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L'apôtre Matthieu

👁 Contemplation · Mt 9, 9-13

Sœur Michèle Marchant · Parcours 4 — Contempler : 6 rencontres avec Jésus · diffusé en févr. 2023

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📖 Ce texte à la messe : Lu récemment : Lundi 21 septembre 2026 · Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

En bref : Sœur Michèle vous invite à contempler l'appel de Matthieu le publicain, en Matthieu 9, 9-13. Vous vous mettez en présence de Dieu, vous entrez dans la scène de l'appel puis dans la joie du repas, et vous écoutez la parole forte de Jésus : « Je veux la miséricorde. » Un colloque, comme un ami parle à son ami, achève la prière.

Bonjour à vous. Je suis Sœur Michèle, heureuse de vous rejoindre pour notre émission « Foi, chemin de liberté ». Nous poursuivons notre chemin de prière avec des personnages de l'Évangile. Aujourd'hui, nous passerons nos quinze minutes avec l'apôtre Matthieu. Je vous ai choisis, je vous ai établis.

Matthieu, le publicain

Matthieu s'appelait d'abord Lévi et il était publicain. Voici ce qu'en dit le père Flippo dans son livre « Hommes et femmes du Nouveau Testament, 50 portraits bibliques ».

Lévi menait bonne vie et aimait joyeuse compagnie. Facilement dépensier, il n'était pas de ce genre d'hommes avares et solitaires qui sont fascinés par l'argent. Il ressemblait plutôt à cet intendant infidèle de la parabole, qui se fait des amis avec l'argent malhonnête. Il savait faire profiter les autres de ses affaires lucratives, et il s'était acquis de la sorte une clientèle peu scrupuleuse. Chose facile quand on a acheté la charge de prélever les taxes de douane dans cette localité frontalière de Capharnaüm, où le commerce allait bon train.

Et pourtant, il n'était pas un fier, notre Lévi, pas méprisant. Il ne se flattait pas d'être juste, de jeûner deux fois la semaine ou de verser au temple la dîme de ses revenus. Il y avait en lui quelque chose de l'humilité d'un enfant pris en faute. Et puis, lui aussi, depuis sa jeunesse, attendait la consolation d'Israël, le Messie promis qui viendrait tout remettre en ordre. Et ce qu'on disait de Jésus, dans la ville, l'intriguait profondément.

Il aurait bien voulu, comme Simon et André, ses compatriotes, être appelé. Mais personne ne faisait appel à ses services. Il n'osait approcher Jésus, lui l'exclu. Et voici qu'un jour, le doigt de Jésus a pointé vers lui : « Suis-moi. » Et le cœur de Lévi bondit de bonheur. D'un regard, d'un mot, Jésus avait rejoint son désir, le meilleur de lui-même, l'extraordinaire possible qui sommeillait en lui.

Il offrit à Jésus un festin. Il y invita les disciples et toutes ses connaissances, si bien qu'il y avait beaucoup de publicains, ces gens que leur métier rendait impurs et écartait du culte.

Se préparer

Je vous invite à prier, et donc d'abord à nous arrêter. Cela veut dire trouver un lieu, un moment, une durée, se donner les conditions du silence intérieur, et enfin trouver une position confortable. L'un préférera prier en marchant, pour l'autre se retrouver dans une chapelle à genoux, pour un autre encore s'installer confortablement dans un bon fauteuil. Êtes-vous prêt à prier ?

Je me mets en présence de Dieu : il m'attend et il aime me rencontrer. Je lis tout le texte, et je me mets dans la scène. Je suis chez Matthieu, il est assis à sa table avec ses collègues collecteurs d'impôts, et il compte l'argent récolté. Je demande à Dieu la grâce de l'entendre me parler.

Notre passage est en Matthieu 9, versets 9 à 13.

Le texte : Matthieu 9, 9-13

Jésus vit, en passant, un homme du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d'impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains, c'est-à-dire des collecteurs d'impôts, et beaucoup de pécheurs, vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : "Je veux la miséricorde, non le sacrifice." En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Entrer dans la scène

Je relis les premières lignes. Jésus rencontre et appelle Matthieu. J'y reste un moment, tant que cela me nourrit.

Jésus vit en passant un homme du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d'impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.

Je suis dans la joie du repas. Je contemple, tant que cela me nourrit.

Comme Jésus était à table, à la maison, voici que beaucoup de publicains et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

J'entends les récriminations des pharisiens.

Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ?

Comme cela tranche avec la joie du repas. Comment cela me touche-t-il ? De quel côté est-ce que je suis ? Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ?

Et finalement, j'entends la parole forte de Jésus :

Je veux la miséricorde.

Voilà le désir de Dieu.

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Le colloque

Pour finir ma prière, je parle à Dieu comme un ami à son ami. Je lui parle de moi.

Lévi, le publicain, fut mis au nombre des apôtres. On lui donna le nom de Matthieu. Plus tard, Matthieu, de sa belle écriture de comptable, écrivit les mémoires des apôtres, les paroles et les discours de Jésus qu'il avait tant de fois écoutés, racontés, partagés. Et c'est ainsi que naquit son évangile.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.