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Résumé : Dans cet épisode, le frère Paul-Adrien lit les lois données par Dieu à Moïse après le Décalogue (fin d’Exode 20, puis Exode 21 et 22), couvrant les règles sur l’esclavage, la violence, la propriété et la justice sociale. L’épisode se termine par le Psaume 9A, hymne d’action de grâce et de confiance en la justice divine. Le commentaire est reporté au deuxième épisode.

Introduction

Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.

Bon, écoutez, je ne vais pas vous mentir, aujourd’hui, préparez-vous à souffrir. Je pense qu’il vaut mieux vous le dire d’entrée de jeu pour que vous sachiez à quelle sauce vous allez être mangés. Aujourd’hui, nous allons enchaîner les chapitres de loi.

Et en plus, je vous ai menti. Je vous ai menti hier parce que j’ai pris un tout petit bout du chapitre 20 pour le mettre aujourd’hui. Mais je vous avais fait tout un superbe laïus sur la réception par le peuple du Décalogue, et puis ça ne marchait pas parce que la fin du chapitre 20, c’était déjà le début des lois. Donc, pour respecter les besoins de mon explication, de mes commentaires, je m’étais permis de prendre un tout petit bout du chapitre 20 pour le mettre aujourd’hui.

Nous allons commencer par ça et enchaîner Exode, fin du chapitre 20, puis 21, 22, 23 dans le deuxième épisode, et hop, 24, on pourra se reposer.

Lecture : Exode 20,21 — 22,30

Le peuple se tient à distance, mais Moïse s’approcha de la nuée obscure où Dieu était.

Le Seigneur dit à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé du haut des cieux. Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ou d’or, vous n’en ferez pas. Tu me feras un autel de terre pour offrir tes holocaustes et tes sacrifices de paix, ton petit et ton gros bétail. En tout lieu où je ferai invoquer mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai. Mais si tu me fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres de taille, car en y passant ton ciseau, tu le profanerais. Et tu ne monteras pas à mon autel par des marches, afin que ta nudité n’y soit pas découverte.

Voici les règles que tu leur exposeras.

Quand tu achèteras un esclave hébreu, il servira durant six ans. La septième année, il pourra s’en aller, libre, sans rien payer. S’il est arrivé seul, il s’en ira seul. S’il est déjà marié, sa femme s’en ira avec lui. Si son maître lui donne une femme et qu’elle lui enfante des fils ou des filles, la femme et les enfants appartiendront au maître, et lui s’en ira seul. Mais si l’esclave déclare : « J’aime mon maître, ma femme et mes fils, je ne veux pas être libéré », son maître le fera approcher de Dieu. Il le fera approcher du battant ou du montant de la porte, et lui percera l’oreille au poinçon. Alors l’esclave le servira pour toujours.

Quand un homme vendra sa fille comme servante, elle ne s’en ira pas comme s’en vont les esclaves. Si elle déplaît à son maître, qui se l’était destinée, et qu’il la fasse racheter, il n’aura pas le droit de la vendre à un peuple étranger, car ce serait la trahir. S’il la destine à son fils, il agira pour elle selon la règle concernant les filles. S’il prend pour lui une autre femme, il ne diminuera en rien la nourriture, le vêtement, le logement de la première. Et s’il ne lui procure pas ces trois choses, elle pourra s’en aller sans rien payer, sans verser d’argent.

Qui frappe un homme sera mis à mort. Mais s’il n’a pas traqué sa victime, si Dieu l’a mise à portée de sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier. Mais quand un homme est en rage contre son prochain, au point de le tuer par ruse, tu l’arracheras même de mon autel pour qu’il meure. Celui qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. Celui qui commet un rapt, qu’il ait vendu l’homme ou qu’on le trouve entre ses mains, sera mis à mort. Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

Quand des hommes se querellent et que l’un d’eux frappe son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans le tuer, mais en l’obligeant à garder le lit, si la victime peut se lever et se promener au-dehors avec sa canne, l’agresseur sera acquitté. Il devra seulement l’indemniser pour son arrêt de travail jusqu’à complète guérison.

