Jour 112 ☼ — David vs Goliath : la foi qui terrasse les géants
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Résumé : Le frère Paul-Adrien prévient d'emblée : le chapitre est trop long pour être commenté, et de toute façon tout le monde le connaît par cœur. Il glisse seulement quelques notes historiques : le nom de Goliath retrouvé sur des poteries à Gath, et le fait que les frondeurs constituaient à l'époque de David de véritables corps d'élite, dont la puissance de frappe dépassait celle d'un pistolet. Le vrai prodige n'est donc pas la mort du géant par une pierre, mais l'atteinte en plein front dès le premier coup. Suit la lecture intégrale de 1 Samuel 17, puis le psaume 70.
Introduction
Notre secours est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Au secours ! Je ne vais pas avoir le temps de commenter, le chapitre est trop, trop, trop long. En même temps, il n'a pas besoin d'être commenté, tout le monde le connaît par cœur : c'est David contre Goliath.
Juste une petite phrase pour dire qu'on a retrouvé des poteries avec marqué dessus le nom de Goliath, dans une ville qui s'appelle Gath. On ne peut pas dire que Goliath ait existé, mais enfin, on sait que c'était un prénom philistin à l'époque de David. On sait aussi qu'à l'époque de David, les soldats d'élite, c'était des frondeurs, des hommes qui lançaient des pierres avec des frondes. La puissance de frappe d'une fronde bien lancée, ça dépassait un pistolet. Le vrai miracle dans David et Goliath, ce n'est pas que David ait tué Goliath avec une pierre, c'est qu'il ait réussi à l'atteindre du premier coup, en plein front. Mais en même temps, il y avait des corps d'élite qui s'entraînaient à ça toute la journée.
Bon, j'arrête, le chapitre est trop long. 1 Samuel, chapitre 17. Puis psaume, et ce sera la fin de l'épisode.
Lecture : 1 Samuel 17
Les Philistins rassemblèrent leurs armées pour la guerre. Ils se rassemblèrent à Soko de Juda, et ils établirent leur camp entre Soko et Azéqa, à Éphès-Dammim. Saül et les hommes d'Israël se rassemblèrent et établirent leur camp dans le val du Térébinthe, puis se rangèrent en ordre de bataille face aux Philistins. Les Philistins se tenaient sur la montagne d'un côté, Israël se tenait sur la montagne de l'autre côté. Entre eux, il y avait la vallée.
Alors sortit des rangs philistins un champion qui s'appelait Goliath. Originaire de Gath, il mesurait six coudées et un empan. Il avait un casque de bronze sur la tête. Il était revêtu d'une cuirasse à écailles. La cuirasse pesait cinq mille sicles de bronze. Il avait des jambières de bronze et un javelot de bronze entre les épaules. Le bois de sa lance était comme le rouleau d'un métier à tisser, et sa pointe pesait six cents sicles de fer. Et devant lui marchait le porte-bouclier.
Il s'arrêta et cria vers les lignes d'Israël. Il leur dit : « Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en ordre de bataille ? Ne suis-je pas, moi, le Philistin, et vous les esclaves de Saül ? Choisissez-vous un homme et qu'il descende vers moi. S'il est le plus fort en luttant avec moi et qu'il m'abatte, nous deviendrons vos esclaves. Mais si je suis le plus fort et que je l'abatte, vous deviendrez nos esclaves, vous nous serez asservis. »
Le Philistin ajouta : « Moi, aujourd'hui, je lance un défi aux lignes d'Israël. Donnez-moi un homme et nous lutterons l'un contre l'autre. »
Saül et tout Israël entendirent les paroles du Philistin. Ils en furent consternés. Ils éprouvèrent une grande crainte.
