📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Actes des Apôtres 13, 13-25

DES ACTES DES APÔTRES

Texte

13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem.
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent.
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : ” Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. “
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : ” Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez.
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays :
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel.
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans.
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur.
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance.
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : “Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. “

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.

Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).

Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.

Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 35), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).

Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.


Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - ACTE 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35).

Selon cette présentation, nous en sommes maintenant dans l’ACTE 3, qui se déploie en 4 scènes : 1er voyage missionnaire de Paul (13, 1 - 14, 28), L’Assemblée apostolique de Jérusalem (15, 1 - 35), 2ème voyage missionnaire de Paul (15, 36 - 18, 23), 3ème voyage missionnaire de Paul (18, 24 - 21, 16).

Mais, si nous suivons la première répartition indiquée plus haut, avec notre passage se continue la grande partie des Actes, traitant de la mission qui se déroule hors de Jérusalem (6, 1 - 15, 35), où il est question successivement des chrétiens d’origine Juive et de langue grecque, incluant le martyre d’Etienne, la persécution de ces disciples Héllénistes et leur dispersion, avec, comme conséquence, la prédication en Samarie de la Bonne Nouvelle de Jésus par Philippe (6, 1 - 8, 40). de la conversion de Saül (Paul) (9, 1 - 31), d’une mission de Pierre, incluant la première conversion d’un païen (9, 32 - 11, 18), la fondation de l’Eglise d’Antioche, suivie de la 1ère mission de Paul, et de l’Assemblée de Jérusalem, où seront abordées des questions nées de cette mission parmi les païens (11, 19 - 15, 35).

Envoyés par la Communauté d’Antioche de Syrie, qui prend de plus en plus d’ampleur face à Jérusalem, Barnabas et Saul-(Paul), accompagnés de Jean Marc, sont partis pour une première mission à l’extérieur, mission au cours de laquelle une très importante étape se trouve être une autre ville portant aussi le nom d’Antioche, et située, cette fois, en Pisidie.

C’est là que Paul, désormais désigné par son nom grec, et nommé en premier, donne l’un de ses grands discours rapportés par Luc dans les Actes des Apôtres, discours adressé à des Juifs et des païens sympathisants du Judaïsme, un jour de Sabbat, dans la synagogue. La lecture de ce jour ne comporte que la première partie de ce discours, qu’il nous faut cependant regarder dans son ensemble.

2. Message

Paul nous y offre un résumé des grandes étapes de l’histoire d’Israël, parmi lesquelles il mentionne : l’appel des Pères, la servitude Egyptienne, l’Exode avec Moïse, les 40 années passées par le peuple au désert du Sinaï, la conquête de la Terre Promise, le choix des Juges, la mission de Samuel, le Règne de Saül (étendu à 40 ans !), que va remplacer David, dans la descendance duquel est apparu Jésus, selon la promesse de Dieu et après un temps de préparation dans la repentance, accompli par Jean Baptiste.

Tout cela, souligne Paul, est bien l’oeuvre de Dieu, oeuvre qui est maintenant parvenue à son terme. En rejetant et condamnant Jésus, les autorités Juives ont accompli les paroles des Prophètes. Mais, après la mort de Jésus et sa mise au tombeau, Dieu l’a ressuscité. Jésus s’est ensuite manifesté à ceux qui l’avaient accompagné depuis le début de son ministère.

Telle est désormais l’ultime Bonne Nouvelle. En ressuscitant Jésus, Dieu a accompli toutes les promesses faites à Israël. En Jésus, le pardon des péchés nous est proclamé, et nous est accordé, si nous avons la foi, en laquelle se réalise pour nous ce que la Loi de Moïse ne pouvait accomplir. Telle est la merveille du salut de Dieu.

3. Decouvertes

Il existe une grande ressemblance entre ce discours de Paul à un auditoire Juif et les premiers discours de Pierre, tels qu’ils nous sont rapportés aux chapitres 2 et 3 des Actes des Apôtres : voir leur déroulement et les citations des Psaumes 2 et 16, ainsi que le fait que Samuel y soit cité comme le premier prophète (Actes, 3, 24).

Dans ce rappel de l’histoire d’Israël, tout converge vers le Messie annoncé, et situé dans la descendance de David. Et de même que David a remplacé Saül, Jésus remplace l’enseignement de la Loi par sa Parole.