Si quelqu’un frappe avec un bâton et fait mourir de sa main son serviteur ou sa servante, la victime devra être vengée. Mais si elle survit un jour ou deux, elle ne sera pas vengée, car elle a été achetée avec l’argent du maître.

Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte, que celle-ci accouche prématurément sans qu’un autre malheur n’arrive, le coupable payera l’indemnité imposée par le mari avec l’accord des juges. Mais s’il arrive malheur, tu payeras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

Si un homme blesse l’œil de son serviteur ou de sa servante et que l’œil soit perdu, il rendra la liberté à la victime en compensation. Et s’il fait tomber une dent de son serviteur ou de sa servante, il rendra la liberté à la victime en compensation.

Si un bœuf frappe d’un coup de corne un homme ou une femme et cause sa mort, le bœuf sera lapidé et on ne mangera pas sa viande. Mais le propriétaire sera tenu pour innocent. Par contre, quand le bœuf a déjà plus d’une fois donné des coups de corne et que son propriétaire, averti, l’a laissé sans surveillance, si l’animal a causé la mort d’un homme ou d’une femme, il sera lapidé et le propriétaire lui-même sera mis à mort. Si on lui impose une rançon, il donnera pour racheter sa vie tout ce qu’on lui imposera. Si c’est un fils que le bœuf frappe d’un coup de corne, ou si c’est une fille, on appliquera cette même règle. Si c’est un serviteur que le bœuf frappe, ou si c’est une servante, on donnera au maître trente pièces d’argent et le bœuf sera lapidé.

Si un homme laisse une citerne ouverte, ou qu’il creuse une citerne sans la recouvrir, et qu’un bœuf ou un âne y tombe, le propriétaire de la citerne indemnisera le propriétaire de la bête morte. Celui-ci recevra une certaine somme d’argent et celui-là le cadavre de la bête.

Si le bœuf d’un homme blesse le bœuf de son prochain ou cause sa mort, les propriétaires vendront le bœuf vivant et se partageront l’argent. Quant à la bête morte, ils se la partageront également. Mais s’il est notoire que ce bœuf a déjà plus d’une fois donné des coups de corne et que son propriétaire l’ait laissé sans surveillance, celui-ci fournira un bœuf en compensation de la bête morte, qui, elle, lui reviendra.

Si un homme vole un bœuf ou un mouton et qu’il abatte ou vende la bête, il fournira en compensation cinq têtes de gros bétail pour un bœuf, ou quatre têtes de petit bétail pour un mouton.

Si un voleur surpris de nuit en délit d’effraction est frappé à mort, il n’y aura pas pour lui de vengeance du sang. Mais si le soleil s’est levé, la vengeance du sang s’exercera. Un voleur devra rembourser. S’il n’a pas de quoi, il sera vendu pour ce qu’il a volé. Si la bête volée — bœuf, âne ou mouton — est retrouvée vivante entre ses mains, il fournira en compensation le double de sa valeur.

Quand un homme fait brouter un champ ou une vigne, s’il envoie ses bêtes brouter le champ de quelqu’un d’autre, il fournira en compensation le meilleur de son champ, le meilleur de sa vigne.

Si un feu éclate, se propage dans des buissons d’épines et consume les meules, les moissons ou les champs, le responsable devra rembourser ce qui a brûlé.

Si un homme confie à son prochain de l’argent ou des objets pour qu’il les garde, et qu’on les vole dans la maison de celui-ci, le voleur, s’il est découvert, devra fournir en compensation le double de ce qu’il a pris. Mais si le voleur n’est pas découvert, le maître de la maison s’approchera de Dieu pour jurer qu’il n’a pas porté la main sur le bien de son prochain.

Pour toute affaire frauduleuse portant sur un bœuf, un âne, un mouton, un vêtement ou tout objet perdu dont chacun dira : « C’est bien à moi », l’affaire des deux parties sera portée devant Dieu, et celui que Dieu déclarera coupable devra fournir le double en compensation à son prochain.

