Jour 0 — Présentation du podcast La Bible en un an
📋 Index · 🎙️ Écouter · J1 ☼ →
Résumé : Dans ce tout premier épisode, le frère Paul-Adrien d'Hardemare présente le projet « La Bible en un an » : lire la Bible entière en un an, jour après jour, en compagnonnage. Il explique pourquoi il a retenu la traduction liturgique, comment il a bâti son plan de lecture à partir de celui de Father Mike, et comment sont construits les deux épisodes quotidiens (lecture, commentaire, puis psaume ou prière). Il donne aussi ses conseils pratiques — avoir une Bible à côté de soi, intégrer l'écoute dans sa prière — et explique pourquoi le podcast est gratuit.
Introduction
Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Bienvenue dans notre premier épisode introductif à ce merveilleux projet, la Bible en un an.
Alors là, je suis en ce moment en train d'enregistrer le centième jour. Je suis encore un peu stressé, en train de me demander si je vais y arriver ou est-ce que je ne vais pas y arriver. Mais ça fait tellement longtemps que j'ai envie de le faire, ce podcast — ça fait au moins six ans. Et enfin, je le démarre.
Alors je veux tout vous expliquer, accrochez-vous. Ça vaut le coup de s'installer confortablement, de vérifier que le siège est bien rembourré, et que je vous explique comment est-ce qu'il est construit, ce podcast, avec tous mes petits tips pour que ce soit un maximum profitable. Parce que le but, c'est quand même qu'à travers ce podcast, vous vous rapprochiez de Dieu en ruminant sa parole jour après jour, et que ce podcast vous emmène jusqu'au pied de son trône de gloire. Et en tout cas, en ce qui me concerne, moi, là, j'en suis au centième jour, et pourtant je connais la Bible. Mais j'ai à nouveau l'image de Dieu qui, en moi, a changé, et qui devient… Enfin, j'ai les yeux pleins d'étoiles, quoi. Donc ça, c'est ce que je vous souhaite.
Bon, peut-être que pour commencer, ça vaudrait le coup quand même que je me présente. Je suis le frère Paul-Adrien d'Hardemare. Je suis prêtre religieux dominicain — c'est une sorte de moine, des moines prêcheurs. Ça fait quoi ? Ça fait dix ans que je suis prêtre et ça fait quasiment vingt ans que je suis dans la vie religieuse. La vie religieuse, c'est pauvreté, chasteté, obéissance. J'ai tout quitté pour Dieu, parce que Dieu, c'est la grande histoire d'amour de ma vie. Et la Bible, c'est quand même le lieu où je l'ai rencontré. Donc je vous emmène sur les lieux de mon premier amour.
Alors, à côté, j'exerce un ministère de prédication, parce que je suis un moine évangélisateur, c'est-à-dire que j'essaye de prêcher en France et ailleurs — en tout cas, dans toute la francophonie — la beauté du royaume de Dieu. J'ai une chaîne YouTube, il suffit de taper Paul-Adrien. J'ai un Instagram, il suffit de taper Paul-Adrien. J'ai un TikTok, il suffit de taper Paul-Adrien. Enfin bref, vous avez compris, il y a aussi d'autres choses. Un de mes premiers charismes, c'est la catéchèse, j'adore ça. Et là, pour le coup, la Bible en un an, c'est plutôt le fruit de mes lectio divina, mes années de moine où j'ai médité la parole de Dieu, où j'ai pleuré devant, où, cette fois-ci, c'est la parole de Dieu qui m'a fait pleurer.
Je parle trop de moi, mais vu le temps qu'on va passer ensemble, je pense que c'est bien que vous sachiez un minimum qui vous parle. Allez, je n'ose pas dire pour vous mettre en confiance, mais pour que vous sentiez vibrer le bonhomme, et que vous vous disiez : derrière ce podcast, il y a aussi une âme qui cherche Dieu et qui cherche à faire découvrir Dieu.
