📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain
Première lecture : Actes des Apôtres 12, 1-25
DES ACTES DES APÔTRES
Texte
24 Cependant la parole de Dieu croissait et se multipliait.
25 Quant à Barnabé et Saul, après avoir accompli leur ministère à Jérusalem, ils revinrent, ramenant avec eux Jean, surnommé Marc.
1 Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaèn, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul.
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : ” Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. “
3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission.
4 Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre.
5 Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire.
Commentaire
1. Situation
Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.
Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).
Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.
Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 35), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31).
Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, “l’affaire Jésus continue”. Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l’Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d’extension à toute l’humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre, selon l’ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le “lieu” de la présence et de l’action de Jésus.
Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des Apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - Actes 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35).
Selon cette présentation, nous en sommes maintenant tout à la fin de l’ACTE 2, et au début de l’ACTE 3.
Mais si nous en revenons au premier plan indiqué plus haut, avec notre passage nous continuons de parcourir la partie des Actes, qui traite de l’extension progressive de la mission hors de Jérusalem (6, 1 - 15, 35). Il y a d’abord été question des responsabilités et du témoignage des chrétiens d’origine Juive et de langue grecque, incluant le martyre d’Etienne, la persécution de ces disciples Héllénistes et leur dispersion, avec, comme conséquence, la prédication en Samarie de la Bonne Nouvelle de Jésus par Philippe (6, 1 - 8, 40).
Avec la conversion de Saül (Paul) , mis à part par le Seigneur pour porter son Nom auprès des païens (9, 1 - 20), une nouvelle étape se dessine. Mais, le Seigneur lui-même a décidé de préparer l’Eglise à cette nouvelle extension, en envoyant Pierre convertir le 1er païen, le centurion Corneille. Désormais, les choses s’accélèrent : des premières conversions de païens ont eu lieu à Antioche de Syrie, où Barnabé et Saül (Paul) accompagnent de leur enseignement une Eglise qui se développe très rapidement. Après un voyage rapide à Jérusalem, où ils sont allés porter une aide financière des chrétiens d’Antioche, pour faire face à une famine annoncée, et où ils ont trouvé une Eglise de nouveau persécutée, cette fois-ci par Hérode, qui a fait mourir Jacques, frère de Jean, et arrêter Pierre, qui a été miraculeusement délivré de sa prison par l’intervention du Seigneur, Barnabé et Saül (Paul) retournent à Antioche, où nous les retrouvons.
2. Message
Notre page commence, après la mort d’Hérode, frappé par le Seigneur, au moment où Barnabé et Saül (Paul) reviennent à Antioche, leur mission d’entraide accomplie.
La mort d’Hérode le persécuteur nous est annoncée par contraste avec la croissance continue de l’Eglise, et le succès de la Parole de Dieu. C’est là l’oeuvre de Dieu, par le Christ ressuscité, qui fait grandir son peuple de disciples et croyants.
Mais une nouvelle étape commence dans cette expansion de l’Eglise hors de Jérusalem. L’importante communauté d’Antioche devient missionnaire, et envoie, à son tour, Barnabé et Saül (Paul) en mission à l’étranger. Nous n’assistons plus ici à une démarche “accidentelle”, occasionnée par une persécution - dispersion de disciples, mais à une décision “stratégique”, prise dans la prière, et en obéissance à l’Esprit Saint, par l’Eglise d’Antioche.
Cette première mission de Barnabé et Saül (Paul) n’est donc pas un fruit de leur initiative personnelle, mais de leur obéissance à une communauté croyante, elle-même soumise à l’Esprit Saint.
D’autres membres importants de cett Eglise d’Antioche (prophètes et enseignants) nous sont ici présentés, mais nous n’en saurons plus rien dans la suite des Actes des Apôtres.
Notons le cadre liturgique de cet envoi en mission de Barnabé et Saül (Paul) : c’est au cours d’une liturgie probablement eucharistique, et à l’occasion d’un jeûne, que cette communauté prend conscience de cette invitation de l’Esprit à devenir missionnaire. De même, l’envoi de Barnabé et de Saül (Paul) a lieu dans un cadre semblable de célébration, dans la prière, le jeûne, ainsi que par l’imposition des mains sur Barnabé et Saül (Paul), qui reçoivent ainsi mandat pour leur mission au nom de l’Eglise d’Antioche.
Nous assistons au début du voyage de nos 3 missionnaires : Barnabé, Saül (Paul) et Marc, jusqu’à leur arrivée à Chypre, ainsi “envoyés en mission par le Saint Esprit”.
