Les bergers, premiers évangélisateurs
👁 Contemplation · Lc 2, 8-18
Sœur Michèle Marchant · Figures de l'Incarnation (série numérotée) · diffusé en déc. 2022
🎧 Écouter sur Radio Grand Ciel📖 Ce texte à la messe : Vendredi 25 décembre 2026 · Nativité du Seigneur · Solennité du Seigneur
En bref : Sœur Michèle vous invite à contempler l'annonce faite aux bergers, la nuit de Noël. Après une courte méditation sur la figure du berger dans la Bible, vous êtes conduits à rejoindre la scène par l'imagination, puis à parler à Dieu comme un ami parle à son ami.
Bonjour à tous, c'est Sœur Michèle qui vous parle. Bien qu'absente du prieuré Saint-Thomas, je vous rejoins sur Radio Grand Ciel régulièrement. Nous poursuivrons notre prière en nous aidant cette fois-ci des bergers de la crèche.
Dans la Bible, il est beaucoup question de bergers : depuis Abraham, le pasteur en marche vers la promesse ; avec Moïse veillant sur les brebis de son beau-père Jéthro, quand Yahvé lui apparut au buisson ardent pour qu'il mène son peuple à travers le désert ; et jusqu'à David, le petit dernier que le prophète fit chercher derrière le troupeau pour lui conférer l'onction royale. Depuis lors, en effet, le roi est le berger de son peuple, et Dieu lui-même sera appelé le berger, le berger d'Israël, le vrai pasteur.
À sa naissance, Jésus sera désigné par l'ange comme celui qui accomplit la figure du roi : le bon berger, né à Bethléem, ville de David. Ce n'est pas par hasard que les premiers témoins de sa naissance soient justement des bergers, des gens peu considérés, des petits, des pauvres vivant en marge. Entre bergers, on se comprend, n'est-ce pas ?
Dans son évangile, saint Luc voit en eux les premiers messagers de la bonne nouvelle. Dans son récit, il anticipe en quelque sorte la mission des apôtres, qui proclameront la résurrection du Christ et deviendront à leur tour les pasteurs du troupeau. Les deux événements — ici l'enfantement du fils premier-né de Marie, et là la résurrection de Jésus — sont annoncés par l'ange. Même signe : ici, les langes ; là, le linceul. Même joie communicative à annoncer la bonne nouvelle de Jésus. Luc fait refluer sur l'événement de Bethléem la lumière de Pâques, désignant les bergers comme les premiers évangélisateurs.
Voilà donc le signe qui leur est donné : un nouveau-né enveloppé de langes est couché dans une crèche. Quelle disproportion entre la solennité de l'annonce et l'humilité du signe ! Aussi, tous s'étonneront de ce que diront les bergers. Ils vinrent en hâte, obéissant à la parole de l'ange, et ils virent en cet enfant le Messie Seigneur. Ainsi firent Pierre et l'autre disciple, après avoir entendu l'annonce du tombeau vide par Marie de Magdala : ils coururent en hâte, et le disciple, apercevant les linges et le suaire, s'ouvrit à la foi. Il vit, et il crut.
Se préparer
Je vous invite à prier, et donc d'abord à nous arrêter. Cela veut dire trouver un lieu, un moment, une durée ; se donner les conditions du silence intérieur ; et enfin trouver une position confortable. L'un préférera prier en marchant ; pour l'autre, se retrouver dans une chapelle, à genoux ; pour un autre encore, s'installer confortablement dans un bon fauteuil.
Êtes-vous prêt à prier ? Comment ? Avec l'annonce aux bergers, en saint Luc, chapitre 2.
Le texte : Luc 2, 8-18
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte.
Alors l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l'événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s'étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Entrer dans la scène
Avec mon imagination, je rejoins les bergers et leurs troupeaux dans les champs, la nuit. Il fait noir et froid, mais les autres bergers et les moutons sont là. Et une grande lumière surgit, et un ange ; la peur les saisit.
Je demande la grâce de la foi, et je relis peu à peu le récit.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte.
Alors l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l'événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Le colloque
Ma prière : je parle à Dieu comme un ami parle à son ami. Je lui confie mon désir de le voir dans les petits signes de Dieu, les signes qu'il m'envoie ; ou mon désir de pouvoir l'annoncer ; ou toute autre chose.
Transcription de l'émission Foi, chemin de liberté, produite et diffusée par Radio Grand Ciel (Chartres). L'écoute reste la référence : épisode original.