📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Actes des Apôtres 16, 1-10

DES ACTES DES APÔTRES

Texte

1 Il gagna ensuite Derbé, puis Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une Juive devenue croyante, mais d’un père grec.
2 Les frères de Lystres et d’Iconium lui rendaient un bon témoignage.
3 Paul décida de l’emmener avec lui. Il le prit donc et le circoncit, à cause des Juifs qui se trouvaient dans ces parages ; car tout le monde savait que son père était grec.
4 Dans les villes où il passaient, ils transmettaient, en recommandant de les observer, les décrets portés par les apôtres et les anciens de Jérusalem.
5 Ainsi les Églises s’affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour.
6 Ils parcoururent la Phrygie et le territoire galate, le Saint Esprit les ayant empêchés d’annoncer la parole en Asie.
7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils tentèrent d’entrer en Bithynie, mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
8 Ils traversèrent donc la Mysie et descendirent à Troas.
9 Or, pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière : ” Passe en Macédoine, viens à notre secours ! “
10 Aussitôt après cette vision, nous cherchâmes à partir pour la Macédoine, persuadés que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.

Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).

Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.

Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 35), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28, 31).


Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - ACTE 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 31).

Selon cette présentation, nous en sommes maintenant dans l’ACTE 3, qui se déploie en 4 scènes : 1er voyage missionnaire de Paul (13, 1 - 14, 28), L’Assemblée apostolique de Jérusalem (15, 1 - 35), 2ème voyage missionnaire de Paul (15, 36 - 18, 23), 3ème voyage missionnaire de Paul (18, 24 - 21, 16).

Mais, si nous suivons la première répartition indiquée plus haut, notre passage se trouve tout au début de la dernière partie des Actes (15, 36 - 28, 31), qu’on pourrait, selon cette division du Livre, intituler “le chemin de Paul jusqu’à Rome”. En effet, désormais, il n’y sera plus question que de Paul, que nous allons suivre dans son 2ème et son 3ème grands voyages missionnaires, sa captivité en Palestine, et son voyage maritime de prisonnier jusque Rome.

2. Message

Paul, après son retour de Jérusalem, et avoir séjourné quelque temps à Antioche (15, 32 - 35), est donc reparti en mission, mais non plus avec Barnabé, comme il avait d’abord proposé de le faire, car ils se sont brouillés à propos de Jean Marc, qui les avait quittés au cours de leur premier voyage, et que Barnabé voulait reprendre contre l’avis opposé de Paul (15, 36 - 41). De ce fait, Paul est maintenant accompagné de Silas, et, par la terre (la Syrie et la Cilicie), ils ont rejoint Derbé, point ultime du premier voyage de Paul et Barnabé.

L’épisode raconté en notre page n’est qu’un prélude à la mission que Paul va inaugurer en Europe, et dont le récit va commencer au verset 16.

Pour le moment, après être repassés par Derbé et Lystres, où Paul s’est adjoint Timothée comme compagnon supplémentaire, ils prennent le chemin du Nord Ouest de ce qui est, de nos jours, la Turquie, pour atteindre Troas. Au cours de leur voyage, ils fortifient les communautés fondées auparavant, et leur présentent le texte des conclusions de la récente Assemblée de Jérusalem.

Paul et ses compagnons se trouvent néanmoins forcés de changer leur itinéraire prévu, en raison de circonstances adverses qu’ils ont interprétées comme volonté de l’Esprit du Seigneur, qui, invisiblement, les conduit.

C’est à Troas que Paul, au cours d’une vision, perçoit l’appel de l’Europe, qu’il accueille comme une urgence de la part du Seigneur. Immédiatement, ils organisent leur passage par bateau vers la Macédoine.

3. Decouvertes

La raison de la rupture entre Paul et Barnabé serait toute autre selon Paul en Galates, 2, 13. Barnabé aurait peut-être été trop “mou” dans sa résistance aux Judéo-chrétiens qui refusaient toute convivialité de table avec la Pagano-chrétiens d’Antioche.

Le choix de Timothée, de père païen et de mère Juive, semble bien approprié pour la mssion de Paul. Timothée était déjà baptisé, mais comme il était Juif par sa mère, Paul a préféré, en cette circonstance, qu’il reçoive la circoncision qu’il aurait dû déjà recevoir à sa naissance.

Car Paul, tout en affirmant avec la plus grande vigueur que la Loi Juive n’était d’aucune utilité pour le salut, qu’on ne pouvait obtenir que par la foi en Jésus Christ, n’a jamais dit que les Judéo-chrétiens devaient, eux, cesser de pratiquer les observances de la Loi de Moïse. Paul a donc agi ici avec prudence, de façon à pouvoir répondre aux reproches des Judaïsants, et à pouvoir lutter avec force contre leur influence.

