D'Adam au Christ, la grâce surabondante
📖 Méditation du dimanche · 12e dimanche du temps ordinaire, année A · Rm 5, 12-15
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2023 · diffusé en juin 2023
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Dimanche 21 juin 2026 · 12ᵉ dim. ordinaire A
En bref : Vous entrez dans la deuxième lecture du dimanche, où saint Paul met en regard Adam et le Christ. Vous laissez la parole vous déplacer, de la mort qui isole à la grâce qui redonne vie. Un temps pour déposer, au pied de la croix, telle situation de douleur ou de désespérance que vous portez.
Se préparer
Bonjour à tous, nous sommes heureux de vous retrouver. Nous pouvons prendre pour commencer un court moment de silence. Nous nous tournons vers le Seigneur, nous laissons sa parole faire son chemin en nous, nous accueillons la grâce promise.
(Temps de silence.)
Avec la communauté de Thésée, nous pouvons contempler le Christ Jésus le Seigneur. La lecture de ce dimanche prochain, le 25 juin, est tirée de l'Épître aux Romains, chapitre 5.
Le texte : Romains 5, 12-15
Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort. Et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu'il n'y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu'à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n'avaient pas péché, par une transgression semblable à celle d'Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir.
Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu s'est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus-Christ.
Adam, c'est nous
Adam, le terreux, c'est moi, c'est nous, blessés chacun dans la liberté que Dieu nous a donnée. Nous sommes nus, fragiles, car désireux de nous suffire à nous-mêmes. Nous sommes nus, fragiles, dans notre volonté de puissance. Je regarde le Christ, crucifié, nu, fragile.
Il y a rupture dans le texte de Paul, comme dans l'histoire des hommes. La mort, qui frappe, isole, désespère ; et la grâce, pluie bienfaisante, qui coule en abondance, irrigue, redonne vie. Où en est-on ? Où en est mon espérance aujourd'hui ?
Un très ancien texte apocryphe, je cite, nous dit ceci : « Le destin de l'homme s'est joué dans deux jardins, devant deux arbres. » Notre monde est écartelé. Je dépose au pied de l'arbre de vie, de la croix du Christ, telle ou telle situation que je connais, de douleur, de désespérance.
Réécouter la parole
J'écoute une fois encore la parole de Paul. Je me laisse déplacer par elle, moi qui suis bien de la lignée d'Adam, mais aussi frère et sœur du Christ.
Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort. Et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu'il n'y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu'à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n'avaient pas péché, par une transgression semblable à celle d'Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir.
Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu s'est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus-Christ.
Le colloque
À la fin de ce temps de prière, dans le secret du cœur à cœur, je peux me tourner vers le Père. Je tends mes mains vers lui, source de toute vie.
Prière finale
Viens, Jésus, viens. Viens là où demeure le mensonge, l'ignorance de Dieu, la violence, l'injustice. Viens et fais de nous des porteurs de ta lumière, des artisans de paix, des témoins de ta vérité. Amen.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.