Semer dans les larmes, moissonner dans la joie
📖 Méditation du dimanche · 30e dimanche du Temps ordinaire, année B · Ps 125
Pascal et Élisabeth · Méditations ignatiennes CVX — 2021 · diffusé en oct. 2021
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Samedi 25 juillet 2026 · Saint Jacques, apôtre
En bref : Pascal et Élisabeth vous proposent de prier le psaume 125, ce chant des pèlerins montant à Jérusalem. Vous êtes invités à faire mémoire des merveilles déjà accomplies, à rendre grâce, puis à confier au Seigneur ce qui, en chacun, attend encore d'être libéré. La méditation s'achève sur une prière de Frère Rémy et le chant du semeur.
Entrer en prière
Bonjour à tous. Pascal et Élisabeth sont heureux de vous retrouver. Avec le psaume de ce dimanche 24 octobre, nous entrons dans un double mouvement intérieur : celui de la louange pour les merveilles déjà accomplies, et celui de l'attente pour ce que Dieu fera encore. À l'image des Hébreux montant à Jérusalem, nos pas sont ceux de pèlerins en route vers la demeure promise.
Et nous entrons en prière avec la communauté de Taizé, qui chante en français « Que rien ne te trouble ».
(Temps de silence.)
Le texte : Psaume 125
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve. Alors notre bouche était pleine de rire, nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations : « Quelle merveille fait pour eux le Seigneur ! » Quelle merveille le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête.
Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.
Il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; il s'en vient, il s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
Faire mémoire et rendre grâce
Nous pouvons prendre appui sur ce que Dieu a déjà fait en nous, autour de nous. Et c'est important d'en faire mémoire. Qu'est-ce qui monte en moi quand j'entends les mots du psalmiste ? Bouche pleine de rire, cris de joie, merveilles faites par le Seigneur. Je laisse venir.
(Temps de silence.)
Avancer la gratitude aux lèvres, la gratitude au cœur dégage l'horizon. En confiance, l'appel peut être lancé : « Ramène nos captifs », c'est-à-dire libère ceux qui, en chacun, restent prisonniers de nos peurs, de nos manques.
Face à l'adversité, dans les déserts du monde, certains vont hardiment et jettent la semence. Béni sois-tu, Seigneur, pour le dur labeur des artisans de paix et d'amour. Béni sois-tu pour ce qui va germer en surabondance là où ils passent.
Écouter à nouveau
J'écoute une nouvelle fois le texte, en me rendant attentif peut-être aux mots qui se font écho : captif, rire, larmes, joie, semence, gerbes. Quel chemin cela ouvre-t-il en moi ?
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve. Alors notre bouche était pleine de rire, nous poussions des cris de joie.
Alors on disait parmi les nations : « Quelle merveille fait pour eux le Seigneur ! » Quelle merveille le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête.
Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie.
Il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; il s'en vient, il s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.
(Temps de silence.)
Le colloque
Je peux maintenant me tourner vers le Seigneur de façon plus personnelle, comme vers un ami, avec mon histoire, dont il peut faire une histoire sainte. Peut-être puis-je lui chanter mon propre psaume, avec mes propres mots.
(Temps de silence.)
Prière finale
Et pour conclure, cette prière de Frère Rémy, moine.
Il y a déjà en moi tout ce qui a été patiemment évangélisé à l'école du Christ, mais il y a encore tout le reste : la grâce qui m'habite là où je ne l'ai pas encore découverte, la grâce de Dieu, sa force, sa paix, sa joie. Il y a de la sainteté en moi, prête à bourgeonner et à donner un beau fruit. Seigneur, laisse-moi la chance de découvrir mes terres enfouies.
Le semeur est sorti pour semer, et il a semé dans toutes mes terres enfouies. Je ne sais rien encore des récoltes qui viendront, je ne sais rien encore des fruits savoureux qui mûrissent en moi.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.