Autre petite chose, tiens. Notre podcast, nous l'avons commencé par « Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre ». C'est comme ça qu'on commencera tous les épisodes. C'est une phrase qui vous vient d'un psaume. C'est comme ça que je commence tous mes lives sur Twitch, sur YouTube. C'est comme ça que j'ai commencé toutes mes catéchèses, toutes mes conférences. C'est une manière traditionnelle de s'en remettre à la grâce de Dieu et à sa miséricorde.
Ça, c'était pour l'introduction.
Commentaire
Maintenant, je vous parle du podcast lui-même. Enfin ! On commence avec la traduction de la Bible que j'ai retenue. Alors, j'ai retenu la traduction liturgique de la Bible. Si jamais vous êtes catholique, c'est celle que vous entendez le dimanche à la messe. Je l'ai retenue parce qu'aucune traduction n'est parfaite ; celle-ci est globalement très satisfaisante, même si, pour certains passages, dans ses choix, je trouve qu'il y a des trucs un peu curieux. Mais surtout, l'énorme avantage — et pour le coup, c'est elle qui est la meilleure — c'est qu'elle est faite pour être lue à haute voix. Tout simplement parce que c'est la traduction liturgique et qu'elle est calibrée, elle est conçue pour pouvoir être dite à haute voix. Ce qui fait que l'expérience utilisateur, entre guillemets, de la personne qui lit la parole de Dieu et de la personne qui l'écoute, est plus agréable. Donc c'est pour ça que je l'ai retenue.
OK, nouveau petit sujet. Pourquoi faire un podcast « La Bible en un an » ? Vous allez me dire : il y a déjà des choses qui existent. Oui, il y en a qui existent, mais je n'étais pas toujours très convaincu par le plan de lecture — alors, je parlerai du plan de lecture un petit peu plus loin. Et puis, comment je pourrais dire ça ? Ce qui existe déjà en France, je trouve que les notes sont très bien, que les commentaires sont très bien, mais qu'il y a un petit côté impersonnel. Sauf que c'est très bien, parce que les notes impersonnelles, vous allez me dire, ça permet à chacun de mieux pouvoir se plonger dedans. Mais quand vous êtes parti pour un an de « La Bible en un an », et que ça va être exigeant, il y a des jours où vous aurez envie de le lire, il y a des jours où vous n'aurez pas envie de le lire. Dans ces cas-là, vous serez content d'avoir le sentiment de ne pas être tout seul et d'être parti à l'aventure avec quelqu'un. Avec quelqu'un qui, comme vous, va vibrer ; avec quelqu'un qui, comme vous, va avoir ses petites maladresses ; qui, de temps en temps aussi, va avoir à dire de très belles choses ; mais qui va vous motiver, qui va vous bichonner, qui va vous prendre par la main et qui va vous dire : courage, mon petit cœur, on y va ensemble, je ne t'abandonne pas au milieu du chemin. Et ça, en fait, ça fait toute la différence.
Pour un podcast de cet environnement-là, je vous jure que si jamais ça va durer pendant un an, ça ne peut pas être autre chose qu'un compagnonnage et une aventure qu'on fait à deux. Moi, en tout cas, pour le dire de manière très simple : « La Bible en un an », les podcasts que j'ai lus, quand c'était impersonnel, j'ai craqué. Et quand c'était quelqu'un que je sentais vibrer, je n'étais pas toujours d'accord avec ce qu'il disait, parfois même il m'énervait, mais n'empêche que je les ai suivis. C'était aussi simple que ça.
Bref, quand on a le sentiment de partir… on va partir en aventure. Alors là, pour le coup, les choses sont claires, je peux vous garantir une chose : c'est qu'on va partir en aventure. Vous allez m'entendre rire, vous allez m'entendre pleurer, vous allez m'entendre vibrer, mais on ne sera pas tout seuls dans cette aventure-là. Et je suppose que c'est peut-être ce qui manquait encore dans la sphère francophone.
Et puis il y a aussi une chose dans mes raisons pour le faire : c'est que moi, ça me permet de revivre quelque chose de mon noviciat. Quand j'étais jeune moine, jeune religieux, on était enfermés le matin dans notre cellule — alors, on n'était pas enfermés à clé, mais on n'avait pas le droit de sortir. De 8 heures à midi, il fallait lire et méditer la Parole de Dieu ; ça a duré pendant un an. Et moi, ça a fondé ma vie religieuse. Et si jamais, à titre personnel, je peux retrouver quelque chose de cette ferveur-là, eh ben, jackpot. Et si, pour vous, j'arrive à vous faire sentir quelque chose de ça, eh ben, jackpot pour vous.
