📘 Commentaire biblique de l’abbé Léon Hamain


Première lecture : Actes des Apôtres 16, 11-15

DES ACTES DES APÔTRES

Texte

11 Embarqués à Troas, nous cinglâmes droit sur Samothrace, et le lendemain sur Néapolis,
12 d’où nous gagnâmes Philippes, cité de premier rang de ce district de Macédoine et colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville,
13 puis, le jour du sabbat, nous nous rendîmes en dehors de la porte, sur les bords de la rivière, où l’on avait l’habitude de faire la prière. Nous étant assis, nous adressâmes la parole aux femmes qui s’étaient réunies.
14 L’une d’elles, nommée Lydie, nous écoutait ; c’était une négociante en pourpre, de la ville de Thyatire ; elle adorait Dieu. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul.
15 Après avoir été baptisée ainsi que les siens, elle nous fit cette prière : ” Si vous me tenez pour une fidèle du Seigneur, venez demeurer dans ma maison. ” Et elle nous y contraignit.

Commentaire

1. Situation

Le Livre des Actes des Apôtres, écrit au cours des années 80 et après l’Evangile de Luc, dont il constitue la suite et un 2ème tome, nous offre le récit, unique dans tout le Nouveau Testament, du passage du message chrétien de la Palestine rurale au monde méditerrranéen gréco-latin fort urbanisé. Il a donc pour auteur celui qui a écrit l’Evangile dit de Luc, et il est dédicacé au même “Théophile”.

Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l’attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l’auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d’un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel “Nous” (Actes, 15, 36 - 18, 28).

Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l’on déduit d’une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l’on se demande comment Luc, s’il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l’apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l’attribution à Luc de ce Livre, et de l’Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d’une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l’apôtre Paul.

Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l’entrée de païens en grand nombre dans l’Eglise, dont a dû traiter l’Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28, 31).


Une autre manière d’analyser le contenu des Actes des apôtres est d’en suivre le déroulement à la façon d’un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L’Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L’Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - ACTE 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 31).

Selon cette présentation, nous en sommes maintenant dans l’ACTE 3, qui se déploie en 4 scènes : 1er voyage missionnaire de Paul (13, 1 - 14, 28), L’Assemblée apostolique de Jérusalem (15, 1 - 35), 2ème voyage missionnaire de Paul (15, 36 - 18, 23), 3ème voyage missionnaire de Paul (18, 24 - 21, 16).

Mais, si nous suivons la première répartition indiquée plus haut, notre passage se trouve dans la dernière partie des Actes (15, 36 - 28, 31), qu’on pourrait, selon cette division du Livre, intituler “le chemin de Paul jusqu’à Rome”. En effet, désormais, il n’y sera plus question que de Paul, que nous allons suivre dans son 2ème et son 3ème grands voyages missionnaires, sa captivité en Palestine, et son voyage maritime de prisonnier jusque Rome. Si bien que tout cet ensemble constitue ce qu’on appelle les Actes de Paul.

Nous le rejoignons ici au cours de son 2ème grand voyage missionnaire, pour lequel il a pris Silas comme compagnon, car il s’est querellé avec Barnabé, qui voulait emmener avec eux Jean-Marc, qui n’avait pas su les accompagner jusqu’au bout de leur premier voyage commun. Paul a donc pris un chemin différent de celui de Barnabé, et c’est par la terre, et en sens inverse, qu’il s’en est allé, avec l’intention de rendre visite aux communautés fondées lors de sa première mission. Sa première étape a, de ce fait, été Derbé.

Cependant, Paul va être empêché, à plusieurs reprises, de suivre son itinéraire prévu, difficultés qu’il interprète positivement comme des appels de l’Esprit de Jésus. Il a ainsi traversé le pays des Galates, et suite à une vision, il vient de décider de passer en Macédoine.

2. Message

Avec cette arrivée de Paul en Europe, commence donc une nouvelle extension de la proclamation de la Bonne Nouvelle de Jésus.

A Philippes, cité romaine où il n’y a, semble-t-il, que peu de Juifs, et, sans doute, pas de synagogue, c’est à un endroit hors de la ville et près d’une rivière, que Paul rencontre quelques femmes Juives rassemblées pour la prière un jour de sabbat, et auxquelles il annonce le message de Jésus.

