Ăclairage exĂ©gĂ©tique gĂ©nĂ©rĂ© par IA â sources patristiques, contexte historique et liturgique.
Rm 6, 3b-11
Ce passage est le sommet de la thĂ©ologie baptismale paulinienne. Paul dĂ©ploie le mystĂšre du baptĂȘme comme participation rĂ©elle Ă la mort et Ă la rĂ©surrection du Christ : le verbe grec ÏÏ ÎœÎžÎŹÏÏÏ (« ĂȘtre mis au tombeau avec ») exprime une vĂ©ritable co-sĂ©pulture, non une simple imitation symbolique. Le baptĂȘme par immersion, pratiquĂ© dans lâĂglise ancienne, rendait visible cette plongĂ©e dans la mort du Christ et cette Ă©mergence vers la vie nouvelle. Lâ« homme ancien » crucifiĂ© dĂ©signe le moi dominĂ© par le pĂ©chĂ© ; le but est que nous menions une « vie nouvelle » (v. 4) â expression qui, Ă la Vigile, dĂ©signe Ă la fois la rĂ©surrection du Christ et lâexistence sacramentelle des baptisĂ©s. Saint Jean Chrysostome (HomĂ©lie sur Rm, X) commente : « La mort du Christ est devenue notre mort, et sa rĂ©surrection notre rĂ©surrection. » Saint Augustin (De Baptismo, I) insiste sur le fait que ce nâest pas lâeau qui sauve, mais la grĂące du Christ mort et ressuscitĂ© Ă laquelle lâeau nous unit. La conclusion â « vivants pour Dieu en JĂ©sus Christ » â dĂ©finit lâexistence chrĂ©tienne entiĂšre comme participation permanente au mystĂšre pascal, que la Vigile cĂ©lĂšbre dans toute son intensitĂ© sacramentelle.
Généré le 2026-04-05 · Voir dans la liturgie · Retour à la Bible commentée