Paul nous est présenté ici comme étant en accord avec les décisions de l’Assemblée de Jérusalem, qu’il transmet normalement, selon Luc, l’auteur des Actes des Apôtres, alors qu’il n’y fait aucune allusion dans ses propres lettres (d’environ au moins trente ans antérieures aux Actes des Apôtres).

Jésus Ressuscité continue d’accompagner (par son Esprit) ses missionnaires, et les rend ainsi capables des meilleurs discernements pour la mission au fil des circonstances en tous genres. C’est vraiment toujours la mission de Jésus qui continue, avec, et par, ses disciples et apôtres.

4. Prolongement

Vivre la vérité de la mission demande des comportements adaptés au but de cette mission. Ce peut être des prises de position nettes (brouille de Paul et Barnabé), des décisions nuancées (la circoncision de Timothée), une recherche de la volonté de Dieu face à des circonstances adverses qui bousculent nos projets initiaux (empêchement d’aller en Asie proconsulaire et en Bithynie).

Savons-nous nous poser ces questions fondamentales chaque jour :

  • qu’est-ce que le Seigneur attend de moi, comme disciple, et comme apôtre-témoin de l’Evangile, dans la situation précise qui est la mienne en ce moment ?
  • Comment interpréter les facilités et les difficultés qui se présentent à moi, comme autant d’occasions d’aller plus loin avec Jésus Ressuscité (dans la présence et la force de son Esprit), mais à sa façon, et non nécessairement selon celle que j’avais prévue, dans le service de sa mission de salut, qu’il me demande de prolonger aujourd’hui ?

Prière

*Seigneur Jésus, te suivre en toute vérité demande de notre part discernement de la volonté de Dieu dans l’interprétation de tous les événements et de toutes les circonstances, rencontrés dans notre existence, et que, bien souvent, nous n’avons ni prévus, ni, encore moins, programmés, mais nous croyons que tu nous accompagnes sans cesse sur nos chemins, et nous rends capables d’avancer dans ta mission, si nous essayons d’être dociles à ta présence en nos coeurs par la foi et selon l’Esprit Saint que tu nous as donné depuis ta résurrection : renouvelle en moi la pauvreté de coeur qui, à la fois, m’ouvre à tes appels en tous temps, et m’empêche de confondre mes désirs personnels avec tout ce que tu attends de moi pour l’avancée de ta mission de salut. AMEN.

24.05.2003.*

Évangile : Jean 15, 18-21

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

18 Si le monde vous hait, sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi ils vous persécuteront ; s’ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre de la Gloire, qui va des chapitres 13 à 20 de cet Evangile, nous relate d’abord la dernière soirée des Jésus avec ses disciples, épisode qui couvre 5 chapitres, avec le lavement des pieds des disciples par Jésus, l’annonce de la trahison de Judas, les 3 discours d’adieux de Jésus et sa grande prière finale adressée à Dieu, son Père (13 - 17). Les 2 chapitres suivants sont consacrés à la passion et la mort de Jésus, et sont suivis du chapitre 20, qui traite entièrement de la résurrection et nous fournit la conclusion de l’Evangile, même si le chapitre 21, que l’on appelle “Epilogue”, nous donne un rebond de la résurrection avec le récit d’une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, autour d’une pêche miraculeurse et d’un long dialogue avec Pierre, avant de nous proposer une 2ème conclusion de l’Evangile, dans laquelle l’auteur se présente comme étant le “disciple que Jésus aimait”, que l’on continue d’identifier, non sans difficultés, avec l’Apôtre Jean, fils de Zébédée, et frère de Jacques.

Le Livre de la Gloire ne nous rend compte que de “l’Heure” de Jésus, c’est-à-dire tout ce qui concerne son “passage” au Père (passion-mort-résurrection de Jésus-don de l’Esprit par le Ressuscité).

A noter l’importance que le 4ème Evangile accorde aux tout derniers moments de la vie de Jésus, soit 9 chapitres, y compris l’Epilogue, là où les autres Evangiles ne consacrent que 2 chapitres.


Avec ce passage, nous lisons une partie du Dernier Discours de Jésus. Ce dernier discours, placé par l’Evangéliste au cours du dernier repas de Jésus avec ses disciples la veille de sa mort, peut se diviser en trois sections : - Section 1 (13, 31 - 14, 31), - Section 2 (15, 1 - 16, 33), - Section 3 (17, 1 - 26). Chacune de ces sections se partage ensuite en sous-sections, certaines de ces sous-sections pouvant, à leur tour, être subdivisées.