La première personne à être ainsi convertie à Jésus semble être une païenne, du nom de Lydie, qui “craignait Dieu” et l’adorait à la façon des Juifs. Baptisée avec tous les gens de sa maison (sa famille et ses familiers), elle oblige quasiment Paul, Silas, et leurs compagnons, à venir résider chez elle. Ainsi naît la 1ère communauté chrétienne de Philippes.

La Parole de Paul n’est, en fait, qu’une sorte de “catalyseur” de l’action et de la Parole de Dieu et de Jésus ressuscité. Car il nous est bien précisé que c’est le Seigneur qui, en ouvrant l’esprit de Lydie pour la rendre attentive aux propos de Paul, est le réel maître d’oeuvre de sa conversion.

3. Decouvertes

Dans le verset qui précède immédiatement notre texte, le narrateur de ce récit des Actes indique qu’il fait partie du voyage de Paul et Silas.Cette page est le premier passage des Actes des Apôtres écrit à la première personne du pluriel (16, 10 - 17). Il y en aura trois autres, en 20, 5 - 15, puis en 21, 1 - 18, et en 27, 1 - 28, 16.

La ville de Philippes se situe à quelques kilomètres seulement du port de Néapolis.

Paul préférait pourvoir de lui-même aux besoins de son équipe, par son activité professionnelle, en travaillant de ses mains (Actes, 20, 34) : d’où l’insistance de Lydie pour les recevoir chez elle. Paul acceptera cependant, et à plusieurs reprises, une aide généreuse de la communauté de Philippes (Philippiens, 4, 15 - 16).

Que certaines femmes, comme Lydie, aient eu un statut indépendant, et aient été responsables d’un commerce important n’est pas rare dans le monde gréco-romaiun de l’époque, et surtout dans les cités grecques.

4. Prolongement

La mission effectuée au Nom de Jésus est toujours réponse aux événements et occasions, dans lesquels nous avons à discerner l’appel de Jésus, au-delà de nos prévisions et de nos programmes. Paul n’envisageait certainement pas ce périple en Europe, via Philippes, Thessalonique, Athènes et Corinthe, lorsqu’il avait quitté Antioche de Syrie pour se lancer dans cette 2ème mission.

Comme Paul, nous avons à interpréter tous les événements de notre existence terrestre comme le lieu où Dieu, qui est “avec nous” par Jésus ressuscité et dans l’Esprit Saint, nous invite à nous servir de la situation présente pour sa gloire, et dans le prolongement de la mission même accomplie définitivement par Jésus, mais qu’il nous appartient de révéler dans les ciconstances concrètes de notre monde d’aujourd’hui.

Prière

*Seigneur Jésus, au delà de nos originalités, de nos différences, voire de nos querelles, tu comptes sur chacune et chacun d’entre nous pour faire progresser ta mission dans notre monde d’aujourd’hui et tu nous invites à interpréter tous les événements de notre existence, comme autant de lieux de ta présence à nos côtés, et de ton appel à proclamer l’Evangile du salut : donne-moi de te redécouvrir ainsi au coeur de ma vie, de toujours te chercher en premier, et de répondre docilement à tes appels, en me sachant envoyé par toi vers tous mes frères et soeurs en humanité, qui forment la diversité de notre monde. AMEN.

06.05.2002*

Évangile : Jean 15, 1-27

DE L’EVANGILE DE JEAN

Texte

26 Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
1 Je vous ai dit cela pour vous éviter le scandale.
2 On vous exclura des synagogues. Bien plus, l’heure vient où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu.
3 Et cela, ils le feront pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi.
4 Mais je vous ai dit cela, pour qu’une fois leur heure venue, vous vous rappeliez que je vous l’ai dit. ” Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement, parce que j’étais avec vous

Commentaire

1. Situation

L’Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l’Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d’une hymne primitive bien adaptée pour servir d’ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d’apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l’Evangile, se divise en deux grandes parties :

  • LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu’il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

  • LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l’accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son “Heure”, passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre de la Gloire, qui va des chapitres 13 à 20 de cet Evangile, nous relate d’abord la dernière soirée des Jésus avec ses disciples, épisode qui couvre 5 chapitres, avec le lavement des pieds des disciples par Jésus, l’annonce de la trahison de Judas, les 3 discours d’adieux de Jésus et sa grande prière finale adressée à Dieu, son Père (13 - 17). Les 2 chapitres suivants sont consacrés à la passion et la mort de Jésus, et sont suivis du chapitre 20, qui traite entièrement de la résurrection et nous fournit la conclusion de l’Evangile, même si le chapitre 21, que l’on appelle “Epilogue”, nous donne un rebond de la résurrection avec le récit d’une apparition supplémentaire de Jésus ressuscité, autour d’une pêche miraculeurse et d’un long dialogue avec Pierre, avant de nous proposer une 2ème conclusion de l’Evangile, dans laquelle l’auteur se présente comme étant le “disciple que Jésus aimait”, que l’on continue d’identifier, non sans difficultés, avec l’Apôtre Jean, fils de Zébédée, et frère de Jacques.

Le Livre de la Gloire ne nous rend compte que de “l’Heure” de Jésus, c’est-à-dire tout ce qui concerne son “passage” au Père (passion-mort-résurrection de Jésus-don de l’Esprit par le Ressuscité).

A noter l’importance que le 4ème Evangile accorde aux tout derniers moments de la vie de Jésus, soit 9 chapitres, y compris l’Epilogue, là où les autres Evangiles ne consacrent que 2 chapitres.


Avec ce passage, nous lisons une partie du Dernier Discours de Jésus. Ce dernier discours, placé par l’Evangéliste au cours du dernier repas de Jésus avec ses disciples la veille de sa mort, peut se diviser en trois sections : - Section 1 (13, 31 - 14, 31), - Section 2 (15, 1 - 16, 33), - Section 3 (17, 1 - 26). Chacune de ces sections se partage ensuite en sous-sections, certaines de ces sous-sections pouvant, à leur tour, être subdivisées.

Notre texte se situe ainsi dans la Section 2 (ou le “deuxième discours”, comme certains préfèrent l’appeler), et dans la sous-section 2 (15, 18 - 16, 4a) de ce Dernier Discours de Jésus. Cette sous-section 2 traite particulièrement de la haine du monde à l’égard de Jésus et de ses disciples.

2. Message

La haine du monde à l’égard des disciples, dans cette sous-section (15, 18 - 16, 4) que termine notre page, est liée à la haine du monde contre Jésus. Si Jésus aime ses disciples parce qu’ils demeurent en lui, le monde les hait pour la même raison. Cette haine est d’abord le refus de Jésus lui-même, car Jésus n’est pas de ce monde, et ce dernier hait tous ceux qui ne se réclament pas de lui.

Or, les disciples que Jésus s’est choisis continuent sa mission en son Nom, et c’est justement à cause de son Nom qu’ils sont persécutés. D’autre part, si le monde refuse Jésus, c’est parce qu’il ne connaît pas Dieu qui l’a envoyé. Si bien que refuser Jésus, c’est refuser et haïr le Père qui l’a envoyé, et que le monde et ses adeptes auraient dû découvrir à travers les oeuvres de Jésus qu’ils ont pourtant vues. Tel est le péché du monde et de ceux qui s’y attachent.

La haine du monde contre Jésus et ses disciples ne va empêcher ni le Paraclet, l’Esprit de Vérité envoyé par le Père, ni les disciples de Jésus, de rendre témoignage en faveur de Jésus. Ce témoignage ne fera que renforcer les persécutions face auxquelles Jésus demande aux siens de tenir bon dans la foi et le souvenir qu’il les en avait prévenus, de façon à ce qu’ils puissent les affronter en vérité. Car ils sont appelés à rencontrer un monde qui ne connaît ni le Père ni Jésus.

