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La veuve de Sarepta

📖 Méditation du dimanche · 32e dimanche du temps ordinaire, année B · 1 R 17, 10-16

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2024 · diffusé en nov. 2024

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📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Mardi 9 juin 2026 · mardi, 10ᵉ sem. ordinaire (paire)

En bref : Cette méditation vous conduit à Sarepta, auprès d'une veuve qui n'a plus qu'une poignée de farine et un peu d'huile. À la parole d'Élie, elle offre ce peu — et Dieu donne en surabondance. Vous êtes invité à regarder ce qui, en vous, est vide et en attente, pour le présenter au Père.

Se disposer

La joie du Père est de nous combler bien au-delà de nos attentes. Mais il nous faut faire de la place en nous, offrir pour recevoir.

Je me dispose intérieurement à entrer dans ce temps. Où est mon vrai trésor ?

Le texte de dimanche prochain, qui servira à notre temps de ce jour, est tiré du premier livre des Rois, au chapitre 17.

Le texte : 1 Rois 17, 10-16

En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l'entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois. Il l'appela et lui dit : « Veux-tu me puiser avec ta cruche un peu d'eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »

Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu, je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »

Élie lui dit alors : « N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord, cuis-moi une petite galette et apporte-la-moi ; ensuite, tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël : Jarre de farine point ne s'épuisera, vase d'huile point ne se videra, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »

La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par l'intermédiaire d'Élie.

Méditer

Le prophète obéit au Seigneur qui lui ordonne de se rendre à Sarepta. La femme obéit à Élie qui lui demande tout ce qui lui reste, et c'est si peu pour subsister. Confiance dans la parole de l'autre, qui ouvre alors un chemin possible. Ai-je déjà fait une telle expérience d'obéissance confiante ?

(Temps de silence.)

Une poignée de farine, un peu d'huile : si peu, mais c'est vital et précieux pour celle qui n'a plus rien. Et c'est à partir de ce rien offert que Dieu va donner en surabondance. Et moi ? De quoi puis-je me défaire, qui me semble pourtant si important, pour en faire cadeau à Dieu ? J'y réfléchis.

(Temps de silence.)

Tout au long de la Bible, les infirmes, les veuves, sont autant de figures du besoin, du dénuement absolu. Dans chacune de nos existences parfois bousculées, malmenées, nous sommes pourtant invités à croire que la vie peut jaillir au cœur même de ce qui nous advient, traverser nos manques en donnant, en nous donnant.

Entrer dans la scène

Pour entrer dans ce mouvement, je me tourne vers le Christ, Dieu qui se donne. J'écoute une nouvelle fois ce texte, et j'accompagne intérieurement cette femme dans tout ce qui la meut et l'agite. Avec elle, j'entends Élie lui dire : « N'aie pas peur. »

En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l'entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois. Il l'appela et lui dit : « Veux-tu me puiser avec ta cruche un peu d'eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »

Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu, je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »

Élie lui dit alors : « N'aie pas peur. Va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord, cuis-moi une petite galette et apporte-la-moi ; ensuite, tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël : Jarre de farine point ne s'épuisera, vase d'huile point ne se videra, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »

La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé. Et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par l'intermédiaire d'Élie.

Le colloque

Et maintenant, sous le regard d'amour du Père, je peux contempler en moi ce qui est vide, ce qui est en attente, ce qui a faim et soif. Donne-moi, Seigneur, de le discerner pour te le présenter.

(Temps de silence.)

Prière finale

Pour conclure ce temps, nous pouvons ensemble nous tourner vers Marie, elle qui a dit oui et qui a été ouïe.

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre les femmes, et Jésus, le fruit de ton sein, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l'heure de la mort. Amen.

Merci d'avoir partagé ce temps avec nous, et à très bientôt.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.