal la révélation de Dieu par la Parole de Jésus, mais aussi l’eucharistie comme thème annexe : le dernier verset de ce discours (6, 50) affirme, en effet, que “Tel est le pain qui descend du ciel, que celui qui en mangera ne mourra pas”.

Puisqu’il faut aller à Jésus et croire en lui, il se présente comme la véritable “Sagesse” de Dieu, la véritable “qualité de vie” selon Dieu, qui nous est offerte, dans l’accomplissement de textes de l’Ancien Testament : Proverbes, 9, 5; Isaîe, 55, 11 - 13; Siracide, 24, 21).

4. Prolongement

Parole de Dieu faite chair, Jésus nous propose sa “plénitude”. Personne n’a jamais vu Dieu, sauf le Verbe de Dieu qui s’exprime totalement en Jésus, Verbe qui est dans le sein du Père et nous le fait connaître (Jean, 1, 1 - 18).

Nous découvrons ici cette “communication de Dieu” à l’oeuvre, qui va jusqu’à animer notre réponse de foi, puisque le Père nous a donnés à Jésus, ce qui nous permet de croire de façon toujours plus profonde, à mesure que nous découvrons Jésus, et le Père à travers lui :

“Qui m’a vu a vu le Père. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ! Au contraire, c’est le Père qui, demeurant en moi, accomplit ses propres oeuvres” (Jean, 14, 9 - 10).

L’existence humaine de Jésus est bien le “lieu” immédiat de la communication et de la découverte de Dieu.

Prière

*Seigneur Jésus, toutes les réalités humaines de notre existence, dont tu te sers pour nous dire qui tu es, sont autant d’invitations à dépasser le sens courant que portent ces mots dans notre humanité, pour recevoir de toi le don de Dieu, qui est au-delà de tout : apprends-moi à faire ce passage du “pain”, de “l’eau”, de la “vie”, dont tu parles, à la dimension “d’au-delà”, et de totale altérité, de ce que tu nous proposes de la part du Père, et qui est de vivre, dès maintenant, pour Dieu, et de la vie même de Dieu. AMEN.

17.04.2002.*


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