David était fils de cet Éphratéen de Bethléem en Juda, nommé Jessé, et qui avait huit fils. Or, au temps de Saül, cet homme était un vieillard avancé en âge. Les trois fils aînés de Jessé s'en étaient allés, ils avaient suivi Saül à la guerre. Les trois fils de Jessé partis à la guerre se nommaient : le premier-né Éliab, le deuxième Abinadab, et le troisième Shamma. David était le plus jeune. Les trois aînés avaient donc suivi Saül. Quant à David, il allait chez Saül et en revenait pour faire paître le troupeau de son père à Bethléem.
Le Philistin s'avançait matin et soir. Il se présenta ainsi pendant quarante jours.
Jessé dit à son fils David : « Prends donc pour tes frères cette mesure de grain grillé avec les dix pains que voici, et cours les porter au camp à tes frères. Ces dix fromages, tu les porteras à l'officier de millier. Tu verras si tes frères sont en bonne santé et tu m'en rapporteras le signe que tout va bien. Saül, tes frères et tous les hommes d'Israël sont en train de combattre les Philistins dans le val du Térébinthe. »
David se leva de bon matin, laissa le troupeau à un gardien et partit avec les provisions, comme Jessé le lui avait ordonné. Il arriva au milieu du camp lorsque l'armée, sortant pour se mettre en ligne, poussait le cri de guerre. Israël et les Philistins se rangèrent ligne contre ligne. David se déchargea de ses bagages, les laissa aux mains du gardien des bagages et courut vers la ligne de front. Une fois arrivé, il demanda à ses frères s'ils étaient en bonne santé.
Comme il parlait avec eux, voici que monta des lignes philistines le champion appelé Goliath, le Philistin de Gath, qui reprit les mêmes paroles, et que David entendit. En voyant l'homme, tous ceux d'Israël s'enfuirent devant lui, terrifiés. Ils disaient : « Avez-vous vu cet homme qui monte contre nous ? C'est pour défier Israël qu'il monte. Celui qui l'abattra, le roi le fera riche, très riche. Il lui donnera sa fille et il affranchira sa famille de toute charge en Israël. »
David demanda à ceux qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on pour récompenser l'homme qui abattra ce Philistin et relèvera le défi lancé à Israël ? Qui est-il en effet, ce Philistin incirconcis, pour avoir défié les armées du Dieu vivant ? » Les gens répondirent avec les mêmes paroles : « Ainsi fera-t-on pour récompenser l'homme qui l'abattra, etc. »
Éliab, son frère aîné, l'entendit qui parlait avec les gens. Il se mit en colère contre David et dit : « Pourquoi donc es-tu descendu ? À qui as-tu laissé ton maigre troupeau dans le désert ? Je connais, moi, ton arrogance et la malice de ton cœur. C'est pour voir la bataille que tu es venu. » David répondit : « Qu'est-ce que j'ai encore fait ? On n'a plus le droit de parler ? » David se détourna de lui et s'adressa à un autre. Il répéta sa demande et les gens lui firent la même réponse qu'auparavant.
Mais les paroles de David attirèrent l'attention et furent rapportées à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j'irai me battre avec lui. » Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui. Tu n'es qu'un enfant, et lui, c'est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
David dit à Saül : « Quand ton serviteur gardait le troupeau de son père, si un lion ou bien un ours venait emporter une brebis du troupeau, je partais à sa poursuite. Je le frappais et je délivrais la brebis de sa gueule. S'il m'attaquait, je le saisissais par la crinière et je le frappais à mort. Ton serviteur a frappé et le lion et l'ours. Eh bien, ce Philistin incirconcis sera comme l'un d'eux, puisqu'il a défié les armées du Dieu vivant. » David insista : « Le Seigneur qui m'a délivré des griffes du lion et de l'ours, le Seigneur me délivrera des mains de ce Philistin. » Alors Saül lui dit : « Va, que le Seigneur soit avec toi. »
Saül revêtit David de ses propres vêtements. Il lui mit sur la tête un casque de bronze et le revêtit d'une cuirasse. David se mit à la ceinture l'épée de Saül par-dessus ses vêtements. Il fut incapable de marcher, car il n'était pas entraîné. Et David dit à Saül : « Je ne peux pas marcher avec tout cela, car je ne suis pas entraîné. » Et il s'en débarrassa.