Bon, maintenant : pourquoi faire un podcast « La Bible en un an », tout court ? Eh bien, pour le coup, la réponse est assez claire. Il y a des choses que vous ne pouvez découvrir que si jamais vous lisez la Bible dans son intégralité, sans trop vous poser de questions, sans vous attarder sur le détail, mais en essayant de faire davantage attention aux mouvements d'ensemble. Il y a des choses que vous ne pourrez découvrir qu'en enfilant les chapitres les uns après les autres. Et que là, en fait, avec toute la grande fresque de l'histoire sainte qui va se dérouler devant vous, il y a des choses qu'on ne peut comprendre que comme ça.
Je vous jure que dans la Torah, quand vous voyez Moïse naître, partir d'Égypte, dévaler du mont Sinaï, repartir dans le désert pour arriver jusqu'en Palestine, et le voir là, mourir devant vous — et que vous avez ça en un mois et demi —, là, vous comprenez qui est Moïse. Vous avez le temps de vivre avec lui. Vous avez le temps de pénétrer dans l'intimité du bonhomme. Et vous savez, parfois, en s'arrêtant trop dans les détails, c'est ça qu'on perd. C'est que c'est un exercice spirituel où ce n'est plus vous qui allez poser des questions au texte, c'est le texte qui va vous imposer ses propres questions, qui généralement sont beaucoup plus fortes, beaucoup plus puissantes. Et là, je vous garantis une chose, c'est que vous allez rentrer dans la mystique de la Bible. Le Dieu trois fois saint, le Dieu des armées, le Dieu dévorant, vous allez le voir devant vous. Ça, c'est « La Bible en un an ». C'est ce que je vous promets.
Il y a des fois où ça ira, il y a des fois où ce sera compliqué, parce que dans la Bible, il y a des passages qui sont merveilleux, il y a des passages qui se méritent. Mais c'est pour ça que je vais vous prendre par la main et qu'en même temps, je vais vous introduire les passages, je vais essayer de les commenter, pour essayer à chaque fois, comme je pourrai, de raviver votre intérêt. Il y a des fois où j'y arriverai, il y a des fois où je n'y arriverai pas ; il y a des fois où ce sera adroit, il y a des fois où ce ne sera pas adroit, il ne faudra pas m'en vouloir. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, aussi. Mais je vous garantis une chose : allez, le Lévitique, même moi, j'ai réussi à m'ambiancer en lisant le Lévitique. Donc, c'est quand même vous garantir quelque chose.
OK, donc je vous ai parlé du projet « La Bible en un an ». Je vous parle maintenant du plan de lecture, parce que concrètement, la Bible, c'est quand même 1000, 2000 pages : comment est-ce qu'on les répartit dans l'année ? En gros, on avait le choix entre plusieurs plans de lecture. Le premier plan de lecture classique, c'est : on prend le début, on prend la fin, et on déroule tout. Le problème de ça, c'est qu'il y a des espèces de longs tunnels, et qu'avec les longs tunnels, à la fin, on craque, quoi. Donc par exemple, un des plus longs tunnels, tout le monde est persuadé que c'est le Lévitique. Je ne suis pas bien sûr. Pour moi, le plus long tunnel, c'est les prophètes. Ou encore un autre tunnel, c'est le livre de Job, qui est magnifique, qui est extraordinaire, mais les 40 chapitres du livre de Job d'une traite… Après, vous enchaînez sur les 60 chapitres d'Isaïe d'une traite : à la fin, c'est dur.
C'est pour ça qu'en fait, quand vous regarderez bien dans le détail, tous les plans de lecture proposent de panacher des lectures. Vous en avez qui vont vous prendre 6, 7 lectures par jour, avec une lecture de la Torah, une lecture de l'Évangile, une lecture des prophètes. Mais si jamais vous panachez trop, vous perdez le mouvement global. Généralement, ce que les gens font, c'est qu'on prend une lecture de l'Ancien Testament, une lecture du Nouveau Testament. Ça, ça marche pas mal, mais vous perdez là encore le mouvement de lecture global qui va de la Genèse à l'Apocalypse.
