La Vie a vaincu la mort
📖 Méditation du dimanche · Dimanche de Pâques, année A · Mt 28, 1-10
Élisabeth et Pascal Péron · Méditations ignatiennes CVX — 2026 · diffusé en avr. 2026
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 6 avril 2026 · Lundi dans l'Octave de Pâques
En bref : En ce jour de Pâques, vous êtes invités à contempler la venue des femmes au tombeau et leur rencontre avec le Ressuscité. Après une première écoute de l'évangile de Matthieu, vous prenez place dans la scène pour un cœur à cœur avec le Christ vivant. La prière s'achève sur quelques mots du métropolite Antoine Bloom.
Se préparer
Bonjour à tous, merci de nous rejoindre en ce jour de Pâques. Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.
Notre marche vers Pâques prend fin. Après s'être endormi dans le tombeau, Jésus a été relevé d'entre les morts. L'hiver de la souffrance, de la passion, laisse la place au printemps, à la vie.
Esprit Saint, emplis nos cœurs de cette joie et donne-nous d'entendre l'inouï de cette parole : « Il n'est plus ici, il est ressuscité. »
Nous écoutons la communauté du Chemin Neuf chanter la joie de Pâques.
Le texte : Matthieu 28, 1-10
Après le sabbat, à l'heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre. L'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.
L'ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : "Il est ressuscité d'entre les morts, et voici qu'il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez." Voilà ce que j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d'une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée. C'est là qu'ils me verront. »
Faire mémoire
Les deux femmes, en route vers le tombeau de celui qu'elles aiment, ont sans doute le cœur bien lourd. L'espérance est morte, et c'est un cadavre qu'elles vont embaumer. Je regarde mon propre chemin, ces moments où tout m'a semblé mort, où le Christ paraissait comme absent de ma vie. Comment les ai-je traversés ? J'en fais mémoire.
À deux reprises, c'est le même message que ces femmes entendent : « Soyez sans crainte. » Une fois de la part de l'ange, une autre fois de la part de Jésus lui-même. En ce jour de Pâques, j'entends moi aussi : « Sois sans crainte. » Comment est-ce que j'accueille cette parole ? À quoi peut-elle m'inviter dans mon quotidien ?
Deux fois aussi, l'invitation est faite à se rendre en Galilée pour l'y retrouver. La dominicaine et théologienne Véronique Margron a écrit, je la cite : « Il nous précède en Galilée, en ce pays du métissage du bonheur et du malheur, du juste et de l'obscur, là où ceux qui l'ont suivi ont appris à l'aimer. » Je peux faire mémoire de mes propres Galilées, de ces lieux où, moi aussi, j'ai appris à le connaître, à l'aimer.
Entrer dans la scène
En écoutant une fois encore ce texte, je peux, si je le souhaite, tenter de prendre place dans la scène. Où suis-je ? En route vers le tombeau ? Au pied du Ressuscité ? En chemin vers Jérusalem pour porter la bonne nouvelle à mes frères ?
Après le sabbat, à l'heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre. L'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.
L'ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : "Il est ressuscité d'entre les morts, et voici qu'il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez." Voilà ce que j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d'une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée. C'est là qu'ils me verront. »
Le colloque
Le Ressuscité de cette page d'évangile se tient là, tout près de moi. Lui aussi vient maintenant à ma rencontre. Je l'écoute, le contemple, lui parle.
Pour conclure
Pour conclure ce temps, nous vous proposons ces quelques mots du métropolite Antoine Bloom.
Retournez au printemps, à la source divine de votre vie. Et là, vous le retrouverez. Non plus le Christ sanglant de la crucifixion, mais le Christ ressuscité. Non pas le Christ dans l'éclat flamboyant de sa résurrection, mais le Christ vivant, douce, vive et éternelle lumière qui n'aura pas de couchant. Amen.
Merci à tous, et que ce jour de Pâques vous trouve dans la joie et l'allégresse.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.