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Le paralytique de Capharnaüm

👁 Contemplation · Mc 2, 1-12

Sœur Michèle Marchant · Rencontres avec Jésus (contemplations libres) · diffusé en févr. 2023

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En bref : Sœur Michèle Marchant vous invite à un quart d'heure de prière avec le paralytique de Capharnaüm, guéri et pardonné par Jésus. Vous lisez le récit de Marc, puis vous entrez dans la scène, du toit ouvert jusqu'à la parole qui relève. Un colloque final vous invite à parler à Dieu comme à un ami.

Bonjour à tous. Sœur Michèle, du prieuré Saint-Thomas à Épernon, vous rejoint encore une fois aujourd'hui. Je suis heureuse de vous retrouver pour notre quart d'heure de prière avec un personnage du Nouveau Testament. Comme les fois précédentes, je m'aiderai du livre du Père Claude Flipo, Hommes et femmes du Nouveau Testament.

Aujourd'hui, nous prierons avec le paralytique de Capharnaüm. Je vous invite, je nous invite, à nous mettre en prière.

Le vrai miracle

Vous connaissez bien cette histoire du paralysé, pardonné et guéri. Peut-être l'avez-vous même dessinée au catéchisme. C'était, nous dit saint Marc, dans la maison de Simon et André, au bord du lac, dans cette maison même où Jésus avait guéri la belle-mère de Simon.

Comme la foule entoure Jésus au point qu'il n'y a plus de place, même devant la porte, les quatre hommes qui amènent un paralysé à Jésus ont toutes les audaces. On peut imaginer les gravats tombant de la terrasse et qui annoncent la descente acrobatique du brancard au pied de Jésus. Stupéfaction de tous ces gens massés dans l'espace étroit de la maison pour écouter la parole du rabbi. Stupéfaction aussi du maître de maison, Simon-Pierre.

Et Jésus voit leur foi. Voilà ce qui retient son regard. Au milieu du désordre, le rayon de lumière qui passe par le trou du toit vient illuminer le visage de cet homme et de ses compagnons, si assurés d'être accueillis. Car ils le savent : c'est bien la foi qui est venue chercher le Fils de l'homme, la foi qu'il suscite par sa parole, la foi dont il s'étonne qu'elle soit si rare et si fragile ; et dès qu'il la trouve audacieuse et confiante, comme ici, son cœur s'ouvre et l'amour se répand. « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Et voilà bien ce pourquoi il est venu : remettre les péchés, recréer le cœur de l'homme comme à l'origine, à l'image et à la ressemblance de son Créateur. Et voilà le vrai miracle. Celui-ci est le vrai miracle : c'est le fait d'un amour assez puissant pour ressusciter un cœur paralysé, dur comme pierre. C'est pour changer les cœurs de pierre en cœurs de chair que le Fils de Dieu s'est fait le Fils de l'homme. C'est pour communiquer à cet homme paralysé sa manière divine d'aimer, un cœur tout semblable au sien. Et c'est pour montrer qu'il a reçu le pouvoir de restaurer ce cœur humain dans sa dignité de fils qu'il déclare : « Je te le dis, lève-toi, prends ton brancard et rentre dans ta maison. »

On ne saurait dire plus clairement que la guérison est le signe d'un miracle beaucoup plus extraordinaire. Les guérisons du corps, on en rencontre dans l'Ancien Testament, et des guérisseurs dans bien des sanctuaires religieux du paganisme. Mais le pouvoir de pardonner jusqu'à guérir un cœur atteint par le mal, endurci, paralysé par la haine ou l'orgueil, ce pouvoir-là, murmuraient les scribes, n'appartient qu'à Dieu.

Se préparer

Dans mon coin prière, ou dans les transports, je me tourne vers le Seigneur avec confiance. Je lui demande sa grâce pour ce temps de prière. Comme dans ce chant que nous avons écouté, que Dieu m'accorde de me tourner vers Lui, qu'il me donne ce qui me conduit à Lui, ou bien qu'il me sauve.

Et je lis le texte, et je me mets dans cette scène surprenante, avec Jésus et les disciples. Et je vois le toit de la maison qui s'ouvre.

Le texte : Marc 2, 1-12

Jésus revint à Capharnaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.

Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui. Ils font une ouverture et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : "Tes péchés sont pardonnés", ou bien lui dire : "Lève-toi, prends ton brancard et marche" ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… » Jésus s'adressa au paralysé : « Je te le dis, lève-toi, prends ton brancard et rentre dans ta maison. »

Il se leva, prit aussitôt son brancard et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »

Entrer dans la scène

Maintenant, je prends le temps de relire ou de me remémorer les épisodes de ce récit.

Jésus revint à Capharnaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.

Je vois la foule qui entoure Jésus au point qu'il n'y a plus de place, même devant la porte. Et Jésus, le bon berger, qui prend soin d'eux.

Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui. Ils font une ouverture et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.

Et je vois maintenant les gravats tombant de la terrasse et qui annoncent la descente du brancard au pied de Jésus. Audace des quatre hommes. Et je vois la foule qui amène un paralysé. Stupéfaction de tous ces gens massés dans l'espace étroit de la maison pour écouter sa parole.

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Voilà ce qui retient le regard de Jésus. Le rayon de lumière qui, par le trou du toit, vient illuminer le visage de cet homme et de ses compagnons, si assurés de leur accueil. Dès qu'il trouve la foi, son cœur s'ouvre et l'amour se répand.

Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

C'est au tour des scribes d'être stupéfaits. Ils ne comprennent pas, et peut-être moi non plus. Pourquoi Jésus commence-t-il par pardonner les péchés de cet homme ?

Jésus s'adressa au paralysé : « Je te le dis, lève-toi, prends ton brancard et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard et sortit devant tout le monde.

« Nous n'avons jamais rien vu de pareil. » Je contemple la stupéfaction de tous et leur émerveillement. Puis-je moi aussi rendre gloire à Dieu ?

Le colloque

À la fin de ma prière, je parle à Dieu comme un ami parle à son ami. Je lui parle de moi, peut-être de son amour pour moi.

Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.