Donc, en fait, j'en ai trouvé un qui était pas mal du tout, qui était en anglais : Father Mike, Bible in a Year. Et j'ai trouvé qu'il y avait des trucs qui étaient très, très intelligents. Donc j'ai repris son plan de lecture, qui, en gros, a deux idées principales. Un : c'est deux lectures par jour, avec une lecture plutôt narrative et une lecture moins narrative. Donc moi, je me suis appuyé là-dessus, parce que j'ai trouvé qu'il y avait de très, très bons combos. Par exemple, on va commencer par Genèse-Job. Genèse-Job, ça marche très, très bien.
Et deuxième idée — ça, c'est très intelligent —, plutôt que de lire les quatre évangiles d'une traite : en gros, tous les deux, trois mois, un évangile. Donc vous n'aurez pas les quatre évangiles d'un coup, parce que c'est pareil, les quatre évangiles d'un coup, c'est du gâchis, à la fin on ne les savoure plus. Et en se souvenant que l'Évangile est notre grande clé de lecture à nous, chrétiens — c'est le sommet de la révélation, c'est à partir de l'Évangile que les pages de l'Ancien Testament s'ouvrent —, on met de temps en temps ce qu'il appelle, lui, des rendez-vous messianiques. Donc, par exemple, on lit la Torah, et puis moi, je mettrai l'Évangile selon saint Matthieu, parce que l'Évangile selon saint Matthieu, c'est la reprise de la vie de Moïse, mais par Jésus. Et ça vous donne d'ailleurs un autre éclairage, à la fois de saint Matthieu et de la Torah.
Donc, je me suis appuyé sur le plan de lecture de la Bible en un an de Father Mike, même si je l'ai quand même changé. C'est-à-dire que ce n'est pas le plan de lecture intégral : il y avait des fois où j'ai trouvé que la répartition des chapitres pouvait être améliorée, et puis j'ai changé parfois les combos. Enfin bon, bref, c'est la base, et ensuite je l'ai retravaillé à ma sauce. Donc ça, c'est le plan de lecture. Il a ses inconvénients, il a ses avantages. Il fallait faire des choix, c'est ce que j'ai fait.
L'autre chose, c'est comment sont construits les épisodes. Les épisodes… alors là, je me suis pas mal éloigné de Father Mike. Father Mike, lui, fait un épisode par jour qui, en gros, dure entre 22 et 28 minutes. J'ai posé pas mal de questions à ma communauté sur Instagram. J'étais très étonné, mais à 66 % — ce qui est en fait étonnant — 66 % des gens me disaient qu'ils préféraient deux épisodes par jour, de entre 13 et 15 minutes. Eh bien donc, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous l'avez voulu, vous l'avez.
Alors, concrètement, voilà comment ces deux épisodes seront construits l'un et l'autre. Je commence, premier épisode de la journée, en disant : « Notre secours est dans le nom du Seigneur », et vous répondez : « Qui a fait le ciel et la terre. » Je parle du projet « La Bible en un an », j'introduis le passage, j'explique où on en est. Et ensuite, paf, tout de suite, première lecture, que je commente pendant 5, 6 minutes, puis transition poétique, généralement un psaume ou un passage du livre des Proverbes : fin du premier épisode de la journée. Et ensuite, on attaque le deuxième épisode de la journée avec, à nouveau, j'introduis la lecture, puis lecture, puis commentaire, et je termine cette fois-ci non pas par un passage poétique, mais par une prière.
