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Résumé : Dans cet épisode, le frère Paul-Adrien achève la lecture des chapitres consacrés à la construction de la tente de la rencontre (Exode 38–39), détaillant l’autel des holocaustes, le parvis, l’inventaire des matériaux précieux et la confection des vêtements sacerdotaux. Le commentaire met en lumière les parallèles saisissants entre l’achèvement du tabernacle et le récit de la création en Genèse 1–2, révélant que la tente représente le cosmos — et ultimement l’âme humaine.

Introduction

Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. Quand il n’y en a plus, il y en a encore.

Exode 38 et 39. Courage ! Ce sont les derniers chapitres consacrés à la tente de la rencontre.

Lecture : Exode 38–39

Il fit l’autel de l’holocauste en bois d’acacia. L’autel avait cinq coudées de long, cinq coudées de large — sa base était donc carrée — et trois coudées de haut.

Il fit, aux quatre angles de l’autel, des cornes qui faisaient corps avec lui. Il le plaqua de bronze.

Il fit tous les accessoires de l’autel : les vases, les pelles, les bols pour l’aspersion, les fourchettes et les brûle-parfums, le tout en bronze.

Il fit, pour l’autel, une grille de bronze en forme de filet, et il la mit sous la bordure de l’autel, en bas, à mi-hauteur.

Il coula quatre anneaux aux quatre extrémités de la grille de bronze pour loger les barres.

Il fit les barres en bois d’acacia, et il les plaqua de bronze. Il les engagea dans les anneaux placés sur les côtés de l’autel pour qu’elles servent à le porter. L’autel était creux, en planches.

Il fit la cuve en bronze sur un support en bronze, avec les miroirs des femmes qui étaient de service à l’entrée de la tente de la rencontre.

Il fit le parvis. Du côté du Néguev, au sud, le parvis avait des toiles en lin retors sur une longueur de cent coudées. Leurs vingt colonnes et leurs vingt socles étaient en bronze. Les crochets des colonnes et leurs tringles, en argent.

De même du côté nord, cent coudées, avec leurs vingt colonnes et leurs vingt socles en bronze. Les crochets des colonnes et leurs tringles étaient en argent.

Du côté ouest, des toiles sur cinquante coudées avec leurs dix colonnes et leurs dix socles. Les crochets des colonnes et leurs tringles étaient en argent.

Du côté de l’est, vers le Levant, cinquante coudées. Quinze coudées de toiles sur une aile, avec leurs trois colonnes et leurs trois socles, et sur la deuxième aile, de part et d’autre de la porte du parvis, quinze coudées de toiles avec leurs trois colonnes et leurs trois socles.

Toutes les toiles de l’enceinte du parvis étaient en lin retors. Les socles des colonnes étaient en bronze, leurs crochets et leurs tringles en argent. Leurs chapiteaux étaient plaqués d’argent. Toutes les colonnes de l’enceinte du parvis étaient réunies par des tringles en argent.

Œuvre d’artisan brocheur, le rideau de la porte du parvis était en pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors. Il avait vingt coudées de long et cinq coudées de haut, prises dans la largeur, comme les toiles du parvis.

Les quatre colonnes et leurs quatre socles étaient en bronze. Leurs crochets étaient en argent. Leurs chapiteaux et leurs tringles étaient plaqués d’argent.

Tous les piquets pour la demeure et l’enceinte du parvis étaient en bronze.

Et voici l’état des comptes de la demeure, la demeure du Témoignage, qui fut établi sur l’ordre de Moïse. Ce fut le service des lévites, accompli par l’intermédiaire d’Itamar, fils d’Aaron, le prêtre.

Betsalel, fils d’Uri, fils de Hour, de la tribu de Juda, avait exécuté tout ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse. Avec lui, Oholiab, fils d’Ahisamak, de la tribu de Dan, ciseleur et artiste, brocheur sur pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin.

Total de l’or utilisé pour les travaux, pour tous les travaux : l’or provenant de l’offrande, 29 talents et 730 sicles, en sicle du sanctuaire.

L’argent provenant des personnes recensées de la communauté : 100 talents et 1 775 sicles, en sicle du sanctuaire. Soit un béqa par tête, ou un demi-sicle en sicle du sanctuaire, pour tout homme passant au recensement, âgé de 20 ans et plus, soit 603 550 hommes.

100 talents d’argent furent utilisés pour couler les socles du sanctuaire et les socles du rideau. 100 socles avec les 100 talents, un talent par socle.

Avec les 1 775 sicles, on avait fait les crochets des colonnes, on avait plaqué leurs chapiteaux et on les avait reliés par des tringles.

