Devenir une pâte nouvelle
📖 Méditation du dimanche · Dimanche de Pâques, année A · 1 Co 5, 6b-8
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2023 · diffusé en avr. 2023
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 7 septembre 2026 · lundi, 23ᵉ sem. ordinaire (paire)
En bref : En ce matin de Pâques, vous êtes invités à méditer la deuxième lecture, où saint Paul presse les Corinthiens de se purifier des vieux ferments pour devenir une pâte nouvelle. Vous ouvrez votre porte au Ressuscité et laissez lever en vous une vie neuve. Un temps de prière pour goûter la joie pascale, puis parler au Seigneur et lui rendre grâce.
Bonjour à tous et merci de nous rejoindre. Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Ce matin de Pâques est matin de printemps pour chacun de nous. Tout est neuf et le Christ est vivant. Nous l'entendons.
Le texte de ce jour est tiré de la première lettre aux Corinthiens, chapitre 5.
Le texte : 1 Corinthiens 5, 6b-8
Frères, ne savez-vous pas qu'un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n'a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé, c'est le Christ.
Ainsi, célébrons la fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.
Méditer la parole
Comme souvent, la parole de Paul est vigoureuse. Aux Corinthiens, et donc à nous maintenant, il demande de laisser les vieux ferments pour devenir pâte nouvelle. À la lumière de ce matin de Pâques, j'ouvre ma porte au Ressuscité. Quel vieux ferment ai-je à laisser ? Quelle vie nouvelle à accueillir ?
Vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque. Ensemble, devenons nourriture pour nos frères les hommes, par le pardon offert, par l'attention portée, par la joie partagée. Quel goût aura pour l'autre le pain de ma propre vie aujourd'hui ?
En chacun de nous, en nous tous assemblés en son nom, Christ ressuscité fait lever la pâte, et du tombeau jaillit la vie.
Réécouter le texte
J'entre hardiment, joyeusement, dans l'allégresse de ce jour. J'écoute une fois encore le texte, j'accueille librement les images qui viennent. Vieux ferment, pâte nouvelle, agneau immolé, fête à célébrer : je peux m'arrêter sur un mot que je laisse se déployer en moi.
Frères, ne savez-vous pas qu'un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n'a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé, c'est le Christ. [...] mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.
(Temps de silence.)
Le colloque
Tourné vers le Seigneur, je lui parle, en confiance, et je peux le louer en ce matin de Pâque où tout revit. Quel mot tout neuf pour lui dire ma joie ?
La tombe est vide où reposait le vivant. La tombe est vide, alléluia. Christ est ressuscité. Il habite en nos cœurs par la foi. Père, tu l'as glorifié. Ta force en lui s'est déployée. Il s'est levé d'entre les morts. De nous, tu fais son corps, son corps vivant pour ton amour, et nous proclamons notre foi en rendant grâce. Alléluia.
Très belle fête de Pâques à tous.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.