David prit en main son bâton. Il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche. Puis, la fronde à la main, il s'avança vers le Philistin.
Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David. Lorsqu'il le vit, il le regarda avec mépris, car c'était un jeune garçon. Il était roux et de belle apparence. Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Puis il le maudit en invoquant ses dieux. Il dit à David : « Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. »
David lui répondit : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot. Mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d'Israël, que tu as défié. Aujourd'hui, le Seigneur va te livrer entre mes mains. Je vais t'abattre, te trancher la tête. Je donnerai aujourd'hui même les cadavres de l'armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu'il y a un Dieu pour Israël. Et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l'épée, ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat et qu'il vous livre entre nos mains. »
Goliath s'était dressé, s'était mis en marche et s'approchait à la rencontre de David. Celui-ci s'élança et courut vers les lignes des ennemis, à la rencontre du Philistin. Il plongea la main dans son sac et en retira un caillou qu'il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front. Le caillou s'y enfonça et Goliath tomba face contre terre. Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un seul caillou. Quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n'avait pas d'épée à la main. Mais David courut. Arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu'il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête.
Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite. Les hommes d'Israël et de Juda se levèrent en poussant le cri de guerre. Ils poursuivirent les Philistins jusqu'à l'entrée de la vallée et jusqu'aux portes d'Ékrone. Des Philistins blessés à mort tombèrent sur la route de Shaaraïm, jusqu'à Gath et jusqu'à Ékrone. Puis les fils d'Israël revinrent de leur poursuite acharnée contre les Philistins et se mirent à piller leur camp. David saisit la tête du Philistin et l'apporta à Jérusalem. Quant à ses armes, il les déposa dans sa propre tente.
Lorsque Saül avait vu David sortir à la rencontre du Philistin, il avait demandé au chef de l'armée, Abner : « De qui ce garçon est-il le fils, Abner ? » Et Abner lui avait répondu : « Par ta vie, ô roi, je ne le sais pas. » Le roi lui avait dit : « Informe-toi : de qui ce jeune homme est-il le fils ? »
Quand David fut de retour, après avoir abattu le Philistin, Abner le retint et le fit venir devant Saül. David avait à la main la tête du Philistin. Saül lui demanda : « Mon garçon, de qui es-tu le fils ? » Et David lui répondit : « Je suis le fils de ton serviteur, Jessé de Bethléem. »
Psaume 70
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m'accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c'est toi. Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie, des prises du fourbe et du violent.
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m'as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours.
Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force. Je n'avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.
Ne me rejette pas maintenant que j'ai vieilli ; alors que décline ma vigueur, ne m'abandonne pas. Mes ennemis parlent contre moi, ils me surveillent et se concertent. Ils disent : « Dieu l'abandonne ! Traquez-le, empoignez-le, il n'a pas de défenseur ! »
Dieu, ne sois pas loin de moi ; mon Dieu, viens vite à mon secours. Qu'ils soient humiliés, anéantis, ceux qui se dressent contre moi, qu'ils soient couverts de honte et d'infamie, ceux qui veulent mon malheur.
Et moi, qui ne cesse d'espérer, j'ajoute encore à ta louange. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; je n'en connais pas le nombre. Je redirai les exploits du Seigneur, en rappelant que ta justice est la seule.
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles. Au jour de la vieillesse et des cheveux blancs, ne m'abandonne pas, ô mon Dieu, et je dirai aux hommes de ce temps ta puissance, à tous ceux qui viendront, tes exploits.
Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ? Toi qui m'as fait voir tant de maux et de détresses, tu me feras vivre à nouveau. À nouveau, tu me tireras des abîmes de la terre, tu m'élèveras et me grandiras, tu reviendras me consoler.
Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d'Israël. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée ! Alors, tout au long du jour, ma langue redira ta justice : c'est la honte, c'est l'infamie pour ceux qui veulent mon malheur.
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