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Accueillir en nous l'enfant

📖 Méditation du dimanche · Lc 2, 22-40

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2023 · diffusé en déc. 2023

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

📖 Ce texte à la messe : Dimanche 27 décembre 2026 · La Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

En bref : Élisabeth et Pascal Péron vous conduisent dans une contemplation de la Présentation de Jésus au Temple. Avec Siméon, ce très vieil homme qui a espéré toute sa vie, vous entrez dans le tumulte du Temple pour reconnaître le salut du monde. Vous laissez résonner l'Évangile, écouté deux fois, puis vous accueillez l'enfant remis entre vos bras.

Se préparer

Bonjour à tous. Pascal et Élisabeth sont heureux de vous retrouver pour ce temps de méditation.

Au début de notre méditation, nous prenons un temps pour nous poser, pour nous disposer à l'écoute.

Jésus, nous t'avons contemplé à Noël dans ta nativité. Aujourd'hui, tu viens à la rencontre d'un très vieil homme qui t'a attendu, espéré, tout au long de sa longue vie : éblouissement de cette rencontre. Viens, Seigneur, nous t'attendons.

Et nous écoutons le cri de joie du vieillard Siméon, son cantique, chanté par la communauté de l'Emmanuel.

Le texte : Luc 2, 22-40

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l'Esprit Saint l'annonce qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l'action de l'Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l'enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction — et toi, ton âme sera traversée d'un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d'un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Contempler la scène

Siméon a attendu, de longues années certainement, faisant confiance à la promesse de l'Esprit qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Seigneur, le Christ. Et voilà que Jésus s'offre à lui, et voilà qu'il tient dans ses bras le salut du monde. Y a-t-il, dans mon histoire sainte, une parole fondatrice de ma foi sur laquelle je peux m'appuyer dans les moments les plus difficiles ?

Je contemple la scène : le Temple, la cohue, la foule qui se presse, les bousculades, les bruits, l'odeur des sacrifices. Et c'est dans ce tumulte que monte l'action de grâce de Siméon, qui reconnaît le salut du monde. Et moi, puis-je le reconnaître, quand il traverse mon quotidien ?

Siméon bénit ; il prophétise aussi. Le salut qui vient est chemin d'exigence, de vérité, voire de douleur. La parole du Christ peut aussi nous bousculer, nous déranger dans nos conforts, nos égoïsmes, nos peurs. Suis-je vraiment prêt à me laisser déranger par sa parole ?

Je me mets à l'écoute de Joseph et de Marie, si silencieux dans cette scène. Comme eux, je fais silence en moi pour laisser résonner la parole, que j'écoute une seconde fois.

Réécouter le texte

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l'Esprit Saint l'annonce qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l'action de l'Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l'enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction — et toi, ton âme sera traversée d'un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d'un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Le colloque

Marie a remis son fils entre les bras de Siméon. Avec mes propres mots, je me tourne vers le Père, qui remet son fils dans les bras des hommes. Je l'accueille. Je laisse monter dans ma prière ce qui m'habite.

On va maintenant rassembler toutes nos intentions, tout ce que nous avons pu recevoir au cours de cette méditation, dans la prière de l'Église.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.

Cet évangile sera lu dans nos églises le 31 décembre. Avec un peu d'avance, belle année à tous, et belle semaine d'ici là.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.