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Une alimentation pour tous

👁 Contemplation · Lc 16, 19-31

Marie-Pierre et Pierre-Henri · Les intentions de prière du pape · diffusé en juin 2026

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📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Jeudi 5 mars 2026 · jeudi, 2ᵉ sem. Carême (paire)

En bref : Chaque mois, le pape confie à l'Église une intention de prière. En ce mois de mai 2026, il invite à prier pour une alimentation pour tous. Marie-Pierre et Pierre-Henri vous guident dans une contemplation de la parabole du riche et de Lazare, avec des temps de silence, pour laisser la Parole rejoindre votre propre rapport au partage et au gaspillage.

L'intention du pape

Bonjour à tous. Marie-Pierre et Pierre-Henri sont très heureux de vous accueillir. Chaque mois, le pape confie à toute l'Église une intention de prière. Elle est relayée dans le monde entier par le Réseau mondial de prière du pape. En ce mois de mai 2026, le pape Léon nous invite à prier pour une alimentation pour tous.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Entrons dans la prière en offrant notre journée à Dieu. Prions avec Marie, Mère de l'Église et notre Mère, et avec mes frères et sœurs du Réseau mondial de prière.

Je t'offre ma journée, ses joies et ses peines, pour la mission de l'Église et l'intention donnée ce mois-ci par le pape.

Prions pour que chacun, des grands producteurs aux petits consommateurs, s'engage à éviter le gaspillage alimentaire, pour que tous aient accès à une alimentation de qualité.

Prière à Marie

En ce mois de mai, nous prions Marie avec le chant « Sous ton voile de tendresse » et, avec elle, nous nous tournons vers Dieu.

Sous ton voile de tendresse, Marie, notre Mère, garde-nous dans la paix. Refuge des pécheurs, protège tes enfants. Nous sommes dans l'épreuve : viens nous défendre, viens nous délivrer. Marie, notre Mère, garde-nous dans la paix. Refuge des pécheurs, protège tes enfants.

Le texte : Luc 16, 19-31

Prions avec la parabole du riche et de Lazare, dans l'Évangile de Luc, chapitre 16, versets 19 à 31.

Il y avait un homme riche. Il était vêtu de pourpre et de lin fin, et il faisait chaque jour des festins somptueux.

Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d'ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.

Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra.

Au séjour des morts, il était en proie à la torture. Levant les yeux, il vit Abraham de loin, et Lazare tout près de lui. Alors il cria : « Père Abraham, prends pitié de moi. Envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l'eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. »

Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers nous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers vous.

Le riche répliqua : « Eh bien, père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j'ai cinq frères : qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture. »

Abraham lui dit : « Ils ont Moïse et les prophètes : qu'ils les écoutent ! » « Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. »

Abraham répondit : « S'ils n'écoutent pas Moïse ni les prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. »

Se préparer

Je prends le temps de me tourner vers le Seigneur, dans le silence. Je demande au Seigneur la grâce de la clairvoyance et d'un cœur ouvert.

(Temps de silence.)

Entrer dans la scène

Il y avait un homme riche et un pauvre nommé Lazare. Dans un premier temps, avec mon imagination, je dresse le tableau qui m'est présenté. Je remarque que le pauvre a un nom, Lazare — « Dieu a secouru » —, alors que le riche n'en a pas. Je campe chacun des personnages : son visage, ses vêtements, ses lieux et conditions de vie.

Qu'est-ce que je ressens à l'évocation du manque de compassion du riche vis-à-vis de Lazare ? Cette situation est plus que jamais d'actualité. Je prends conscience de cette réalité, dont je suis témoin autour de moi, en y mettant des visages et des situations concrètes.

(Temps de silence.)

Lazare aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais... J'entre maintenant plus avant dans la situation et dans les sentiments du pauvre Lazare. Il est à la porte du riche, malade. Il a faim et se contenterait bien des miettes des festins somptueux du riche. Il ne demande pas l'impossible, seulement ce qui tombe d'une table bien garnie.

Je regarde mes propres conditions de vie, sans culpabilité, mais avec réalisme. M'arrive-t-il d'acheter trop, de gaspiller, de jeter de la nourriture ? Comment est-ce que je prends en compte ceux qui n'ont pas le nécessaire pour vivre ?

(Temps de silence.)

La parabole parle d'un grand abîme entre Lazare et le riche, entre ceux qui ont été dans l'abondance pendant leur vie et ceux qui étaient dans le besoin. J'imagine cet abîme infranchissable, que le riche lui-même a instauré pendant sa vie. Que veut donc me dire cette parabole sur mon rapport à mes frères ? Oui, Dieu secourt, mais Dieu a besoin de moi, de nous, pour ce faire et pour réduire l'abîme qui peut nous séparer.

(Temps de silence.)

Le colloque

La Parole de Dieu est venue me percuter. Je m'adresse maintenant au Seigneur avec mes propres mots et lui présente les situations des personnes dont les visages ont surgi pendant ma prière.

Avec tout le réseau de la prière du pape, nous te prions, Seigneur. — Nous te prions, Seigneur. Amen.

(Temps de silence.)

Prière finale

Seigneur de la création, tu nous as donné la terre féconde et, avec elle, notre pain quotidien, comme signe de ton amour et de ta providence. Aujourd'hui, nous reconnaissons avec douleur que des millions de frères et sœurs souffrent encore de la faim, tandis que tant de nourriture est gaspillée sur nos tables. Réveille en nous une conscience nouvelle : que nous apprenions à te remercier pour chaque aliment, à consommer avec simplicité, à partager avec joie et à prendre soin des fruits de la terre comme d'un don venu de toi, destiné à tous et non à quelques-uns seulement. Père bon, rends-nous capables de transformer la logique de la consommation égoïste en une culture de solidarité. Que nos communautés promeuvent des gestes concrets : campagnes de sensibilisation, banques alimentaires et un style de vie sobre et responsable. Toi qui nous as envoyé ton Fils bien-aimé, Jésus, pain rompu pour la vie du monde, donne-nous un cœur nouveau, affamé de justice et assoiffé de fraternité. Que personne ne soit exclu de la table commune, et que ton Esprit nous apprenne à regarder le pain non comme un objet de consommation, mais comme un signe de communion et de soin. Amen.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Dans la joie du Christ ressuscité, nous souhaitons à chacune et à chacun un très bon chemin vers la Pentecôte.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.