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Devenir des artisans de paix

📖 Méditation du dimanche · 25e dimanche du temps ordinaire, année B · Jc 3, 16 – 4, 3

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2024 · diffusé en sept. 2024

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

En bref : À partir de la deuxième lecture de dimanche, la lettre de Jacques, vous êtes invité à regarder les convoitises et les rivalités qui mènent leur combat en vous. En contemplant le visage du Christ, vous demandez la grâce de la paix qui naît de la justice. La prière de saint François vient sceller ce désir de devenir un instrument de paix.

Dans sa lettre, que nous entendrons dimanche prochain, Jacques nous mène clairement, ardemment, au cœur même du discernement et du combat à mener. En chacun de nous, des conflits intérieurs. Entre nous, des tensions, des divisions, des violences. Et pourtant, nous sommes invités à devenir des artisans de paix.

Nous pouvons joindre notre demande à celle de la communauté de l'Emmanuel qui appelle le secours du Seigneur. La lecture de ce jour est tirée du chapitre 3 de la lettre de Jacques.

Le texte : Jacques 3, 16 – 4, 3

Bien-aimé, c'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

D'où viennent les guerres ? D'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes plein de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez. Vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit, vous faites la guerre. Vous n'obtenez rien parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, mais vous ne recevez rien. En effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c'est pour tout dépenser en plaisir.

La sagesse qui vient d'en haut est d'abord pure, pacifique, bienveillante, conciliante, miséricordieuse, féconde en bons fruits.

Contempler le visage du Christ

Derrière ces mots se dessine, comme en transparence, le visage du Christ. Je le contemple, je le laisse me regarder, m'enseigner, me consoler, me pacifier.

(Temps de silence.)

Après ce temps de contemplation, je peux maintenant, avec lui, si je le veux, regarder tous ces désirs qui combattent en moi et sont autant d'impasses. Oui, c'est difficile. C'est exigeant. Ai-je assez confiance en Jésus pour aller jusque-là ?

(Temps de silence.)

Pas de paix sans justice

C'est dans la paix qu'est semée la justice. En effet, pas de paix sans justice, sans ajustement. La religieuse Thérèse de Villette explique combien la paix du Christ lui vient de son ajustement à la volonté du Père. Quel acte, même tout humble, puis-je poser aujourd'hui pour me mettre sur le chemin de la paix ?

(Temps de silence.)

J'écoute une fois encore ce passage en demandant à Dieu la grâce de fortifier ce qui doit l'être, la grâce aussi de me réjouir des fruits déjà goûtés ou promis.

Réécouter le texte

Bien-aimé, la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix.

D'où viennent les guerres ? D'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes plein de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez. Vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit, vous faites la guerre. Vous n'obtenez rien parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, mais vous ne recevez rien. En effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c'est pour tout dépenser en plaisir.

Le colloque

Comme un ami à son ami, en toute confiance, je peux présenter au Seigneur ce qui m'a paru le plus important dans ce temps. Je m'y arrête, je goûte, j'écoute.

(Temps de silence.)

Prière finale

Pour terminer, nous pouvons faire nôtres ces mots de François d'Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.