L'avantage, c'est que vous avez deux épisodes, ce qui vous permet de les répartir, pour ceux qui veulent, dans la journée. Par exemple, un épisode le matin, en partant au boulot, un épisode le soir, en revenant du travail. Mais ceux qui veulent les écouter les uns à la suite des autres, ça, c'est possible aussi, parce que vous avez des plateformes qui vous lancent la lecture automatique. Donc ça, ça vaut peut-être le coup d'être dit : à vous de choisir la bonne plateforme, qui est la plus confortable pour vous. En gros, ce podcast, il est disponible partout. Il est même disponible sur YouTube : il y a une chaîne YouTube qu'on a faite dédiée à ça. Donc YouTube, Deezer, Spotify, tout ce que vous voulez. Et on a aussi — petite pub pour nous-mêmes — academie.lamourvaincra.com, Académie avec un Y, où cette fois-ci ça peut quasiment se présenter sous forme d'application et où il y a pas mal de petits bonus à côté. Bon, donc c'est à vous de choisir ce qui vous correspond le mieux.
Autre avantage aussi, c'est que chaque épisode commence par la lecture, ou presque. Ça veut dire qu'en fait, si vous n'aimez pas mes commentaires, vous pourrez toujours les squeezer. C'est ça que je me dis aussi. Vous voyez quand même l'humilité : on pense à tout.
Ce que je vous recommande toujours, pour que ce soit un maximum profitable, c'est qu'à côté, vous ayez une Bible. Alors les Bibles, évidemment, vous pouvez en avoir de tous les goûts, de toutes les couleurs. Vous pouvez avoir la Bible de la liturgie — c'est la traduction que j'utilise. À la réflexion, je trouve que de toutes les Bibles que j'ai lues — et j'en ai lu pas mal, je ne les ai pas toutes lues, donc si jamais vous avez trouvé mieux, il faudra me le dire —, je trouve que ce sont les meilleurs commentaires, les meilleures notes de bas de page. J'ai à côté de moi, sinon, la Bible archéologique, qui est protestante : c'est les meilleures notes de bas de page archéologiques. Mais c'est bizarre : je ne jurais que par cette Bible, mais pour construire ce podcast, j'ai trouvé que c'était les notes les moins directement utilisables. Donc je recommande la Bible de traduction liturgique avec notes explicatives. Vous avez aussi la Bible Osty, qui est pas mal. Il y a la BJ, évidemment, la Bible de Jérusalem, mais je trouve que les notes sont assez techniques. Vous pouvez aussi avoir des Bibles avec de grandes marges, pour que vous puissiez écrire vos propres notes à côté, ou même des Bibles que vous pouvez acheter pour vous, pour l'occasion, que vous pouvez stabilo-boss. Donc c'est quand même bien, je pense, d'avoir un support de lecture.
Bon, vous ferez ce qu'il y a de mieux pour vous. C'est sûr que si jamais vous écoutez ce podcast pendant que vous faites du sport ou pendant que vous allez au travail, ce sera plus compliqué pour vous. Mais peut-être que parmi vous, il y en a qui l'utiliseront aussi chez eux, avant de dormir.
Je pense aussi que c'est bien de l'intégrer dans sa vie de prière. Si jamais vous êtes catholique, ce qui correspond le plus, c'est ce qu'on appelle l'office des lectures. Donc la grande manière de prier l'office des lectures, c'est ce qu'on appelle les nocturnes : il est divisé en nocturnes, donc chaque grande lecture correspond à une nocturne. En gros, vous dites un ou deux psaumes avant d'écouter la parole de Dieu. Puis vous écoutez la parole de Dieu. Vous mettez sur pause, petite prière pour méditer. Et ensuite, si jamais vous voulez, vous écoutez les commentaires. Et je pense que c'est bien d'intégrer ça un minimum dans la prière, parce que c'est quand même Dieu qui est l'auteur du livre que nous allons lire. Ce n'est pas lui qui l'a écrit, mais on dit quand même que c'est l'auteur, parce que c'est lui qui en est le principal inspirateur. Et c'est aussi lui qui va mettre dans votre cœur son Esprit pour que vous puissiez le comprendre. Donc cette Bible, elle ne se lit pas tout seul : elle se lit forcément avec Dieu, sinon ça n'a aucun sens.