3. Decouvertes

Ce passage nous développe d’abord le thème du témoignage que le Paraclet va rendre à Jésus avec les disciples qui l’ont accompagné depuis le début de son ministère. Plus loin dans le Discours, Jésus précisera que le Paraclet viendra révéler le péché et la culpabilité du monde qui rejette Jésus (16, 8 - 11). De même, les quelques lignes de notre page sur le Paraclet sont une reprise d’affirmations antérieures : le Paraclet demeure dans les disciples (14, 17) qui sont ainsi appelés à exprimer et rendre visible, en quelque sorte, son témoignage, et qu’il rend capables de parler au Nom de Jésus (14, 26).

Deuxième développement de notre passage : si l’Esprit nous est donné, c’est pour que les disciples soient forts dans la foi face aux persécutions qu’ils vont endurer, et dont Jésus leur fait ici l’annonce quasi-officielle, en indiquant les premières formes qu’elle pourra prendre.

Et cela, d’une part, pour qu’ils se souviennent de cette prédiction que Jésus leur en fait, et pour que, d’autre part, ils en comprennent la raison dernière et profonde : ils seront soumis à un tel rejet, jusqu’à même être mis à mort, parce que ceux qui suivent le monde n’ont jamais connu le Père, ni connu Jésus.

4. Prolongement

Le combat initial de Jésus, qui, bien que persécuté et mis à mort, va vaincre le monde (16, 33), est rendu présent à l’aujourd’hui de notre histoire par notre témoignage engagé au coeur d’un monde, où nous sommes envoyés et dans lequel nous vivons, mais sans lui appartenir (17, 14 - 19).

Notre témoignage en faveur de Jésus consiste, en effet, à laisser le Paraclet, qui est l*Esprit du Père et l’Esprit de Jésus, témoigner lui-même à travers notre vie engagée dans la foi qui agit par la charité (Galates, 5, 6).

C’est ainsi que Jésus Ressuscité est réellement présent en nous, et avec nous, lui en qui nous sommes capables de tout (Philippiens, 4, 11 - 13), face à notre monde d’aujourd’hui qui, s’il ne nous persécute pas physiquement - du moins actuellement dans notre Occident - tend toujours à se replier sur lui-même et à absolutiser des valeurs éphémères et finalement trompeuses si nous ne les relativisons pas : les forces du marché, une recherche de confort et de richesses qui veut toujours aller plus loin, le refus du partage à égalité avec les plus pauvres, le pouvoir, l’exploitation de l’homme sous toutes ses formes, le mépris des droits et des devoirs de tous, etc.

Seigneur Jésus, au nom de la Vérité et de la grâce gratuite de Dieu, que tu nous révèles en tes paroles et tous tes comportements liés à ton engagement jusqu’au bout pour la cause de Dieu le Père, qui t’envoie chez nous en mission, tu nous donnes ta présence et ta victoire en ton Esprit Saint, qui vient nous habiter, à la fois comme Esprit du Père et ton propre Esprit d’envoyé du Père : réapprends-moi à me laisser faire, me laisser transformer et me laisser conduire, par cette présence et cette force intérieures que tu réalises ainsi au plus profond de moi-même, de façon à toujours discerner, selon ta Vérité, les valeurs du Royaume de Dieu à promouvoir en ce monde, qui tend à nous aveugler par toutes les propositions faussement positives qu’il nous fait chaque jour. AMEN.

26.05.2003.

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Prière

*Seigneur Jésus, au nom de la Vérité et de la grâce gratuite de Dieu, que tu nous révèles en tes paroles et tous tes comportements liés à ton engagement jusqu’au bout pour la cause de Dieu le Père, qui t’envoie chez nous en mission, tu nous donnes ta présence et ta victoire en ton Esprit Saint, qui vient nous habiter, à la fois comme Esprit du Père et ton propre Esprit d’envoyé du Père : réapprends-moi à me laisser faire, me laisser transformer et me laisser conduire, par cette présence et cette force intérieures que tu réalises ainsi au plus profond de moi-même, de façon à toujours discerner, selon ta Vérité, les valeurs du Royaume de Dieu à promouvoir en ce monde, qui tend à nous aveugler par toutes les propositions faussement positives qu’il nous fait chaque jour. AMEN.

26.05.2003.*


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