La célébration du Sabbat ressemble à celle que Luc nous rapporte, lorsqu’il nous raconte, dans son Evangile, le passage de Jésus à Nazareth (Luc, 4, 16 et ss.).

Noter l’importance donnée à Jean Baptiste comme lien entre l’Ancien et le Nouveau Testaments :voir sur ce point Luc, 3, 3; 3, 15 - 16, et 16, 16. Rôle important de Jean Baptiste, mais qui doit faire place au rôle incomparablement plus important, et bien différent, de Jésus, après lui.

4. Prolongement

La résurrection de Jésus nous est, une fois de plus, présentée comme l’événement accomplissant définitivement tout le plan de salut de Dieu, inauguré avec l’appel et l’histoire d’Israël.

D’où l’importance pour nous de connaître, lire et relire l’Ancien Testament dans notre Bible, même s’il ne prend son tout dernier et ultime sens pour nous qu’à partir du Nouveau Testament.

Cet événement ultime de la mort-résurrection de Jésus est le “basculement” de toute l’histoire dans les “derniers temps”. Nous sommes, nous, de l’autre côté de ce “basculement”, assistés de la présence et de la force de l’Esprit Saint que nous envoie Jésus Ressuscité. Notre rôle est de contribuer à l’insertion et à l’intégration de notre monde contemporain,et de son histoire, dans cet accomplissement réalisé du salut de Dieu, par notre engagement qui témoigne de Jésus Ressuscité à l’oeuvre dans notre vie.

Prière

*Seigneur Jésus, En toi le Père a conduit à son terme toutes les Promesses qu’il avait faites en Israël, depuis l’appel d’Abraham et à travers l’existence de tous ceux qu’Il avait choisis pour conduire son peuple sur le chemin du salut, si bien qu’on ne peut comprendre le sens de ta mission en Paroles et en Actes, si on ne te situe pas à l’étape ultime de tout cet unique projet de Dieu, que tu achèves en dépassant les manifestations partielles qui en avaient été présentées avant toi : donne-moi de toujours respecter ce cheminement de l’oeuvre de Dieu à travers toute la Bible, et de ne point te couper des événements et Paroles de Dieu qui t’avaient précédé et annoncé, et aide-moi à me placer à mon tour dans ce dessein de Dieu, qui me constitue frère de tous les humains, depuis le premier des hommes apparu sur cette terre, jusqu’à ceux de notre époque terminale de la fin des temps, et à témoigner, en mes actes et paroles, de cette solidarité universelle de toute l’humanité que Dieu appelle ainsi à partager sa gloire. AMEN.

15 05.2003.*

Évangile : Jean 13, 12-20

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

12 Quand il leur eut lavé les pieds, qu’il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit : ” Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?
13 Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis.
14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi comme moi j’ai fait pour vous.
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé.
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse : Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon.
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Je Suis.
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. “

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre de la Gloire, qui va des chapitres 13 à 20 de cet Evangile, nous relate d’abord la dernière soirée des Jésus avec ses disciples, épisode qui couvre 5 chapitres, avec le lavement des pieds des disciples par Jésus, l’annonce de la trahison de Judas, les 3 discours d’adieux de Jésus et sa grande prière finale adressée à Dieu, son Père (13 - 17). Les 2 chapitres suivants sont consacrés à la passion et la mort de Jésus, et sont suivis du chapitre 20, qui traite entièrement de la résurrection et nous fournit la conclusion de l’Evangile, même si le chapitre 21, que l’on appelle “Epilogue”, nous donne un rebond de la résurrection avec le récit d’une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, autour d’une pêche miraculeurse et d’un long dialogue avec Pierre, avant de nous proposer une 2ème conclusion de l’Evangile, dans laquelle l’auteur se présente comme étant le “disciple que Jésus aimait”, que l’on continue d’identifier, non sans difficultés, avec l’Apôtre Jean, fils de Zébédée, et frère de Jacques.

Le Livre de la Gloire ne nous rend compte que de “l’Heure” de Jésus, c’est-à-dire tout ce qui concerne son “passage” au Père (passion-mort-résurrection de Jésus-don de l’Esprit par le Ressuscité).