3. Decouvertes
Selon les dernières instructions de Jésus ressuscité à ses disciples, juste avant son Ascension, leur précisant qu’ils seront ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre (Actes, 1, 8), nous en sommes maintenant à la dernière étape, avec la fondation de cette Eglise d’Antioche, qui se met, à son tour, à “essaimer”.
Saül (Paul) est ici mentionné le dernier de la liste des prophètes et enseignants del’Eglise d’Antioche, alors que Barnabé se trouve nommé en tête. Saül (Paul) continuera de faire figure de second (13, 2 et 7), mais seulement jusqu’au verset 9, où l’auteur des Actes va l’appeler désormais de son nom Romain de “Paul”, et où il sera considéré comme le premier dans la mission.
Envoyés en mission par l’Eglise d’Antioche, Paul et Barnabé viendront, dès leur retour, lui rendre compte de leur travail (14, 27 - 28), dans lequel ils vont toujours être accompagnés par l’Esprit (13, 9 et 52 ), ou le Seigneur lui-même (13, 11 et 14, 3. 23. 57).
4. Prolongement
De même que Jésus avait déjà, de son vivant, envoyé les Douze Apôtres et les 72 disciples, deux par deux (Marc, 6, 7 et Luc, 10, 1), la mission n’est jamais effectuée par un seul homme, mais souvent par deux ou trois, comme dans notre texte, et comme ce sera le cas dans les autres missions de Paul, qui, d’ailleurs, dans la plupart de ses lettres, s’associera souvent ses compagnons de route et de travail, pour saluer, de leur part comme de la sienne, les Eglises auxquelles il écrit.
Ce n’est pas un homme qui évangélise, mais l’Eglise, qui, dans l’Esprit, envoie en mission. Mais, dans cette mission une fois engagée, c’est toujours Dieu lui-même, par le Christ ressuscité, dans l’Esprit Saint, qui est à l’oeuvre comme le principal acteur de la révélation du Nom de Jésus Sauveur, et de la communication du salut réalisé, une fois pour toutes, en sa mort-résurrection :
5 Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs par qui vous avez embrassé la foi, et chacun d’eux selon ce que le Seigneur lui a donné.
6 Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
7 Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu.
8 Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur.
9 Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
Prière
*Seigneur Jésus, dès que nous t’avons reconnu et accueilli dans notre vie par la foi en ton Nom, tu nous envoies être tes témoins au coeur du monde, avec la mission d’y révéler ce que tu as accompli dans ton parcours terrrestre, jusqu’à ta mort sur la croix, ta résurrection, et le don de l’Esprit, pour sauver tous les hommes : apprends-moi à me considérer toujours au service de ta mission, à n’être qu’un serviteur qui fait connaître ton Nom, pour qu’il devienne efficace en toutes les personnes qui acceptent de le recevoir, et à ne jamais oublier que c’est toi qui agis à travers nos gestes et nos paroles, au Nom de Dieu ton Père, et dans l’Esprit saint. AMEN.
24.04.2002.*
Évangile : Jean 12, 44-50
DE L’EVANGILE DE JEAN
Texte
44 Jésus a dit, il l’a clamé : ” Qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en celui qui m’a envoyé,
45 et qui me voit voit celui qui m’a envoyé.
46 Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, je le ne juge pas, car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde.
48 Qui me rejette et n’accueille pas mes paroles a son juge : la parole que j’ai fait entendre, c’est elle qui le jugera au dernier jour ;
49 car ce n’est pas de moi-même que j’ai parlé, mais le Père qui m’a envoyé m’a lui-même commandé ce que j’avais à dire et à faire connaître ;
50 et je sais que mon commandement est vie éternelle. Ainsi donc ce que je dis, tel que le Père me l’a dit je le dis. “
Commentaire
1. Situation
L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.
En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :
-
LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),
-
LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).
Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d’abord ainsi nommé parce qu’il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :
- le changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
- la guérison du fils d’un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
- la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
- la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
- la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
- la guérison d’un aveugle-né à Jérusalem (9),
- la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).
Cependant, dans la mesure où ces SEPT “signes” sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :
- 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l’eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
- 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d’un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
- 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
- 4°) Jésus vit l’approche de son “Heure”, Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
- 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).
Avec ce passage nous sommes dans la conclusion du Livre des Signes, et donc de toute cette première grande partie de l’Evangile de Jean. (12, 37 - 50). Après une évaluation de la réponse du peuple d’Israël au ministère de Jésus, réponse de foi discrète pour les uns, réponse de non-foi radicale pour les autres, (12, 37 - 43), nous est rapporté un discours de Jésus, détaché de tout contexte, et qui se présente comme un résumé de ce que signifie “croire” ou “ne pas croire” en lui face à sa propre mission.