Le bronze provenant de l’offrande : 70 talents et 2 400 sicles. On en avait fait les socles de l’entrée de la tente de la rencontre, l’autel de bronze et sa grille de bronze, tous les accessoires de l’autel, les socles de l’enceinte du parvis, les socles de la porte du parvis, tous les piquets de la demeure et tous les piquets de l’enceinte du parvis.

Avec la pourpre violette, la pourpre rouge et le cramoisi éclatant, on fit des vêtements liturgiques pour officier dans le sanctuaire, et les vêtements sacrés destinés à Aaron, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On fit l’éphod en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors.

On lamina des plaques d’or et on y découpa des rubans pour les entrelacer avec la pourpre violette, la pourpre rouge, le cramoisi éclatant et le lin. C’était une œuvre d’artiste.

On attacha l’éphod par des brides fixées à ses deux extrémités.

L’écharpe portée au-dessus de l’éphod et faisant corps avec lui fut travaillée de la même manière, en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On apprêta ensuite les pierres de cornaline. Elles étaient enchâssées dans des chatons en or. Et on les grava au nom des fils d’Israël, comme on grave un sceau. On les plaça sur les brides de l’éphod. Ces pierres sont un mémorial pour les fils d’Israël, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On fit le pectoral, œuvre d’artiste, de la même manière que l’éphod, en or, pourpre violette, pourpre rouge, cramoisi éclatant et lin retors. Il était carré. On lui fit une doublure. Il avait un empan de côté.

On le garnit de quatre rangées de pierres. La première, de sardoine, topaze et émeraude. La deuxième, d’escarboucle, saphir et jaspe. La troisième, de béryl, agate et améthyste. Et la quatrième, de chrysolithe, cornaline et onyx.

Elles étaient garnies de chatons d’or. Les pierres étaient au nom des fils d’Israël. Comme leur nom, elles étaient douze, gravées à la manière d’un sceau. Chacune portait le nom de l’une des douze tribus.

On fit au pectoral des chaînettes tressées et torsadées en or pur. On fit deux chatons d’or et deux anneaux d’or, et on fixa les deux anneaux à deux extrémités du pectoral. On fixa les deux torsades d’or aux deux anneaux, aux extrémités du pectoral. On fixa les deux extrémités des deux torsades aux deux chatons. On les fixa aux brides de l’éphod, par devant.

On fit deux anneaux d’or et on les mit à deux extrémités du pectoral, du côté tourné vers l’éphod, en dedans. On fit deux anneaux d’or et on les fixa aux deux brides de l’éphod, à leur base, par devant, près de leur point d’attache, au-dessus de l’écharpe de l’éphod.

On relia le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l’éphod avec un cordon de pourpre violette. Le pectoral était sur l’écharpe de l’éphod et il ne pouvait s’en détacher. On exécuta cela comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On fit le manteau de l’éphod, tout entier de pourpre violette. C’était l’œuvre d’un ouvrier tisserand. Il avait en son milieu une ouverture bordée comme celle d’une cuirasse, donc indéchirable.

Sur les pans du manteau, on fit des grenades de pourpre violette, de pourpre rouge, de cramoisi éclatant et de lin retors, alternant avec des clochettes d’or pur, tout autour. Clochettes et grenades sur les pans du manteau, tout autour, pour officier, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On fit les tuniques de lin pour Aaron et pour ses fils. C’était l’œuvre d’un ouvrier tisserand. On fit aussi le turban de lin, les garnitures des tiares de lin, les caleçons de lin retors, les ceintures en lin retors, pourpre violette, pourpre rouge et cramoisi éclatant. C’était l’œuvre d’un artisan brocheur. On exécuta cela comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

On fit en or pur le fleuron, le saint diadème, et comme sur un sceau, on y grava l’inscription : « Consacré au Seigneur. » On attacha le fleuron à un cordon de pourpre violette et on le plaça sur le devant du turban, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

Ainsi fut achevé tout le service de la demeure, de la tente de la rencontre. Les fils d’Israël s’étaient mis à l’œuvre comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse. Ainsi firent-ils.

Alors ils présentèrent la demeure à Moïse : la tente et tous ses accessoires, ses agrafes, ses cadres, ses traverses, ses colonnes et ses socles, la couverture en peau de bélier teinte en rouge et la couverture en cuir fin, le rideau de séparation, l’arche du Témoignage, ses barres et le propitiatoire, la table, tous ses accessoires et le pain de l’offrande, le chandelier d’or pur, ses lampes, tous ses accessoires, l’huile du luminaire, l’autel d’or, l’huile de l’onction, l’encens aromatique et le rideau pour l’entrée de la tente, l’autel de bronze, sa grille de bronze, ses barres et tous ses accessoires, la cuve et son support, les toiles du parvis, ses colonnes, ses socles, le rideau pour la porte du parvis, ses cordes, ses piquets et tous les accessoires du service de la demeure pour la tente de la rencontre, les vêtements liturgiques pour officier dans le sanctuaire, les vêtements sacrés pour Aaron le prêtre et les vêtements que portent ses fils pour exercer le sacerdoce.

