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Le sang versé a fécondé la terre

📖 Méditation du dimanche · 7e dimanche de Pâques, année C · Ac 7, 55-60 ; Ap 22, 17

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en juin 2025

🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel

📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Mardi 21 avril 2026 · mardi, 3ᵉ sem. Pâques (paire)

En bref : Cette méditation vous conduit auprès d'Étienne, le premier martyr, au moment où il est lapidé. Vous le contemplez illuminé par la gloire de Dieu, intercédant pour ses bourreaux à l'image du Christ. Le récit des Actes vous est proposé deux fois, entrecoupé de questions à porter devant Dieu. Le testament de Christian de Chergé vient clore ce temps de prière.

Se préparer

Les textes de dimanche prochain, 1er juin, nous parlent de la splendeur de Dieu, de la Jérusalem céleste, de tout ce qui nous attend au bout de notre pèlerinage ici-bas.

Creuse en nous, Seigneur, le désir de te rejoindre.

Que nous fassions nôtres ces paroles de l'Apocalypse que nous entendrons ce même dimanche :

Celui qui entend, qu'il dise : « Viens ! »

Celui qui a soif, qu'il vienne.

Celui qui le désire, qu'il reçoive l'eau de la vie, gratuitement.

Le texte : Actes 7, 55-60

La première lecture de ce dimanche est tirée du chapitre 7 des Actes des Apôtres.

En ces jours-là, Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l'Esprit Saint, il fixait le ciel du regard. Il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. »

Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul.

Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.

Méditer le récit

Face à ses accusateurs, du côté de l'ombre, de la violence, du refus, Étienne, lui, est illuminé par ce qu'il voit de la gloire de Dieu, qu'il reflète. Et moi, ne m'arrive-t-il pas d'être, par mes actes, mes paroles, mes pensées, du côté des accusateurs ? J'en parle, en vérité, à mon Dieu.

Le frère dominicain Pascal Marin nous dit que la conversion de Saul sera le plus beau fruit du martyre d'Étienne. Et je peux entendre en écho la parole de Jésus : « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruits. » Je rends grâce et demande sa lumière au Seigneur. Que veut dire vraiment, pour moi, mourir à moi-même ?

À l'image de son maître, le Christ, avant de mourir, Étienne intercède pour ses bourreaux. Un tel pardon peut sembler impossible à vue humaine. Mais il est empli de l'Esprit Saint, et là l'impossible devient possible. Il y a peut-être dans ma vie tel pardon, tel geste, telle parole qui dépasse mes forces. Mais si je le désire vraiment et que je fais confiance à l'Esprit, oserais-je ?

Écouter à nouveau

J'entends une fois encore ce récit et je contemple Étienne : ce qu'il dit, ce qu'il fait, lui, le premier d'une si longue lignée de martyrs, de témoins, semences d'espérance et de foi.

En ces jours-là, Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l'Esprit Saint, il fixait le ciel du regard. Il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. »

Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul.

Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.

Le colloque

C'est maintenant le temps pour moi de me tourner vers mon Père, comme je le ferais vers un ami. Je lui demande ce dont j'ai besoin pour devenir, là où je suis et dans tout ce que je vis, un témoin de force, d'espérance et de paix.

Le testament de Christian de Chergé

Pour conclure, voici les mots de ce témoin magnifique qu'a été Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhirine, assassiné avec six de ses frères en 1996. Nous écoutons la fin de son célèbre testament spirituel.

Dans ce merci où tout est dit, je vous inclus, bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô mes amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs — centuple accordé, comme il était promis !

Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je veux ce merci et cet à-Dieu envisagé de toi.

Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen ! Inch'Allah !

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.