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Pour la première fois, la Bonne Nouvelle est annoncée !

📖 Méditation du dimanche · 3e dimanche du temps ordinaire, année C · Lc 1, 1-4 ; Lc 4, 14-21

Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2025 · diffusé en janv. 2025

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📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 31 août 2026 · lundi, 22ᵉ sem. ordinaire (paire)

En bref : Vous entrez dans l'évangile du 3e dimanche du temps ordinaire, où Jésus, à Nazareth, ouvre le livre d'Isaïe et déclare : « Aujourd'hui s'accomplit cette Écriture. » La prière vous invite à vous laisser toucher par cette Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres et à devenir un « théophile », c'est-à-dire quelqu'un qui aime Dieu et se sait aimé de lui. Elle s'achève par la prière de saint Ignace.

Se disposer

Dimanche prochain, nous entendrons l'évangéliste saint Luc nous faire le récit de la première prédication de Jésus dans la synagogue de Nazareth. Je fais maintenant silence en moi pour me disposer à accueillir cette parole :

Ouvre mes oreilles, Seigneur, ouvre mon cœur.

Nous entrons dans ce temps avec le Chemin Neuf.

L'Esprit du Seigneur est venu en moi, l'Esprit du Dieu saint repose sur moi ; il m'a consacré par l'onction, que tous les cœurs soient en fête.

Le Seigneur m'a envoyé porter la nouvelle, annoncer aux prisonniers qu'il vient pour les libérer.

Le Seigneur m'a envoyé porter la nouvelle, aux aveugles proclamer qu'ils verront la lumière.

Le texte : Luc 1, 1-4 ; 4, 14-21

La lecture de ce jour est tirée des chapitres 1 et 4 de saint Luc.

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d'après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la parole. C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s'est passé depuis le début, d'écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération et aux aveugles qu'ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture que vous venez d'entendre. »

« Aujourd'hui »

Il nous transmet la parole de Jésus, qui lui-même rappelle celle d'Isaïe. Aujourd'hui, c'est moi, c'est nous qui l'entendons à nouveau. Comme tous ceux qui nous ont précédés, laissons-nous inviter à devenir des théophiles, c'est-à-dire ceux qui aiment Dieu et se savent aimés de lui. Je rends grâce au Seigneur pour cette invitation.

L'évangéliste nous donne un récit détaillé de l'événement. Jésus entre dans le rituel familier de la lecture, en ce jour de sabbat, puis vient le point de rupture : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture que vous venez d'entendre. » La vraie parole, c'est lui. Et je ne peux l'entendre que si je garde tout mon être fixé sur lui.

Jésus ne dit pas « c'est moi », mais il dit « aujourd'hui ». Et c'est un mot qui revient souvent dans l'Ancien Testament, dans le Nouveau aussi. Dans le psaume 94 : « Aujourd'hui, écouterez-vous sa parole ? » Dans l'épisode de Zachée : « Aujourd'hui, il faut que j'aille demeurer chez toi. » On peut également penser à l'une des dernières paroles du Christ en croix, au bon larron : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis. »

Oui, aujourd'hui, le royaume commence, se bâtit d'ici-bas. Que puis-je en voir en moi, autour de moi ? J'accueille une fois encore ce texte en me laissant toucher, interpeller par ce Christ enseignant la Bonne Nouvelle, l'inattendu, l'inespéré de Dieu.

Écouter le texte à nouveau

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d'après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la parole. C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s'est passé depuis le début, d'écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération et aux aveugles qu'ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. » Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture que vous venez d'entendre. »

Le colloque

Et maintenant, je prends un temps pour parler au Seigneur, comme un ami à son ami. Pour parler, mais peut-être plus encore pour l'écouter. Je lui fais confiance, moi qui suis, à ma manière, si souvent pauvre, captif, aveugle et sourd.

(Temps de silence.)

Prière de saint Ignace

Nous concluons aujourd'hui ce temps de prière avec les mots de saint Ignace.

Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et tout ce que je possède. C'est toi qui m'as tout donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, dispose-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t'aimer et donne-moi ta grâce : elle seule me suffit.

Nous vous souhaitons une très belle semaine, et à bientôt.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.