En effet, au verset 36 de ce même chapitre, juste avant que ne commence cette conclusion de tout le Livre des Signes, il viient de nous être dit que Jésus a quitté la scène pour aller se cacher. En conséquence il ne s’adresse ici à aucun auditoire précis. Ces paroles ont dû être placées à cet endroit par le dernier rédacteur de l’Evangile parce qu’elles nous fournissent un rermarquable résumé de tout le message de Jésus.
2. Message
La relation à Jésus est, par lui, relation directe au Père qui l’a envoyé.
Quant à la mission de Jésus, elle est de nous proposer ce qu’il est lui-même, c’est-à-dire la “Lumière”, et sa Parole qui nous sauve.
Il nous appartient donc de choisis entre, d’une part, cette Lumière qu’est Jésus et les ténèbres, et, d’autre part, entre sa Parole de salut et le jugement qu’elle devient contre nous quand nous ne la recevons pas.
Car cette mission de Jésus est toute entière obéissance au commandement qu’il a reçu du Père, et elle n’est que cela. Il n’a fait que dire ce qu’il était chargé de dire par le Père, qui l’avait envoyé dans sa ferme décision de nous offrit ainsi le partage de sa vie éternelle.
3. Decouvertes
“Croire” en Jésus, “voir” Jésus, et, comme cela est dit plus loin en 13, 20, “recevoir” Jésus, c’est “croire” en Celui qui l’a envoyé, ainsi qsue le”voir” et le “recevoir”. Jésus, que rien ne peut séparer du Père, ne fait qu’un avec lui. En et par Jésus, le Père se communique à nous et nous le rencontrons.
Jésus se donne personnellement comme “Lumière” à qui croit en lui. De même, sa Parole, lancée à tous, doit être “gardée”, c’est-à-dire accomplie. Sinon, cette Parole nous juge dès aujourd’hui aussi bien qu’au dernier jour, car c’est face à elle que nous devons sans cesse nous situer. Voir sur ce point Hébreux, 4, 12 - 13.
Notons que ces propos de Jésus, sur l’accueil à accorder à sa Parole, trouvent des échos très précis en Matthieu, 7, 26 et 10, 40, ainsi qu’en Luc, 10, 16, et sont un accomplissement de Deutéronome, 12, 37. D’autre part, le texte de Deutéronome, 18, 18 - 19, sur le “Prophète-comme-Moïse” annoncé pour l’avenir, est fortement accompli par Jésus dans les versets 49 - 50 de notre page.
4. Prolongement
Nous avons toujours à redécouvrir le mystère de l’unité de Jésus et du Père : Jésus n’est venu que pour faire la volonté du Père et accomplir son oeuvre. Ses paroles et ses oeuvres sont donc celles du Père, car il ne fait rien de lui-même.
Jésus ne fait qu’un avec le Père, au point que le voir, c’est voir le Père, car il est dans le Père et le Père est en lui. Tout l’Evangile de Jean pourrait être cité ici, surtout les chapitres 5, 6, 7, 8, 10, 14 - 17, tellement ces propos de Jésus sont par lui répétés avec une grande insistance.
A nous aujourd’huui de vivre toujours plus cette même unité avec Jésus et le Père, qui habitent en notre être profond quand nous gardons la Parole de Jésus (14, 23).
En nous rappelant que Jésus a priè, la veille de sa mort, pour que nous vivions avec lui ce degré suprême d’unité avec Dieu, son Père et notre Père (17, 22 - 26, à relire aussi…)
Prière
*Seigneur Jésus, toi le Vivant, le Ressuscité des morts, tu nous demandes plus que jamais de t’accueillir, en nos vies et nos communautés de croyants, comme Celui qui est, absolument, en lui-même et personnellement, la totalité du don, comme de la présence, de Dieu, sous tous les aspects de sa Parole, de son action au milieu de nous, comme de la manifestation inouïe de sa miséricorde sans limite, dans sa grâce, par son Esprit Saint : donne-moi d’entrer vraiment dans le “mystère” de ta rencontre agissante, et sans cesse renouvelée, en relisant avec foi, dans le Nouveau Testament, le compte-rendu de toutes tes Paroles, et de toutes les facettes de ton engagement incessant à accomplir la volonté du Père, qu’ainsi tu nous as révélé si visible et si proche, en toutes tes attitudes, tes formes d’expressions et tes comportements, de façon à ce qu’en te découvrant davantage dans la conduite de ton existence humaine, je parvienne, avec la force de ton Esprit, à révéler toujours plus ton image et, en elle, la proximité de Dieu notre Père. AMEN.
14.05.2003.*