Si un homme confie à son prochain un âne, un bœuf, un mouton ou toute sorte de bête pour qu’il les garde, et que la bête crève, se blesse ou soit enlevée sans témoin, les deux parties prêteront serment au nom du Seigneur. Le gardien jurera qu’il n’a pas porté la main sur le bien de son prochain ; alors le propriétaire de l’animal acceptera, et le gardien n’aura pas à fournir de compensation. Mais si l’animal a été volé à proximité du gardien, celui-ci fournira une compensation au propriétaire. Si l’animal a été déchiré, le gardien en produira une preuve ; il n’aura pas à fournir de compensation.

Si un homme emprunte un animal à son prochain et que la bête se blesse ou crève en l’absence de son propriétaire, il devra fournir une compensation à ce dernier. Mais il ne devra rien si le propriétaire est présent. S’il s’agit d’un animal loué, le montant de la location reste dû.

Si un homme séduit une jeune fille vierge qui n’a pas été fiancée et qu’il couche avec elle, il devra verser le prix pour en faire sa femme. Si le père refuse de lui donner sa fille, l’homme versera néanmoins la somme d’argent fixée pour le prix d’une vierge.

Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre. Celui qui couche avec une bête sera mis à mort. Celui qui sacrifie aux dieux sera voué à l’anathème, sauf au Seigneur, à lui seul.

Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.

Vous n’accablerez pas la veuve ni l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leurs cris. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée. Vos femmes deviendront veuves et vos fils, orphelins.

Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier ; tu ne lui imposeras pas d’intérêt. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir, c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant.

Dieu, tu ne le maudiras pas, et tu ne prononceras pas de malédiction contre un chef de ton peuple.

Tu ne tarderas pas à offrir le fruit de tes champs et de ton pressoir. Le premier-né de tes fils, tu me le donneras. Tu feras de même pour ton bœuf et ton petit bétail : le premier-né restera sept jours avec sa mère ; le huitième jour, tu me le donneras.

Vous serez pour moi des hommes de sainteté. Vous ne mangerez pas de la viande d’une bête déchirée par un fauve dans la campagne ; vous la jetterez aux chiens. »

Commentaire

Écoutez, exceptionnellement, vous sentez qu’on aménage pour les besoins de la cause la répartition des lectures. La lecture d’aujourd’hui a été très longue et le psaume qui va suivre l’est aussi, c’est le hasard de la vie. Prenez votre mal en patience, promis, je ferai un petit commentaire dans le deuxième épisode.

Psaume 9A

Du maître de chœur, sur « Mout Labbèn », psaume de David.

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles. Pour toi j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Mes ennemis ont battu en retraite ; devant ta face, ils s’écroulent et périssent. Tu as plaidé mon droit et ma cause, tu as siégé, tu as jugé avec justice.

Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, à tout jamais tu effaces leurs noms. L’ennemi est achevé, ruiné pour toujours, tu as rasé les villes, leur souvenir a péri.

Mais il siège, le Seigneur, à jamais ; pour juger, il affermit son trône. Il juge le monde avec justice, il gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé, sa forteresse aux heures d’angoisse. Ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ; jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion, annoncez parmi les peuples ses exploits. Attentif au sang versé, il se rappelle, il n’oublie pas le cri des malheureux.

Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal que m’ont fait mes adversaires, toi qui m’arraches aux portes de la mort ; et je dirai tes innombrables louanges aux portes de Sion, je danserai de joie pour ta victoire.

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ; au filet qu’ils ont tendu, leurs pieds se sont pris. Le Seigneur s’est fait connaître, il a rendu le jugement, il prend les méchants à leur piège.

Que les méchants retournent chez les morts, toutes les nations qui oublient le vrai Dieu. Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours, et jamais ne périt l’espoir des malheureux.

Lève-toi, Seigneur, que mortel ne soit pas le plus fort, que les nations soient jugées devant ta face. Frappe-les d’épouvante, Seigneur, que les nations se reconnaissent mortelles.


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