Les fils d’Israël avaient exécuté tout l’ouvrage comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

Moïse vit tout ce travail ; voici qu’ils l’avaient fait comme le Seigneur l’avait ordonné. Ainsi avaient-ils fait. Alors Moïse les bénit.

Commentaire

Bravo, vous y êtes arrivés ! Il y avait pas mal de petites phrases disséminées çà et là, au hasard du texte, pour ainsi dire.

En fait, vous vous rappelez les deux premiers chapitres de la Genèse. Vous sentez bien que je n’arrête pas de revenir là-dessus, l’acte créateur. Mais écoutez, c’est pas moi qui le dis. Par exemple, Genèse 1, 31, c’est écrit : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. » Et là maintenant, Exode 39, 43 : « Moïse vit tout le travail, et voici, il l’avait fait. Comme l’Éternel l’avait commandé, ainsi l’avait-il fait. » Vous remarquez au passage comment est-ce que Moïse a pris la place de Dieu ?

Alors, regardez encore. Genèse 2, 1 : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre. » Ça, ça vous rappelle des choses. Bon, bah là, Exode 39, 32 : « Ainsi fut achevé tout le travail du tabernacle. » Genèse 2, 2 : « Dieu acheva son œuvre qu’il avait faite. » Ici, Exode 40, 33 : « Moïse acheva l’ouvrage. » Genèse 2, 3 : « Dieu bénit le septième jour. » Et ici, Exode 39, 43 : « Moïse les bénit. »

À cela, vous rajoutez cette histoire de sabbat dont nous avons dit qu’il venait culminer l’œuvre de la création du tabernacle. Avec ça, vous notez les éléments floraux — les fleurs d’amandier — et puis l’homme, l’homme. Ben ça, c’est l’artisan qui remplace Adam, l’intendant de la création. Ben, vous êtes quand même vraiment dans le même geste.

En fait, ce qu’il faut vous dire, c’est que cette tente représente le cosmos, l’univers. Elle représente le jardin d’Éden retrouvé, elle représente la structure de l’univers, et elle est faite sur une autre structure qui se trouve dans le ciel, là où se trouve le sanctuaire céleste. Alors, dans toute une pensée que l’on pourrait qualifier de symbolique et d’analogique, ça vous donne ce qu’on appelle le macrocosme et le microcosme, et le jeu des correspondances sacrées. Le macrocosme, c’est l’univers, qui est ici reproduit dans un microcosme qui est la tente de la rencontre.

Qui deviendra le temple de Jérusalem ? Qui deviendra votre âme ? Parce qu’en fait, ce qui récapitule vraiment l’œuvre de la création, c’est l’homme. Ce qu’on était en train de décrire, en fait, ce n’était pas la tente de la rencontre, c’était votre âme.

Psaume 9a

Du maître de chœur, sur « Almout Labbèn ». Psaume de David.

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce. Je dirai tes innombrables merveilles. Pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu très haut.

Mes ennemis ont battu en retraite devant ta face, ils s’écroulent et périssent. Tu as plaidé mon droit et ma cause, tu as siégé, tu as jugé avec justice.

Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, à tout jamais tu effaces leurs noms. L’ennemi est achevé, ruiné pour toujours, tu as rasé les villes, leur souvenir a péri.

Mais il siège, le Seigneur, à jamais. Pour juger, il a affermi son trône. Il juge le monde avec justice et gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé, sa forteresse aux heures d’angoisse. Ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom. Jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion, annoncez parmi les peuples ses exploits. Attentifs au sang versé, ils se rappellent, ils n’oublient pas le cri des malheureux.

Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal que m’ont fait mes adversaires, toi qui m’arraches aux portes de la mort. Je dirai tes innombrables louanges aux portes de Sion, je danserai de joie pour ta victoire.

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient. Au filet qu’ils ont tendu, leurs pieds se sont pris. Le Seigneur s’est fait connaître, il a rendu le jugement, il prend les méchants à leurs pièges.

Que les méchants retournent chez les morts, toutes les nations qui oublient le vrai Dieu. Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours, et jamais ne périt l’espoir des malheureux.

Lève-toi, Seigneur, qu’un mortel ne soit pas le plus fort ! Que les nations soient jugées devant ta face. Frappe-les d’épouvante, Seigneur, que les nations se reconnaissent mortelles.


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