A noter l’importance que le 4ème Evangile accorde aux tout derniers moments de la vie de Jésus, soit 9 chapitres, y compris l’Epilogue, là où les autres Evangiles ne consacrent que 2 chapitres.


A partir d’aujourd’hui, et jusque la fin du Temps Pascal, l’Eglise Catholique Romaine nous fait lire le dernier entretien de Jésus, lors de son dernier repas, qui nous est relaté des chapitres 13 à 17 inclus, de cet Evangile.

Jésus, au cours de ce repas d’adieux, a commencé par laver les pieds de ses disciples, pour expliquer, par ce geste symbolique, jusqu’à quel niveau ultime d’abaissement il va aller en son “Heure” de passage au Père. En accomplissant librement, en une approche toute d’humilité, ce qu’un esclave de l’époque avait le droit de refuser à son maître, Jésus se situe “plus bas” qu’un esclave, et annonce ainsi le sens profond de son engagement d’obéissance à la vérité dans la mission que lui a confiée le Père, obéissance jusqu’à la mort sur une croix, acceptant d’être ainsi “livré” pour nous aux mains des pécheurs.

Notre texte se situe immédiatement après ce lavement des pieds des disciples par Jésus : il explique ce qu’il vient de faire, et va entrer progressivement dans ses paroles d’adieux.

2. Message

Son geste d’abaissement et d’humilité une fois accompli, Jésus demande à ses disciples s’ils ont bien compris le sens de sa démarche, en laquelle il révèle comment le “Maître et Seigneur”, qu’il est, s’abaisse ainsi à être le serviteur de tous. Puis il leur demande d’imiter cet exemple qu’il vient de leur donner.

En effet, ceux qui croient en lui doivent agir comme lui. Mais il se trouve que parmi les disciples eux-mêmes, il en est qui refusent de suivre son chemin de service et d’humilité extrêmes. Néanmoins, le fait que Jésus annonce pareille déaffection parmi ses disciples, manifeste la connaissance qu’il a de toutes choses, et, en particulier, du dessein de Dieu, ce qui rend sa présence et sa mission désormais incontournables, puisqu’il se situe devant nous avec la stabilité même de Dieu, dont il reprend le Nom, en proclamant qu’il est “Je suis”.

Envoyé en mission par le Père, Jésus nous y envoie à son tour : accueillir dans la foi celui ou ceux qu’il envoie, c’est l’accueillir lui-même, et, à travers lui, accueillir le Père qui l’a envoyé.

3. Decouvertes

Jésus cite ici le psaume 41, 10 sur l’hostilité ingrate de quelqu’un qui avait été accueilli et pris en charge, dans un esprit de convivialité. Cette citation fait partie du récit de la passion selon Marc (Marc, 14, 18).

L’intimité entre le Père et le Fils est souvent exprimée dans cet Evangile de Jean : le Père et Jésus sont Un (10, 30), Jésus ne fait rien de lui-même (8, 28), il fait seulement ce qu’il voit faire au Père (5, 19), qui le voit, voit le Père (14, 7), ses paroles sont celles du Père (12, 49), Jésus ne fait que les oeuvres du Père (10, 37 - 38).

4. Prolongement

Quelques textes pour prolonger, d’abord l’un venant de Paul :

5 Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :

6 Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.

7 Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme,

8 il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !

9 Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,

10 pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,

11 et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.

Ensuite, un rappel d’autres Paroles de Jésus :

23 Jésus leur répond : ” Voici venue l’heure où doit être glorifié le Fils de l’homme.

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

25 Qui aime sa vie la perd ; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.

26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Prière

*Seigneur Jésus, tu nous demandes d’imiter l’engagement profond et ultime du don total de toi-même pour nous, qui sommes tes frères et tes soeurs, dans l’obéissance au Père, que tu as manifestée dans ta passion et ta mort sur une croix, et ce, en acceptant, nous aussi, dans la force de ton Esprit et la grâce de ta résurrection, de donner notre vie pour tous nos frères et soeurs : enrichis-moi de ton attitude de pauvreté, apprends-moi à me vider de moi-même, pour aimer tous ceux et celles que tu as mis sur mon chemin et qui sont appelés, comme moi, à reproduire ton image. AMEN.

25.04.2002.*


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