Et après aussi… Ah oui : combien ça coûte ? Ah, quand même ! Alors, c'est gratos. Mon podcast, il est gratuit. Il y a des bonnes et il y a des mauvaises raisons. Enfin, il y a surtout des bonnes raisons pour vous ; pour moi, il y a parfois aussi des mauvaises raisons, parce qu'il faudrait bien quand même que j'arrive à vivre. Dans les raisons qui me poussent à mettre ça gratuit : eh bien d'abord, parce que ce podcast, il est là pour évangéliser, parler de la Bible, parler de Dieu, parler de Jésus, et que ça touche le plus de monde possible. Parce que moi, ça a changé ma vie. Et que le plus beau cadeau que vous pouvez faire à quelqu'un, c'est de le rapprocher de ce trône de gloire où il y a Dieu, c'est de lui donner la vie éternelle. Et pour ça, parler de la Bible, c'est pas mal. Donc, pas de frein à l'entrée. Et si jamais il faut que les gens s'inscrivent, si jamais il faut qu'ils payent… C'est sûr que déjà, ça fait bizarre d'essayer de se faire de l'argent sur la Bible ; moi, dans ma tête, c'est compliqué.
N'empêche qu'en attendant, je vous rappelle que je ne suis payé ni par les évêques, ni par le Vatican. Je suis religieux mendiant. Mais regardez : pour vous, c'est 15 minutes de podcast. Alors nous, on se dit que le podcast, c'est un mec qui a branché son micro et puis voilà, il a parlé pendant 15 minutes. Il a d'abord fallu lire la Bible, enlever toutes les bafouilles. Ensuite, il faut regarder les commentaires, trouver quelque chose d'intelligent à dire — et ce n'est pas tout le temps qu'on trouve quelque chose d'intelligent à dire, donc ça se bosse, il faut trouver. Et puis j'espère que ça fera la différence, parce que vraiment, là, il y a des heures et des heures de travail, de livres. Donc déjà, rien que ça : pour construire le podcast, 15 minutes, c'est une heure et demie de travail. Vous rajoutez dessus une heure de traitement du son, plus la mise en ligne, les descriptions, les visuels. Enfin, honnêtement, je ne vais pas vous donner le budget exact, parce que tout le monde va partir de là en se disant : mais c'est quoi ce délire ? Mais il y a des zéros. Vous savez, vous ferez le calcul à la maison : il y a 365 jours, il y a deux épisodes par jour, il y a une heure et demie de travail, de lecture, de commentaires, plus une heure de travail en post-prod, tarif ingé son. Eh bien, concrètement, ce podcast, c'est 40 000 euros. Hop, hop, hop, hop, hop.
Donc, si vous voulez être sympas, aidez-nous, quoi. Moi, ça se trouve, ce podcast-là, il vivra encore dans 10, 15 ans, et vous vous direz : tout a été payé. Eh bien, on continue de faire de l'évangélisation, mes petits bichons. Il est écrit — et vous l'entendrez, Jésus le dit de manière plus simple, plus élégante, peut-être plus convaincante : « L'ouvrier mérite son salaire. » Ça, c'est de Jésus. Donc, soyez généreux. Tous les liens sont en description, on compte sur vous. Je sais que c'est toujours pénible d'avoir quelqu'un qui fait la réclame pour sa propre baraque, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? En attendant, vous êtes quand même bien contents de l'avoir à gratos, ce podcast dans lequel on a mis le meilleur de nous-mêmes.
Eh bien, voilà. Quoi dire d'autre ? Eh bien, j'espère que ce sera une aussi belle aventure pour vous que ça l'est pour moi. Je vous redis qu'en ce moment, je suis en train de me rapprocher de Dieu à vitesse grand V, en commentant et en lisant pour vous ce podcast, en espérant que ça fasse la même chose pour vous. Souvenez-vous de Dieu. Dieu vous aime.
Et ce podcast, ce sera un peu votre Austerlitz. Austerlitz, Napoléon disait à ses soldats : vous pourrez dire, j'y étais. Ce podcast, vous pourrez dire : je l'ai écouté. Avoir lu en entier une fois la Bible dans sa vie, il faut l'avoir fait au moins une fois, quoi.
Donc, bon podcast. Et comme je dis sur ma chaîne YouTube : l'amour vaincra.
📋 Index · 🎙️ Écouter · J1 ☼ →