Notre texte se situe ainsi dans la Section 2 (ou le “deuxième discours”, comme certains préfèrent l’appeler), et dans la sous-section 2 (15, 18 - 16, 4a) de ce Dernier Discours de Jésus. Cette sous-section 2 traite particulièrement de la haine du monde à l’égard de Jésus et de ses disciples.

2. Message

Dans cette 2ème partie du discours d’adieu de Jésus, nous sommes toujours à découvrir et méditer le “mystère” de l’union intime permanente entre Jésus et nous, ses disciples, union dont il nous dit maintenant qu’elle nous vaudra, comme à lui, la haine du monde.

Ainsi prévenus par Jésus, et encouragés par sa parole, ses disciples, que nous sommes, seront également soutenus par le témoignage que lui rendra le Paraclet.

Le point central de ce message est bien que les disciples de Jésus vont se trouver affrontés à une même réaction de haine que lui-même et le Père (15, 18 - 19). Dans la mesure où ils ne font qu’un avec le Père et le Fils, qu’est Jésus, ils ne peuvent appartenir au monde, et ne sont donc pas du monde, qui, de ce fait, leur devient hostile.

Déclarés être les “amis”de Jésus, qui ne les appelle plus “serviteurs” (15, 15), les disciples que nous sommes demeurent toutefois serviteurs dans le cadre même de cette amitié, car ils se laissent conduire par Jésus, dont ils ne peuvent que dépendre dans leur foi, et ils ne vivent que le regard fixé sur lui, leur guide et leur chemin. Et c’est justement parce qu’ils partagent le destin de Jésus, et qu’ils le représentent, que le monde hostile à Jésus cherche à atteindre Jésus en les persécutant, eux qui sont les siens.

Et cette haine contre Jésus vient du fait qu’on ne connaît pas le Père qui l’a envoyé, que l’on refuse qu’il soit l’émissaire ou le porte-parole de Dieu, et encore moins qu’il se déclare être “un” avec le Père et “demeurer” en lui.

C’est donc en accueillant ou en rejetant les disciples de Jésus, que le monde accueille ou rejette Jésus lui-même, auquel ils sont associés en toutes choses.

3. Decouvertes

L’ensemble de cette 2ème partie (15, 1 - 16, 4a) du discours d’adieu de Jésus se construit ainsi :

  • Une première section traite de l’amour qui relie le Père à Jésus et Jésus à nous (15, 1 - 17).Cette section commence par une courte parabole sur le cep de vigne, et son explication (15, 1 - 10), explication qui se développe avec plus d’ampleur en 15, 11 - 17.
  • Une deuxième section traite de la haine du monde, qu’elle décrit (15, 17 - 25), avant de situer le témoignage rendu à Jésus par le Paraclet, qu’il enverra d’auprès du Père, ainsi que par ses disciples, dont nous sommes aujourd’hui les héritiers et successeurs (15, 27 - 28).

Le “monde” a différentes significations dans cet Evangile de Jean : le monde a été créé par la Parole de Dieu (1, 10), le monde est l’objet de l’amour de Dieu (3, 16 - 17 et 17, 18), le monde a besoin de Jésus comme Sauveur (4, 42).

Cependant, quand il refuse la révélation de Dieu en Jésus, le monde est considéré comme “hostile” à Dieu et à Jésus. C’est pour cela que les disciples de Jésus sont “dans le monde”, mais ne sont “pas du monde”

4. Prolongement

Jésus nous partage vraiment tout ce qu’il est et tout ce qu’il a : sa relation au Père, dont il nous rend fils avec lui (Romains, 8, 15 - 17), sa Parole, qui, lorsque nous la gardons, nous assure la présence du Père et du Fils qui viennent demeurer en nous (Jean,14, 23), et tout son destin de mort-résurrrection. C’est bien en ce sens que Jésus prie pour ses disciples de toutes les générations, et donc pour nous :

6 J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole.

7 Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ;

8 car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

9 C’est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi,

10 et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux.

14 Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

15 Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais.

16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.

24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

25 Qui aime sa vie la perd ; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle.

26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Prière

*Seigneur Jésus, de ta plénitude nous avons tous reçu, grâce sur grâce, avec ta vie dans le Père, avec tes paroles et tes oeuvres, qui sont paroles et oeuvres du Père, avec ta mission accomplie, qu’il nous appartient de rendre visible aux hommes et aux femmes de notre temps : aide-moi à mieux discerner ce don que tu me fais, et qui est le “don de Dieu”, par toi, dans l’Esprit, apprends-moi à vivre de plus en plus authentiquement, en étant davantage témoin de ta vie, de ta Parole, de ton engagement, de ta miséricorde, à travers toutes mes formes d’expression, et dans le cadre de toutes mes relations humaines, dans le monde d’aujourd’hui. AMEN.

04.05.2002.*


La Bible commentée · Liturgie du jour